• Petite prose

    Robert Walser

    Petite Prose, publié en 1917, illustre de manière exemplaire cette période charnière de la vie de Robert Walser que sont les années " biennoises ", après Berlin, avant Berne.
    Dans ces vingt et un textes de longueur inégale, Walser explore avec jubilation tous les registres de la prose brève, entraînant le lecteur dans un pas-de-deux débridé qui annonce déjà la virtuosité des proses tardives. Mêlant l'autobiographie et la fiction, il fait miroiter une vivante galerie de portraits et de petites histoires burlesques, alternant la satire mordante et une vibrante méditation sur le néant pour conclure avec une prose plus ample, " Tobold ".
    Ce récit, que l'on appellerait aujourd'hui une autofiction, évoque avec malice son expérience de laquais au service d'un comte, dans un château de Silésie...

  • Ce recueil, qui fait place aussi bien à l'essai qu'à la poésie, met face à face vingt et un textes et les images qui leur correspondent. Des pages d'époques, de longueur et de genres différents, qui déploient toute la gamme d'un styliste virtuose : poèmes, proses, caprices, petite scène dramatique, critique d'art, compte-rendu d'exposition... avec pour dénominateur commun, la peinture. Walser y exprime toute la saveur des peintures galantes de Fragonard, fait bruisser de vie les images d'un album d'Anker ; converse avec l'Olympia de Manet, révèle des détails inattendus de La Vénus du Titien, rehausse le mordant des miniatures de Daumier... Voici un itinéraire dans la galerie intérieure de Robert Walser, à la découverte d'une sensibilité perçante, chaloupée et délicieusement espiègle.

    Robert Walser (1878-1956) est l'auteur d'une oeuvre pleinement découverte après sa mort. Aujourd'hui, il est considéré comme le plus grand écrivain alémanique de la première moitié du XXe siècle. L'essentiel de son oeuvre se compose de centaines de proses rassemblées en volumes par l'auteur lui-même ou dispersées sous forme de « feuilletons » dans les journaux de l'époque, d'autres encore restées à l'état d'esquisses, comme Le Territoire du crayon.

  • Promenades avec Robert Walser Nouv.

    Robert Walser, le promeneur le plus passionné parmi les écrivains, a passé les 27 dernières années de sa vie en internement. Une longue période de silence, dont on ne possède presque aucun témoignage. L'écrivain avait complètement cessé d'écrire, mais non de lire, ni surtout de réfléchir et de penser le monde, comme nous le prouvent les récits de ses promenades avec le journaliste Carl Seelig. Aussi riches en anecdotes qu'en considérations sur l'art, la société et la politique, ainsi que sur les propres textes de Walser, les promenades offrent un matériau rare pour explorer l'oeuvre de cet écrivain à l'esprit primesautier unique en son genre.

    Né en 1894 à Zurich, Carl Seelig était journaliste littéraire et écrivain. Il rencontre Robert Walser en 1936 à Herisau, maison de santé où le poète cessera d'écrire, se soumettant sans rechigner à son traitement : plier et coller des sacs en papier, écosser des petits pois. Seelig s'imposera alors comme le porte-parole du « poète muet ». Il contribuera de façon décisive à ce que l'oeuvre de Walser soit diffusée.

  • Cette soixantaine de textes, dont la moitié pour la première fois en français, donnent à entendre les réflexions lucides et subtiles de Robert Walser sur l'art musical. Envolées lyriques pour la Flûte enchantée de Mozart ou ironie acérée face aux mondanités des auditeurs et poses affectées des musiciens, le poète s'attache à toutes les mélodies. Mais ce n'est pas une surprise s'il marque sa préférence pour les formes modestes, brèves et les sons du quotidien. Avec la précision qui le caractérise, Walser s'attache à écouter le silence de la neige, les flonflons des cafés ou la petite musique qui accompagne le badinage amoureux. Sa prose elle-même est empreinte de musicalité, tressautant tantôt gaiement d'un sujet à l'autre, tantôt entonnant des lamentos aux accents plus graves.

