• Le photographe Sébastien Raymond signe un essai sur les habitudes photographiques des gens. Sur comment l'arrivée du numérique a changé que ce soit les habitudes des professionnels du médium photographique que celles des amateurs. Il ne suffit que d'aller au centre-ville pour remarquer la quantité incroyable de photos qui se prend à l'aide de téléphones cellulaires. Mais qu'arrive-t-il de ces photos? La plupart d'entre elles ne seront jamais regardées. Vivons-nous encore le moment présent? Choisissons-nous réellement ce que nous voulons prendre en photo ou sommes-nous seulement rendus avides de quantité? Est-ce que ces photos servent seulement prouver que nous existons, en les partageant sur les réseaux sociaux? Pourquoi prenons-nous toutes ces photos? Un petit essai personnel levant voile sur notre désir constant d'être en représentation, sur notre façon de lire les images et sur les mutations du métier de photographe. Le texte est accompagné de photographies de Sébastien Raymond.

  • «Ce livre cherche à mieux comprendre ce qu'est un spectateur de cinéma, un corps de spectateur pris dans le corps du cinéma. On y mène d'abord une comparaison, classique mais jamais éclairée, entre le cinéma et l'hypnose - cet état énigmatique, intermédiaire entre la veille, le rêve et le sommeil. Ressaisie dans l'histoire des dispositifs de vision dont l'hypnose participe, depuis la fin du XVIIIe siècle, cette vue du cinéma comme hypnose s'engage dans trois directions : une analogie de dispositifs ; une interprétation métapsychologique ; la réévaluation contemporaine de l'hypnose stimulée par la recherche neurobiologique. Le parti pris essentiel de ce livre suppose une équivalence entre l'état de cinéma compris comme hypnose légère et la masse des émotions éprouvées au cours de la projection d'un film. Mais plutôt que des émotions conventionnelles, de nature psychologique, il s'agit des émotions premières que Daniel Stern a nommées des affects de vitalité : les réactions sensibles induites chez le tout petit enfant par la construction corporelle et psychique de son expérience, qui sont autant de signes précurseurs du style dans l'art. De ces émotions sans nom, aussi variables que toujours recommencées, le cinéma semble par excellence être le lieu, lui qui se donne, dans ses films authentiques, pour la réalité faite art. Enfin, ce corps d'hypnose et d'émotion est aussi un corps animal. Part d'animalité de l'homme, tenant au mouvement, au plus élémentaire du corps affecté. Dès sa conception et sans cesse au fil de son histoire le cinéma s'est voué à la figuration animale. On la cerne ici à travers le cinéma américain où l'animal, entre pastoralisme et «wilderness», occupe une fonction anthropologique première ; et dans des oeuvres du cinéma moderne européen, d'où ressort une vision plus ontologique. Ce livre est largement conçu à partir d'analyses de films. On cherche à ressaisir le film dans son détail le plus intime, là où, de micro-émotions en émotions plus vastes, sans cesse il se construit. Le choix des films a été aussi divers que possible, dans l'histoire comme dans la géographie du cinéma : des films Lumière aux oeuvres du cinéma moderne et contemporain, en passant par le cinéma classique et le cinéma expérimental ou d'avant-garde. On aimerait avoir ainsi touché le coeur du cinéma. Quelques auteurs surtout ont inspiré cette approche : pour l'hypnose, Lawrence Kubie, Sigmund Freud, Léon Chertok et François Roustang ; pour le développement de l'enfant et la neurobiologie, Daniel Stern et Antonio Damasio ; pour la pensée et la critique du cinéma, Gilles Deleuze et Serge Danay.» Raymond Bellour.

  • Parmi les activités typiques du notaire, les liquidations occupent une place essentielle et constante : liquidation du régime matrimonial en conséquence de la dissolution du mariage, désormais aussi liquidation des patrimoines des partenaires ou des concubins, en suite de la dissolution ou de la rupture du couple ; liquidations, civile ou fiscale, des successions, afin de procéder au partage.
    Fondamentalement, la liquidation consiste à mettre en oeuvre, en situation, le droit patrimonial qui lui est applicable, selon la loi ou la volonté qui le détermine. Techniquement, elle conduit à appliquer une méthode originale pour aboutir à évaluer les masses à considérer, fixer les droits des parties, cette méthode étant l'objet d'un enseignement particulier au cours de la formation professionnelle notariale.
    /> Cette nouvelle édition présente de nombreux cas corrigés, correspondant à des situations diverses, qui sont caractéristiques des principales liquidations que le notaire doit opérer en matière de régimes matrimoniaux, de successions, de libéralités.

