• Anglais Bruges-la-Morte

    Rodenbach Georges

    Veuf inconsolable et fétichiste, Hugues Viane a choisi d'habiter Bruges pour la ressemblance qu'il y trouvait avec la mélancolie de son deuil.
    Bruges-la-Morte est principalement l'évocation d'une ville (ses canaux et ses quais, ses rues désertes ou bondées lors du Saint-Sang, ses vieilles demeures, son béguinage, ses églises et ses gisants, son beffroi, etc).
    Une ville, associée aux états d'âme et aux passions des personnages.« Elle les façonne selon ses sites et ses cloches. »

  • A mother's struggle to stop her son becoming a priest & leaving her. Hans Cadzand';s father dies when he is an infant and he becomes the centre of his mother';s life. As he grows up from a pretty child to a serious young man with deep religious convictions, she hopes she will remain the focus of his life. She sees his desire to enter holy orders as a threat to their life together and tries to keep him near her by marrying him off to the daughter of her closest friend. This plan founders on the rock of his 'vocation';, but then Mevr. Cadzand engages the beautiful and experienced Ursula as housemaid... This book will appeal to readers of Symbolist prose, fin-de-siecle novels and visitors to Bruges.

  • Veuf, Hugues Viane s'est exilé à Bruges et parcourt tous les jours, inconsolé, les venelles de la ville aux mille canaux. Ses marches mélancoliques conduiront l'esseulé à rencontrer, un soir de brume, une femme ressemblant étrangement à celle qu'il a perdue.

    Pièce d'orfèvrerie stylistique, Bruges-la-Morte (1892) est un roman-phare, somptueux et méconnu, de la littérature "fin de siècle".

  • Veuf inconsolable et fétichiste, Hugues Viane a choisi d'habiter Bruges pour la ressemblance qu'il y trouvait avec la mélancolie de son deuil.
    Bruges-la-Morte est principalement l'évocation d'une ville (ses canaux et ses quais, ses rues désertes ou bondées lors du Saint-Sang, ses vieilles demeures, son béguinage, ses églises et ses gisants, son beffroi, etc).
    Une ville, associée aux états d'âme et aux passions des personnages.« Elle les façonne selon ses sites et ses cloches. »

  • Veuf inconsolable et fétichiste, Hugues Viane a choisi d'habiter Bruges pour la ressemblance qu'il y trouvait avec la mélancolie de son deuil.
    Bruges-la-Morte est principalement l'évocation d'une ville (ses canaux et ses quais, ses rues désertes ou bondées lors du Saint-Sang, ses vieilles demeures, son béguinage, ses églises et ses gisants, son beffroi, etc).
    Une ville, associée aux états d'âme et aux passions des personnages.« Elle les façonne selon ses sites et ses cloches. »

  • BnF collection ebooks - "Le jour déclinait, assombrissant les corridors de la grande demeure silencieuse, mettant des écrans de crêpe aux vitres. Hugues Viane se disposa à sortir, comme il en avait l'habitude quotidienne à la fin des après-midi."

  • Le Mirage

    Georges Rodenbach; Ligaran

    • Ligaran
    • 6 Février 2015

    Extrait :
    "SOEUR ROSALIE : Mon Dieu ! comme je suis contrariée ! BARBE, ramassant les morceaux de la vitre qui protégeait le portrait au pastel et qui s'est brisée : Mais non, ma soeur, c'est uniquement de ma faute."

  • Extrait :
    "La Grande Place de Bruges, ordinairement déserte, traversée par de rares passants, des enfants pauvres à la dérive, un peu de prêtres ou de béguines, s'imagea soudain de groupes indécis, d'îlots noirs tachant l'étendue grise. Des rassemblements se formaient."

  • BnF collection ebooks - "Je n'oublierai jamais les impressions de ce dernier déménagement. Ceux qui changent souvent d'habitation s'aguerrissent, n'éprouvent pas cette douleur d'arrachement et d'adieu. Ils n'ont pas le temps de s'attacher aux lieux. Moi, je vivais là depuis dix années. Tout un morceau de ma vie qui, semblait-il, ...

  • BnF collection ebooks - "Les chambres, qu'on croirait d'inanimés décors, - Apparat de silence aux étoffes inertes - Ont cependant une âme, une vie aussi certes, Une vois closes aux influences du dehors Qui répand leur pensée en halos de sourdines...

  • BnF collection ebooks - "C'était un très vieux cimetière, abandonné. Il n'y avait plus que quelques pierres survivant, comme si les tombes mouraient également. Or les tombes qui meurent ainsi, à leur tour, c'est de la tristesse encore plus triste. C'est comme des larmes délayées dans de la pluie.

