Sciences humaines & sociales

  • Compagnon de route du PCF pendant vingt-cinq ans, Raymond Jean a vu l'U.R.S.S. à travers Gide, la déclaration de guerre à travers Nizan, il a découvert le marxisme mais éprouvé la séduction existentialiste, critiqué le stalinisme, bien avant le XXe Congrès. En 1968, il franchit le pas et devient communiste. Dix ans plus tard, l'échec de la gauche oblige à reposer les questions décisives : une voie nouvelle peut-elle s'ouvrir vers un socialisme différent ? Les partis communistes sauront-ils rompre avec les formes de pensée qu'une histoire terrible a discréditées ? Raymond Jean tente d'y réfléchir au miroir de sa propre relation d'écrivain et d'intellectuel avec le Parti.

  • S'iinstaller sur les positions d'autrui, épouser le mouvement du raisonnement de la partie adverse pour en exploiter les faiblesses : l'art de la discussion, c'est l'art de la guerre. Schopenhauer sait que les mots et les arguments sont des poignards dont la pointe peut tuer ; il sait aussi que la seule réalité qui vaille est notre propre victoire, même si le vrai maître du jeu reste finalement le langage et ses ressources infinies.

  • Début 2008, les prix agricoles mondiaux s'envolent. Des « émeutes de la faim » éclatent dans soixante pays à travers le monde. Paradoxalement, la production agricole mondiale est alors particulièrement élevée. Le défaut d'anticipation des gouvernements nationaux comme des organisations internationales se fait jour : la sécurité alimentaire ne peut plus être envisagée uniquement comme un problème agricole et de développement. De plus, la traditionnelle vision productiviste de la lutte contre la faim se confronte aux enjeux sanitaires et environnementaux. Pour nourrir neuf milliards de personnes en 2050, le meilleur levier ne serait-il pas de mieux répartir ?

    Cet ouvrage dresse un panorama éclairant de la nouvelle gouvernance de la faim.

    Antoine Bernard de Raymond est sociologue, chargé de rechercher INRA.
    Maîtresse de conférences en sociologie, Delphine Thivet est directrice adjointe du Centre Émile Durkheim.

    avec les contributions de : Arlène Alpha, Pierre-Marie Aubert, Nicolas Bricas, Matthieu Brun, Vincent Cardon, Priscilla Claeys, François Collart Dutilleul, Jessica Duncan, Eve Fouilleux, Nadia Lambek, Florence Pinton, Yannick Sencébé, Sina Schlimmer, Gilles Tétart.

  • Paru en 1955, L'Opium des intellectuels est une condamnation sans appel de la crédulité teintée de mauvaise foi et du dogmatisme dans lesquels se drape l'intelligentsia française de l'époque.Raymond Aron interroge avec la plus süre probité intellectuelle l'évolution des mots "gauche", "révolution" et "prolétariat", ces mots qui appartiennent au mythe qu'il désacralise.Car, questionne Raymond Aron, comment accpeter l'attitude des intellectuels devenus impitoyables face aux défaillances des démocraties dites "bourgeoises", et pourtant si complaisants pour les crimes perpétrés par les démocraties "populaires", comment ne pas saisir l'absurdité des amalgames politico-idéologiques qui ne font qu'aliéner un peu plus des intellectuels en quête de religion, idolâtrant l'Histoire comme on idolâtre un dieu ?En rupture avec la famille dont il est originaire, Raymond Aron ne se livre pas pour autant à un règlement de compte stérile. Il propose une réflexion dépassionnée, un combat sans haine, invitant à le suivre "tous ceux qui refusent dans les luttes du Forum, le secret de la destination humaine".

  • "Ce livre fait suite aux Dix-huit leçons sur la société industrielle et à La lutte de classes. Il traite de deux régimes typiques de la civilisation moderne, l'un que j'appelle constitutionnel-pluraliste et l'autre que je caractérise par la prétention d'un parti au monopole de l'activité politique.
    La comparaison entre les régimes politiques, à la différence des comparaisons entre les économies, met surtout en lumière des différences. Les régimes apparaissent comme des solutions opposées à des problèmes semblables.
    L'année 1957-1958, celle durant laquelle le cours fut professé, fut celle de la fin de la IVe République et du retour au pouvoir du général de Gaulle. Une préface écrite en 1965, équilibre le chapitre consacré à la République morte par une analyse critique de la République gaulliste."
    Raymond Aron.