  • De la théorie à la pratique… tel est l’objectif constant de la formation professionnelle notariale, par la voie universitaire (DSN) ou par la voie professionnelle (CFPN). La collection « Droit notarial » a pour but spécifique de répondre à cet objectif en proposant des ouvrages thématiques qui recouvrent l’ensemble des programmes de la formation.L’allongement de vie, remarquable à notre époque, et qui ira encore croissant, donne un intérêt nouveau au « VIAGER », disposition de son patrimoine pour se procurer des revenus nécessaires pour couvrir ses besoins de vie. Cet ouvrage s'attache à :Démontrer que le « VIAGER » devient un outil moderne de gestion de son patrimoine.Développer particulièrement la principale opération du genre, la vente immobilière en viager. Cet ouvrage est le résultat d’une collaboration entre des auteurs universitaires et praticiens, l’étude étant conçue en théorie et en pratique, aspects civils et aspects fiscaux. Il s’inscrit naturellement dans la collection de droit notarial destinée aux notaires, aux conseillers en gestion de patrimoine, aux juristes professionnels et aux étudiants en formation professionnelle.



  • Tout au long de son ouvrage, Raymond Levallois, avec la collaboration de Roland Levallois, met en oeuvre ses qualités de pédagogue pour nous expliquer simplement des concepts compliqués. C'est rassurant. La gestion a été trop souvent réduite à la pratique comptable. À la veille de recevoir son comptable, l'agriculteur dit parfois « on va faire la gestion ».
    Raymond Levallois donne au terme « gestion » sa vraie dimension en insistant sur l'aspect systémique, global de l'entreprise agricole.
    Ainsi, ce livre présente tous les aspects de la gestion d'une exploitation agricole vécus par un praticien et s'appuie sur des exemples et des études de cas pour rendre accessibles les divers concepts reposant sur des données comptables. Ce qui le rend extrêmement pratique.
    Au-delà de l'aspect comptable de la gestion de l'exploitation, l'auteur expose la dimension du risque qui doit être mesuré et géré. Il traite également de la dimension humaine du conseil de gestion et prend en compte les attentes des exploitants et de leurs proches afin de leur permettre d'atteindre leurs objectifs professionnels et personnels.
    Les agriculteurs trouveront dans ce guide pratique, des conseils pour décider, pour gérer au quotidien leur exploitation.
    À travers ce guide, Raymond Levallois a redonné ses lettres de noblesse au conseil de gestion en mettant l'accent sur les moyens de prendre de bonnes décisions pour une entreprise agricole en bonne santé financière au service des agriculteurs qui en sont responsables.

  • - Dites-moi au moins l'argument de la querelle.
    - Oh! il est si simple qu'il paraît pauvre face à tant de points de vue qui aménagent plus ou moins une dilution du cinéma dans l'art contemporain, et son histoire à l'intérieur de l'histoire de l'art. La projection vécue d'un film en salle, dans le noir, le temps prescrit d'une séance plus ou moins collective, est devenue et reste la condition d'une expérience unique de perception et de mémoire, définissant son spectateur et que toute situation autre de vision altère plus ou moins. Et cela seul vaut d'être appelé cinéma.
    - Vous ne suggérez tout de même pas une primauté de l'expérience du spectateur de cinéma sur les expériences multiples du visiteur-spectateur des images en mouvement de l'art dont on tend à le rapprocher ?
    - Évidemment non. Il s'agit simplement de marquer qu'en dépit des passages opérant de l'une aux autres et inversement, ce sont là deux expériences trop différentes pour qu'on accepte de les voir confondues. On n'oblige personne à se satisfaire de la vision bloquée de la salle de cinéma. Ce désert de Cameraland, disait Smithson, ce coma permanent. On peut préférer la flânerie, la liberté du corps et de l'esprit, la méditation libre, l'éclair de l'idée. On peut aussi, comme Beckett, se sentir mieux assis que debout et couché qu'assis. Simplement, chaque fois cela n'est pas pareil, on ne sent ni on ne pense vraiment les mêmes choses. Bref, ce n'est pas le même corps. D'où la nécessité de marquer des pôles opposés pour mieux saisir tant de positions intermédaires.