  • BnF collection ebooks - "La Grande Place de Bruges, ordinairement déserte, traversée par de rares passants, des enfants pauvres à la dérive, un peu de prêtres ou de béguines, s'imagea soudain de groupes indécis, d'îlots noirs tachant l'étendue grise. Des rassemblements se formaient."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • BnF collection ebooks - "L'eau sage s'est enclose en des cloisons de verre D'où le monde lui soit plus vague et plus lointain ; Elle est tiède, et nul vent glacial ne l'aère ; Rien d'autre ne se mire en ces miroirs sans tain Où, seule, elle se fait l'effet d'être pus vaste Et de se prolonger soi-même à l'infini..."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Extrait : "Le jour déclinait, assombrissant les corridors de la grande demeure silencieuse, mettant des écrans de crêpe aux vitres. Hugues Viane se disposa à sortir, comme il en avait l'habitude quotidienne à la fin des après-midi." À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes. LIGARAN propose des grands classiques dans les domaines suivants : o Livres rares o Livres libertins o Livres d'Histoire o Poésies o Première guerre mondiale o Jeunesse o Policier

  • L'Élite

    Georges Rodenbach

    Il semble que Baudelaire ait prévu son propre cas quand il écrivit : « Les nations sont comme les familles : elles n'ont de grands hommes que malgré elles. »En effet, il est surprenant de penser qu'on le conteste encore, que les critiques le dénaturent, que les anthologies le négligent, qu'on le tient tout au plus pour un poète étrange, malsain, stérile en tout cas.Mais l'opinion finale sera de le mettre enfin au premier rang où règnent Lamartine et Victor Hugo, qu'on cite toujours, en l'omettant.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le jour déclinait, assombrissant les corridors de la grande demeure silencieuse, mettant des écrans de crêpe aux vitres.Hugues Viane se disposa à sortir, comme il en avait l'habitude quotidienne à la fin des après-midi. Inoccupé, solitaire, il passait toute la journée dans sa chambre, une vaste pièce au premier étage, dont les fenêtres donnaient sur le quai du Rosaire, au long duquel s'alignait sa maison, mirée dans l'eau.Il lisait un peu : des revues, de vieux livres ; fumait beaucoup ; rêvassait à la croisée ouverte par les temps gris, perdu dans ses souvenirs.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • A ma petite amie Marie-Thérèse.Dans la nuit comme il fait grand vent !...
    Près de sa veilleuse effarée,
    Au fond du lit toute apeurée,
    Simonne a tressailli souvent.De hauts tapis couvrent le mur
    Où la couleur poudreuse et tendre
    Des héros du pays de Tendre
    S'estompe sur un ciel azur.Les personnages familiers
    Qu'a dessinés pour les ancêtres
    Le peintre des plaisirs champêtres
    Ont ce soir des yeux singuliers.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Bruges-la-Morte

    Georges Rodenbach

    Bruges-la-Morte est un roman de l'écrivain belge de langue française Georges Rodenbach (1855-1898), considéré comme un chef-d'oeuvre du symbolisme, publié d'abord en feuilleton dans les colonnes du Figaro du 4 au 14 février 1892, puis en volume en mai de la même année, chez Flammarion. Cet ouvrage, dont le personnage central est la ville de Bruges1 elle-même, remporte un grand succès, rendant son auteur célèbre du jour au lendemain, et contribuera grandement à la renommée de la cité flamande. Extrait : Hugues Viane ne cacha pas son mécontentement. Elle savait bien qu'il voulait assister à ce travail-là. Il y avait, dans ces deux pièces, trop de trésors, trop de souvenirs d'Elle et de l'autrefois pour laisser la servante y circuler seule. Il désirait pouvoir la surveiller, suivre ses gestes, contrôler sa prudence, épier son respect. Il voulait manier lui-même, quand il les fallait déranger pour l'enlèvement des poussières, tel bibelot précieux, tels objets de la morte, un coussin, un écran qu'elle avait fait elle-même. Il semblait que ses doigts fussent partout dans ce mobilier intact et toujours pareil, sofas, divans, fauteuils où elle s'était assise, et qui conservaient pour ainsi dire la forme de son corps. Les rideaux gardaient les plis éternisés qu'elle leur avait donnés. Et dans les miroirs, il semblait qu'avec prudence il fallût en frôler d'éponges et de linges la surface claire pour ne pas effacer son visage dormant au fond. Mais ce que Hugues voulait aussi surveiller et garder de tout heurt, ce sont les portraits de la pauvre morte, des portraits à ses différents âges, éparpillés un peu partout, sur la cheminée, les guéridons, les murs ; et puis surtout -- un accident à cela lui aurait brisé toute l'âme -- le trésor conservé de cette chevelure intégrale qu'il n'avait point voulu enfermer dans quelque tiroir de commode ou quelque coffret obscur -- ç'aurait été comme mettre la chevelure dans un tombeau ! -- aimant mieux, puisqu'elle était toujours vivante, elle, et d'un or sans âge, la laisser étalée et visible comme la portion d'immortalité de son amour !

  • La lampe enfin est allumée.
    Sous l'abat-jour de tulle ;
    C'est une renoncule
    Qui est née ;
    C'est quelque étrange fleur
    Aux changeantes couleurs
    Dans la chambre qui en est tout enluminée.O ce sourire de lumière,
    Ce mystère du feu,
    Cette nativité dans du verre !
    Est-ce une étoile soufre et bleue ?
    Est-ce un papillon jaune ?La chambre s'étonne
    De ce bonheur qui dure ;
    Elle rit ; elle est guérie
    De la pauvreté d'être obscure.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les chambres, qu'on croirait d'inanimés décors,
    - Apparat de silence aux étoffes inertes -
    Ont cependant une âme, une vie aussi certes,
    Une voix close aux influences du dehors
    Qui répand leur pensée en halos de sourdines...Les unes, faste, joie, un air de nonchaloir !
    D'autres, le résigné sourire d'un parloir
    Qui fit voeu de blancheur chez les Visitandines ;
    D'autres encor, grand deuil des trahisons d'un Coeur,
    Mouillant les bibelots de larmes volatiles ;
    Chambres qui sont tantôt bonnes comme une soeur,
    Puis accueillent tantôt avec des yeux hostiles,
    Quand on trouble leur rêve au fil nu du miroir,
    Leur rêve d'Ophélie au miroir d'eau dormante !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les Vierges

    Georges Rodenbach

    BnF collection ebooks - "Les Vierges attendent au seuil de la Vie. Elles vont prendre part à la Vie. Celle-ci paraît splendide devant elles, et comme en or. Il y a l'or jaune du blé mûr. Il y a aussi l'or rouge du soleil. Les cheveux des Vierges leur servent de raccord."
    BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Georges Rodenbach. Viane perd sa femme à laquelle il était lié par une intime communion de pensée. Pour vivre dans son souvenir, il vient s'installer à Bruges, car il lui semble retrouver dans cette ville une analogie avec la disparition de sa femme. À travers les canaux, il poursuit l'image de son visage d'Ophélie et, dans le chant doux et lointain des cloches, il cherche l'écho de sa voix. Habitant une maison pleine de portraits et de souvenirs de la défunte, il garde comme une relique, dans un écrin de cristal, une tresse de ses cheveux couleur d'ambre. Un soir, dans les rues de la vieille ville, il retrouve la femme aimée dans le visage d'une autre femme qui lui ressemble étonnamment. Celle-ci devient sa maîtresse. Insolente et moqueuse, elle prend la tresse et se la met, par jeu, autour du cou. Viane lui crie de la remettre en place et, comme elle refuse, dans un accès de folie il serre férocement la tresse autour du cou de la jeune femme et l'étrangle. Cette intrigue, volontairement banale, est noyée dans l'évocation extrêmement délicate de Bruges, qui est la vraie héroïne du roman avec ses tours, ses cloches et ses canaux sillonnés de cygnes sous un ciel de brume. Tout entier pénétré du sentiment de la mort et de la fatalité, avec des personnages évoluant dans une atmosphère de rêve, "Bruges la Morte" est l'un des chefs-d'oeuvre de l'école symboliste, tant par le raffinement du décor que par ses constantes allusions aux liens secrets qui unissent les âmes et les choses. Malgré les vives protestations des Brugeois, le roman a connu un grand succès au moment de sa parution et fut très apprécié de Maurice Maeterlinck sur lequel l'art de Rodenbach, où l'on retrouve un Paul Verlaine et un Jules Laforgue décadents, a eu une notable influence.


  • « Dans cette étude passionnelle, nous avons voulu aussi et principalement évoquer une Ville, la Ville comme un personnage essentiel, associé aux états d'âme, qui conseille, dissuade, détermine à agir.
    Ainsi, dans la réalité, cette Bruges, qu'il nous a plu d'élire, apparaît presque humaine... Un ascendant s'établit d'elle sur ceux qui y séjournent. Elle les façonne selon ses sites et ses cloches. Voilà ce que nous avons souhaité de suggérer : la Ville orientant une action ; ses paysages urbains, non plus seulement comme des toiles de fond, comme des thèmes descriptifs un peu arbitrairement choisis, mais liés à l'évènement même du livre. »
    Georges Rodenbach (1855-1898) est un poéte et un romancier belge. D'abord publié en feuilleton dans Le Figaro en 1892, Bruges-la-Morte est l'un des plus grand chef-d'oeuvre du symbolisme.

  • Poète et romancier belge proche à ses débuts des hydropathes, Georges Rodenbach (1855-1898) est l'un des plus grands représentants du mouvement symboliste. Ses poèmes, ici réunis, furent pour Marcel proust un objet d'admiration

empty