• Le Mont analogue, l'oeuvre maîtresse de René Daumal, ne sera découverte qu'après sa mort. Dans ce récit, le poète du Grand Jeu embarque le lecteur dans un voyage initiatique vers le Mont Analogue, mystérieux et invisible sommet, objet de tous les fantasmes. Pierre Sogol, curieux monsieur, convainc le narrateur de l'accompagner dans une quête qui les conduira à traverser le Pacifique, avant d'accoster à l'énigmatique Port-des-Singes. Ils entreprendront de gravir le Mont, sans atteindre le sommet : Daumal mourra avant d'avoir terminé son récit.
    Mythique, inaccessible, le Mont Analogue demeurera un mystère pour l'auteur et ses lecteurs. Horizon lointain et pénétrant, le Mont, par sa puissance allégorique, fascinera plusieurs générations d'artistes et inspirera à Jodorowski sa Montagne sacrée.

    Entre 1922 et 1925, René Daumal (1908-1944) est élève au lycée de Reims, où il fait la connaissance de Roger Gilbert-Lecomte, Robert Meyrat et Roger Vaillant. Il se lance dans l'étude du sanskrit et multiplie les expériences sur l'état de la conscience dans les phases de sommeil. Avec ses camarades, il fonde en 1928 une revue : Le Grand Jeu. Après la publication d'une recueil de poèmes Contre-ciel (1935) puis de La Grande Beuverie (1939), il se lance dans la traduction de textes hindous.

  • Pour étancher la soif, qui est une soif d'absolu, deux possibilités se présentent : la boisson et la drogue. Les uns boivent par peur de penser, d'autres par crainte de ne pas trouver plus sot que soi. Mais comment en sortir ? Le mystérieux "personnage de derrière les fagots" pourrait bien détenir la clef de l'issue : un « véritable mode d'emploi de la parole ». Des jeux de langage réjouissants se déversent à flots continus dans ce récit inclassable, entre la pataphysique de Jarry et la Divine Comédie de Dante. De page en page, le lecteur va de surprise en surprise, et l'auteur de dénonciation en dénonciation, celle des faux semblants et du bas matérialisme. Du cercle de la soif, le lecteur plonge dans les paradis artificiels, avant de retrouver « la lumière ordinaire du jour ».

    Entre 1922 et 1925, René Daumal (1908-1944) est élève au lycée de Reims, où il fait la connaissance de Roger Gilbert-Lecomte, Robert Meyrat et Roger Vaillant. Il se lance dans l'étude du sanskrit et multiplie les expériences sur l'état de la conscience dans les phases de sommeil. Avec ses camarades, il lance en 1928 une revue : Le Grand Jeu. Après la publication d'une recueil de poèmes Contre-ciel (1935) puis de La Grande Beuverie (1939), il se lance dans la traduction de textes hindous.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de René Daumal. Dans les années '30, le principal auteur du "Grand jeu" cherche dans l'enseignement d'Alexandre de Salzmann, un élève de Georges Gurdjieff, les moyens de poursuivre sa recherche spirituelle. Sous son influence, il se consacre à l'étude des sources de la pensée orientale et apprend le sanscrit pour accéder aux grands textes védiques sacrés et profanes. Mais le véritable centre de sa réflexion, à cette époque, reste le propre enseignement de Salzmann et de son épouse, qui vise essentiellement à la maîtrise du corps, des instincts et de l'intellect. Sous le contrôle du "maître", il trouve une sorte d'équilibre et commence à jeter un regard critique sur ses erreurs passées. Le roman philosophique "La Grande Beuverie" est le fruit de l'examen sans complaisance de ses illusions de jeunesse et des diverses impostures littéraires dont il a été victime ou témoin. Avec une verve qui doit plus à la 'Pataphysique qu'à l'ésotérisme, il y dénonce les paradis artificiels, qu'il s'agisse de la drogue à laquelle son ami Roger Gilbert-Lecomte s'était abandonné, ou de toutes les formes d'évasion banale et d'activisme vain comme les pratiquent "Pwatts", "Ruminssiés" et "Kirittiks". Les philosophies orientales elles-mêmes n'échappent pas à l'éreintement. "Alors que la philosophie enseigne comment l'homme prétend penser, la beuverie montre comment il pense".

  • Il était tard lorsque nous bûmes. Nous pensions tous qu'il était grand temps de commencer. Ce qu'il y avait eu avant, on ne s'en souvenait plus. On se disait seulement qu'il était déjà tard. Savoir d'où chacun venait, en quel point du globe on était, ou si même c'était vraiment un globe (et en tout cas ce n'était pas un point), et le jour du mois de quelle année, tout cela nous dépassait. On ne soulève pas de telles questions quand on a soif.Quand on a soif, on guette les occasions de boire et, pour le reste, on fait seulement semblant d'y faire attention.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Tout ce qui est sans chair et sans émotion vraie en prend pour son grade dans cette oeuvre truculente.
    Plus que jamais, dans notre société qui court-circuite l'être, le monde réel, (et nous avec) est mis au placard.
    René Daumal décrit l'intérieur de ce placard avec sa population de
    - découpeur de poil de lapin en quatre : les Scients
    - aplatisseurs de mots en galette fine... mais étendue : les Sophes
    - extracteurs de bout de pensée à projeter sur une toile, du bronze ou même du néant : les fabricateurs d'objets inutiles.
    Mais il ne se contente pas de cela (ce n'est pas un re-bêle), il nous donne aussi des pistes pour en sortir... de ce placard et retrouver l'espace libre où étendre nos bras, nos émotions, nos pensées.
    « La grande beuverie » (1938), est l'un des deux seuls textes publiés du vivant de l'auteur qui reste toujours en France un auteur trop méconnu et pourtant majeur.
    En quête de « l'au-delà du réel », René Daumal essayera de nombreux « véhicules » de « sublimation de la pensée » : éther, opium, et même du tétrachlorure de carbone, le produit chimique utilisé par les entomologistes pour conserver les papillons morts. Dans la misère, il décédera de la tuberculose à trente-six ans, nous laissant ce texte parfois abscons et soudain criant de vérité, entre surréalisme et anticipation, bercé d'humour aussi, un peu à la manière d'une BD de SF, « La grande beuverie » n'a rien d'un roman éthylique et invite le lecteur à une expérience de lecture unique, comme à une vision quasi prophétique, ou en tout cas extrêmement lucide sur les préoccupations de notre monde actuel.
    Édition relue, corrigée, mise en forme et enregistrée au Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Texte révisé suivi d'une biographie de René Daumal. Le Mont Analogue, sous-titré "Roman d'aventures alpines, non euclidiennes et symboliquement authentiques", relate l'expédition d'un groupe de voyageurs vers une mystérieuse montagne rendue invisible par une courbure de l'espace. Cette montagne toute symbolique est la voie unissant la Terre au Ciel et les étapes de son ascension marquent les stations d'une élévation spirituelle: "La Montagne est le lien entre la Terre et le Ciel. Son sommet unique touche au monde de l'éternité, et sa base se ramifie en contreforts multiples dans le monde des mortels. Elle est la voie par laquelle l'homme peut s'élever à la divinité, et la divinité se révéler à l'homme." À la fois récit d'exploration d'un pays imaginaire et conte métaphysique, Le Mont Analogue -- non terminé en raison de la mort prématurée de l'auteur en 1944 -- est considéré comme l'aboutissement de la quête existentielle et littéraire de René Daumal. Il inspirera notamment le cinéaste Alejandro Jodorowsky pour son film La Montagne sacrée.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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