    Les essais rassemblés dans ce livre, écrits entre 1999 et 2012, évoquent parmi d'autres les artistes et cinéastes Eija-Liisa Ahtila, Chantal Akerman, Zoe Beloff, James Benning, Dara Birnbaum, Jean-LLouis Boissier, Janet Cardiff et George Bures Miler, Hans Castorf, David Claerbout, James Coleman, Pedro Costa, Harun Farocki, Masaki Fujihata, Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi, Douglas Gordon, Pierre-Marie Goulet, Philippe Grandrieux, Gary Hill, Alfredo Jaar, Ken Jacobs, Rinko Kawauchi, Thierry Kuntzel, Fritz Lang, Chris Marker, Cildo Meireles, Jonas Mekas, Avi Mograbi, Antoni Muntadas, Max Ophuls, Tony Oursler, Pipilotti Rist, Doug Aitken, Tania Ruiz Gutiérrez, Sarkis, Shelly Silver, Robert Smithson, Michael Snow, Beat Streuli, Sam Taylor-Wood, Eulalia Valldosera, Danielle Vallet Kleiner, Agnès Varda, Bill Viola, Jeff Wall et Apichatpong Weerasethakul.

  • Pendant dix années, de 1960 à 1970, la Direction Michelin de Clermont Ferrand a avancé pas à pas, souvent avec une grande réticence, dans l'idée d'une implantation industrielle sur le territoire des États-Unis d'Amérique et du Canada. Le frein à cette installation était le traumatisme perdurant qu'avait subi la famille Michelin avec la fermeture de sa première usine de Milltown (New Jersey), conséquence du krach de Wall Street d'octobre 1929. Ce livre relate l'enchaînement des péripéties des luttes d'hommes dont la détermination, la compétence ont permis le retour progressif de l'Entreprise sur ce continent Nord américain, en amenant, graduellement, une évolution de la mentalité de la gérance.

  • De l'an mille à nos jours des femmes sont « importées » du pourtour méditerranéen et des Balkans à Perpignan et ses territoires. Des religieuses, des Saintes, des Comtesses et des Reines, des femmes esclaves, échangées contre du safran, des étoffes, ont nourri ces cosmopolitismes tout au long de ce dernier millénaire, relayées depuis deux décennies par plus de 40 000 prostituées des mêmes origines sous l'emprise des mafias russo-ukrainienne et italiennes. Ces récentes implantations contribuent à l'apparition de prostitutions chez les adolescent-e-s perpignanais-e-s les plus fragiles, sous l'omerta des médias et des instances politiques départementales. Ces derniers phénomènes sont contemporains d'une redéfinition des rôles féminins internes à la grande Catalogne d'Espagne aux rapports de genre encore marqués par un patriarcat post-franquiste. Plus particulièrement ce combat est mené par des femmes andorranes, hors autorité des pouvoirs catalans et espagnols.

  • Six ans après son panorama d'un siècle de contes, d'albums, de romans et de journaux pour les jeunes, l'auteur propose, dans la suite logique du premier essai, un septennat de littérature et de presse jeunesse. Cette période des années 2000 à 2006 est riche dans sa diversité, ses thèmes et ses genres si flous soient-ils et méritait bien un livre "copieux" pour l'appréhender sous ses multiples aspects dont le roman policier, le conte, le fantasy, le fantastique, la science fiction. (Edition pourvue d'un index des noms de personnes).

  • Cet ouvrage essaye de baliser le chemin de l'avenir de la relation UE-ACP dans la perspective où l'accord de Cotonou, qui la régit depuis juin 2000, arrivera à son terme en 2020. Si du côté européen les pendules semblent déjà être mises à l'heure, du côté ACP par contre la sérénité n'est pas de mise tant le groupe constitué par les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique demeure toujours dans l'expectative et le tâtonnement.

  • Les textes qui figurent dans cet ouvrage font partie intégrante de la mémoire collective de notre Salanque, racontés avec la gouaille particulière de nos concitoyens.
    On découvrira : la légende de la Dame Blanche et son troubadour, puis l'histoire de l'âne de Pià, intitulé L'âne de Jaume, ainsi que trois contes fantastiques : Un train pour nulle part, Le miroir magique, Le Noël de Petit-Jean puis Le charretier, son chien et l'âne, Un drôle d'âne, Le chat de la sorcière, Une journée à la mer, L'homme qui poussait les églises, L'âne aux pièces d'or, La révolte des poupées (Bella), Une mémorable chasse à l'ours, La fée du lavoir, Alfred, le géant, La légende de SOR et de RESA.

