• Les idées les plus importantes qui ont germé dans la tête des savants et des amateurs de physique ou de chimie en France aux XVII et XVIIIe siècles sur la nature de la matière, sur celle du feu et sur les sensations de chaud et de froid sont exposées dans cet ouvrage. On y voit s'opposer des conceptions héritées de l'Antiquité et d'autres qui sont dans leur verte jeunesse. Aristote, Paracelse, Gassendi, Descartes, Newton, Stahl, Lavoisier et beaucoup d'autres sont évoqués ou s'expriment.

  • En Europe, de l'Antiquité au Siècle des lumières, on pensait communément que la Genèse avait été écrite par Moïse, que celui-ci en avait eu la révélation sur le mont Sinaï, et l'on était persuadé qu'elle narrait la création du monde. On conçoit qu'un récit aussi obscur ait fait couler beaucoup d'encre. Cet ouvrage commence par les commentaires de saint Jérôme et de saint Augustin et se termine sur les propos de Buffon qui ne veut pas contrarier l'Église. En cours d'étude, nous verrons les embarras que ce texte suscite chez Descartes et chez d'autres philosophes du Grand Siècle et les libertés que prirent avec ce récit certains auteurs du Siècle des lumières, tels Voltaire et Mme du Châtelet.

  • Cet ouvrage présente à la fois une histoire et une anthologie des travaux de quelques physiciens qui ont conçu et fabriqué des baromètres, des machines à vide et des thermomètres, instruments qui, en leur temps (XVIe et XVIIIe siècles) sont des inventions nouvelles. Les travaux de trois auteurs sont privilégiés : Pascal, Amontons et Réaumur avec une remise en contexte de leurs ouvrages, des évènements qui les motivent, des travaux qui les inspirent, des questions qu'ils se posent et des phénomènes qu'ils veulent interpréter.

  • Dans ce livre, l'auteur a suivi les recherches sur l'électricité comme il l'aurait fait, s'il avait vécu de l'aube au crépuscule des Lumières. Les premières publications de l'abbé Nollet sur l'électricité éveillent son intérêt. Lisant tout ce qui s'écrit sur ce sujet, assistant aux cours qui se donnent en différents lieux de Paris, l'auteur essaie de se faire une opinion sur les diverses interprétations qui fleurissent et est attentif aux querelles qu'elles engendrent

  • Ampère, un héros romantique ? Il a laissé suffisamment d'écrits intimes pour qu'il soit possible de les coudre en un roman où le mal du siècle est vécu de l'intérieur et sans artifice de style.
    Ampère, un chrétien ? Ce janséniste a aussi laissé le témoignage de sa foi, de ses doutes, de ses craintes que la grâce divine ne lui soit accordée ; d'autres ont croqué le portrait du chrétien apaisé qui, à la fin de ses jours, prie le matin à Saint- Étienne du Mont.
    Ampère, un philosophe ? Il fut nourri de l'Encyclopédie, il accompagna Maine de Biran dans son parcours de l'idéologie au spiritualisme, il tissa sa philosophie avec les fils des diverses philosophies qui se rencontrent aux temps des Lumières et du romantisme, élabora ainsi une théorie de la connaissance qui éclaire son uvre scientifique.

    Ampère, un homme de sciences enfin, mais lequel ? Un mathématicien apportant sa pierre à l'analyse et à la mécanique elle lui valut un fauteuil à l'Académie des sciences. Un chimiste qui démontra le caractère élémentaire de quelques substances, établit une classification des corps simples, élabora une théorie mathématique de la combinaison chimique. Un physicien, ami et conseiller de Fresnel. L'inventeur d'une science nouvelle, l'électrodynamique ; ce « Newton de l'électricité » apporta à l'électricité une contribution immense, méritant qu'on s'y attarde Alors, qui est Ampère ? Un beau livre d'histoire des sciences écrit pour le découvrir.

  • Disciple et ami de Pierre Duhem, Henri Bouasse a apporté sa contribution aux réflexions de son temps sur les méthodes de la physique. Sa philosophie s'oppose au positivisme de la troisième république durant laquelle il fit sa carrière. Loin de l'histoire érudite de Duhem, l'enseignement à la formation des scientifiques de Bouasse peut encore être une source d'inspiration.

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