• Lorély, intellectuelle et salonnière réputée, inspire à la narratrice un amour passionnel et destructeur. Celle-ci en oublie sa tendre amie, Ione, qui en meurt de chagrin. Lorély l'infidèle devient alors celle par qui le drame est arrivé. Viennent d'autres amantes, figures salvatrices ou démons séducteurs, brouillant les pistes dans le jeu amer de tromperie et de pardon qui oppose et réunit tour à tour la narratrice et Lorély.

    Renée Vivien (1877 - 1909) fut une poétesse très prolifique. Son premier recueil de poèmes, Études et préludes, parut en 1901. D'autres vers suivront qui rappellent ceux de Baudelaire et Verlaine qui chantaient les amours lesbiennes, et qui lui vaudront le surnom de « Sapho 1900 ».Presque intégralement autobiographique, son oeuvre tourne beaucoup autour de sa passion amoureuse pour Natalie Barney, son amante.

  • "Il s'agit de cette femme, ou plutôt de cette jeune fille, enfin de cette Anglaise dont le curieux visage m'a plu pendant une heure. C'était un être bizarre. Lorsque je m'approchai d'elle pour la première fois, une grande bête dormait dans les plis traînants de sa jupe. La grande bête, dressant le museau, grogna de manière sinistre, au moment même où j'abordai l'intéressante inconnue. Malgré moi, je reculai d'un pas."
    Connue en littérature sous le nom de Renée Vivien, Pauline Tarn (1877-1909) est née en Angleterre de père anglais et de mère américaine. Définitivement installée à Paris à sa majorité, elle devait produire en français une oeuvre poétique originale, quelques romans et contes ainsi que des traductions de textes de Sapho et d'autres poétesses de l'Antiquité grecque. En 1904, sous le titre La Dame à la louve, elle a publié un ensemble de nouvelles "fin de siècle", fantastiques et cruelles, où le rôle des hommes et des femmes est brutalement remis en cause.

  • BnF collection ebooks - "Comme je m'acheminais vers la colline, je rencontrai le Vent du Nord. Il était vêtu d'un grand manteau et portait une couronne de glaçons."

  • Poèmes en prose

    Renée Vivien; Ligaran

    • Ligaran
    • 29 Juillet 2015

    Extrait : "Comme je m'acheminais vers la colline, je rencontrai le Vent du Nord. Il était vêtu d'un grand manteau et portait une couronne de glaçons." À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes. LIGARAN propose des grands classiques dans les domaines suivants : o Livres rares o Livres libertins o Livres d'Histoire o Poésies o Première guerre mondiale o Jeunesse o Policier

  • J'AI su puériliser mon coeur dans l'innocence
    De notre amour, éveil de calice enchanté.
    Dans les jardins où se parfume le silence,
    Où le rire lascif retrouve l'innocence,
    O chère ! je t'adore avec simplicité.Tes doigts se sont noués autour de mon coeur rude.
    En un balbutiement pareil au cri naïf
    De l'inexpérience et de la gratitude,
    Je te dirai comment, lasse de la mer rude,
    J'ai jeté l'ancre au port où s'amarre l'esquif.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « Viens ce soir... Je suis avide d'étoiles, » écrivais-je à la hâte. Les prunelles de Vally semblaient me contempler ironiquement à travers les orchidées bleues aux grappes tombantes. Je joignis à ce court billet les larges fleurs d'hiver qu'elle aime, les fleurs de l'art qui ne connaissent point le libre épanouissement dans l'air et le soleil.
    Je sortis sous la pluie crépusculaire, et je m'enivrai mortellement de la merveilleuse tristesse des soirs de bruine.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Évocations

    Renée Vivien

    CEUX-LA dont les manteaux ont des plis de linceuls
    Savent la volupté divine d'être seuls.Leur sagesse a pitié de l'ivresse des couples,
    De l'étreinte des mains, des pas aux rythmes souples.Ceux dont le front se cache en l'ombre des linceuls
    Savent la volupté divine d'être seuls.Ils contemplent l'aurore et l'aspect de la vie
    Sans dégoût, et plus d'un qui les plaint les envie.Ceux qui cherchent la paix du soir et des linceuls
    Savent la volupté divine d'être seuls.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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