• Les soeurs Charpy

    Serge Camaille

    Sonia, Barbara, Virginie, trois soeurs aux caractères bien trempés, mais diamétralement opposés. Le jour où le destin frappe à leur porte en leur annonçant la disparition de leur père, elles se retrouvent avec un héritage bien embarrassant...
    Une ferme au coeur du Berry ! Sonia, l'aînée, ouvrière hautement qualifiée, a les idées solidement ancrées à gauche et aimerait bien transformer l'endroit en ferme pédagogique. Idée utopique de bobo de gauche, pensent les deux autres. Barbara, la cadette, avocate d'affaires et Parisienne dans l'âme, déteste la campagne et aimerait tout vendre à son agent immobilier de mari qui souhaiterait y construire le plus grand golf de la région. Pas question de vendre leur maison d'enfance, protestent les deux autres. Virginie, la benjamine, indécrottable rêveuse romantique, tient une petite librairie dans la ville voisine. Elle verrait bien la ferme devenir un gîte rural pour tous les touristes et autres randonneurs qui sillonnent les bords de l'ancien canal de Berry. Qui va le gérer ? objectent les deux autres. Dans ces conditions, laquelle des trois aura raison des deux autres ?
    Ce seront quelques secrets bien enfouis qui finiront par réunir les soeurs Charpy après quelques manigances qu'elles tourneront à leur avantage.

  • « Peau de lapin », c'est le surnom qu'on donnait chez nous, à Sancoins, au peillerot du village. Le peillerot, vous savez, cet homme qui passait dans les rues de chaque village soit avec une carriole attelée, soit avec un triporteur à moteur ou encore avec une 203 plateau selon les époques, pour ramasser les peaux d'animaux, les ballots de vieux chiffons ou encore la ferraille en criant : « Peau de lapin ! Peau ! » Si au siècle dernier chaque village voyait déambuler le sien, Lucien, le nôtre à Sancoins, eut une vie tellement riche en péripéties de toutes sortes qu'elle méritait bien que je lui consacre... Un roman ! L'idée ne m'est pas venue comme ça, du jour au lendemain. Ce fut un jour de dédicace dans ma ville de coeur que je vis apparaître Marie-Jeanne, la fille de notre peillerot. Elle prit son courage à deux mains pour me demander si je me souvenais de son papa, et si je serais intéressé pour en relater l'histoire. Après l'avoir entendue toute une journée, l'idée me sembla formidable à tel point que j'en ai fait... Un roman biographique. Tout ce qui est relaté dans cette histoire a été vérifié et approuvé par Marie-Jeanne.

  • Hiver 1980. Cela fait maintenant quelques jours que Claire, jeune citadine à la vie trépidante, s'est installée dans une maison coupée du monde, non loin du village de Courgoul, dans les monts d'Auvergne. à vrai dire, elle n'a pas eu le temps ni le choix pour s'adapter à cette nouvelle vie. Un jour, le téléphone qui sonne. La gendarmerie. Luc, son mari, a eu un accident. Il est dans le coma. Plusieurs semaines déjà qu'il s'était isolé dans cette maison pour écrire son premier roman.
    Pourquoi son mari a-t-il tout quitté soudainement ? Et comment a-t-il pu avoir un accident de voiture, lui d'habitude si prudent ? Et si finalement elle ne connaissait pas si bien que cela l'homme qu'elle a épousé ?
    Lorsqu'une inconnue frappe à sa porte en pleine nuit, Claire ne se doute pas qu'elle vient de faire entrer le malheur dans son foyer...

  • « Berlaudiot », c'est le nom qu'on donne par chez nous à l'idiot du village. Si on y adjoint le qualificatif de « petit », ça devient alors moins péjoratif, plus affectueux. Bernard, petit garçon « différent », va devoir composer avec une époque et un environnement de « gens normaux ». Il va traverser les années 50, 60 et 70 à Sancoins, son village. Confronté à toutes les évolutions dues au « progrès », il vivra aussi quelques drames qui traceront le fil de son existence. Si les situations géographiques et temporelles se révèlent rigoureusement exactes, émaillées de quelques personnages réels ayant traversé cette époque, l'histoire, elle, est totalement imaginaire, et sert essentiellement à évoquer la douceur de vivre le long de l'Aubois au cours de ces années bénies.

  • Tous les jours, René passe devant la boutique de Maxime. Tous les jours, il hésite. Aujourd'hui, il se décide à entrer et à faire appel aux services de l'écrivain public. À quatre-vingt-quinze ans, il souhaite que Maxime l'aide à mettre sur le papier l'histoire de sa vie : son arrière-petite-fille doit savoir d'où elle vient ! Depuis les années 30, la Seconde Guerre mondiale, les années hippies jusqu'à l'époque moderne, la vie n'a pas épargné René et son épouse Irina. Un douloureux récit pour transmettre la sagesse et le bonheur à sa descendance...

  • Au milieu des années 60, le charmant petit village niché au coeur de la forêt de Tronçais vivait des heures paisibles. Jusqu'à l'arrivée de Gaspard... Gaspard le charmeur, Gaspard l'opportuniste, Gaspard aux dents longues ! Aussi, tous les malheurs s'abattant sur le village depuis son avènement lui étaient attribués par la rumeur. Jusqu'à ce beau matin où un ultime drame survint sans que les gendarmes n'y voient goutte. Excédé, le maire réunit alors un conseil municipal extraordinaire et élargi qu'il nomma « Comité », en vue de se débarrasser enfin de Gaspard... Oui mais de quelle manière ? Ce fut Gilles, l'ébéniste du village qui crut résoudre le problème : il allait faire appel à Laurent, son vieux copain de régiment... Était-ce bien raisonnable ? Une fable bucolique dans le somptueux décor de l'ancestrale forêt de Tronçais.