  • Presqu'amour

    Raymond Magnant

    Entre l'incertain et le révolu, il n'y a qu'une lueur à peine plus menacée qu'un songe. Qui écoute ? Est-ce nous, la surprise anxieuse et étonnée d'être là, ce qui s'efface quand on l'atteint, suffit-il de veiller en cessant d'être, de deviner ce visage que nous savons en allé, sans plus croire au temps lorsque l'attente le réinvente malgré tout.
    Le souvenir est une mélancolie qui pleure, un aveu muet avant tout aveu. Espérer c'est rendre l'impossible inévitable ...

  • En s'engageant résolument dans la voie de la production de l'histoire, de la critique et de la théorie du théâtre camerounais, l'auteur lance un défi à une certaine inertie intellectuelle. A la manière d'un archéologue, il remue, triture, fouille minutieusement une matière première souvent mal conservée et mal entretenue, pour pouvoir reconstituer l'histoire du théâtre camerounais.

  • Un fait inédit se produit en République Fédérale du Congo : une femme noire accouche de jumeaux de couleur différente. L'un est noir, Senior, et l'autre Blanc, Junior. Au nom d'une appartenance raciale, Junior est arraché de force à ses parents en envoyé dans une famille d'accueil en France. 27 ans plus tard, Senior, chef de l'État du Congo Fédéral, retrouve son petit frère à l'occasion d'une visite en France. Junior revient dans son pays, accueilli à l'aéroport par des invités vêtus de jaune.

  • En donnant la parole aux habitants, les auteurs de ce livre montrent que les usages du logement ne sont pas circonstanciels et qu'ils doivent plus à la société qu'aux types d'habitat. Il n'en reste pas moins que certains logements permettent mieux que d'autres la maîtrise des changements qui surviennent dans la société et dans les modes de vie et que cela explique, entre autres, la préférence donnée par les ménages contemporains à l'habitat individuel.

  • Avec la collaboration de Jocelyne Saint-Arnaud
    L'ampleur des moyens utilisés par les institutions mandatées pour la prévention de la maladie et la promotion de la santé n'est pas sans soulever de multiples enjeux éthiques. Les valeurs favorisant le bien-être et le bien commun, la bienfaisance ou l'utilité, au nom desquelles sont mises en oeuvre des interventions pour encourager de saines habitudes de vie, sont susceptibles d'entrer en conflit avec celles associées au respect de l'autonomie du citoyen, à la liberté de choix ou à la non-malfaisance.
    Éthique et santé publique présente aux scientifiques sociaux, aux éthiciens, mais surtout aux professionnels de la santé publique, un portrait d'ensemble des principaux enjeux éthiques qui découlent des potentielles dérives paternalistes, du mirage des certitudes épidémiologiques et de la raison instrumentale. Les valeurs en jeu à travers la communication du risque, la répartition du fardeau des interventions et de la recherche, l'étiquetage social des populations ciblées ou la moralisation des comportements à risque sont ici au coeur du sujet. Cet ouvrage propose un modèle d'analyse de ces enjeux fondé sur l'arbitrage d'une liste de valeurs phares présentées comme autant de balises définissant les justifications et les limites des interventions. Ce travail d'arbitrage devrait donc s'inscrire dans une éthique de la discussion ouverte à l'ensemble des acteurs sociaux concernés.

  • Au cours des dernières décennies, dans ses efforts lutter contre les comportements à risque pour la santé des citoyens, la santé publique a élargi son éventail d'interventions. La lutte inconditionnelle aux pratiques et aux habitudes de vie délétères à la santé cohabite désormais avec une approche plus tolérante qui vise, avec pragmatisme et humanisme, la réduction des risques et des méfaits, plutôt que l'élimination de ces pratiques. L'approche, initialement mise en oeuvre dans le champ de la toxicomanie, s'étend aujourd'hui largement à d'autres domaines tels ceux de la violence conjugale et des mutilations sexuelles. Quels critères faut-il retenir pour définir les pourtours de cette approche? Comment a-t-elle été institutionnalisée? Avec quelles conséquences? Quels en sont les fondements et les limites éthiques? Quelles sont les interactions entre les enjeux sociaux et politiques de son développement dans les histoires des politiques de santé au Québec et ailleurs dans le monde? Les auteurs de cet ouvrage font le point sur l'état de ces questions et ouvrent de nouveaux horizons.

