• Mars 1945, un palace abandonné des Alpes autrichiennes, un écrivain, disciple d'Ezra Pound et, comme lui, zélateur du fascisme, entreprend de couvrir les murs et les plafonds du récit de sa prodigieuse existence. Aux échos de la Chine de 1924 vont se succéder ceux de l'Angleterre et de la France de 1936, puis des Bahamas en 1942. Dans cette fresque décadente et perverse, des personnages insensés, souvent empruntés à la réalité, comme Ribbentrop, Hess, Lindbergh, Hemingway, et surtout ceux qui vont devenir le duc et la duchesse de Windsor, se croisent et se mêlent.
    Voici un roman époustouflant où, pour une fois, c'est la fiction qui prend sa revanche sur la réalité : car la littérature, c'est la vérité.


  • Préface d'Alice Ferney

    Chef-d'oeuvre de Timothy Findley, Guerres ausculte l'esprit, les pulsions et les peurs de Robert Ross, jeune canadien crédule parti se battre en 1915 sur le front belge.
    « Rien ne manque de l'habituel roman de guerre, les convois, les tranchées, les gaz, les attaques aériennes, les obus, les rats, les blessés et les morts, mais il y a autre chose. De haut, de loin, par-delà le temps, il y a ce que l'on peut voir à côté de la bataille et qui, chez Findley, est d'une surprenante diversité. Il y a la vie animale, qui est l'un des sujets du livre. Il y a la vie de ceux qui attendent à l'arrière, leur angoisse, leurs chagrins, leur solitude, comment ce florilège de souffrances endommage la famille, femmes, mères et fratries. Il y a la vie en général : la sauvagerie maternelle, l'amour et la jalousie fraternels, l'impuissance de l'enfance, la difficulté d'être. Il y a l'amour, le mariage, la sexualité. Il y a tout ce qui arrive, la mort des enfants, le suicide, la maladie, la folie, la prostitution, la séduction, le viol. » Alice Ferney
    Une méditation sur la violence, la lâcheté, la peur et la souffrance, sur l'espèce humaine en somme.
    Timothy Findley est né le 30 octobre 1930 à Toronto et est mort le 20 juin 2002 à Brignoles dans le Var. Acteur et dramaturge d'abord, il se consacre ensuite au roman. En 1967, son coup d'essai est un coup de maître avec Le dernier des fous (Le Serpent à plumes, 1994). Suivront Le Grand Elysium Hotel (Laffont, 1985), Le chasseur de tête (Le Serpent à plumes, 1996), Nos adieux (Le Serpent à plumes, 1998), et Guerres, son chef d'oeuvre.


  • Préface de Daniel Arsand

    À la fin des années 1960, Hooker Winslow, jeune garçon de onze ans, passe son été dans une maison cossue de la campagne canadienne. Livré à lui-même entre une mère qui ne quitte plus sa chambre, un père paralysé par l'échec de son couple, et un frère aîné qui se réfugie dans l'alcool et la poésie, il observe les événements qui se succèdent au cours d'un été qui s'achèvera tragiquement.
    Huis-clos familial dévastateur, emmurement des êtres dans le silence, désagrégation des sentiments jusqu'à la folie... l'auteur nous mène avec habileté dans un roman à couper le souffle, qui illustre magistralement la défaite de la parole.
    Paru en 1967, Le Dernier des fous est le premier roman de Timothy Findley (1930-2002), auteur de Guerres, chefs-d'oeuvre qui a obtenu le prestigieux prix du Gouverneur général en 1977. Il se place parmi les plus grands écrivains du XXe siècle. En 1996, il a été fait Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.

  • Robert Ross, a sensitive nineteen-year-old Canadian officer, went to war--The War to End All Wars. He found himself in the nightmare world of trench warfare, of mud and smoke, of chlorine gas and rotting corpses. In this world gone mad, Robert Ross performed a last desperate act to declare his commitment to life in the midst of death.

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