• L'enseignante de terrain Tania Longpré traîne son oeil critique sur le système scolaire actuel et ses déboires. Elle propose une réflexion sur la perception et la réalité du métier d'enseignant, qui souffre, selon elle, d'une dévalorisation importante aux yeux du public. Cette déconsidération serait à la source d'un ensemble de maux affligeant l'éducation au Québec, eux-mêmes étroitement liés à d'autres enjeux de société qui font présentement l'objet de débats : la laïcité, la formation des maîtres, le discrédit des enseignants, leur épuisement, la bataille des connaissances et des compétences, du privé et du public, les réalités de l'école montréalaise, la problématique de l'enseignement de l'anglais intensif au primaire.

    Dans la foulée des réformes annoncées, les arguments de Tania Longpré ne manqueront pas d'alimenter les échanges.

  • Tous ceux qui vivent au Québec sont-ils des Québécois ? Ceux qui ne le sont pas veulent-ils vraiment le devenir ? Pourquoi cela semble-t-il si compliqué pour les immigrants de prendre racine chez nous ? La francisation, lit-on dans cet essai, ne se limite pas à savoir baragouiner quelques mots. Il faut apprendre à devenir québécois, à vivre avec les Québécois et non pas en périphérie de la société, en adhérant aux trois valeurs fondamentales : la primauté du français, l'égalité entre les femmes et les hommes et la laïcité de l'État. L'intégration des immigrants, affirme Tania Longpré, passe par la maîtrise de la langue française et par le respect des codes culturels québécois. À l'aide d'exemples percutants, elle décrit l'ensemble des facteurs - les carences linguistiques des nouveaux venus, leur manque de connaissances et de motivation, l'incongruité de certains règlements fédéraux et provinciaux - qui nuisent à une adaptation réussie.

empty