• ON A DIT : Autrefois... on disait d'un roman : « Quel film cela ferait ! » Depuis Chabrol et « Le beau Serge », on dit : « Ce film ferait un excellent roman ! » (Paris-Match). ON A DIT : Le drame de la jeunesse dans un village perdu. Un amour comme tant d'autres et ses villageois qui s'y enkystent... ON A DIT : L'alcool et « l'amour sans amour », est-ce là toute l'espérance offerte aux jeunes, à la campagne ? ON A DIT : Ces gens qui se réfugient dans l'alcool ou cèdent aux pièges les plus sordides de la sensualité... ON A DIT : Le drame poignant de la désintégration intérieure... Des hommes qui finissent par s'accorder au rythme des bêtes dont ils vivent... ON A DIT : Je sais peu d'accords aussi poignants que le cri du nouveau-né faisant éclore dans l'âme du beau Serge un espoir vainqueur de régénération. Entre le refus et l'alcool, entre l'amour et sa négation, ce qu'il y a de plus pur et de plus bestial dans l'homme.

  • Les mordus, un roman, un film « contre-poison » ? Oui, diront ceux qui croient que le plus clair des soucis de la « nouvelles vague » est de montrer que la jeunesse de France passe son temps à se déshabiller... Oui, diront d'autres qui ne font pas de jeunes gangsters, des héros légendaires... Les mordus est un récit violent où l'aventure des hommes du pétrole fait d'un jeune dévoyé un homme qui peut enfin vivre comme les autres. Un « contre-poisson » qui porte en étiquette Sacha Distel...

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