  • Les principaux signes de la crise écologique se trouvent dans la pollution sous toutes ses formes : destruction des milieux naturels, épuisement des ressources, pillage de la planète, disparition des espèces, perturbations climatiques ou encore risques liés aux manipulations génétiques. Tous ces signes sont des conséquences du progrès des sciences et des techniques. Cet ouvrage présente quelques grands représentants de l'écologie philosophique : Michel Serres, Hans Jonas et Edgar Morin. Connaître leur pensée, c'est faire face aux questions écologiques de notre temps : Serres propose la signature d'un contrat naturel entre l'homme et la nature. Pour Jonas, la solution se trouve dans l'éthique de la responsabilité de l'homme envers la nature et les générations futures. Edgar Morin promeut pour sa part une éthique planétaire.

  • Le vivre ensemble, c'est tout à la fois un héritage, un objectif et une construction permanente. A propos de la Guadeloupe de 1848 à 1946 on peut se demander : comment une population qui a souffert du traumatisme de l'esclavage et de la société ségrégationniste a élaboré d'autres codes, d'autres règles, surmonté le mépris, l'arrogance et la soumission pour faire émerger de nouvelles formes de relations humaines ? Elle a du compter avec l'oubli exigé au nom de la construction d'un monde citoyen. Elle l'a fait et s'est imposé tout naturellement le silence sur les crimes et les atrocités vécues...

    Le vivre ensemble s'affirme comme dynamique de la vie en commun et aussi comme une nécessité absolue, puisque les uns et les autres, de quelque horizon qu'ils viennent, sentent plus ou moins confusément leur appartenance à cette terre de Guadeloupe. Ils n'ont pas d'ailleurs pas plus que de terre de repli...

    L'étude présentée sous le titre Vivre ensemble pourrait paraître trop ambitieuse, il n'en est rien, en fait l'auteur se limite ici à cinq domaines : la famille, l'alimentation, la sociabilité, la marginalité et la violence.


    Raymond Boutin, docteur ès lettres et agrégé d'histoire et géographie, a enseigné dans les académies de Poitiers et de Guadeloupe et singulièrement au lycée Gerville-Réache de Basse-Terre de 1986 à 2006. Il a été récompensé en 2007 par l'Académie des sciences morales et politiques pour son livre La population de la Guadeloupe de l'émancipation à l'assimilation (1848-1946) publié également chez Ibis Rouge.

    Par ailleurs, il participe avec d'autres collègues de Guyane, Martinique et Guadeloupe, à la rédaction sous la direction de Jean-Pierre Sainton, d'Histoire et civilisation de la Caraïbe. Il est également membre responsable de la Société d'histoire de la Guadeloupe. Dans le cadre de l'Association Patrimoine et Savoirs (aps) il contribue à l'animation du Musée de la vie d'antan crée en 1998 à Petit-Canal.

  • Devant le silence comme réponse à leurs appels, certains tissent une trame, créent une parole, adoptent une attitude. Dans l'errance, s'expérimente un chemin initiatique où la frustration du désir les mène à la souffrance et à l'extase. Figure de la jouissance, le terme générique qui s'applique à leurs comportements est celui de "mystique". Lacan dans ses séminaires fait références à certains d'entre eux. Il nous propose une articulation liée au processus psychanalytique.

  • La première partie du roman montre le personnage principal à la recherche d'un équilibre, dans un monde (et des temps) où la liberté donnait le vertige. La deuxième partie propose une peinture du milieu enseignant « engagé » : caricature de professeurs militants (notamment maoïstes), liberté sexuelle de principe, course au bonheur semée d'embûches.

  • Elle vit seule une vie qu'elle ne dit pas. / Elle est loin pour n'avoir d'autre but qu'elle-même, / eau noire qui recommence le ciel. / Hier encore... ce manque inavouable... / Je dédie ces lignes à ce que l'on perd, au passage que / l'on cherche entre la lumière et l'opaque, non pas songe / indestructible mais indestructible péril qui invente un / regard, une histoire sur la page des jours. / Seule, la mémoire dit le doute qu'elle invente. / L'ailleurs est toujours à nommer.

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