• Moi, poupée

    Spaddy

    Moi, Poupée parut clandestinement et à tirage très limité vers le milieu des années 30. Très caractéristique de la manière de son auteur (Johannès ou Jean Gros), on y retrouve, poussés à leur paroxysme, sa " perversité exaspérée, son style à la fois précieux et cru ", sa " recherche constante du maniérisme et de l'obscénité ". On peut dire qu'ici, il monte au maximum la volupté d'imaginer les dentelles, les frous-frous, les robes soulevées de ses jolies mondaines, jusqu'à penser authentiquement en être une, ce qui semble avoir été son obsession majeure. Nul doute qu'il se trouvera beaucoup de lecteurs pour partager ce fantasme.
    Jean-Jacques Pauvert

  • Paru en 1936, « Colette ou les Amusements de bon ton » a été attribué à Renée Dunan, journaliste des années 30 et auteur prolixe de romans galants. Elle fut la première femme à oser publier sous le manteau des oeuvres libertines d'une puissance et d'une crudité encore jamais atteintes par ses consoeurs. Colette, la jeune héroïne de ce roman, veut assouvir ses désirs les plus fous dans une complète liberté. Elle passe du libertinage à la plus libre expression de sa sexualité débridée. Initiatrice, exhibitionniste, elle accumule les aventures tel un Don Juan féminin. Dans ses débordements avec ses nombreuses et nombreux partenaires d'une extrême acuité, on ne sait pas très bien quelle est sa quête. Est-ce le simple plaisir de l'amour ? Ne recherche-t-elle que ce délicieux trouble à la fois intellectuel et viscéral que provoque chaque nouvelle rencontre ? Orné de douze illustrations libres en héliogravure. Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France.(Enfer de la BNF, cote n°1192).

  • « Il faut oser dire n'importe quoi ! La morale est ailleurs que là où on l'imagine. » Dans Dévergondages, l'héroïne se consacre à l'initiation de jolies jeunes femmes qui deviendront ses disciples : les amours saphiques y sont à l'honneur. Tout comme Colette où les amusements de bon ton, dont il reprend la même obscénité jubilatoire, ce roman très érotique fut publié clandestinement. Il a depuis été attribué à Renée Dunan, journaliste et critique littéraire des années 1930, dont l'oeuvre est à la fois dense et éclectique. Dadaïste, anarchiste et pacifiste, Renée Dunan fut une féministe avant l'heure. À une époque où les femmes n'avaient pas encore obtenu le droit de vote, elle voulait vivre totalement son existence de femme en assumant librement sa sexualité. Elle fut l'une des toutes premières femmes qui osa publier des romans érotiques.

