• "Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire.
    Ce roman raconte l'histoire de ce silence - qui est devenu le mien."

  • 1978

    Santiago H. Amigorena

    1978, début d'une nouvelle année scolaire dans un lycée parisien, du côté du XIIIe arrondissement. Un très bel étranger, un Argentin, débarque, en retard dès le premier jour comme il le sera tous les suivants, dans une classe de première qu'il va considérablement marquer de sa personnalité. Mélancolique, talentueux, ombrageux, provocateur et séduisant, il ne laisse personne indifférent et perturbe passablement les cours, au grand dam de certains professeurs, pour le plaisir ou l'agacement de ses condisciples, garçons et filles. Sans aucun doute, selon un angle assez déconcertant, puisqu'il se présente comme un roman et que cette fois un narrateur (un des élèves de cette classe de première) prend en charge le récit, ce livre s'inscrit dans l'entreprise autobiographique de Santiago Amigorena. Il se situe donc avant Le Premier Amour, à ce moment de la vie où l'entrée dans l'âge adulte, l'adieu difficile à l'enfance, les élans amoureux contrariés, la découverte du monde et des autres, la question de l'engagement politique vous mobilisent tout entier. S'y ajoute pour notre personnage la dimension cruelle qu'apporte un exil non choisi et une personnalité hors du commun qui en fait le centre du groupe de jeunes gens dont nous allons suivre l'existence et les émois durant une année.
    C'est qu'en effet, en dehors même du héros, tellement attachant, tellement différent, toujours en train de pleurer, toujours en train d'aimer, ce qui fait le prix de ce livre c'est le talent avec lequel Santiago Amigorena nous plonge non seulement dans ce temps du lycée mais dans celui des commencements de la « vraie vie ».

  • Peut-on aimer deux personnes à la fois? La question est si simple et la réponse inévitablement si compliquée. Surtout lorsqu'elle n'est pas formulée par celui qui a doublement aimé mais par l'un de ceux qui devaient se contenter de la moitié d'un amour. Les quelques jours de ce voyage en Italie racontent ce qu'a vécu un homme qui n'était plus aimé qu'à moitié.

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