• Il n'y a que deux manières d'obtenir ce que l'on veut dans la vie. Par la violence, ou pacifiquement. La violence est bien adaptée aux échanges à somme nulle qui ont dominé la vie humaine jusqu'à la révolution agricole. Jusque-là, le progrès d'un individu ou d'un groupe ne pouvait intervenir qu'en prenant quelque chose à quelqu'un d'autre. Mais par la suite l'augmentation de la coopération a conduit à des échanges à somme positive : production augmentée, excédents commerciaux, spécialisation, meilleurs rendement et productivité. Dans cette modeste théorie de la civilisation, nous soutenons que les accords gagnant-gagnant volontaires - rendus possibles par les innovations locales dans les domaines des coutumes, du langage, de la monnaie et du respect de la propriété privée - sont progressivement devenus plus profitables que la violence. Ce que nous appelons la « civilisation » est le résultat de ces accords gagnant-gagnant.

  • L'économie américaine devient-elle japonaise ?
    Suit-elle le chemin qui a conduit le Japon dans cette « dépression douce » où il reste englué depuis dix ans ? Et va-t-elle vers un inéluctable effondrement ?
    Pour répondre à cette question, William Bonner analyse sous l'angle de l'histoire et de la philosophie morale, mais sans négliger l'aspect économique, plusieurs étapes cruciales du développement du monde industriel et explique notamment :
    o Pourquoi a éclaté la bulle boursière de « l'âge de l'information », en examinant la réalité d'entreprises telles qu'Amazon.com, Cisco systems ou Global crossings
    o Pourquoi la consommation galopante des ménages américains, fondée sur le crédit et non sur l'épargne, a « surchauffé » l'économie US, en l'amenant au bord de l'explosion
    o Pourquoi le « miracle économique » japonais s'est soudain écroulé, et ne s'est pas relevé malgré une politique monétaire censée y remédier
    o Pourquoi la Guerre de Sécession - comme toute guerre en général - a conduit à la création d'un système de banque centrale
    o Pourquoi les aventures financières de John Law, au XVIIIe siècle, annonçaient la spéculation autour des « dot com » à la fin du XXe siècle
    o Pourquoi le vieillissement de l'Occident menace plus notre économie que les politiques gouvernementales.
    Tirant les leçons trop négligées des événements passés, William Bonner propose en conclusion des solutions originales et argumentées pour permettre au lecteur de survivre financièrement face à la crise qui vient.

  • "« Il faut absolument lire ce brillant essai sur les effets secondaires du gouvernement. Il divulgue le problème de l'interventionnisme naïf, les dommages collatéraux de l'excès de bureaucratie, l'impunité croissante des dirigeants politiques (le problème d'Hammurabi) et autres difformités de l'État moderne.
    Il montre comment un tel système est voué à imploser sous le poids de sa propre fragilité. C'est profond, bien illustré, plein d'esprit et très agréable à lire. Achetez-en deux exemplaires : un pour vous et un autre pour votre voisin politicien. » Nassim Nicholas Taleb, professeur d'épistémologie des probabilités et des sciences du risque à l'université de New York, auteur de Le Cygne Noir et de Antifragile.

    ""Hormegeddon"", tel est le terme inventé par William Bonner, entrepreneur et auteur de best-sellers du New York Times, pour décrire ce qu'il advient lorsque l'on abuse d'une bonne chose dans les sphères de la politique, de l'économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.
    S'appuyant sur des exemples tirés de notre histoire politique moderne, de la campagne napoléonienne en Russie à la débâcle du système de protection de la santé américain, du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale à la chute du Troisième Reich, de la Grande Dépression à la crise de la dette souveraine, William Bonner poursuit une ambition modeste : tenter de comprendre ce qui a mal tourné.
    L'Histoire n'est pas un joli conte déclamé par ses vainqueurs. C'est un long récit de tout ce qui a déraillé : débâcles, catastrophes et désastres. Le fait que chaque désastre porte en lui un avertissement est ce qui rend son étude si intéressante. Si le constructeur d'un grand paquebot vous affirme que « Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce navire », prenez le bateau suivant. Si la bourse se vend à vingt fois au-dessus de sa valeur...et que tous les experts vous invitent à « y entrer » parce que vous « ne pouvez pas perdre », il est temps d'en sortir !
    De même, les désastres de la politique publique surviennent lorsque des gens bien intentionnés, armés d'un degré identique de confiance ""Titanique"", appliquent une logique de résolution de problèmes, certes rationnelle à petite échelle, mais totalement inappropriée à une planification à grande échelle.
    Premièrement, vous observez une chute du taux de retour sur investissement (de temps comme de ressources) jusqu'à atteindre le zéro. Si vous persistez à descendre en-dessous de ce niveau, et vous obstinez toujours, vous obtenez un désastre.
    Le problème est que vous ne pouvez pas compter sur les gens éclairés et bien intentionnés pour stopper la progression du désastre puisque ce sont précisément eux qui en sont la cause.
    William Bonner a tiré de ces réflexions le concept de l'Hormegeddon : un phénomène qui surgit lorsqu'un élément produisant un effet favorable à petites doses est utilisé de manière tellement abusive qu'il conduit tout droit à la catastrophe. Cela s'applique à tous les domaines, que ce soit celui de la politique, de l'économie ou des affaires. William Bonner apporte un éclairage et une compréhension inédite sur ce phénomène méconnu en le replaçant dans des contextes précis de l'histoire politique moderne."

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