  • Avant d'écrire Le Temps du soupçon, commentaire de la dernière conférence de presse du Président de la République, j'ai longuement hésité. Si certaines voix s'étaient élevées, si François Mauriac ou André Malraux avaient répondu au général de Gaulle ce qu'ils auraient répondu à tout autre homme d'État tenant de pareils propos, je serais resté en dehors d'un débat dans lequel je ne puis m'engager en toute sérénité. Aucun des écrivains, honneur des lettres françaises, n'a parlé. Je me suis donc résolu ou résigné à plaider contre un réquisitoire d'autant plus insidieux qu'il demeure camouflé. J'ai pensé que ce témoignage ne prendrait sa pleine signification qu'à la condition d'y joindre les articles publiés pendant la crise du printemps 1967 et deux études sur Israël et les Juifs, écrites en 1960 et 1962, à l'époque où l'alliance franco-israélienne assurait aux Français d'origine juive une sécurité morale dont les privent, aujourd'hui, les péripéties de l'Histoire. (Raymond Aron, 1968)
    Ce livre a été publié à la suite de la conférence de presse du général de Gaulle du 27 novembre 1967 au cours de laquelle ce dernier s'exprima à propos des Juifs et d'Israël en un raccourci « un peuple fier, sûr de lui-même et dominateur » qui devait marquer les esprits et suscita chez Raymond Aron des réflexions restées d'actualité.

  • On a beaucoup écrit sur le vin, pour le louer plus que pour le comprendre. Il passe pour un produit, alors qu'il est un personnage. Aussi relève-t-il plus de la psychologie que de l'agriculture, de l'amour que de l'économie politique. Nous avons donc été amené à tracer le portrait moral des trois grands vins du monde, de Bourgogne, de Bordeaux, de Champagne, et de leur plus coriace concurrent, le vin des États-Unis. Ces quatre exemples convergent vers la même conclusion : le vin est au niveau de son pays. Qu'il s'avilisse, et c'en est fini de la littérature, de l'art, de la fierté. La foi se porte en bouteilles.

  • Ce recueil rassemble dix articles et lettres de jeunesse de Raymond Aron, jamais ou rarement réédités, rédigés à un moment où il pressent l'arrivée de l'âge des tyrannies recouvrant l'Europe. Universitaire à Cologne en 1930 puis à Berlin entre 1931 et 1933 -  où il assiste à des autodafés  -, il perçoit avec une grande acuité la montée du totalitarisme nazi.
    De ces textes, parmi lesquels figure la célèbre conférence «  États démocratiques et États totalitaires  », le lecteur tire l'impression de revivre la révolution nationale en Allemagne, le basculement dans le totalitarisme des démocraties occidentales et la naissance d'une pensée résistante. En même temps, il se donne les moyens de comprendre ce passé tragique aux échos contemporains. À l'heure où l'Europe voit ressurgir ses vieux démons nationalistes et antidémocratiques, relire le jeune Raymond Aron est salutaire et éclairant.

  • Comment décrire les phénomènes sociaux ? Comment les expliquer ensuite ? Les méthodes dont le sociologue dispose répondent de manière différente à ces questions, selon l'angle sous lequel elles les abordent.
    L'analyse causale, l'individualisme méthodologique et la rationalité cognitive constituent les trois grandes méthodes sociologiques, décrites avec clarté et illustrées par de nombreux exemples dans cet ouvrage de référence.

  • "Je ne veux pas argumenter avec vous, ni même tenter de vous convaincre ; il me suffit de vous exposer ce que je pense dans la simplicité de mon coeur [...]. Souvenez-vous toujours que je n'enseigne point mon sentiment, je l'expose."

    Célèbre à 38 ans, Rousseau (1712-1776) fut pour ses contemporains tantôt le paradoxal sophiste des Discours, tantôt le maître des âmes sensibles révélé par La Nouvelle Héloïse, tantôt le législateur intransigeant du Contrat social. Déifié par une Révolution anxieuse de se découvrir un père spirituel, le plus souvent honni par un XIXe siècle qui le dénonce, ici comme un anarchiste, là comme un prophète du totalitarisme, il est présent à tous les moments de crise où se cherche l'Occident.
    Créateur, avec Les Confessions, de l'autobiographie moderne, il est, disait François Mauriac, "l'un de nous", toujours agissant et vivant. Au-delà de l'oeuvre, capitale, l'homme, séduisant, rebutant, contradictoire et complexe, n'a cessé de susciter les prises de position les plus passionnées.

