• Quelles sont les pratiques d'accompagnement à la scolarité mises en oeuvre dans les familles des classes moyennes ? C'est à cette question que vient répondre ce livre en montrant notamment que, contrairement au discours qu'elles tiennent et à un apparent respect des frontières entre les prérogatives éducatives de la famille et celles de l'école, ces familles sont dans l'ensemble très actives dans le domaine de la transmission des savoirs. Elles mettent en oeuvre de véritables savoirs didactiques qui sont au principe de dispositions scolaires et d'apprentissages.

  • Comment est-on passé de la toute-puissance parentale à l'encadrement des parents par les professionnels de la santé et de l'éducation ? De la dénonciation, avec le MLF (Mouvement de libération de la femme), de la « maternité esclave » à la culpabilisation des mères ? De la difficulté à faire reconnaître la maltraitance parentale à la définition du mauvais traitement comme écart par rapport à la norme éducative ? Interrogeant pour la première fois ces évolutions paradoxales, Sandrine Gracia identifie plusieurs mécanismes articulés autour de la question de l'autorité scientifique et morale.Revisitant, dans une évocation à la fois vivante et érudite, la grande lutte pour la régulation des naissances, elle met en lumière la manière dont l'éthique médicale s'est laïcisée en matière de procréation, et la ressource qu'a constitué l'expertise psychanalytique pour les médecins promoteurs de la régulation des naissances. Décryptant ensuite la construction psychanalytique de la « cause de l'enfant » - qualifiée par Françoise Dolto de « révolutionnaire » -, l'auteur montre comment la conduite et le destin des femmes fut désormais indexé sur le bonheur de l'enfant, et comment se brouillèrent les frontières entre clinique et morale.Outre la limitation de l'autonomie des femmes, l'une des retombées de ce brouillage des registres et compétences est la dénonciation d'une nouvelle maltraitance (la « violence éducative », qui serait exercée par les parents réfractaires aux bons usages), et l'émergence d'un militantisme individuel et institutionnel (aux niveaux national et européen) pour faire sanctionner les « déviances » parentales, coïncidant de fait avec les pratiques des milieux populaires.

  • Existe-t-il une différence de nature entre un mauvais lecteur et un enfant dyslexique ? Les méthodes d´apprentissage ont-elles une responsabilité dans les troubles des apprentissages qui sont actuellement l´objet de campagnes de prévention et d´orientation vers des classes spécialisées dans la prise en charge de ces problèmes ? Certains, qui s´en prennent à la « méthode globale », n´hésitent pas à l´affirmer, d´autres imputent les difficultés de ces enfants à leur milieu social (pauvreté culturelle, langage peu élaboré, etc.).

    Les pouvoirs publics ont, de leur côté, tranché en faveur d´une approche médicalisante avec la loi de 2005. Sous couvert de « reconnaître » le handicap que constituent les troubles des apprentissages, ils ont en fait éludé la question pédagogique. Pourtant, en l´état actuel de la recherche, il est impossible d´affirmer que les difficultés d´apprentissage de la lecture (chez les élèves qui seront rapidement classés comme « dyslexiques ») relèvent de dysfonctionnements cognitifs. Il semble au contraire nécessaire de considérer que la dévalorisation des aspects les plus techniques de l´apprentissage par les experts de la lecture ait comme conséquence de nier purement et simplement les difficultés réelles de cet apprentissage. Au final, la frontière entre les enfants souffrant d´une pathologie de la lecture et les autres enfants relève avant tout d´une construction sociale et d´un partage des territoires d´intervention entre les professionnels de l´éducation (enseignants) et de la rééducation (orthophonistes).

    En s´appuyant sur une enquête statistique menée auprès de parents d´enfants dyslexiques, ce livre montre que les difficultés d´apprentissage sont toujours rapportées aux incapacités cognitives des enfants, qui se trouvent ainsi d´emblée scolairement stigmatisés par leur échec en lecture. Du coup, le recours à la catégorie de dyslexie devient, pour les parents, une ressource paradoxale leur permettant d´échapper à la stigmatisation et au renoncement pédagogique du système scolaire.

  • Un ouvrage avec toutes les matières de la 3e. Sur chaque notion du programme  : un cours visuel, la méthode clé et des exercices. Idéal pour préparer les contrôles tout au long de l'année et réussir son brevet.
     
    Un ouvrage structuré en 9 onglets
    o Dans le premier onglet « Moi en 3e », votre enfant est incité à réfléchir, à travers des activités, sur comment il apprend et comment il peut mieux apprendre.
    o Dans les onglets qui suivent, il retrouve toutes ses matières  : français, maths, histoire-géographie, EMC, physique-chimie, SVT, technologie, anglais, espagnol.
    Sur chaque thème au programme, une séquence de révisions lui est proposée. Elle comprend  : un rappel de cours clair et visuel, une méthode et des exercices progressifs.
    o Un onglet contient des brevets blancs pour les 4 épreuves.
    o Le dernier onglet « Vers la 2de » lui permet de découvrir, dans chaque matière, le programme de l'année suivante et d'identifier les notions incontournables.
     
    Le guide parents détachable
    o Ce guide vous donne accès aux corrigés détaillés de tous les exercices
    o Vous sont proposées également des informations sur l'organisation des enseignements en 3e, l'orientation en fin de 3e et des conseils pour bien accompagner votre enfant.
     
    Un site d'entraînement pour réviser autrement
    En accès gratuit, avec l'achat du livre, sur www.hatier-entrainement.com  :
    - des exercices interactifs en français et en mathématiques
    - des dictées sonorisées
    - des tests audio en anglais

  • La controverse récurrente autour de l'usage des méthodes « globale » ou « syllabique » dans l'apprentissage de la lecture dissimule des choix pédagogiques plus profonds, qui ont durablement compromis la démocratisation de l'un des savoirs premiers les plus déterminants pour la réussite scolaire ultérieure.Ce livre montre comment, au nom d'une conception savante et idéalisée de la « vraie lecture », les aspects pratiques et techniques de cet apprentissage fondamental ont progressivement été déniés et délégitimés. Il décrit la manière dont les enseignants ont été dépossédés de leur savoir pédagogique et ont peu à peu tendu à reporter sur les enfants eux-mêmes et leur milieu culturel les difficultés qu'ils constataient, favorisant une médicalisation et une psychologisation croissantes de l'échec scolaire. À partir d'une expérimentation conduite au sein de plusieurs établissements et à rebours de la tendance dominante, cet ouvrage met en évidence les effets positifs d'une pédagogie basée sur l'enseignement explicite du déchiffrage en matière de réduction des inégalités sociales d'accès à l'écrit.Sandrine Garcia est sociologue, professeur de sciences de l'éducation à l'Université de Bourgogne Franche-Comté et chercheuse à l'IREDU. Elle a notamment publié Mères sous influence et À l'école des dyslexiques (La Découverte, 2011 ; 2013).Anne-Claudine Oller est sociologue, maître de conférences en sciences de l'éducation à l'Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne et chercheuse au LIRTES.

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