• Le philosophe Robert Misrahi l'affirme : "Le bonheur, chacun de nous y a droit." Et le spécialiste de Spinoza d'y ensemencer la vocation véritable de l'entrepreneur, ainsi exhorté à épanouir son autonomie, sa créativité, et ses désirs propres mais aussi, par la grâce du principe de réciprocité sacralisant autrui, à faire grandir ceux de toutes les parties prenantes. Ainsi l'individu trouve sens à son existence et l'entreprise, promue conscience et identité, peut aspirer à devenir "sujet" et terreau d'un "bonheur commun". Le philosophe accomplit là sa mission : bousculer, éclairer, et élever au-delà des lourdes et prosaïques lois qui s'imposent à la réalité entrepreneuriale.

    Robert Misrahi est un philosophe français né en 1926. Spécialiste de Spinoza, il consacre son travail à la liberté et au bonheur. Professeur émérite de philosophie éthique à l'Université Panthéon-Sorbonne, il a publié de nombreux ouvrages sur Spinoza et consacré l'essentiel de son travail à la question du bonheur.

  • Un match de football, un but marqué et cinq cents supporters crient spontanément leur joie. Robert Misrahi voit dans cette réaction immédiate le signe de notre liberté première : une liberté par essence, non choisie, antérieure à toute action. Sans le savoir, sans rien y pouvoir, nous sommes libres !
    Mais il est une autre liberté. Une liberté qui s'apprend. Concrète et réfléchie, véritablement heureuse, elle est à l'origine de toute création.

  • Jalousie, lassitude, culpabilité, sentiment de trahison ou de domination... Nombreux sont les obstacles à franchir, les malentendus à lever, les souffrances à dépasser pour accéder à la joie d'amour. Démontrant qu'elle n'est en rien une utopie, Robert Misrahi, spécialiste du bonheur, propose une véritable « philosophie de l'amour». Il décrit pas à pas, de manière accessible et concrète, comment le penser et le vivre pour atteindre la splendeur promise.
    S'appuyant sur sa propre expérience mais aussi sur des exemples tirés de la littérature, Robert Misrahi explique comment surmonter les échecs amoureux et trace la route de la "conversion au bonheur" qui, selon lui, passe par la reconnaissance de l'amour libre et réciproque.
    Un ouvrage positif et profondément humain.

  • Spinoza

    Robert Misrahi

    Dans la culture moderne occidentale, la sagesse spinoziste peut valoir comme " un modèle de la nature humaine la plus parfaite " pour reprendre une formulation de Spinoza lui-même. En effet, pour ce philosophe, le sage est un homme libéré de tout préjugé et de toute passion par l'usage constant de la raison pour la conduite de la vie. Ce rationalisme, s'il se réfère à un Dieu-Nature infini, reste essentiellement un souci de l'homme pour l'homme, une sorte d'humanisme. Libéré d'une Providence personnelle et imaginaire, le sage reçoit tous les événements avec sérénité, et cette sérénité rationaliste est toujours en même temps une " béatitude ". Le sage spinoziste, à travers toute l'histoire de la pensée européenne, apparaît donc bien comme l'homme libéré, serein et parfaitement heureux, totalement intégré à l'univers infini et à la société civile où il vit. C'est la prégnance et la perfection de cette sagesse qui nous incitent à interroger de plus près cette philosophie qui nous propose cela même que nous cherchons : la liberté d'esprit et le bonheur vrai.

