• Un quinquagénaire sous un tilleul, trois adolescents, des oiseaux, une épouse, quatre femmes, un chef tapissier, des oiseaux, un père, une mère, une enfant dans un jardin, des oiseaux, un bébé, un autre bébé, encore un bébé, des oiseaux. Inventaire, éléments d'un puzzle, pièces d'un jeu de patience que le narrateur agence impatiemment, pour tenter de reconstituer sa personnalité et sa vie bouleversées par les battements d'ailes et les criaillements des oiseaux.

  • Il n'y a pas de héros de la Résistance dans ce roman, juste des adolescents fréquentant l'université et essayant de vivre, plongés à leur insu dans la Deuxième Guerre mondiale. L'auteur jette un regard aigu sur la petite bourgeoisie d'une ville du sud de la France.

  • Avec ses yeux de petite fille, S. Prou évoque ses émois, ses impressions, à travers les images de ces pays exotiques pendant les années vingt et trente. Le récit se termine avec le retour définitif en métropole.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'album de famille

    Suzanne Prou

    • Grasset
    • 4 Janvier 1995

    La narratrice de {l'Album de famille} découvre un jour, chez un marchand de bric-à-brac, un de ces albums du temps passé, de plus en plus rares, avec page de garde de moire écarlate, fermoir d'argent et tranches dorées, où l'on enfermait les photographies de la famille pour, pensait-on, l'éternité... Quelque dix et vingt photos, dans cet album, toutes soulignées d'un nom - sauf une. Sous la photo en bistre d'une "femme vieillissante et superbe", à la première page, pas de nom. C'est désolant et c'est une chance : Suzanne Prou va lui imaginer un destin... Et, sur la lancée de son imaginaire, elle va donner un destin à tous les personnages présents dans l'album qui, du coup, sortent de leur cadre, s'ébrouent et se mettent à vivre...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les critiques ont tellement dit des personnages, des atmosphères et de la prose de Suzanne Prou qu'ils étaient "mauriaciens" qu'on devait bien sûrement s'attendre un jour à une répartie de la romancière. La voici donc, en forme de récit amoureux. Car, d'emblée, Suzanne Prou se défend de vouloir analyser l'oeuvre de François Mauriac en spécialiste et se refuse à ajouter, à la masse d'essais et de thèses, une nouvelle glose. Parce qu'elle fait partie de la même race que Mauriac, celle des créateurs, Suzanne Prou veut simplement, presque en tapinois, avec cette discrétion percutante qui la caractérise, montrer que l'oeuvre de l'auteur de Thérèse Desqueyroux est indissociable de sa propre vie et que tous les personnages des romans de Mauriac effectuent, autour d'elle, une ronde dont elle ne se lasse pas... Au terme de ce livre doux et tendre, on se plaît à confondre les héros de Mauriac et ceux de Suzanne Prou, et d'un orage qui s'abat sur une vieille maison bordelaise ou d'un vignoble brûlé par le soleil, on ne sait plus qui, des deux, en est le peintre fidèle et ému.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La romancière Suzanne Prou ne prétend nullement ici faire oeuvre d'économiste ou de sociologue : l'épicier de son quartier s'est raconté à elle et, à son tour, elle le raconte. Une vie ordinaire et un métier quelconque : le crémier du coin a des problèmes de famille, des difficultés de santé, des charges financières lourdes, une T.V.A. écrasante. Au jour le jour, Suzanne Prou le fait vivre, parler à ses clients, décider de sa prochaine cure thermale, et elle n'a pas eu l'impression de sortir du roman en abordant cet extraordinaire sujet de roman qu'est la vie d'un homme, surtout quand elle est liée à la crise d'une profession menacée dans son existence même. Qu'est-ce qu'un petit commerçant ? Quelle est la place de son métier dans notre société, face aux mutations modernes, à la menace des grandes surfaces, à la disparition de l'artisanat ? Les bribes de réponse qui sont ici apportées sont les pièces d'un puzzle qui reconstituent peu à peu une vie, une profession, un monde.

  • Pour échapper à sa solitude de vieille fille, une demoiselle entreprend un jour un voyage. Est-ce un rêve, ou la réalité déformée par lui ? Elle découvre le monde étroit d'une pension de famille délabrée, entourée d'un jardin que borde un bois d'ébéniers. Des personnages vont et viennent comme retirés hors du temps, et plongés dans des réflexions qui ne sont qu'à eux. La directrice de la pension, la belle Solange, est tout occupée de ses amours tumultueuses. Sa mère radote et oublie ses propres élucubrations. Ses amies sont des figures mystérieuses. Le jardinier semble fou, qui gratte à longueur du jour le même coin de la pelouse. Après plusieurs drames, qui ne sont peut-être que les effets d'une imagination excessive, la demoiselle se sauve. Rentrée chez elle, elle va trouver un détective privé : qu'il fasse la lumière sur les agissements des uns et des autres, à la pension. Mais le détective se laisse aller aux confessions de la demoiselle, qui sont contagieuses... La vérité peut-elle se saisir ? L'auteur désormais remarqué des Patapharis a trouvé ici l'occasion de montrer toute sa maîtrise. Un style d'une exceptionnelle précision permet à Suzanne Prou de nous imposer son univers d'inquiétude méticuleuse et ordonnée.