  • Si Joseph s'était tu, jamais Jules ne se serait endormi et serait descendu du train à La Guerche. C'est qu'il était soûlant, Joseph ! S'il était resté éveillé, Jules serait retourné chez lui, à Reuilly. Mais voilà, le sort en avait décidé autrement. Il aurait pu faire demi-tour, comme le voulait Joseph. Mais non. Il décida de rester là. L'endroit lui plaisait, surtout cet étang niché au fond d'une clairière, avec sa source limpide. Mais surtout, il prenait plaisir à se repaître des histoires des autres : celle, mystérieuse, de Mathieu, le vieux paysan ; celle, fascinante, d'Eugène, le « Fantôme »... Sans doute Jules cherchait-il à oublier la sienne, d'histoire... sans parler de la petite Annie, toujours accrochée à ses basques ! Et Joseph, qui observe, commente, vitupère, et enfin approuve. Tais-toi ! Joseph raconte le destin croisé de quatre personnages que le hasard a réunis au fin fond de la campagne berrichonne, comme pour exorciser leur passé, apaiser leur présent, et leur préparer un bel avenir.

  • Été 1976, en Indre-et-Loire. Frédéric, ouvrier agricole dans une grande ferme, virevolte d'une fille à l'autre. Or, cette existence joyeuse et insouciante est troublée lorsque ses différentes conquêtes sont attaquées successivement. Frédéric, aidé par sa bande d'amis, tente de démasquer le coupable.

  • « Ne te mêle pas de la conversation des grands! »... Combien de fois avez-vous entendu cette remarque, étant gamin? Dans chaque famille, il y a des secrets plus ou moins bien gardés. Plus ou moins avouables, aussi. Quand un grain de sable vient dérégler la machine bien huilée d'une vie qu'il croyait normale et heureuse, Paulo, petit berrichon vif et imaginatif, se fixe un but jusqu'à l'obsession: percer le secret que feu son père avait promis de lui dévoiler, qu'elles qu'en soient les conséquences.

  • Un clochard à qui on vole un sac dans la cave d'une ruelle sombre de Clermont-Ferrand où il a élu domicile, il n'y a pas de quoi faire la une de La Montagne, le journal local... Certes ! Mais Léon n'est pas un clochard ordinaire. Léon n'a pas de chien. Léon ne boit pas de vin... Enfin, pas trop. Léon ne vit que pour son sac. Son sac, c'est son obsession, sa quête de pénitence, depuis plus de seize ans ! Alors qu'on lui vole sa raison de vivre si près du but, et il se met immédiatement en chasse. Sans connaître son voleur, il sait pourtant où chercher grâce à Dimitri, son vieil ami, et à Jean-Pierre, son copain l'ilotier. C'est qu'une vieille Lancia Fulvia en 1982 dans les rues de Clermont, c'est devenu rare. Et qui plus est de couleur jaune, il n'y en a plus qu'une.

  • « On s'était dit rendez-vous dans 10 ans, vous connaissez la chanson ? Mais était-ce une bonne idée ? Si certains ont réalisé leur rêve au-delà de toute espérance, d'autres sont restés là, dans ce petit village d'Auvergne perché au-dessus de Clermont-Ferrand. En apparence, tout va bien quand tout le monde est là. Mais Mick a compris dès son retour qu'il n'avait plus grand-chose à faire ici. S'il n'y avait pas eu Noémie, il ne serait sans doute jamais revenu ! Lui avait suivi la vague de tous les bouleversements sociaux, musicaux et artistiques de ces dernières années des sixties. Les autres, eux, s'en fichaient un peu de l'évolution du monde. Même Mai 68 ne les avait qu'à peine effleurés. Cependant, il fallait qu'il reste, Mick, jusqu'à ce qu'il comprenne pourquoi Noémie s'obstinait à ne plus vouloir partir avec lui. Une belle bande, oui, mais faite de quoi ? Entre non-dits, mesquineries et tromperies, cette jeunesse dorée de la fin des années 60 va voir son vernis s'écailler pour laisser place à une vérité d'où sortiront les travers de tout ce petit monde. »

  • Passé composé

    Serge Camaille

    « Me réveiller dans une chambre d'hôpital que je ne connais pas, m'entendre appeler d'un nom ridicule par un médecin que je n'ai jamais vu, me laisser croire qu'une caricature ambulante est mon meilleur ami, et surtout découvrir dans le journal qu'on est en juillet... 1966, alors que je sais pertinemment qu'on est en 1962, quoi de plus troublant ? Mais après tout, pourquoi pas ? Je ne me souviens de rien ! Gien, je suis sûr ou presque de ne jamais y avoir mis les pieds... Ouvrier d'usine ? Je suis quasiment certain de ne jamais être entré dans une usine ! Accident de mobylette ? Je suis à peu près persuadé de n'avoir jamais eu un tel engin !... Mais de quoi pouvais-je bien être sûr, puisque rien ne me revenait ? S'il n'y avait pas eu Mireille, que je ne connaissais pas non plus, mais vers laquelle je me sentais irrémédiablement attiré, je me serais sauvé à toutes jambes !... Mais où ? Je ne saurais le dire. Tout, ici, me semblait étranger. Heureusement, il me restait la nuit, le rêve ! »

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