  • L'auteur propose un parcours à la fois modeste et ambitieux. Après avoir dessiné, en plusieurs ouvrages (tels Lumière, commencement, liberté, Construcion d'un château, Les Aces de la joie, La Jouissance d'être, La Nacre et le Rocher) une docrine du sujet qui fonde une éthique du bonheur, l'auteur se retourne sur la culture qui l'a précédé et présente quelques textes qui font écho à ses propres recherches. Les spécificités de chaque auteur sont si patentes qu'elles permettent d'écarter l'idée de redondances. Mais la similitude des préoccupations, évidente en chaque étape existentielle, permet de souligner la parenté profonde de tous les humains. L'auteur nous dévoile ainsi un universel concret et un nouvel humanisme. À cette modestie philosophique s'ajoute une ambition, elle aussi philosophique. Car il s'agit, pour l'auteur, d'organiser son regard rétrospecif (la suite et l'enchaînement des textes cités) selon un itinéraire bien précis, à la fois existentiel et logique, un cheminement qui conduit des aYrmations de l'angoisse aux construcions de la joie. À travers la nuit des souVrances, la quête du Désir, les dénégations du renoncement, la découverte des deux libertés, le courage de la conversion, les approches de l'accomplissement et l'instauration du bonheur d'être, l'auteur trace un itinéraire ascendant. Cet itinéraire, maladroitement suivi par l'humanité au travers d'expériences discontinues, solitaires et mal pensées, est cependant révélateur d'un souci commun et d'un pouvoir partagé. Il se pourrait donc que l'expérience multiple de la littérature et de la philosophie, à défaut de cautionner entièrement une docrine réflexive de la jouissance de vivre, justifie au moins son mouvement et en confirme la pertinence. Robert MISRAHI, est né à Paris en 1926. Fils d'immigrés de Turquie, il fait ses études à Paris. Professeur émérite de l'Université de Paris I, il es spécialise de Spinoza. Par ailleurs, il publie de nombreux ouvrages sur la liberté, le bonheur et la joie. Dans son autobiographie - La Nacre et le Rocher (encre marine) - il souligne le fait universel que c'es la liberté et la pensée d'un être qui commandent sa vie, et non pas le déterminisme ou les circonsances.

  • La liberté

    Robert Misrahi

    Un match de football, un but marqué et 500 supporters crient spontanément leur joie. Robert Misrahi voit dans cette réaction immédiate le signe de notre liberté première : une liberté par essence, non choisie, antérieure à toute action. Sans le savoir, sans rien y pouvoir, nous sommes libres !
    Mais il est une autre liberté. Une liberté qui s'apprend. Concrète et réfléchie, véritablement heureuse, elle est à l'origine de toute création.

  • Qui est l'autre ?

    Robert Misrahi

    Si le Désir est l'essence de la conscience, c'est à la construction d'une éthique de la joie qu'est conviée la philosophie. La liberté du sujet est dès lors la condition première de cette éthique, mais la liberté, fût-elle réelle, serait vaine si l'autre n'entrait pas avec le sujet dans une démarche positive également désireuse de construire la joie. C'est donc sur la nature de l'autre et sur la possibilité d'une relation et d'une communication véritables que repose, en dernière analyse, la construction du bonheur. La réflexion se heurte alors à une difficulté majeure : de nombreuses doctrines, juridiques, sociologiques et philosophiques, mettent en évidence les obstacles à la communication, mais d'autres mettent en évidence l'expérience non de la guerre mais de la réciprocité. Le problème que l'on traite ici est précisément de savoir si la violence et l'aliénation sont plus puissantes que la coopération et l'amour. Sans éluder aucune difficulté ni masquer aucune doctrine, cet ouvrage montre que les libertés spontanées sont déjà en mesure de se reconnaître et de s'affirmer réciproquement comme sujets libres, et que, en outre, la liberté de chacun est en mesure d'opérer avec l'autre les indispensables transformations personnelles qui conditionnent cette coopération et cet amour véritables que la dénégation pessimiste s'efforce d'occulter.

  • Ce livre répond à un double propos : d'abord tenter de comprendre les manifestations si multiples et diverses de la vie des Juifs au XXe siècle, montrer le lien profond qui unit aujourd'hui toutes ces manifestations. Le second propos consiste à étudier cette vie objective des Juifs en l'éclairant de l'intérieur par une réflexion et une description qui sachent reconstituer la logique existentielle menant chaque Juif de sa vision du monde et de l'injustice subie à l'affirmation de soi, le contenu idéal de la religion juive étant regardé comme secondaire. Un tel dessein a conduit à analyser les structures intimes de l'assimilation comme relation plus sociale que culturelle entre deux groupes historiques. Cependant des événements tels que le nazisme ou l'antisémitisme de certains Juifs transforment en une responsabilité éthique l'affirmation d'un droit des Juifs à exister. D'où le mouvement sioniste, et l'existence d'Israël tenue pour la solution parfaite en soi de toutes les questions posées par l'antisémitisme. Mais de là découle ensuite cette réalité originale que constitue chaque diaspora dans le monde et notamment le judaïsme français sur la description duquel s'achève cet ouvrage où Robert Misrahi, par une réflexion rigoureuse sur un problème particulier, dégage une vérité universelle.

