Seuil (réédition numérique FeniXX)

  • Une journée dans la vie de Medhi. Un témoignage subtil, minutieux, violent. Un cri d'indignation et de révolte. Le racisme quotidien, les conditions d'existence des travailleurs immigrés, la justice qui leur est faite, tels sont les thèmes de ce récit où tout se joue dans l'espace d'un regard.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Compagnon de route du PCF pendant vingt-cinq ans, Raymond Jean a vu l'U.R.S.S. à travers Gide, la déclaration de guerre à travers Nizan, il a découvert le marxisme mais éprouvé la séduction existentialiste, critiqué le stalinisme, bien avant le XXe Congrès. En 1968, il franchit le pas et devient communiste. Dix ans plus tard, l'échec de la gauche oblige à reposer les questions décisives : une voie nouvelle peut-elle s'ouvrir vers un socialisme différent ? Les partis communistes sauront-ils rompre avec les formes de pensée qu'une histoire terrible a discréditées ? Raymond Jean tente d'y réfléchir au miroir de sa propre relation d'écrivain et d'intellectuel avec le Parti.

  • Ce livre raconte ou plutôt "décrit" l'histoire d'une jeune femme nommée Lia, qui pourrait être un caractère stendhalien de notre temps. Le récit se distribue en plusieurs tableaux et s'organise en trois moments : La douleur de Lia : où l'héroïne, parce qu'une moto roulait trop vite dans la nuit, est frappée au plus secret d'elle-même d'un coup particulièrement cruel. Les désordres de Lia : où l'héroïne, égarée, se livre à de singuliers déportements dans le cadre de la petite ville de province qu'elle habite. La royauté de Lia : où l'héroïne, la politique s'en mêlant (et à la faveur d'une campagne électorale rondement menée), est appelée au destin le plus inattendu. L'histoire de Lia s'inscrit délibérément dans le cadre de la réalité. Elle ne naît pourtant de rien d'autre que d'un enchaînement de formes, d'images, de signes et de mots. La vive est un poisson osseux vivant dans la mer ou enfoncé dans le sable des plages, comestible, mais redouté pour ses épines venimeuses.

  • Un homme (probablement un professeur d'histoire), parlant ici à la première personne, séjourne à Prague pendant une semaine, un an après les événements de 1968. Il regarde la ville et s'interroge sur quelques problèmes politiques (pour lui, capitaux) de son temps. Une longue parenthèse (dans un ton sensiblement modifié) le ramène à une nuit - vécue ou imaginée - de Mai 1968 en France. Plusieurs figures féminines (l'une particulièrement insistante : une étudiante, Blandine ; les autres, des femmes tchèques : Zdenka, Hana, Clara) se croisent sur son chemin. Des documents et des textes divers entrent, comme les éléments d'un montage, dans la composition de ce roman. Ils tendent à montrer que le récit romanesque d'aujourd'hui ne se sépare pas du "récit" réel que construit l'ensemble des informations, des messages et des lectures dans lequel nous baignons quotidiennement.

  • Une jeune femme, Véronique, déambule dans un grand magasin. Elle observe, examine, touche tout ce qui est offert à ses regards. Elle est conduite, ce jour-là, à voler un « objet ». Un surveillant du grand magasin l'a surprise : elle se voit soumise par lui à un chantage d'un caractère assez particulier. Comme elle n'a pas le choix, elle accompagne, un peu plus tard, cet homme dans une chambre d'hôtel. Mais, au dernier moment, quelque chose en elle, refuse. L'affaire suit donc son cours et Véronique se retrouve en prison. Expérience dure, mais nullement négative : au contact d'autres détenues, la jeune femme est amenée à modifier sa vision des êtres et des choses, à mieux évaluer sa propre condition, à comprendre. Quoi ? Il n'y a pas de réponse. Simplement une interrogation inscrite, comme dans La Ligne 12, dans un enchaînement d'éléments descriptifs. Tout se joue dans l'espace d'un regard implacable.

  • Une petite ville du Midi de la France. Une jeune femme, professeur, se baigne nue dans une rivière avec trois de ses élèves, trois garçons. Sans idée préconçue. Librement. Innocemment. Pour fêter la fin de l'année scolaire. Ainsi naît une poussée de violence qui fait perdre littéralement la raison aux habitants et crée parmi eux les conditions du fascisme. Julia a-t-elle eu tort ou raison ? A-t-elle été inconsciente ? Lui reproche-t-on d'être trop belle ? Imprudente ou impudente ? A-t-elle défié, provoqué délibérément la population de Casemane ? En tout cas, voilà la petite ville divisée en deux camps dont l'affrontement semble reproduire les antagonismes du temps de l'occupation allemande et du maréchal Pétain. D'un côté les collabos, de l'autre les résistants, que l'on voit revivre à travers quelques flash-backs. L'espace, le lieu de ces drames anciens et modernes sont toujours la rivière de Casemane, comme si le cours du temps ne dérivait pas. Ce roman tente de décrire, par les voies de la fiction, les liens qui existent entre le scandale et la violence, l'intolérance sexuelle et l'intolérance politique. On y retrouvera la démarche narrative de La ligne 12 ou de La femme attentive, l'intensité dramatique et la force de La fontaine obscure - mais appliquée cette fois à une histoire de notre temps, dont Raymond Jean est l'observateur à la fois exact et implacable.

  • Philippe Leierman, journaliste à l'AFP, erre dans les rues de Santiago, à la veille du putsch qui va poignarder le Chili. Il y rencontre une jeune femme nommée Lidia qu'il perdra très vite de vue, car il doit quitter le Chili pour le Brésil. À São Paulo, il est hanté par le souvenir de Lidia, dont il essaie en vain de retrouver la trace. Un Américain haut en couleur, John Terpak, l'aide à tromper son angoisse en lui racontant ses amours dérisoires. Rentré en France, Philippe, toujours obsédé par le souvenir de Lidia, rencontre une autre jeune femme, Olympe, avec qui il va avoir une liaison heureuse ; c'est un événement quasi mythologique dans sa vie. Il fait part régulièrement, par lettres, à son amie Florence, des étapes de cette liaison. C'est l'époque du Programme commun en France, de la Révolution des oeillets au Portugal, de la montée d'un espoir politique nouveau. Mais le temps des désillusions viendra. Olympe disparaîtra, au terme d'un été ensoleillé en Provence, et la mémoire de Philippe ne retiendra plus que de multiples images féminines. C'est la rencontre d'une dissidente soviétique, Irina Stepanova, poétesse un peu excentrique qu'il avait connue quelques années auparavant à Léningrad. Envoyé spécial à Saigon, c'est à une Viêtnamienne de vingt ans, Phuong, qu'il s'attachera, au moment de l'offensive finale qui transformera la capitale en Ho Chi Minh Ville. Après La ligne 12, La femme attentive, La fontaine obscure, La rivière nue, Raymond Jean construit ici un roman d'une plus grande ampleur, où la fiction, organisant la mémoire, intègre à l'histoire de notre temps - qui est peut-être le temps des femmes - l'histoire personnelle d'un homme, dans la décennie 70-80.

  • Le fascisme ne s'est pas imposé à la France comme à l'Allemagne et à l'Italie - ou, sous des formes bâtardes, à l'Espagne ou au Portugal. Il lui a fallu l'occupation allemande pour se saisir par effraction d'une partie du pouvoir. Mais il n'a presque jamais cessé depuis quarante ans de faire peser sur notre vie publique la menace obsédante de la violence suicidaire et de l'intoxication collective : faisceau, cagoule, croix celtique, plastiquages... Qu'est-ce donc, en France, que le fascisme ? Une invention des antifascistes en quête de thèmes de regroupement pour un front populaire ? L'exacerbation d'un nationalisme découvrant des alliés et des thèmes d'inspiration dans la classe ouvrière ? La perversion d'un socialisme cabré contre le machiavélisme soviétique ? L'aventure de quelques écrivains assoiffés de délires communautaires ? De Georges Valois à Marcel Déat, de Doriot à Bardèche, de Drieu La Rochelle à Susini et aux hommes de l'O.A.S., Jean Plumyène et Raymond Lasierra recensent, à travers un demi-siècle d'histoire de France, les effectifs, les techniques et les thèmes du fascisme français. Sans céder aux commodités du conformisme antifasciste ils décrivent ici les avatars d'une idéologie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Quand il découvre Tabarca, une île plate et aride au large d'Alicante en Andalousie, Christophe pense avoir trouvé l'endroit idéal où se délester d'un passé encombrant, encombré de voyages et d'aventures de toutes sortes. Là, parmi une centaine d'habitants austères, il laisse monter en lui le silence et déverse dans son journal le trop-plein sensuel des souvenirs. Il se lie d'une amitié ombrageuse avec Bernabeu, ancien capitaine au long cours qui règne sur l'île comme autrefois sur ses navires et veille sur son prévisible naufrage. Au bout de quelques mois, allégé, Christophe est sur le point de poser là ses valises, une fois pour toutes. Mais il est obligé d'admettre que Trini, la fille de Bernabeu, vient de se transformer en femme, sous ses yeux... Trini, sa dernière femme ? Tabarca, personnage central de ce roman tour à tour méditatif et furieux, sombre et lumineux à l'image de la Méditerranée elle-même, Tabarca est ainsi le lieu où se nouent et se dénouent tous les dialogues du monde : ceux du passé avec le présent, de l'homme avec la femme, de la mer avec le soleil.

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