• Née souveraine, promise à un riche héritage, mariée au dauphin de France, elle a tout ce que peuvent offrir la naissance, la fortune, la beauté et l'amour. À seize ans, elle se retrouve orpheline et veuve, en butte à la cupidité et à l'intrigue, aux sourdes menées de ses proches et à la violence de rebelles irréductibles. Elle se défend avec vaillance, épée au poing, moins habile à triompher des élans d'une nature ardente qui l'entraîne, avec passion ou désespoir, dans quatre mariages. Ceux-ci lui apporteront le meilleur et le pire : prince charmant, aboulique pervers, séduisant ambitieux et étrange consolateur, quatre princes lui glissent tour à tour au doigt l'anneau d'or des épousailles. Mais Jacqueline est née à l'aube d'un siècle tourmenté qui voit le monde se transformer : la guerre de Cent Ans ruine la France et l'Angleterre, des querelles religieuses ébranlent même le trône de saint Pierre, dans la fièvre des armes et des âmes. Trente ans de la vie brève et turbulente d'une femme passionnée, qui redoutait moins le péril du combat que la honte du scandale, sur qui le malheur s'acharna et qui, cependant, refusa de douter de la noblesse de son rang et des droits de son coeur.

  • À l'aube du XVIe siècle, Venise trône, souveraine et redoutée, sur la lagune, et ses navires monnayent à prix d'or les trésors de l'Orient : la soie, l'ambre, les perles, les épices. Fils d'une famille patricienne riche et considérée, Girolamo Manni est un enfant chéri des dieux. Sa prestance, ses exploits, son charme lui valent les faveurs d'une célèbre courtisane : la Fosca. Mais Venise est en péril. Une ligue se forme contre la Cité des Doges. Padoue est assiégée par les Français. Girolamo est envoyé à Castelnuovo, dans le Frioul, et assailli par l'un des meilleurs capitaines de François Ier : le seigneur de la Palice. Vaincu, emprisonné par des pillards dans un cachot, dévoré par la fièvre et la vermine, Girolamo s'apprête à mourir. Sauvé par une crue providentielle de la Piave, il parvient à s'évader, gagne Trévise dévastée et fait voeu devant l'autel de la Vierge de consacrer sa vie à la défense des orphelins. De retour à Venise, il transforme son palais en asile et recueille les enfants perdus. Mais, à nouveau, Venise est menacée : par la peste... Errant sur les routes avec ses compagnons, Girolamo n'en a pas fini avec sa vie d'aventure. Les années passent. Ses disciples essaiment à travers l'Italie. Quand il meurt d'épuisement, il laisse derrière lui une oeuvre considérable, il est l'objet d'un véritable culte populaire. Canonisé en 1767, il devient grâce à Pie XI, en 1928, le saint Patron des orphelins et de la jeunesse en péril. C'est la destinée de cet homme hors du commun dans une Italie somptueuse et déchirée que nous conte avec brio Suzanne Chantal. Les royaumes s'effondrent, les limites du monde connu ne cessent de reculer, la Chrétienté est ébranlée par les secousses de la Réforme, l'Inquisition aveuglée multiplie des persécutions jusque dans Venise où naît le premier « ghetto » du monde. C'est dans ce siècle grandiose et désastreux que Girolamo, à mi-chemin de saint François d'Assise et de saint Vincent de Paul, oppose à la haine et à l'orgueil la force et l'amour.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un siècle et demi d'histoire du Portugal (1809-1967) dessine une toile de fond pour la saga de la famille Castro Avilez tout entière consacrée au vin de Porto. Depuis Léonardo, enfant perdu lors de l'invasion napoléonienne, jusqu'à Nathalie, élevée en France, qui vient en 1966 découvrir Porto, nous suivons, de génération en génération, la vie et le développement de la famille avec ses succès, ses drames, ses joies, ses fêtes et sa fortune. Suzanne Chantal sait nous attacher à ses héros et nous faire pénétrer dans l'atmosphère et les décors où ils évoluent, en particulier à Ervamoïra : un domaine dans la haute vallée du Douro, région consacrée à la culture de la vigne, où Lydia, la belle héritière, puise au fil des années la sève d'une vie éclatante. L'auteur nous entraîne aussi en Angleterre, où se fait le négoce du vin de Porto, et en France, où nous pénétrons à la cour de Napoléon III à la suite d'un Avilez diplomate. Dans ce roman où toutes les références historiques sont absolument exactes, le lecteur, passionné par les personnages, leurs émotions ou même leur mystère, restera ébloui par des scènes qui, de l'incendie des chais à l'extraordinaire bal à Porto, sont dignes de figurer parmi les grandes pages de la littérature romanesque.

  • Pour Lucile, les drames personnels s'ajoutent aux événements militaires de la Terreur et du Directoire. Par l'auteur de Le Coeur battant.

  • Dans un château-hôtel du Luxembourg belge, en 1938, un jeune couple découvre, par hasard, dans le tiroir secret d'un meuble ancien, un collier de diamants dont personne ne soupçonnait l'existence. Si, en dépit de la publicité faite autour de cette trouvaille, personne ne réclame le bijou avant un an et un jour, il reviendra à ceux qui l'ont trouvé. Une foule accourt et, parmi elle, quatre personnes qui seraient en mesure, sinon de revendiquer le collier, du moins d'en expliquer la provenance, mais qui ne peuvent le faire, pour des raisons très diverses. Entre prologue et épilogue, d'un village normand au Paris de la Belle Époque, le récit entraîne le lecteur dans le sillage d'une ravissante écervelée de petite vertu et de son amie d'enfance, devenue sa secrétaire et son employée de confiance. L'une aime à tout venant, selon son caprice. L'autre veut vivre une très belle histoire d'amour, même si elle doit être brève. La sienne le sera, interrompue par le tocsin d'août 1914... Une histoire dont les personnages sont à la fois sincères et trompeurs, où apparence et réalité sont fugitives ; une écriture vivante, rapide, éclatante comme le fabuleux et mystérieux collier.

  • L'auteur de Les Larmes de cristal et de Ervamoïra fait revivre la famille Maïa Fragoso dans un empire qui allait de Timor au Cap Vert.

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