• 1953, quelque part en Catalogne, deux adolescentes trompent la vigilance des gardes civils, sautent du train et s'enfuient à travers la campagne. Filles de Républicains espagnols, Esther et Julia échappent ainsi à leur sort dans une Espagne soumise au joug franquiste. Mais c'est trente-cinq ans plus tard, en France, qu'elles retrouvent la pleine mémoire de leur aventure. Par vagues successives, le souvenir brûlant les submerge et l'Espagne qu'elles ont fuie ressuscite en une fresque irréelle et terrible où se croisent de multiples destins : enfants martyrisés dans les couvents, lourds secrets des familles adoptives, médecins convaincus de pouvoir extirper "le gène du marxisme", résistants passeurs qui risquent leur vie à la frontière... Bien au-delà d'un classique roman historique, La Lumière et l'Oubli est une épopée du souvenir, où remontent d'étranges coïncidences familiales, révélant à chaque personnage la face cachée de ses origines.

  • Ce roman est l'histoire d'une passion : celle d'un homme pour son père. À Porto-Cristo (Baléares) et à Barcelone, la terre, la ville, la mer ont gardé la mémoire des jours de 36. Là-bas, Manuel a laissé sa fougue et ses espoirs, et sa jambe sur un amas de rochers. À Argelès, dans les trous du sable, il a perdu sa langue. Ses illusions, sa guerre, il ne se résoudra pas à les évoquer dans le français de sa terre d'exil. Après la mort de Manuel, Thomas Pascual, son fils, s'emploie à combler ce vide. Nulle enquête ne peut relater ce que les hommes ont voulu taire, mais l'irrésistible attrait des terres et de la mer, la passion de la langue, vont ranimer le souvenir des jours, dans la lumière des mots.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • A la fin de sa vie Goya vint vivre en France avec sa maîtresse, songea peut-être à s'installer chocolatier et mourut à Bordeaux. Serge Mestre, à partir de là, s'est diverti, avec des bouffées de bonheur et de plaisir extraordinairement communicatives, à remplir les trous laissés par l'Histoire. Non pas n'importe comment ; il s'est documenté (tout est exact ici), il a fouillé la psychologie des personnages et il a rêvé. Rêvé sur la double culture (c'est un thème qui lui est cher) sur son rapport avec les femmes (délicieusement traité) et sur la révolution française vue de l'extérieur. Peintre de cour progressiste pro-français dans une Espagne envahie par la France, Goya n'était pas dans une situation des plus simples. C'est ce que nous donne à voir Serge Mestre dans sa pièce de théâtre où la réalité la plus vérifiable est enchantée par l'imagination.

  • D'étranges événements poussent Vénus à entreprendre un voyage qui la conduira jusqu'à la capitale. Pendant la nuit, Vulpian (son compagnon) a parlé d'êtres bizarres venus lui rendre visite dans la chambre : Tu dois prendre le pouvoir, ont-ils commandé. De quel pouvoir s'agit-il ? Et pourquoi Paris ? Qu'est-ce vraiment qu'une capitale ? Vénus entame une série de dix rêves étonnants. Elle y est le principal personnage aux côtés de Vulpian. Elle ? Est-ce bien d'elle qu'il s'agit ? Si, à travers les rêves, Vénus identifie son corps, son visage, si elle sent son propre souffle soulever doucement ses seins, elle ne reconnaît pas son nom. Tous la nomment Lo, personne ne la connaît sous le nom de Vénus. Ce livre est le récit de ces dix rêves étranges ; il est aussi le récit de la conquête du pouvoir par Vulpian. Jusqu'à quel point le roman tout entier n'est-il pas un seul et même rêve ? Celui d'engager le réel, la langue, la science elle-même, dans le tunnel obscur au-delà duquel, tout comme Lo, vous rencontrerez la grenouille à large bouche qui vous demandera : - Qui es tu toaaah ? - Et de quoaaah te nourris-tu toaaah ?

empty