  • Assiste-t-on à un « retour du religieux » ? Pourquoi les Américains sont-ils plus religieux que les Européens ? Pourquoi le « pouvoir de la rue » est-il plus important en France qu'en Allemagne ? D'où vient que les démocraties sont menacées de façon chronique par une dérive oligarchique ? La notion de progrès moral est-elle disqualifiée ? 1968 a-t-il vraiment déclenché une « crise des valeurs » ? D'où provient l'autorité du « politiquement correct » ?
    La sociologie a forgé des outils permettant de répondre de façon rigoureuse à ces questions et à bien d'autres interrogations sur la multitude de phénomènes politiques, moraux et religieux qu'évoquent les huit études réunies dans Croire et savoir.

  • À travers les Dimensions de la conscience historique, Raymond Aron s'impose comme l'un des penseurs majeurs de l'histoire au XXe siècle. Après les bouleversements issus du second conflit mondial, Raymond Aron pense le monde à l'aune de l'installation durable du communisme à l'Est de l'Europe, de la fin de la colonisation, des mutations que signale une phase de progrès technique encore inconnue dans les sociétés développées. Il prend acte du changement radical que marque pour la condition humaine l'avènement de l'ère nucléaire. Face à ces mutations, le philosophe a plus que jamais le devoir de penser l'histoire et la liberté de l'homme face à l'évènement. Dialoguant avec Thucydide, combattant l'idée d'une fin de l'histoire avancée par Spengler et Toynbee et plus encore par la téléologie marxiste, il poursuit la réflexion sur les limites de l'objectivité historique engagée au cours des années 1930.

    Les Dimensions de la conscience historique n'ont cessé de nourrir les débats sur l'histoire. Il demeure aujourd'hui un ouvrage indispensable pour réfléchir à notre condition historique.

    Raymond Aron (1905-1983) a soutenu dans son oeuvre une philosophie critique de l'histoire, relativiste et pluraliste en critiquant les explications monistes et déterministes du devenir historique. Il a contribué au développement de la sociologie et des sciences politiques. Collaborant à différents journaux (Combat, Le Figaro, L'Express), il fut professeur à l'Institut d'études politiques de Paris (1945-1954) et à l'E.N.A (1945-1947), puis titulaire de la chaire de sociologie de la Faculté des lettres de Paris (1955-1967), directeur d'études à la VIe section de l'École pratique des hautes études (1960-1978) et professeur au Collège de France (chaire de sociologie de la civilisation moderne) (1970-1978).

  • Mai 68 n'aura-t-il été qu'un psychodrame bavard, selon la formule  cruelle et lapidaire de Raymond Aron ?Dans La Révolution introuvable, l'observateur perspicace de l'actualité  politique montre que par-delà le brouhaha des apparences, les  risques étaient faibles que Mai 68 ne constitue un danger sérieux  pour les institutions de la Ve République. Les deux grandes forces  qui structuraient alors la vie politique française, le Parti communiste  et le mouvement gaulliste, n'y avaient aucun intérêt.Comme l'analyse Philippe Raynaud dans sa préface inédite,  Raymond Aron, en héritier de la grande tradition sociologique, fut  également attentif à la crise essentielle de nos sociétés modernes  dont Mai 68 fut un des premiers symptômes  : la tension  contradictoire entre la passion de l'égalité, la demande de  reconnaissance des individus, et l'interdépendance croissante de  chacun à l'égard de tous.

  • Jeremiah Johnson (ou John Garrisson, en fait peu importe) arriva dans les montagnes Rocheuses au milieu du XIXe siècle pour s'y faire trappeur. Mais l'assassinat de son épouse indienne le conduisit à mener une sanglante vendetta contre la tribu des Crows. Méchant, il mangeait cru le foie de ses ennemis. Ce livre rapporte sa légende. Bourré d'outrances, horrifiant, traversé par un humour sardonique et servi par un style alerte, Jeremiah Johnson le Mangeur de Foie, petit chef-d'oeuvre de la littérature folklorique américaine, adapté au cinéma par Sydney Pollack avec Robert Redford dans le rôle-titre, est aux antipodes du Nature Writing classique : c'est une ode à la sauvagerie brute.

  • Le relativisme a représenté depuis l'Antiquité une philosophie parmi d'autres, mais est devenu de nos jours la philosophie dominante du monde occidental. En réalité il existe différentes variantes du relativisme. En retraçant l'histoire de ces relativismes, Raymond Boudon nous invite à distinguer le « bon » relativisme qui favorise le respect de l'Autre, du « mauvais » qui engendre une perte des repères intellectuels, alimente le nihilisme et nuit à la démocratie.

