• En embrassant les deux millénaires qui composent l'histoire du catholicisme, cet ouvrage relève les continuités de l'Église catholique, l'originalité de cette religion comparée aux autres grandes religions, comme celle de l'identité du catholicisme par rapport aux autres confessions chrétiennes. Cette synthèse montre aussi le rôle crucial du christianisme dans l'histoire mondiale, depuis le retournement religieux de l'Antiquité gréco-romaine jusqu'à nos jours, en passant par l'ordre sacré du monde chrétien médiéval ou par la naissance de la modernité et de la laïcité.

  • Les principes dont on parle le plus ne sont pas ceux qu'on connaît le mieux. La laïcité, c'est la France et c'est mille ans de son histoire. D'hier à aujourd'hui, de la monarchie à la république, des guerres de religion à la patrie des droits de l'homme, la laïcité a consacré la quête constante d'une juste séparation entre l'Église et l'État, la croyance et l'école, le spirituel et le temporel. Antidote aux paniques identitaires et aux tentations communautaristes, déminant à la fois l'ignorance, l'hystérie et l'instrumentalisation, ce livre représente une contribution cruciale au plus contemporain des débats.

  • Au fil de ces entretiens avec un jeune historien qui fut son élève à la Sorbonne, Jean Tulard revient sur son enfance, ses lectures, ses études, sa carrière universitaire, son activité d'académicien.
    Dans une deuxième partie, il s'interroge sur le métier de l'historien, ses méthodes qui doivent être rigoureuses, son objectivité (il parle d'un « regard froid ») mais qui ne doit pas exclure une certaine passion. C'est un éloge de l'école positiviste fondée sur le culte du document.
    Mais Jean Tulard ne s'est pas enfermé dans sa spécialité : il fut conseiller historique à l'Opéra, membre du conseil d'administration de la Cinémathèque française, chroniqueur à Valeurs Actuelles. Passionné de cinéma (et auteur de dictionnaires des acteurs et des films, collection « Bouquins », qui font référence), il évoque ses amitiés, d'Abel Gance à Léo Malet.

  • Au vu des guerres menées par l'Empereur, le rôle de la diplomatie et des diplomates à l'époque napoléonienne peut paraître marginal. Il n'en est rien : pour Napoléon, la guerre était bien la continuation de la politique. Du traité de Campo-Formio à celui de Tilsit, des accords territoriaux aux traités de commerce, les diplomates furent des acteurs essentiels de l'action extérieure du Consulat et de l'Empire. Si la question de la continuité ou de la rupture de la diplomatie napoléonienne avec celles de l'Ancien régime et de la Révolution française se pose d'emblée, celle de la contradiction entre l'idée de puissance, la volonté de paix, le désir de gloire, d'une part, et la nécessaire régulation de la vie internationale, d'autre part, est révélatrice d'ambiguïtés qu'il convient d'examiner. Qui animait la politique diplomatique et avec quels moyens ? Plus concrètement, quelle influence réelle eurent les cinq ministres des Relations extérieures - Reinhard, Talleyrand, Champagny, Maret et Caulaincourt - ou les chevilles ouvrières - la Besnardière, Hauterive, Bignon, etc.- face à la volonté de Napoléon lui-même ? Quelle était la conception du « droit international » de l'empereur et en quoi heurtait-elle ou se conformait-elle aux idées du temps ? Peu abordée par les historiens, la place de la diplomatie dans la politique impériale est révélée ici dans toute sa dimension.

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