  • Ce livre répond à un double propos : d'abord tenter de comprendre les manifestations si multiples et diverses de la vie des Juifs au XXe siècle, montrer le lien profond qui unit aujourd'hui toutes ces manifestations. Le second propos consiste à étudier cette vie objective des Juifs en l'éclairant de l'intérieur par une réflexion et une description qui sachent reconstituer la logique existentielle menant chaque Juif de sa vision du monde et de l'injustice subie à l'affirmation de soi, le contenu idéal de la religion juive étant regardé comme secondaire. Un tel dessein a conduit à analyser les structures intimes de l'assimilation comme relation plus sociale que culturelle entre deux groupes historiques. Cependant des événements tels que le nazisme ou l'antisémitisme de certains Juifs transforment en une responsabilité éthique l'affirmation d'un droit des Juifs à exister. D'où le mouvement sioniste, et l'existence d'Israël tenue pour la solution parfaite en soi de toutes les questions posées par l'antisémitisme. Mais de là découle ensuite cette réalité originale que constitue chaque diaspora dans le monde et notamment le judaïsme français sur la description duquel s'achève cet ouvrage où Robert Misrahi, par une réflexion rigoureuse sur un problème particulier, dégage une vérité universelle.

  • Sur la base d'une analyse historique de la notion de Souverain Bien, le domaine véritable de l'éthique, plus ouvert et plus essentiel que celui de la morale classique, est délimité peu à peu. L'auteur est alors en mesure de relier le projet éthique et la recherche du bonheur, analyse confirmée par l'étude de la revendication eudémoniste au XXe siècle. Les tâches spécifiques et philosophiques de l'éthique (renversement des perspectives, définition d'un idéal immanent, nouvelle conception du sujet) sont définies. À partir de cette réflexion générale, s'esquisse une éthique concrète comme éthique de la joie. La reconstruction de soi et la renaissance, la réciprocité et la transmutation des relations, la jouissance esthétique et la jouissance concrète réfléchie, la création conceptuelle ou pratique, forment les constituants de la libre joie que l'éthique se propose d'instaurer. Autre façon de manifester son caractère concret, cette éthique peut donner source à des applications dans l'ordre de la médecine (par une meilleure définition de ce qu'on appelle à tort « éthique médicale ») et celui de la politique (par une clarification des enjeux existentiels de la démocratie, toujours liés à l'idée de la vraie vie, c'est-à-dire du bonheur). Le but ultime de cette éthique reste bien évidemment l'accès à la jouissance d'être, c'est-à-dire à la jouissance personnelle du fait même d'exister et de vivre par soi-même dans la joie, en relation avec autrui.

  • Sur la base d'une analyse historique de la notion de Souverain Bien, le domaine véritable de l'éthique, plus ouvert et plus essentiel que celui de la morale classique, est délimité peu à peu. L'auteur est alors en mesure de relier le projet éthique et la recherche du bonheur, analyse confirmée par l'étude de la revendication eudémoniste au XXe siècle. Les tâches spécifiques et philosophiques de l'éthique (renversement des perspectives, définition d'un idéal immanent, nouvelle conception du sujet) sont définies. À partir de cette réflexion générale, s'esquisse une éthique concrète comme éthique de la joie. La reconstruction de soi et la renaissance, la réciprocité et la transmutation des relations, la jouissance esthétique et la jouissance concrète réfléchie, la création conceptuelle ou pratique, forment les constituants de la libre joie que l'éthique se propose d'instaurer. Autre façon de manifester son caractère concret, cette éthique peut donner source à des applications dans l'ordre de la médecine (par une meilleure définition de ce qu'on appelle à tort « éthique médicale ») et celui de la politique (par une clarification des enjeux existentiels de la démocratie, toujours liés à l'idée de la vraie vie, c'est-à-dire du bonheur). Le but ultime de cette éthique reste bien évidemment l'accès à la jouissance d'être, c'est-à-dire à la jouissance personnelle du fait même d'exister et de vivre par soi-même dans la joie, en relation avec autrui.