  • Pour Gilles, revenu après vingt ans d'absence, la ville n'est d'abord qu'une cité portuaire riche et surpeuplée dont la seule étrangeté consiste à tourner le dos à la mer. Mais l'ancien camarade de Gilles, André Lavenant, vient de mourir dans des circonstances mystérieuses. Les deux puissances qui luttent pour la domination de la ville, le P.O.F. et le Parti des Armateurs, entretiennent des polices ennemies et s'affrontent dans une lutte sans pitié. Gilles, surveillé, suspecté, se voit traqué par les deux formations politiques. Possède-t-il un secret ? Sait-il comment est mort André Lavenant ? Il tombe aux mains du P.O.F., il est jugé, condamné ; il va périr. Puis la situation à l'intérieur de la cité se renverse ; face à un danger commun, le P.O.F. et le parti des Armateurs s'unissent. Garrapon, le président du P.O.F., et l'armateur Aristide Lebègue forment le Ier triumvirat. Qui sera le troisième homme ? Sera-ce Gilles ? Et s'il accepte, opprimé de la veille, de devenir oppresseur, comment se comportera-t-il ? Qu'adviendra-t-il de la ville, de ses tyrans, des révoltés ? Autour de Gilles, s'agitent d'étranges personnages : Jeanne Lavenant, la veuve dévergondée ; le grand Aristide ; la vieille militante Henriette Brau et son mari, l'historien sénile ; l'ancien combattant Cyrile, borgne et manchot, sentimental et cruel... et bien d'autres aussi pitoyables qu'inquiétants. L'ombre équivoque d'André Lavenant, de sa mort suspecte, inexpliquée, plane sur la ville, pèse sur Gilles et l'étouffe. On retrouvera, dans ce quatrième roman de Suzanne Prou, l'envoûtement et les interrogations qui avaient fait le succès des « Patapharis », des « Demoiselles sous les ébéniers » et de « l'Été jaune ». On y découvrira en outre une satire sociale et politique, qui désormais élargit les horizons de l'auteur et affirme son ambition.

  • Sur la Côte d'Azur, au mois d'août, trois personnages s'ennuient en attendant la venue d'un quatrième : Étienne, Pauline, Geneviève espèrent que Camille leur apportera le divertissement dont ils sont avides, le plaisir de régenter un être qui leur est soumis, qui accepte avec humilité leurs critiques, leurs conseils et leurs rebuffades. Camille arrive. A-t-elle changé  ? Elle ne correspond plus tout à fait à ce qu'on attendait d'elle ; elle semble refuser de se faire objet pour ses amis ; elle manifeste des velléités d'indépendance. L'intérêt que suscite la nouvelle Camille chez Étienne, Pauline et Geneviève devient passionné ; il fait lever en eux des pensées bigarres, il éclaire des faces obscures de leur personnalité. Camille est devenue l'élément imprévu qui remet en question les situations établies ; elle est la pierre jetée dans l'étang qui trouble l'eau apparemment limpide. Des désirs, des amours, des haines se font jour. Et Geneviève, la narratrice, qui, au début du roman, parlait au nom de tous, se dissocie peu à peu de ses partenaires, exprime en son nom propre une prise de conscience de l'insoupçonné qui dormait en elle. L'intérêt pour Camille passe au second plan. Ce qu'elle est réellement  -  et qui est-elle, au fait ?  -  importe moins que les tempêtes qu'elle a soulevées et qui, même après son départ, ne s'apaiseront pas. Le récit est construit de la façon suivante : en surface, il y a la banalité des actes quotidiens accomplis par des gens ordinaires. Puis, à travers l'analyse de Geneviève, affleurent et prennent figure les sentiments informes, informulés qui existent en chacun et sont d'ordinaire refoulés loin du jour. Plus profondément, et discernables par le seul lecteur, grouillent les monstres des passions honteuses dont la libération ne pourrait avoir lieu que dans la folie. Dans ce troisième roman de Suzanne Prou, on retrouve le charme, le mystère et la maîtrise qui caractérisent les « Patapharis » et les « Demoiselles sous les ébéniers ».