  • À notre époque, où l'évolution rapide des moeurs et des mentalités pose aux familles, aux éducateurs et aux chefs d'entreprise des problèmes de communication, il est important de s'interroger sur une nouvelle possibilité d'« être en relation », qui serait vécue par les partenaires comme une incitation au dialogue. Comment surmonter les difficultés que chacun rencontre à établir des rapports harmonieux avec son entourage ? Quelles sont les causes des conflits qui entravent trop souvent le travail en commun ?
    Cet ouvrage livre quelques clés permettant de mieux comprendre la complexité du système d'interactions régissant les relations humaines, ainsi que des solutions au problème délicat de la formation psychologique des responsables sociaux.

  • Dissuasion, subversion, persuasion. Ce sont les trois concepts qui désignent les composantes principales des diplomaties-stratégies. Au terme de son enquête, Raymond Aron tente de définir la morale de l'action diplomatique, la stratégie qui donne la meilleure chance de sauver la paix sans sacrifier la liberté. Enfin en un exercice de pensée utopique, il cherche les conditions de paix par la loi.En 1962, lorsque cet ouvrage paraît, ces conditions ne sont pas réalisées et la paix se résume à l'absence ou à la limitation des guerres. L'analyse de Raymond Aron prend place en pleine guerre froide et explicite les rapports de force qu'impose l'arme nucléaire détenue par quelques puissances militaires.C'est aussi une réflexion sur le devenir de l'humanité.

  • Entre 1915 et 1916, ce sont près de 1 500 000 Arméniens ottomans qui perdent la vie. Parmi les innombrables violences perpétrées au cours de la Première Guerre mondiale, leur extermination constitue l'épisode le plus sanglant touchant des populations civiles. Voici, pour la première fois, non seulement l'histoire, mais aussi la « géographie » exhaustive du génocide, région par région. Cette étude rigoureuse et complète permet de comprendre la genèse de ces crimes de masse, aboutissement d'un long processus au cours duquel l'élimination physique d'une partie de sa propre population a été conçue comme la condition nécessaire à la construction de l'État-nation turc. Au-delà de la mémoire, ce livre-monument invite à une réflexion sur les fondements idéologiques et culturels d'une société qui rejette son passé et ne parvient pas à assumer son histoire. Raymond Kévorkian est historien. Il enseigne à l'Institut français de géopolitique (université Paris-VIII-Saint-Denis) et dirige la Bibliothèque arménienne Nubar. Il est également l'auteur d'une dizaine d'ouvrages consacrés à l'histoire moderne et contemporaine de l'Arménie et des Arméniens.

  • L'idée que nous " descendions " du singe via des créatures aussi pittoresques que notre ancêtre Cro-Magnon n'est toujours pas pleinement acceptée. Nous sommes pourtant soumis, comme les autres animaux, au grand jeu de l'évolution. C'est ce que montre ici, en toute simplicité, mais avec toutes les références scientifiques requises, un spécialiste de " biologie évolutive ".
    _ Pourquoi y a t-il de plus en plus de myopes ?
    _ Faut-il combattre la fièvre ?
    _ La polygamie est-elle liée au régime politique ?
    _ L'homosexualité a-t-elle des causes biologiques ?
    _ La crise d'adolescence est-elle une invention récente ?
    _ Pourquoi l'ainé est-il plus favorisé que le cadet ?
    _ Les hommes et les femmes pensent-ils de la même façon ?
    La théorie de l'évolution, en donnant des explications qui remontent parfois très loin dans le passé, apporte sur ces sujets comme sur bien d'autres un regard neuf et passionnant : nul doute qu'à la lecture de ce livre, Cro-Magnon serait devenu un adepte de la biologie évolutive.