  • Si la recherche du bonheur est à la fois l'origine et la fin de toutes les valeurs et de tous les systèmes éthiques, la tâche de la philosophie consiste à établir la possibilité même de ces valeurs et de ces systèmes : c'est là le sens de la liberté. Elle est la condition de toute action et de toute signification. On reliera ici une mise en perspective historique, qui ordonnera les connaissances indispensables à la compréhension, et une description existentielle et phénoménologique qui saisira la liberté de l'intérieur comme acte de la conscience. Chemin faisant, on éclairera un paradoxe qui travaille sans cesse la question de la liberté, et la laisse en suspens tant qu'il n'est pas résolu : comment une conscience opprimée peut-elle rechercher et revendiquer la liberté, alors qu'elle en est privée et ne peut donc agir ; mais comment et pourquoi une conscience libre rechercherait-elle la liberté, alors qu'elle en jouit déjà ? La recherche d'une réponse constituera le fil conducteur dans l'élaboration d'une connaissance de la liberté dans sa vie concrète, qu'elle soit spontanée ou bien réflexive. Après avoir examiné l'aspect de la liberté, où elle se veut maîtrise de l'existence, on élucidera la place et la signification de l'acte de choisir. Mais l'individu, comme simple existence, ne parviendrait ni à se libérer de l'aporie paradoxale, ni à construire une liberté qui soit à la fois une indépendance et une joie. Seule l'intervention d'un sujet réflexif, redoublant le sujet concret, permettra une telle construction libératrice de la liberté. Enfin, cette liberté individuelle, réellement indépendante, sera fondatrice d'une philosophie politique. Seule la démocratie a pour fin cela même qui la fonde : l'épanouissement des libertés est, précisément, le but de la libre souveraineté du corps social. Cet ouvrage s'adresse, plus particulièrement, aux étudiants des 2e et 3e cycles en philosophie et, plus largement, à tous les intellectuels qui se soucient du sens de l'action et du sort de la démocratie.

  • À la fois historique et philosophique, cet ouvrage retrace l'émergence progressive d'une conception de la conscience ; celle-ci se reconnaît peu à peu et se construit comme un sujet actif, et non pas simplement comme un moi passif. L'âge classique saura élaborer des doctrines de la conscience de soi et du sujet, mais ne saura que rarement (avec Spinoza) faire une place au Désir, et fonder l'unité du sujet et du moi. C'est à la philosophie existentielle et phénoménologique qu'il appartiendra de décrire l'existence individuelle comme un travail de la conscience sur elle-même, travail qui fait passer l'individu du stade du "moi" (comme sujet et désir spontanés plus ou moins passifs), au stade de sujet proprement dit (comme existence à la fois désirante, active et réfléchie). Cette doctrine se déploie comme un savoir précis et s'appuie sur une méthode rigoureuse : chaque chapitre se termine par une bibliographie essentielle ; huit de ces chapitres se terminent en outre par un sujet de dissertation, accompagné d'un plan détaillé. Ces "sujets" sont à la fois généraux et historiques : utilisant le savoir déployé dans le chapitre concerné, ils peuvent aisément se libérer des dates et des oeuvres ; un index thématique permet le travail sur les concepts.

  • Si la recherche du bonheur est à la fois l'origine et la fin de toutes les valeurs et de tous les systèmes éthiques, la tâche de la philosophie consiste à établir la possibilité même de ces valeurs et de ces systèmes : c'est là le sens de la liberté. Elle est la condition de toute action et de toute signification. On reliera ici une mise en perspective historique, qui ordonnera les connaissances indispensables à la compréhension, et une description existentielle et phénoménologique qui saisira la liberté de l'intérieur comme acte de la conscience. Chemin faisant, on éclairera un paradoxe qui travaille sans cesse la question de la liberté, et la laisse en suspens tant qu'il n'est pas résolu : comment une conscience opprimée peut-elle rechercher et revendiquer la liberté, alors qu'elle en est privée et ne peut donc agir ; mais comment et pourquoi une conscience libre rechercherait-elle la liberté, alors qu'elle en jouit déjà ? La recherche d'une réponse constituera le fil conducteur dans l'élaboration d'une connaissance de la liberté dans sa vie concrète, qu'elle soit spontanée ou bien réflexive. Après avoir examiné l'aspect de la liberté, où elle se veut maîtrise de l'existence, on élucidera la place et la signification de l'acte de choisir. Mais l'individu, comme simple existence, ne parviendrait ni à se libérer de l'aporie paradoxale, ni à construire une liberté qui soit à la fois une indépendance et une joie. Seule l'intervention d'un sujet réflexif, redoublant le sujet concret, permettra une telle construction libératrice de la liberté. Enfin, cette liberté individuelle, réellement indépendante, sera fondatrice d'une philosophie politique. Seule la démocratie a pour fin cela même qui la fonde : l'épanouissement des libertés est, précisément, le but de la libre souveraineté du corps social. Cet ouvrage s'adresse, plus particulièrement, aux étudiants des 2e et 3e cycles en philosophie et, plus largement, à tous les intellectuels qui se soucient du sens de l'action et du sort de la démocratie.

