• En 1996, Hwang Sok-yong est incarcere pour s'etre rendu en Coree du Nord. Il va y passer cinq annees et c'est du fond de sa cellule qu'il revit les engagements d'un homme profondement implique dans son epoque. L'enfance a Pyongyang, la fuite vers le Sud sur le dos de sa mere, la guerre du Vietnam, l'ecriture, la lutte contre Park Chung-hee, les massacres du soulevement du Gwangju. En 1989, il se rend illegalement en Coree du Nord. De retour d'exil, il est immediatement jete en prison. Une vie prise dans toute l'epaisseur du reel ou se cotoient politiciens et ecrivains celebres, syndicalistes et ouvriers, paysans luttant pour leur survie, membres de sa famille et compagnons de cellule.

    Né en 1943 en Mandchourie, où sa famille avait fui l'occupation japonaise, Hwang Sok-yong arrive en Corée en 1945, d'abord au Nord, puis au Sud. Il combat les régimes autoritaires qui se succèdent jusqu'à la fin des années 1990, est emprisonné pour ses idées et milite pour la réconciliation des deux Corées. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, témoigne de ses combats pour la liberté. Aux Editions Picquier ont paru Princesse Bari et Toutes les choses de notre vie.

  • Au soir de sa vie, un homme riche et comblé se demande s'il n'est pas passé à côté de l'essentiel.
    Park Minwoo, directeur d'une grande agence d'architecture, a la satisfaction d'avoir réussi sa vie et contribué efficacement à la modernisation et à l'urbanisation de son pays. Né dans une famille pauvre vivant dans un quartier misérable de Séoul, il s'est, grâce à ses talents, arraché à son milieu. L'homme célèbre et sûr de lui qu'il est devenu reçoit un jour un message d'une amie d'enfance qui l'a aimé. Les souvenirs du passé ressurgissent, l'invitant à replonger dans un monde qu'il avait oublié, peut-être renié, et à redécouvrir ce que la vie des gens dont il s'était détourné avait de dur mais aussi de chaleureux. C'est l'occasion pour lui de s'interroger sur son métier, sur la corruption qui règne dans le milieu de la construction immobilière, sur sa responsabilité dans l'enlaidissement du paysage urbain, sur la violence faite aux expropriés.

  • Princesse Bari conte lhistoire dune jeune fille, frêle et courageuse, qui fuit la Corée du Nord à la fin des années 1990, se réfugie un moment en Chine avant de traverser locéan à fond de cale dun cargo et de débarquer dans un Londres clandestin où se côtoient toutes les langues et religions.
    A Londres, Bari gagne sa vie comme masseuse, mais elle ne soigne pas seulement les corps, elle console aussi les âmes. Car Bari a hérité de sa grand-mère des dons de voyance qui lui permettent de voyager dans les rêves et de lire les cauchemars dont souffrent les autres.
    Ce roman habité par lâme dune jeune fille affrontant seule, avec confiance et obstination, de terribles épreuves, puise aux sources anciennes du chamanisme coréen : il transfigure une très ancienne légende où une princesse abandonnée va chercher à lautre bout du monde leau de la vie qui permettra aux âmes des morts de connaître enfin lapaisement.

  • Nous sommes à la fin du XIXe siècle. En ces temps de disette et de corruption, la traite des enfants est un commerce qui alimente un immense trafic mafieux dans toute l'Asie du sud-est. Shim Chong n'échappe pas à la règle : vendue adolescente, elle va connaître tous les aléas d'un négoce sexuel florissant, des rives du fleuve Jaune aux ports de Shanghai, Taiwan ou Singapour, de la prostitution la plus sordide à la haute courtisanerie des geishas.

    Le parcours initiatique de la jeune Shim Chong s'inscrit de façon magistrale dans une impressionnante saga de la prostitution et des métiers de la séduction, à une période charnière où l'Asie, sur fond de guerre de l'opium et de trafic d'armes, s'ouvre aux impérialismes occidentaux. En romancier au souffle épique, fort d'un engagement qui l'apparente aux Zola, Dos Passos ou Soljenitsyne, avec sa vision aiguë du mouvement de l'Histoire, Hwang Sok-yong nous livre une somptueuse fresque romanesque.

  • Gros-Yeux a quatorze ans lorsqu'il arrive avec sa mère dans l'immense décharge à ciel ouvert de Séoul. Là vivent pas moins de deux mille foyers, dans des cahutes accrochées au flanc de la montagne d'ordures, en une société fortement hiérarchisée dont le moindre aspect - travail, vêtements, nourriture, logement - provient des rebuts du monde extérieur.Gros-Yeux se lie d'amitié avec un garçon disgracié, un peu simple d'esprit, qui lui fait découvrir les anciens habitants du site, ou plutôt leurs esprits bienveillants, lorsque l'île de la décharge était encore une terre vouée aux cultures agricoles et aux cultes chamaniques. Car ce sont les êtres démunis, abandonnés des hommes, enfants, marginaux, infirmes, qui entretiennent la mémoire de ce qui n'est plus, l'étincelle du vivant là où tout se périme et se corrompt. Ils communiquent avec l'invisible, un monde où tout respire et vit ensemble.Hwang Sok-yong ne donne pas de leçons, non, il donne à voir. Des images se lèvent et ne nous quittent plus. A l'opposé d'une logique marchande où les choses sont destinées à une rapide destruction, ces images nées du pouvoir des mots ne s'altèrent pas, continuent à briller dans notre imaginaire.