  • En 1610, les crises d'une jeune ursuline conduisent à un diagnostic de possession démoniaque. Au cours des exorcismes pratiqués, les diables parlent longuement, révèlent qu'Henri IV est un martyr, que l'Antéchrist est né, que la fin du monde est proche. Ils accusent aussi un curé marseillais d'avoir ensorcelé et livré au sabbat la jeune femme. Début 1611, la justice d'Aix est saisie et, au terme d'un procès aberrant, le curé est brûlé vif.Faisant apparaître les arrière-plans millénaristes d'un procès qui cherche à sacraliser un état devenu fragile, cette étude d'une affaire mise au service de la monarchie pour refonder la foi et le catholicisme démonte aussi les mécanismes de l'invention d'une fiction collective dont le modèle sera reproduit par les répliques de Loudun, Louviers et Auxonne. Prenant le risque d'une approche transdisciplinaire (historique, littéraire, anthropologique, psychologique...), cette étude veut approcher la complexité du phénomène et sa plasticité, approcher, en somme, la complexité d'un moment de fiction partagée qui se décline sous différentes formes, du happening des exorcismes au procès ou à la rédaction des livres, et qui mobilise différents types d'acteurs, victimes non consentantes, possédées à la fois manipulées et manipulatrices, exorcistes tout à la fois scénaristes, acteurs, abuseurs abusés, public crédule, auteurs.Jean-Raymond Fanlo est professeur de littérature à l'Université d'Aix-Marseille. Il a notamment publié des essais sur Agrippa d'Aubigné et traduit au Livre de poche Don Quichotte et des Nouvelles exemplaires de Cervantès (prix Laure Bataillon en 2008).

  • De l'an mille à nos jours des femmes sont « importées » du pourtour méditerranéen et des Balkans à Perpignan et ses territoires. Des religieuses, des Saintes, des Comtesses et des Reines, des femmes esclaves, échangées contre du safran, des étoffes, ont nourri ces cosmopolitismes tout au long de ce dernier millénaire, relayées depuis deux décennies par plus de 40 000 prostituées des mêmes origines sous l'emprise des mafias russo-ukrainienne et italiennes. Ces récentes implantations contribuent à l'apparition de prostitutions chez les adolescent-e-s perpignanais-e-s les plus fragiles, sous l'omerta des médias et des instances politiques départementales. Ces derniers phénomènes sont contemporains d'une redéfinition des rôles féminins internes à la grande Catalogne d'Espagne aux rapports de genre encore marqués par un patriarcat post-franquiste. Plus particulièrement ce combat est mené par des femmes andorranes, hors autorité des pouvoirs catalans et espagnols.

  • Penseur singulier et inclassable, auteur de La gnose de Princeton, Raymond Ruyer développa en plein XXe siècle le projet d'une métaphysique panpsychiste contemporaine des dernières avancées de l'embryologie, de la cybernétique et de la physique quantique. Salué par Merleau-Ponty et Deleuze, Ruyer est redécouvert aujourd'hui, notamment grâce aux travaux de Fabrice Colonna qui signe la préface de cette nouvelle édition de Néo-finalisme.
    Raymond Ruyer y entreprend rien de moins qu'une réhabilitation du thème finaliste que la philosophie et la science modernes semblaient avoir définitivement remisé. Appuyée sur les résultats de la science, la réflexion philosophique conduit à reconnaître qu'une finalité réelle et créatrice est à l'oeuvre dans les replis de la nature partout où se manifeste une activité organisatrice de structures spatio-temporelles. Les questions les plus fondamentales de la métaphysique s'en trouvent transformées : le sens de la vie corporelle, la signification de la liberté, la possibilité d'un Dieu.

  • La catastrophe naturelle du 11 mars 2011 au Japon, qui fit des milliers de morts, fut également responsable d'un désastre nucléaire de répercussion mondiale. Quelles sont les causes principales de ce désastre ? Comment les événements se sont-ils réellement déroulés ? Comment a été gérée cette situation de crise ? Quelles sont les conséquences de cette tragédie, et quelles sont les leçons à en tirer ?

  •    Raymond Gurême est l'un des rares survivants d'une page occultée de l'histoire de France : celle de l'internement de familles « nomades » de 1940 à 1946.
    Né dans une caravane, Raymond marche dans les pas de ses ancêtres sur la piste du cirque familial. Tout disparait brutalement lorsque sa famille est enfermée, sur ordre de la police française dans les camps de Darnétal, près de Rouen, puis de Linas-Monthéry, dans l'Essonne. Là, la famille Gurême vit coupée du monde, sans nourriture, sans hygiène, sans chauffage. Mais Raymond réussit à s'en échapper et entre dans la Résistance. Il ne retrouvera les siens que neuf ans plus tard.Aujourd'hui, ce patriarche d'une famille de 15 enfants et de 150 descendants brise soixante-dix ans de silence pour dénoncer les discriminations toujours vives à l'égard des nomades.Un témoignage exceptionnel pour comprendre la tragédie des tsiganes de France.

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