Septentrion

  • L'histoire de Raymond Brouillet, c'est l'histoire de son engagement sans réserve à travers les différentes étapes de sa vie au service des communautés dont il partageait la destinée. Sa vie, dont il raconte les principales péripéties, s'étend du Québec traditionnel de 1933 jusqu'au Québec de l'ère du numérique, juillet 2011.
    Comment, enfant orphelin d'une famille modeste, il parvint à atteindre brillamment les plus hauts échelons de la formation universitaire. Comment il décida de devenir prêtre catholique en 1959, puis pourquoi il demanda de recouvrer son statut de laïque en 1968. Après avoir fait carrière universitaire, pourquoi il décida de s'engager activement en politique, à titre de député et de vice-président de l'Assemblée nationale.
    À travers cette autobiographie de Raymond Brouillet, on peut voir comment il s'est situé relativement aux différents contextes sociaux, politiques et culturels qui ont jalonné le Québec de 1933 à 2011: la deuxième guerre mondiale, le quasi-monolithisme culturel et religieux, la Révolution tranquille, le «Maître-chez-nous», la montée de l'idée d'indépendance politique, la révolution technologique, le pluralisme culturel.
    Cette autobiographie nous fait mieux connaître un personnage chaleureux et attachant qui a joué un rôle public significatif et l'époque dans laquelle il s'est manifesté. C'est un pan de l'histoire du Québec marqué d'une transformation fulgurante qui se déploie sous nos yeux.

  • Originaire de Cap-de-la-Madeleine, lauteur est un mauricien pure laine. Non pas parce que, dans sa jeunesse, il a écouté religieusement les discours de M. Duplessis et côtoyé le fougueux M. Bellemare ! Mais plutôt parce quil aime passionnément sa belle région de la Mauricie. Comme un poisson dans son lac, il en fait souvent le tour et en connaît la petite histoire. Il jette un regard critique et satirique sur certaines facettes de lévolution de cette région depuis le début des années 1960.Tout y passe... ou presque : le monde clérical et religieux, lenseignement, les sports, les camps de vacances, la calvitie, les amours, la politique, la tradition chrétienne des fiançailles, la naissance du cégep de Trois-Rivières, les communications, le Saint Siège trifluvien, les subtilités du courrier...

  • «Dans un immeuble en brique rouge d'un quartier ouvrier de Montréal profondément marqué par la crise économique, une vingtaine de personnes s'apprêtent à assister à une étrange cérémonie présidée par Ovila Girard, le maître des Crucifiés. Un lampion à la flamme vacillante éclaire, d'une lumière pâlotte, la pièce humblement meublée et surchargée d'effluves d'encens. Dans la pénombre vespérale, un grand Christ en croix au corps décharné et ensanglanté, sculpté de façon naïve dans un tronc d'arbre, donne un air lugubre à la pièce. L'assistance entreprend la récitation du chapelet jusqu'à ce que le grand-prêtre entre en transe. Il incarne alors l'esprit d'Aurore Brière.»
    La secte des Crucifiés est fondée durant l'hiver 1932 par un Montréalais désoeuvré, Ovila Girard. Celui-ci se hasarde à former des couples chez ses membres en mariant des jeunes gens à la suite de prétendus ordres venus du Saint-Esprit. Son frère Omer, psychopathe pervers, épouse la jeune et belle Irma, qui n'a pas encore 16 ans et semble plutôt amoureuse du maître de la secte. Bientôt, un drame terrible frappe la famille
    Voici donc l'histoire d'une secte, d'un crime, d'une famille déconcertante et pour le moins anticonformiste, histoire que le temps a presque entièrement effacée. Raymond Ouimet raconte une histoire peu banale qui, bien que violente, se termine par la rédemption de l'un de ses principaux protagonistes. La puissance de l'intrigue, ses rebondissements et ses drames incessants montrent que la réalité va bien souvent au-delà de la fiction.
    Homme de lutte et de passion, Raymond Ouimet, qui a oeuvré dans de nombreux domaines, dont la politique municipale, préside les destinées du Centre régional des archives de l'Outaouais depuis une douzaine d'années. Chroniqueur en histoire à l'émission radiophonique Divines tentations à Radio-Canada, on lui doit plusieurs livres à caractère historique, dont Catherine de Baillon, enquête sur une fille du roi (Septentrion).

  • PASSIONNÉ PAR L'ÉCRITURE, bon vivant, c'est le cas de le dire, Raymond Tanguay a choisi de faire sa part pour protéger les autres contre les attaques sournoises du tabac. Son père et trois de ses frères en ont été victimes. Lui-même a été atteint. Il a décidé de témoigner, conscient que les gens n'aiment guère les histoires tristes et encore moins le ton moralisateur. Quand son tour est arrivé, Raymond Tanguay a laissé tomber : Je passe .

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