• Le plus grand journal du monde - l'Asahi, 9 millions d'exemplaires - le plus gigantesque haut-fourneau, le plus énorme cargo - 300 000 tonnes - le train le plus rapide - Tokyo-Osaka, 200 km/h de moyenne - les appareils électroniques les plus parfaitement miniaturisés, les investissements les plus audacieux : on n'en finirait pas de citer les « records » japonais, exemples d'un développement technique auprès duquel ceux des États-Unis et de l'Allemagne paraissent timorés. Le Japon a décuplé en seize ans son revenu national brut : dix milliards de dollars en 1950, 100 milliards en 1966. En 1960, son premier ministre lui annonçait qu'il allait doubler ce chiffre dans les dix années à venir : qui doute aujourd'hui que ce fabuleux pari sera tenu, et que le Japon est désormais solidement installé dans sa position de seconde puissance du monde non-communiste, de « troisième grand » de l'économie mondiale ? De l'économie... Car non seulement les dirigeants de Tokyo, mais l'opinion publique, les leaders politiques et le peuple japonais semblent avoir choisi, pour longtemps, de s'en tenir à deux impératifs : la production et les échanges. Une ligne de conduite que l'on peut résumer en cette formule : la grandeur sans la bombe. Les démons d'un militarisme aujourd'hui détesté paraissent conjurés, mais au prix d'un oubli si manifeste et si minutieux de la politique qu'elle risque de prendre tôt ou tard sa revanche. Un grand peuple peut-il vivre seulement pour les taux de production, le rythme de croissance et les triomphes de la technologie ? Robert Guillain, qui a longtemps et attentivement partagé les expériences et les épreuves du peuple japonais, ne se contente pas de dresser le prodigieux bilan de son expansion : il en mesure, en expert et en ami, les risques et les chances d'avenir.

  • Robert Guillain est - on le sait par les grandes enquêtes qu'il a publiées dans Le Monde - non seulement un des journalistes d'aujourd'hui qui connaissent le mieux la Chine, mais aussi l'un des meilleurs experts internationaux des questions d'Extrême-Orient... Son dernier voyage en Chine (près de 20.000 kilomètres) l'a mené jusqu'au nord de la Mandchourie, région pilote de la Chine nouvelle, et même jusqu'aux confins du Gobi où se prépare, dans le mystère, la Chine de demain. Il nous rapporte de ce périple des observations neuves et des images saisissantes sur la naissance de la grande industrie chinoise, le rôle des techniciens russes, la collectivisation des campagnes, etc... Sur les plans intellectuel et spirituel, il nous montre la Chine entière plongée dans « l'uniformité » et il se demande si le génie chinois saura résister à la pression du « système » : question d'intérêt universel quand on sait que, dans un quart de siècle, il y aura un milliard de Chinois ! Un livre-clef que nul, s'il est soucieux des destinées du monde, ne peut ignorer.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Robert Guillain est - on le sait par les grandes enquêtes qu'il a publiées dans Le Monde - non seulement un des journalistes d'aujourd'hui qui connaissent le mieux la Chine, mais aussi l'un des meilleurs experts internationaux des questions d'Extrême-Orient... Son dernier voyage en Chine (près de 20.000 kilomètres) l'a mené jusqu'au nord de la Mandchourie, région pilote de la Chine nouvelle, et même jusqu'aux confins du Gobi où se prépare, dans le mystère, la Chine de demain. Il nous rapporte de ce périple des observations neuves et des images saisissantes sur la naissance de la grande industrie chinoise, le rôle des techniciens russes, la collectivisation des campagnes, etc... Sur les plans intellectuel et spirituel, il nous montre la Chine entière plongée dans « l'uniformité » et il se demande si le génie chinois saura résister à la pression du « système » : question d'intérêt universel quand on sait que, dans un quart de siècle, il y aura un milliard de Chinois ! Un livre-clef que nul, s'il est soucieux des destinées du monde, ne peut ignorer.

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  • Voici, écrit par l'un des plus grands journalistes de ce temps, un témoignage hors du commun. Robert Guillain, en effet, fut un des très rares occidentaux à pouvoir suivre de bout en bout - et de l'intérieur - la guerre menée par le Japon allié aux puissances de l'Axe. Présent à Tokyo en décembre 1941, au moment de l'attaque aérienne contre Pearl Harbour, il restera bloqué au Japon jusqu'en 1946. C'est donc en témoin direct qu'il a vécu toutes les étapes de cette terrifiante épopée consommée dans l'horreur d'Hiroshima dont il découvrit, parmi les premiers, les ruines vitrifiées. Au début, Tokyo s'amuse, écrit-il. On fait la fête dans les maisons de thé et les Japonais suivent, avec passion, les victoires de leurs armes dans le Pacifique. Mais rapidement vient le temps des revers et l'irrésistible reconquête des archipels océaniens par le général MacArthur. Le Japon se raidit, Tokyo s'installe dans une terrible austérité. C'est sur cette capitale exténuée, d'où partent néanmoins sans relâche les escadrilles des Kamikaze, que vont s'abattre, en 1944, les terrifiants bombardements incendiaires des superforteresses américaines. Guillain est présent dans la ville en flammes où les civils meurent, ébouillantés jusque dans les canaux et châteaux d'eau où ils avaient cherché refuge. Assigné à résidence dans le nord du pays où sévit l'espionnite, Robert Guillain sera de retour à Tokyo juste à temps pour assister à l'arrivée des Américains et à la signature de la paix. Surprise : les Japonais font bon accueil à leurs vainqueurs. Le Japon est en ruines. Mais il prépare sa revanche. Pacifique celle - là.

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