  • En Corée du Sud, dans les années soixante, Chun et un copain de lycée abandonnent les cours pour vivre dans une grotte puis faire une virée dans leur pays.


    De retour à Séoul, ils se retrouvent avec leurs amis au café Mozart. Chun et Mia entament une relation amoureuse qui les entraîne vers l'île de Cheju. Mais Chun, arrêté pour avoir manifesté, rencontre Lieutenant avec qui il part travailler sur des chantiers, et en mer. C'est alors qu'il découvre l'« étoile du chien qui attend son repas », à savoir Vénus, et une autre façon de voir le monde.


    Un tumultueux périple initiatique à plusieurs voix, largement autobiographique, qui se termine avec ironie par le départ de Chun pour le Viêt Nam et une guerre qui n'est pas la sienne. Un subtil portrait de la jeunesse coréenne comme de celle de tous les pays, de toutes les époques. Et une méditation sur le sens à donner à sa vie au lieu de suivre des chemins tout tracés par les aînés.

  • Deux ouvriers se déplaçant de chantier en chantier et une prostituée en fuite font un bout de chemin ensemble. Une amitié se crée entre eux qui étaient des inconnus et qui le redeviendront bientôt. Leurs espoirs et leur nostalgie auréolent ce voyage d'une poésie et d'une humanité profondes.
    Les trois histoires qui complètent ce livre évoquent des épisodes clés de l'histoire de la Corée, avec une tonalité parfois autobiographique : un enfant pris dans la tourmente de la guerre civile entre le Sud et le Nord dans les années 1950 ; la désespérance d'un soldat coréen enrôlé dans la guerre du Viêtnam ; les désillusions d'un paysan parmi les milliers de ceux qui, dans les années 1970, désertèrent les campagnes pour les mirages de la ville.

  • Political prisoner Hyun Woo is freed after eighteen years to find no trace of the world he knew. The friends with whom he shared utopianist dreams are gone. His Seoul is unrecognizably transformed and aggressively modernized. Yoon Hee, the woman he loved, died three years ago. A broken man, he drifts toward a small house in Kalmoe, where he and Yoon Hee once stole a few fleeting months of happiness while fleeing the authorities. In the company of her diaries, he relives and reviews his life, trying to find meaning in the revolutionary struggle that consumed their youth -a youth of great energy and optimism, victim to implacable history.
    Hyun Woo weighs the worth of his own life, spent in prison, and that of the strong-willed artist Yoon Hee, whose involvement in rebel groups took her to Berlin and the fall of the wall. With great poignancy, Hwang Sok-yong grapples with the immortal questions -the endurance of love, the price of a commitment to causes -while depicting a generation that sacrificed youth, liberty, and often life, for the dream of a better tomorrow.

  • Based on actual events, The Guest is a profound portrait of a divided people haunted by a painful past, and a generation's search for reconciliation.
    During the Korean War, Hwanghae Province in North Korea was the setting of a gruesome fifty-two day massacre. In an act of collective amnesia the atrocities were attributed to American military, but in truth they resulted from malicious battling between Christian and Communist Koreans. Forty years later, Ryu Yosop, a minister living in America returns to his home village, where his older brother once played a notorious role in the bloodshed. Besieged by vivid memories and visited by the troubled spirits of the deceased, Yosop must face the survivors of the tragedy and lay his brother's soul to rest.
    Faulkner-like in its intense interweaving narratives, The Guest is a daring and ambitious novel from a major figure in world literature.

  • In a drab North Korean city, a seventh daughter is born to a couple longing for a son. Abandoned hours after her birth, she is eventually rescued by her grandmother. The old woman names the child Bari, after a legend telling of a forsaken princess who undertakes a quest for an elixir that will bring peace to the souls of the dead. As a young woman, frail, brave Bari escapes North Korea and takes refuge in China before embarking on a journey across the ocean in the hold of a cargo ship, seeking a better life. She lands in London, where she finds work as a masseuse. Paid to soothe her clients' aching bodies, she discovers that she can ease their more subtle agonies as well, having inherited her beloved grandmother's uncanny ability to read the pain and fears of others. Bari makes her home amongst other immigrants living clandestinely. She finds love in unlikely places, but also suffers a series of misfortunes that push her to the limits of sanity. Yet she has come too far to give in to despair - Princess Bari is a captivating novel that leavens the grey reality of cities and slums with the splendour of fable. Hwang Sok-yong has transfigured an age-old legend and made it vividly relevant to our own times.

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