  • Dévergondages

    Spaddy

    Tout comme « Colette où les amusements de bon ton », « Dévergondages » fut publié clandestinement par Maurice Duflou. Il évoqua ainsi l'auteur dans une préface : « Disparu récemment, en emportant les lourds regrets de son entourage, l'auteur de tant d'oeuvres galantes nous fait, dans cet ouvrage, le récit de quelques-unes de ses aventures personnelles. Celles-ci, consignées dans des notes strictement intimes, mettent en scène des héroïnes dont la plupart vivent encore et n'ont nullement renoncé aux plus douces joies de l'existence. Aussi, avons-nous dû masquer l'identité de ces délicieuses femmes sous des noms d'emprunt. C'est d'ailleurs l'une d'elles, dont nous ne citerons même pas le pseudonyme, qui nous a confié le manuscrit que nous présentons ici. Ces récits sont des fragments d'une véritable autobiographie et ils tirent leur grand intérêt de leur parfaite sincérité. » Ce roman très érotique a été attribué à Renée Dunan, journaliste et critique littéraire des années 1930. Son oeuvre est à la fois dense et éclectique : elle a publié près d'une cinquantaine de textes, de la science-fiction à l'érotisme en passant par l'ésotérisme, le roman policier ainsi que quelques essais dont La Philosophie de René Boylesne. Mais avant tout elle participa à de nombreuses revues littéraires et plutôt engagées de l'entre-deux-guerres. Dadaïste, anarchiste et pacifiste, ce fut une féministe avant l'heure. A une époque où les femmes n'avaient pas encore obtenu le droit de vote, elle voulait vivre totalement son existence de femme en assumant librement sa sexualité. Elle fut l'une des toutes premières femmes qui osa publier des romans érotiques. Grand amateur de pseudonymes, elle en usa tant dans ses écrits journalistiques (Luce Borromée, A.R. Lysa, Ethel Mac Sing...) que dans ses romans (Georges Dunan, Renée Caméra, Louise Dormienne, Spaddy). Pascal Pia indique dans Les Livres de l'Enfer qu'elle a également rédigé la préface de la seconde édition des Stupra d'Arthur Rimbaud en 1925, Stupra qui figure aujourd'hui dans l'édition de ses oeuvres complètes : « Les Stupra sont précédées d'une courte notice intitulée Mouvements de Rimbaud, signée Marcelle La Pompe, et due à Renée Dunan. » Née en 1892 à Avignon, elle débute sa carrière de critique littéraire en 1919 et tient des chroniques dans de nombreuses revues dirigées par Henri Barbusse, Daniel Rops ou Victor Marguerite. Sa participation au mouvement Dada l'amène à rencontrer André Breton, Philippe Soupault, Louis Aragon, Paul Eluard, Picabia, et à écrire dans leurs revues. En collaborant au Disque Vert, on pouvait trouver ses articles aux côtés de ceux d'Antonin Artaud, Henri Michaux, Max Jacob, Albert Cohen, ... Dans « Dévergondages », on retrouve les éléments de « Colette ou les amusements de bon ton », la même obscénité jubilatoire. Ici, le narrateur se consacre à l'initiation de jolies jeunes femmes toutes libertines : Alice, Françoise, Clotilde et les autres sont désirables et convaincues par les amours saphiques. L'intensité, la violence et la force de la langue, la diversité du vocabulaire, la recherche littéraire dévoilent le véritable écrivain. Un style, une écriture et le parfum des années 1930, voilà tout ce que l'on trouve dans les ouvrages de Renée Dunan. Talentueuse et libre, on ne peut mieux la cerner qu'en la citant : « Il faut oser dire n'importe quoi ! La morale est ailleurs que là où on l'imagine. » Collection l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France. (Enfer de la BNF, cote n°1190 et 1242). Roman numérique, 121 pages, couverture en couleurs.

  • Globalisation and Historiography of National Leaders: Symbolic Representations in School Textbooks, the 18th book in the 24-volume book series Globalisation, Comparative Education and Policy Research, explores the interrelationship between ideology, national identity, national history and historical heroes, setting it in a global context. Based on this focus, the chapters represent hand-picked scholarly research on major discourses in the field of history textbooks and symbolic representations of national heroes, and draw upon recent studies in the areas of globalisation, history textbooks, and national leaders.A number of researchers have written on the importance of teaching national history in order to foster national identity and a sense of belonging to a certain society, state, and people among the younger generation. Some nations prefer to create national heroes out of their political leaders who are still in power, and whose lives and reputation are portrayed as being eminently spotless. Using diverse comparative education paradigms from critical theory, social semiotics, and historical-comparative research, the authors analyse the unpacking of the ideological agenda hidden behind the choice and lionization (or silencing) of the preferred national heroes. They provide an informed critique of various historical narratives depicting national leaders and national heroes.The book provides an easily accessible, practical yet scholarly source of information on international concerns in the field of globalisation, history education and policy research. Offering an essential sourcebook of ideas for researchers, history educators, practitioners and policymakers in the fields of globalisation and history education, it also provides a timely overview of current changes in politically correct history education narratives in history textbooks.

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