  • À la fois historique et philosophique, cet ouvrage retrace l'émergence progressive d'une conception de la conscience ; celle-ci se reconnaît peu à peu et se construit comme un sujet actif, et non pas simplement comme un moi passif. L'âge classique saura élaborer des doctrines de la conscience de soi et du sujet, mais ne saura que rarement (avec Spinoza) faire une place au Désir, et fonder l'unité du sujet et du moi. C'est à la philosophie existentielle et phénoménologique qu'il appartiendra de décrire l'existence individuelle comme un travail de la conscience sur elle-même, travail qui fait passer l'individu du stade du "moi" (comme sujet et désir spontanés plus ou moins passifs), au stade de sujet proprement dit (comme existence à la fois désirante, active et réfléchie). Cette doctrine se déploie comme un savoir précis et s'appuie sur une méthode rigoureuse : chaque chapitre se termine par une bibliographie essentielle ; huit de ces chapitres se terminent en outre par un sujet de dissertation, accompagné d'un plan détaillé. Ces "sujets" sont à la fois généraux et historiques : utilisant le savoir déployé dans le chapitre concerné, ils peuvent aisément se libérer des dates et des oeuvres ; un index thématique permet le travail sur les concepts.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La vie politique, en France, est marquée par un désarroi général. Le vide doctrinal détruit tous les repères, et toutes les conceptions classiques de la politique. Robert Misrahi propose une approche existentielle pour comprendre et dénouer une situation de crise. Une politique véritable doit, d'abord, montrer le caractère absolument préférable de la démocratie (par la cohérence entre le principe de souveraineté collective et la conception de l'individu libre). L'émergence du malheur n'est pas la conséquence de la démocratie, mais l'expression de l'insuffisante application de ses principes. La philosophie politique véritable doit, ensuite et surtout, fonder la démocratie et lui proposer une visée. Ce fondement ne peut être que l'individu saisi comme sujet, c'est-à-dire être de désir, de réflexion et de réciprocité. De ce fondement, découle la visée ou valeur concrète à réaliser : seule l'existence plénière du sujet, c'est-à-dire la joie et la vraie vie, peut justifier et orienter la pratique démocratique tandis que, en retour, seule la démocratie peut vouloir et garantir l'épanouissement de l'individu. Sur ces bases, l'auteur propose des tâches et des hypothèses concrètes à propos de l'éducation et de la culture, de l'immigration, du chômage et de l'environnement. Ainsi, la vraie vie peut cesser d'être une utopie abstraite, pour devenir l'utopie concrète qui animerait la vie effective dans les démocraties industrielles.

  • Un ouvrage qui se veut le premier testament philosophie du « philosophe de la joie », grand spécialiste de l'oeuvre de Spinoza.
    Écrit sous forme de récit, sans jargon, Robert Misrahi nous invite à suivre ses pas dans sa vie de philosophe, vécue comme une vie « d'engagement en philosophie »...

    Ce qu'en dit l'auteur : En rassemblant les principaux résultats de mes écrits, j'accomplis une tâche supplémentaire : je dresse comme un bilan. Le temps vient toujours de faire un bilan de sa vie. Pour moi, ce sera le bilan d'une oeuvre. Que ce bilan ne soit en fait jamais réellement "bouclé", puisque j'ai bien l'intention d'écrire durant tout le temps qu'il me sera possible de le faire, ne signifie pas qu'un regard sur un demi-siècle de production ne puisse dégager des lignes de pensée dominantes et des propositions fermes et constantes.
    Plus précisément encore, ce regard synthétique et rétroactif, ce redéploiement ramassé de ma pensée pourrait valoir comme la validation ultime d'un itinéraire existentiel et d'une oeuvre. Celle-ci révélerait alors dans son unité comme une philosophie pour vivre, c'est-à-dire comme une éthique.

  • L'Ethique de Spinoza ouvre la philosophie moderne et ne cesse d'interroger les philosophes de génération en génération. Elle a connu plusieurs traductions depuis sa première édition posthume en 1677, et celle de Robert Misrahi, parue il y a plus de 15 ans aux PUF, et reproposée aujourd'hui accompagnée de notes qui en explicitent les choix terminologiques, est un outil de première importance pour approcher au plus près du sens ce monument de la "philosophia perennis". L'Éthique est un itinéraire, et la voie qu'elle ouvre et dessine est l'itinéraire de la "joie parfaite dans le bien agir". On ne s'y aventure pas sans guide : les 200 pages de commentaires de la traduction de Robert Misrahi accompagnent le lecteur pas à pas dans les méandres des propositions qui fondent le bien agir, et dont l'accomplissement est la célèbre 42ème : "La béatitude n'est pas la récompense de la vertu, mais la vertu elle-même" dont nous attendons encore l'avènement.

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