• Un professeur de lycée, Raymond Raymont (clin d'oeil à Nabokov) accompagne ses élèves à Londres. Rongé de doutes, il est également d'une franchise exemplaire, qualité dont il estime qu'elle a gâché sa vie. La traversée de Londres, que le personnage observe de manière aussi perspicace que mélancolique, n'est pas seulement l'occasion de faire le point sur sa situation présente. Peu à peu affleurent des correspondances étranges entre passé et présent qui donnent au récit une tonalité presque onirique. Rédigé dans une langue brillante et inventive, digne des grands textes de Raymond Queneau, Le Pub d'Enfield Road est un jalon décisif dans la trajectoire de l'auteur qui crée ici un personnage très humain tout en livrant un document essentiel sur les mutations incessantes d'une ville mythique.

    Rossano Rosi est né à Liège, en 1962. Il enseigne le français à Bruxelles. À côté de ce rude métier, il écrit des romans et des poèmes, qu'il publie depuis 1994, parfois avec lenteur, toujours avec obstination. Le trait d'union reliant ces deux facettes professionnelles, c'est la littérature, pour laquelle son enthousiasme croît de jour en jour.

  • Un petit sac de cendres devenues vers : les cendres de la Vie - des lectures faites un jour en un lieu et dans un état de pensée précis - les cendres des vies qu'on n'a pas vécues, qu'on ne vivra jamais et qui nous trottent parfois en tête comme si on les avait vraiment vécues - les cendres des heures passées : enfance, adolescence, musiques aimées...La poésie n'est pas du tout le feu que l'on croit parfois - le feu serait plutôt le temps. La poésie est plutôt ce qui rassemble les restes du temps, ce qu'il a bien consumé et qui s'est refroidi à force de rimes ou de strophes - pour se retrouver recueilli, parfum de temps, poussière de temps, dans le petit sac du poème.

    Rossano Rosi est né à Liège en 1962. Il vit et travaille à Bruxelles depuis plus de vingt ans, où, après avoir enseigné le français et les langues anciennes, il est devenu directeur d'école. Il a publié six romans (dont Hanska, en 2016, aux Impressions Nouvelles) et deux recueils de poésies, dont l'un a été couronné par le prix Marcel-Thiry. Il est membre du comité éditorial de la collection « Espace Nord ».

  • Un béret peut changer une vie. Devenu conscrit (à l'époque du roman, il y en avait encore), notre jeune héros se retrouve plongé de but en blanc dans un ennui kaki, qui lui laisse quand même la possibilité de vaquer à ses pensées les plus noirâtres. Car celles-ci s'entortillent autour des idées de la mort (laquelle fera bientôt irruption dans sa jeune vie), de la guerre (en revêtant un béret, il songe inévitablement à la guerre de son père), de l'amour (l'inaccessible Hanska), de l'immigration (son mineur de père arrivé en Belgique juste après la guerre), des eaux troubles du passé (l'Italie fasciste)...Mais le héros emporte avec soi aussi de quoi lire : un Jules Verne et un vieux carnet ayant appartenu à son père. L'un et l'autre vont l'aider à voir plus clair dans ces eaux où il risque de se perdre. Pour percer la houle, ces deux véhicules donc : les Vingt mille lieues, mais aussi ce vieux carnet aux pages toutes noircies d'une écriture gribouillée, serrée, presque illisible : celle de son père ? Rossano Rosi est né à Liège en 1962. Il vit et travaille à Bruxelles depuis près de vingt ans, où il enseigne le français et les langues anciennes. Il a publié cinq romans et deux recueils de poésies, dont l'un a été couronné par le prix Marcel-Thiry. Il est membre du comité éditorial de la collection "Espace Nord".

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