• Roger Rabiniaux a fait des débuts éclatants en littérature avec « L'Honneur de Pedonzigue » présenté par Raymond Queneau et « Les enragées de Cornebourg » qui obtint le Prix Courteline. Avec « Les Rues de Levallois », il cultive un genre nouveau : celui des mémoires, des souvenirs. Il ressuscite un passé qui fut le sien mais avec infiniment d'originalité, de poésie, de cocasseries et de délicatesse. Nous le retrouverons au hasard des rues, enfant et déjà jeune homme, avec autour de lui des figures inoubliables de parents, de voisins, d'amis, de couples étranges. C'est tout un monde qu'il ressuscite, qui donne à ce livre sans prétention un ton unique et sa vraie valeur.

  • Au Pensionnat de Sainte-Olympe lorsque les lumières s'éteignent, brille le soleil des dortoirs ; il illumine les adolescents séparés de ce qu'ils aiment, anxieux de vivre, tourmentés par la chair et l'esprit ; il suscite d'instables univers où se contrarient ou se confondent l'érotisme, la tendresse, la nostalgie de l'enfance et l'espoir d'en sortir. Cécial, l'enfant des Rues de Levallois a quitté son faubourg pour les mystères de Sainte-Olympe. Il grandit dans la curiosité, l'ironie, la sensualité, l'inconscience. Il découvre presque en même temps l'amour fou, le Don Juanisme statistique, les jeux les plus suspects, la méchanceté des hommes, la poésie, le canular. Il prend les garçons pour des filles et les filles pour des anges. Il dérobe le caviar du Directeur, invente Polycarpe, Cambrouille et le jeune Parmidon ; après avoir été chassé de Sainte-Olympe, il souffre à l'hôpital Beaujon. À l'aube de ses dix-sept ans, il rencontre une Vénus sans équivoque. Désormais le Soleil des Dortoirs baignera d'autres solitudes. Éducation sentimentale d'un garçon dont les défauts promettent presque autant que les qualités ? Évocation de ces plaisirs que jadis célébra l'auteur de « Charlot s'amuse » ? Peinture d'un petit monde très particulier où la pureté, le cynisme, l'amitié, la violence et l'amour le plus ambigu font bon ménage ? Le Soleil des Dortoirs est tout cela mais surtout le roman d'une adolescence hors série que déchirent les passions, les contradictions, les velléités de toute adolescence. Le Soleil des Dortoirs est écrit dans une langue d'une richesse et d'une poésie singulière. On y retrouve la richesse verbale, le sens du pittoresque, l'humour, la tendresse des Rues de Levallois et surtout cet amour inquiet des êtres et cette curiosité sans illusion qui donnent à tous les livres de Rabiniaux - satirique ou poète, mémorialiste ou romancier - depuis le truculent Pédonzigue, leur force persuasive et leur unité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Les enragées de Cornebourg » est le premier véritable roman de Roger Rabiniaux. On y trouvera en effet une intrigue suivie, une histoire complète. Et quelle histoire ! À Cornebourg, gros bourg peuplé de commerçants, de paysans, de retraités, éclate soudain la guerre des sexes. C'est une Vénus cantonale, terriblement attachée à sa proie, Améla Jambechiche, qui est à l'origine de ce conflit. Les Cornebourgeoises voulant châtier cette sirène - coupable d'avoir éloigné de leur devoir de nombreux mâles respectables - s'acharnent sur son mari, le pauvre Léon Jambechiche, qu'elles laissent pantelant au seuil de son auberge après l'avoir roué de coups. Jambechiche va se défendre. Les Cornebourgeoises seront condamnées et prendront leur revanche au cours d'une guerre intestine, qui va voir successivement les hommes épuisés sous les caresses, avant d'être privés d'amour et abandonnés dans leur maison sans femme. Un jour, enfin, les « Justicières » conquerront le Conseil municipal, la Mairie et feront peser sur les hommes une insupportable dictature. Comme on voit, Cornebourg, la France, et le monde sont bien mal partis. Heureusement, Señor Bacchus, sorte de Pantagruel up to date, mâtiné de Don Juan, surgira à temps pour redresser la situation ; il y sera puissamment aidé par le déchaînement de fureur érotique, que connaîtront Cornebourg et Crouzeval à la suite d'une sournoise vengeance de Jambechiche. Telle est l'histoire, hautement morale, des « Enragées de Cornebourg ». S'agit-il d'un roman paysan, d'un pamphlet antiféministe, d'une chronique romancée ? Sans doute d'un peu tout cela, mais il s'agit surtout d'un livre écrit avec une verve entraînante, et où le burlesque n'est jamais très éloigné du lyrisme, d'un livre rempli de trouvailles charmantes ou pittoresques, et d'une véritable ivresse verbale.

  • « Les enragées de Cornebourg » est le premier véritable roman de Roger Rabiniaux. On y trouvera en effet une intrigue suivie, une histoire complète. Et quelle histoire ! À Cornebourg, gros bourg peuplé de commerçants, de paysans, de retraités, éclate soudain la guerre des sexes. C'est une Vénus cantonale, terriblement attachée à sa proie, Améla Jambechiche, qui est à l'origine de ce conflit. Les Cornebourgeoises voulant châtier cette sirène - coupable d'avoir éloigné de leur devoir de nombreux mâles respectables - s'acharnent sur son mari, le pauvre Léon Jambechiche, qu'elles laissent pantelant au seuil de son auberge après l'avoir roué de coups. Jambechiche va se défendre. Les Cornebourgeoises seront condamnées et prendront leur revanche au cours d'une guerre intestine, qui va voir successivement les hommes épuisés sous les caresses, avant d'être privés d'amour et abandonnés dans leur maison sans femme. Un jour, enfin, les « Justicières » conquerront le Conseil municipal, la Mairie et feront peser sur les hommes une insupportable dictature. Comme on voit, Cornebourg, la France, et le monde sont bien mal partis. Heureusement, Señor Bacchus, sorte de Pantagruel up to date, mâtiné de Don Juan, surgira à temps pour redresser la situation ; il y sera puissamment aidé par le déchaînement de fureur érotique, que connaîtront Cornebourg et Crouzeval à la suite d'une sournoise vengeance de Jambechiche. Telle est l'histoire, hautement morale, des « Enragées de Cornebourg ». S'agit-il d'un roman paysan, d'un pamphlet antiféministe, d'une chronique romancée ? Sans doute d'un peu tout cela, mais il s'agit surtout d'un livre écrit avec une verve entraînante, et où le burlesque n'est jamais très éloigné du lyrisme, d'un livre rempli de trouvailles charmantes ou pittoresques, et d'une véritable ivresse verbale.

  • Pierre Cécial, l'enfant des Rues de Levallois, l'adolescent du Soleil des Dortoirs a 18 ans dans le nouveau roman de Roger Rabiniaux. Selon sa propre expression c'est le roman d'un très jeune homme qui entre dans l'Histoire, mais c'est aussi le roman de la fraternité, notamment celle des petites gens et des ouvriers dans les rues du Front Populaire. On y retrouve la poésie, l'humour, la richesse verbale qui caractérisent l'oeuvre de Roger Rabiniaux ainsi que cette chaleur humaine qui donne son titre au livre. Mais ici on passe de l'analyse d'un personnage à l'évocation d'une société ; le poids de l'Histoire et la variété des thèmes donnent à cet ouvrage une ampleur et une résonance nouvelles.

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