• Avec cet émouvant Autoportrait en noir et blanc, Thomas Chatterton Williams explore la question de l'identité en prenant pour point de départ la naissance de sa fille aînée, Marlow. Dans une maternité parisienne, lorsqu'il voit pour la première fois la petite tête blonde et les grands yeux bleus de son bébé, Williams, lui-même «  métis  », pense à tous les gens qui voudront la désigner comme « blanche ». Assigner sa fille à une «  race  » a-t-il un sens alors que ses gènes et ses héritages culturels sont multiples ?
    Afin de répondre à cette question, l'auteur conduit une réflexion  nourrie par son expérience et ses lectures, pour défendre l'idée d'une société post-raciale. Il fait par exemple un test ADN afin d'objectiver ses origines et finalement découvrir qu'il n'est qu'à 39,9% d'origine sub-saharienne. Le « premier président américain noir » n'est-il pas en réalité, lui aussi, «  métis  » ? Thomas Chatterton Williams réfléchit ainsi à une fluidité de la «  race  », en fonction du regard de l'autre, d'un espace géographique ou d'une époque, et cherche à balayer toute tentation de cloisonner l'identité.
    Texte incisif mais également lettre d'amour à ses enfants, cet autoportrait raconte le cheminement identitaire d'un père américain dans la société française contemporaine. Après Une soudaine liberté, Thomas Chatterton Williams s'inscrit plus que jamais dans le débat intellectuel d'aujourd'hui.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Colin Reingewirtz

  • En 2011, Thomas C. Williams est encore inconnu du public américain lorsqu'il publie Une soudaine liberté. Le jeune journaliste y décrit son enfance dans le New Jersey, celle d'un garçon né d'un père noir et d'une mère blanche qui a décidé de se fondre dans la masse des jeunes afro-américains de son âge grâce aux cultures urbaines, et notamment au hip-hop. Un vocabulaire cru, une démarche spécifique, une façon de s'habiller, un rapport trouble à l'argent et aux filles reproduisant l'imaginaire des clips qui se succèdent à la télévision. Une vision de l'histoire et de l'art aussi, lorsqu'on respecte une minute de silence pour l'anniversaire de la mort d'un rappeur assassiné mais qu'on ne connaît pas la date du décès de Martin Luther King, qu'on célèbre Jay-Z mais qu'on n'a jamais entendu parler de Toni Morrison. La littérature et l'imaginaire n'ont plus leur place lorsqu'on cherche à reproduire des codes au nom d'une identité, tournant le dos à la culture.
    Une adolescence aux teintes « gangsta » donc, également marquée par l'obsession du père de Thomas pour les livres et les échecs. Grâce à l'éducation parallèle que ce dernier s'obstine à donner à ses fils, Thomas réussit finalement à entrer à l'université de Georgetown, à Washington. Il réalise alors qu'une autre voie est possible, il découvre de nouvelles manières de penser le monde, de nouvelles musiques, et les voyages qui lui permettront d'aller vers des cultures radicalement différentes. Puis Thomas passera plusieurs mois à Paris avec l'impression d'avoir fait exploser le carcan des cultures urbaines, cette «  colle invisible  ».
    Une soudaine liberté est un texte qui pointe avec justesse les dérives de certaines cultures qu'il est aujourd'hui difficile de critiquer, malgré leur violence et leur misogynie. Un récit d'une grande sensibilité sur le métissage, les identités noires et la possibilité de s'affranchir de son milieu.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Colin Reingewirtz.

  • "A provocative, intellectual memoir" (USA Today)-from a remarkable new literary voice.
    Growing up, Thomas Chatterton Williams knew he loved three things in life: his parents, literature, and the intoxicating hip-hop culture that surrounded him. For years, he managed to juggle two disparate lifestyles, "keeping it real" in his friends' eyes and studying for the SATs under his father's strict tutelage-until it all threatened to spin out of control. Written with remarkable candor and emotional depth, Losing My Cool portrays the allure and danger of hip-hop culture with the authority of a true fan who's lived through it all, while demonstrating the saving grace of literature and the power of the bond between father and son.

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