    Robert Walser (1878-1956), maître des petites proses, poètes du quotidien, est l'un des grands écrivains de langue allemande du XXe siècle. Les textes réunis ici couvrent toute sa période créative - des premiers poèmes qui lui valent son entrée dans le monde littéraire (1899) aux textes tardifs, composés à la Waldau où il est interné dès 1929.

  • Après ses Lettres, les Editions Zoé traduisent les proses de Walser parues dans le Berliner Tageblatt. Les quatre premiers textes (1907-1908) correspondent au genre prisé du jeune Walser : la composition. Ils font entendre la voix d'un écrivain déjà profondément singulier. Tous les autres, soixante-huit, sont écrits entre 1925 et 1933, spécialement destinés à ce quotidien berlinois au moment où Walser est à la tête d'une véritable entreprise de feuilletoniste pour les journaux de Suisse, d'Autriche, d'Allemagne et de Prague. Ils abondent en digressions, excentricités lexicales, rouerie langagière pour traiter les sujets du temps, nationalismes, émancipation de la femme, automobile, opéra, cinéma et littérature. Sa vitalité aiguise le sens du paradoxe et sape brillamment l'échelle des valeurs en cours.

  • Morceaux de prose, publié en 1917, est l'un des rares recueils composés par Robert Walser lui-même. L'auteur y propose des textes très brefs, écrits expressément pour être réunis en volume. De là, l'unité et l'harmonie de ce petit bouquet de dix-huit proses.
    Contes, paraboles, petits tableaux, moralités, souvenirs et rêveries juxtaposent leurs motifs et leurs intonations vives et malicieuses. Des pages à savourer avec gourmandise, où il est question, entre autres, de la nouvelle italienne, d'un célibataire et d'un autre célibataire, d'une meurtrière, d'un preste et d'un lent, d'une rage de dents et d'une saucisse, hélas, trop vite mangée.

  • Vie de poète

    Robert Walser

    Cest en 1917, à Bienne, que Robert Walser, au lendemain de ses années berlinoises, rassemble ces vingt-cinq proses brèves. Cette biographie éclatée dun poète ressemble à une autobiographie stylisée. Lécrivain évoque de nombreuses figures qui ont accompagné sa carrière, et ce qui le hante: son frère peintre, plusieurs figures féminines, le critique, le public, le mécène, les milieux artistiques, léditeur, mais aussi Hölderlin, et puis, la grande route, la forêt, les contes, un poêle, un bouton... Une tonalité changeante, à la fois facétieuse et fervente pour dire la solitude de lartiste, ses déguisements, ses déboires et ses joies, les valeurs à contre-courant auxquelles obéit sa vocation.

  • « À quoi peut bien servir l'énergie, en l'absence de génie ? À propos, aujourd'hui, je me suis levé énergiquement, c'est-à-dire d'assez bonne heure, et de ce fait, je peux écarter le reproche d'être velléitaire. »

  • La bohème à Berlin au début du siècle, quelques succès suivis d'années d'errance, de solitude, de travail harassant dans les mansardes de Bienne et de Berne, puis vingt-six années d'internement, dont vingt-trois ans de silence littéraire, avant de mourir

  • A Schoolboys Diary brings together more than seventy of Robert Walsers strange and wonderful stories, most never before available in English. Opening with a sequence from Walsers first book, Fritz Kochers Essays, the complete classroom assignments of a fictional boy who has met a tragically early death, this selection ranges from sketches of uncomprehending editors, overly passionate readers, and dreamy artists to tales of devilish adultery, sexual encounters on a train, and Walsers service in World War I. Throughout, Walsers careening, confounding, delicious voice holds the reader transfixed.