  • Un frère et une soeur vieillissent ensemble. Un jour leur parvient une dépêche envoyée par un inconnu. On les convie à une cérémonie. Ils cherchent à comprendre d'où vient cette invitation, quelle signification elle a. Elle pense qu'il s'agit d'un mariage, lui penche pour un enterrement. De souvenirs en souvenirs, ils remontent alors le cours de leur vie et une étrange haine s'installe entre eux.

  • Elle dit à Aldo qu'elle l'aimait, mais qu'il n'était pas obligé, pour autant, de lui rendre la pareille. Elle pourrait se contenter de n'être que sa soeur, son amie. Aldo pleura. Jeanne l'embrassa sur le front. Elle se coucha, éteignit la lampe. Elle attendit dans l'obscurité. Le jour vint. La lumière de l'aube éclaira lentement la grande chambre, tirant de l'ombre, une à une, les armoires, la commode, le guéridon, puis le grand lit au dosseret sculpté, dans lequel Jeanne était étendue, la tête d'Aldo reposant sur sa poitrine.

  • La maison des champs

    Suzanne Prou

    • Grasset
    • 17 Février 1993

    A trente ans, Anne et Simon ont acheté une petite maison pour y passer les week-ends. Ils se sont mis à "jouer à la maison", à l'aménager, à la repeindre. L'intimité, l'amour conjugal ont trouvé entre ces murs un autre élan, une autre force. Bien des années ont passé. Leur fille s'est mariée. La petite maison a occupé une grande place dans leur vie. Un jour, Simon a eu les doigts gourds. Une étrange lenteur, une paralysie ont gagné peu à peu tout son corps. Quand son coeur s'est arrêté de battre, il a semblé à Anne que celui de la maison s'arrêtait aussi. Désormais, Anne pense à sa maison perdue, aux années enfuies, à Simon disparu. Les maisons aussi peuvent mourir.

  • Dernieres feuilles

    Suzanne Prou

    • Grasset
    • 10 Juin 1998

    Derniers feuillets est le dernier livre de Suzanne Prou, une oeuvre posthume. On trouvera là les premières pages de son ultime roman, inachevé. De même, des pages autobiographiques que Maurice Chavades la convainquit d'écrire. Enfin, deux nouvelles. L'ensemble est préfacé par Nicole Fabre, sa soeur. Elle dit de Suzanne Prou : " La seule originalité qu'elle se reconnaissait était sa passion précoce et tenace pour l'écriture, son désir extrême, sa nécessité intime de mettre en mots ses sensations et ses rêveries, et ce depuis l'enfance. Cela, c'était son évidence et son exi-gence, qui transparaissent et s'expriment dans la précision et la limpidité d'un style ciselé. Style ciselé qui est aussi la marque de son regard sur les choses, les gens, et sur elle-même. "

  • Adrien est vieux et malade. Il vit entre deux femmes, Blanche et Mathilde. L'auteur évoque la densité des sentiments humains, le trouble des situations à trois, leur perversité, et cette vie recluse où souvenirs et illusions perdues nourrissent sans cesse des passions inabouties.

  • Rencontre et étrange amitié entre deux femmes dans un petit village de Provence. L'une, naïve, rêveuse et silencieuse, est dominée par l'autre.

  • Enfants, adolescents, adultes, vieillards, subissent l'écoulement des jours et pour eux tous la vie est lente et l'espérance est violente.

  • Deux femmes vivent ensemble dans une grande demeure provinciale. Laure Bernardini est âgée, digne et riche, assoiffée de respectabilité. Que fait auprès d'elle l'étrange Thérèse ? Quel drame les unit ? Quels liens les retiennent ? S'aiment-elles ou se haïssent-elles ? Sur la terrasse des Bernardini, soir après soir, les deux femmes reconstituent le puzzle de leurs souvenirs. En se servant de détails infimes, de racontars, de vieux papiers, une narratrice curieuse cherche à cerner la vérité. Une fois de plus, Suzanne Prou réussit à nous envoûter dès les premières pages de son roman. Atmosphère de mystère, personnages intriguants, situations équivoques, questions laissées sans réponses, jusqu'à ce que chaque être ait révélé sa face cachée. La romancière est passée maître dans l'art de détrousser les âmes pour découvrir leur secret. Avec la « Terrasse des Bernardini », son sixième roman, l'univers de Suzanne Prou - dont l'originalité a été saluée par l'ensemble de la critique - s'élargit. Le monde qu'elle décrit est celui de nos passions refoulées vécues dans le quotidien. Elle nous libère de nos fantasmes sans cesser pour autant de nous inquiéter.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty