Ibis Rouge Editions

  • Le vivre ensemble, c'est tout à la fois un héritage, un objectif et une construction permanente. A propos de la Guadeloupe de 1848 à 1946 on peut se demander : comment une population qui a souffert du traumatisme de l'esclavage et de la société ségrégationniste a élaboré d'autres codes, d'autres règles, surmonté le mépris, l'arrogance et la soumission pour faire émerger de nouvelles formes de relations humaines ? Elle a du compter avec l'oubli exigé au nom de la construction d'un monde citoyen. Elle l'a fait et s'est imposé tout naturellement le silence sur les crimes et les atrocités vécues...

    Le vivre ensemble s'affirme comme dynamique de la vie en commun et aussi comme une nécessité absolue, puisque les uns et les autres, de quelque horizon qu'ils viennent, sentent plus ou moins confusément leur appartenance à cette terre de Guadeloupe. Ils n'ont pas d'ailleurs pas plus que de terre de repli...

    L'étude présentée sous le titre Vivre ensemble pourrait paraître trop ambitieuse, il n'en est rien, en fait l'auteur se limite ici à cinq domaines : la famille, l'alimentation, la sociabilité, la marginalité et la violence.


    Raymond Boutin, docteur ès lettres et agrégé d'histoire et géographie, a enseigné dans les académies de Poitiers et de Guadeloupe et singulièrement au lycée Gerville-Réache de Basse-Terre de 1986 à 2006. Il a été récompensé en 2007 par l'Académie des sciences morales et politiques pour son livre La population de la Guadeloupe de l'émancipation à l'assimilation (1848-1946) publié également chez Ibis Rouge.

    Par ailleurs, il participe avec d'autres collègues de Guyane, Martinique et Guadeloupe, à la rédaction sous la direction de Jean-Pierre Sainton, d'Histoire et civilisation de la Caraïbe. Il est également membre responsable de la Société d'histoire de la Guadeloupe. Dans le cadre de l'Association Patrimoine et Savoirs (aps) il contribue à l'animation du Musée de la vie d'antan crée en 1998 à Petit-Canal.

  • Au XVII ème siècle, un jeune africain libre, Moonraï, est vendu par son oncle à des marchands ashantis qui le vendent à leur tour, dans l'un des forts de la Côte des Esclaves (l'actuel Ghana), à un négrier irlandais. Avant d'être embarqué, le captif tente de se donner la mort en avalant une drogue qui est censée le tuer. Mais soit qu'il n'en prend pas assez, soit que la vertu de celle-ci est insuffisante, il ne meurt pas, mais tombe dans un profond sommeil dont il ne se réveille qu'en Martinique, un peu avant le 12 octobre 1992, jour de la commémoration officielle du cinq centième anniversaire de la découverte de l'Amérique...

  • Nous, créoles des Antilles et de la Guyane, et plus largement des Amériques, avons-nous une mythologie ? Et si c'est le cas, à partir de quoi et comment notre imaginaire, qui s'exprime alors plus volontiers en langue créole à travers nos contes, nos légendes et nos mythes, la construit-il ? Telle est la question qu'explore ici Raymond RELOUZAT, professeur agrégé de grammaire à l'Université Antilles-Guyane, en analysant un certain nombre d'exemples de notre production oralittéraire. De la Louisiane à la Guyane, en passant par Haïti, La Dominique, la Martinique, Sainte-Lucie, Marie-Galante, les Saintes, la Guadeloupe, Trinidad, etc. il interroge notre créativité, et interpelle nos héros et nos légendes.
    Mais cette foule de personnages et de symboles s'organise-t-elle de façon cohérente et intelligible ? Là aussi, Raymond RELOUZAT nous propose de le suivre à la découverte du sens caché de notre tradition orale.
    La préface est de Raphaël CONFIANT, Prix Novembre 1992, Prix Casa de Las Americas.

  • Dans la conscience collective des Guadeloupéens, les deux dates les plus chargées de valeurs symboliques sont sans aucun doute 1848 et 1946. L'historiographie contemporaine, elle aussi, souligne la place des ces deux événements que sont l'abolition de l'esclavage et la départementalisation. Ces deux dates ont eu une influence considérable sur la démographie de la Guadeloupe, d'où le choix de l'auteur de ce cadre pour son étude de sa population. Il s'agit pour lui, en se plaçant sur le long terme, de saisir les mutations de cette population dans le domaine démographique, mais aussi dans ses comportements.
    Ce livre a reçu le prix Lucien de Reinach 2007

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