  • @18@Girlfriends, Ghosts, and Other Stories@95@#160;@19@brings together eighty-one brief texts spanning Robert Walser@12@s career, from pieces conceived amid his early triumphs to later works written at a psychiatric clinic in Bern. Many were published in the feuilleton sections of newspapers during Walser@12@s life; others were jotted down on slips of paper and all but forgotten. Together they string together small nutshells of consciousness, idiosyncratic and vulnerable, genuine in their irony, wistful in their humor. The portraits and landscapes here are observed with tenderness and from a place of great anxiety. Some dwell on childish or transient topics@95@mdash;carousels, the latest hairstyles, an ekphrasis of the illustrations in a picture book@95@mdash;others on the grand themes of nature, art, and love. But they remain conversational, almost lighter than air. Every emotion ventured takes on the weight of a sincerity that is imperiled as soon as it comes into contact with the outside world, which retains all of the novelty it had in childhood@95@mdash;and all of the danger. Walser@12@s speakers are attuned to the silent music of being; students of the ineffable and neighbors to madness, they are now exhilarated, now paralyzed by frequencies inaudible to less sensitive ears.

  • Félix

    Robert Walser

    Les vingt-quatre dialogues de Félix composent une mosaïque de souvenirs. Walser y met en scène, autour de Félix, les figures des parents, des frères et soeurs, des camarades et autres familiers du monde de son enfance. Ces dialogues, où se jouent les conflits du jeune âge, sont autant de petits univers, sans liens apparents, qui rayonnent d'une rare intensité et cristallisent la vision du monde, à la fois tendre et irrespectueuse, de Robert Walser.
    Félix a paru en allemand sous le titre de ´´Felix´´-Szenen en 1986, à partir d'un nouveau déchiffrement des microgrammes laissés par Robert Walser. Ces dialogues, traduits pour la première fois en français, ont été écrits en avril-mai 1925, juste avant la dernière oeuvre publiée du vivant de l'écrivain, La Rose. Peu après, Robert Walser entre à l'asile psychiatrique où il passera les trente dernières années de sa vie.
    Robert Walser (1878-1956), écrivain suisse de langue allemande, reconnu par les plus grands, Hesse, Hofmannsthal, Musil, Benjamin, Zweig, Mann et Kafka, est l'auteur de L'Institut Benjamenta, Le Commis, Les Enfants Tanner.

  • A New York Review Books OriginalIn 1905 the young Swiss writer Robert Walser arrived in Berlin to join his older brother Karl, already an important stage-set designer, and immediately threw himself into the vibrant social and cultural life of the city. Berlin Stories collects his alternately celebratory, droll, and satirical observations on every aspect of the bustling German capital, from its theaters, cabarets, painters’ galleries, and literary salons, to the metropolitan street, markets, the Tiergarten, rapid-service restaurants, and the electric tram. Originally appearing in literary magazines as well as the feuilleton sections of newspapers, the early stories are characterized by a joyous urgency and the generosity of an unconventional guide. Later pieces take the form of more personal reflections on the writing process, memories, and character studies. All are full of counter-intuitive images and vignettes of startling clarity, showcasing a unique talent for whom no detail was trivial, at grips with a city diving headlong into modernity.

  • Despite the fact that Interventional Radiology is steadily moving toward a cli- cal specialty with the need for broad medical training, daily craftsmanship will always remain fundamental to what an interventional radiologist does. Without basic catheter and wire skills IR would not be what it is today. When I watch ex- rienced colleagues work I am always surprised to see that, concerning the technique and the materials, we all make the same choices. There is apparently a common IR skill, which is universal and can be learned with experience. I always see this with new IR fellows, that it takes time to step away from improvising and letting the p- cedure take the lead to logic and standardized control over a procedure. Choosing the right materials for the right job and building a level of con dence with these materials is a very important part of any IR fellowship. Why can a supervisor get a stable catheter position with a new wire in no time, whereas the fellow almost gives up? The difference is knowing your materials for this speci c indication and c- bining routine and standardized operational procedures. Hands-on workshops are always very popular at every IR meeting because one can really learn about basic skills. Lectures with the title "How I do it," can always count on a full audience.

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