• En 1930, Ortega y Gasset publie son livre le plus célèbre, La révolte des masses. Ce texte au grand retentissement dans le domaine de la réflexion politique.
    Traduit en Français en 1937, sa diffusion s'étendra à l'ensemble des pays européens et aux Etats-Unis. Il essaie d'y comprendre, le noyau de l'illégitimisme et de la violence, il nous invite à reconsidérer et à réévaluer les fondements mêmes du libéralisme politique.

  • Si les époques de haute tenue intellectuelle (le siècle de Périclès, la Renaissance, les Lumières) se reconnaissent à la vigueur avec laquelle elles débattent de ce qui est digne d'être étudié, la nôtre se distingue par la pauvreté de sa réflexion sur les contenus d'une culture qui instruit. Certes, le mot culture n'a jamais été autant employé, y compris dans les acceptions les plus sureprenantes. Mais s'il en est venu à désigner tout et son contraire, n'est-ce pas par l'indication, que notre conception de l'éducation a atteint le point de confusion le plus extrême ? L'éducation contemporaine n'en vient-elle pas alors, au rebours de ses proclamations de foi libertaire, à promouvoir le conformisme intellectuel et social le plus étriqué ?

  • Il ne s'agit pas en pédagogie de s'interroger sur ce qui convient à l'enfant car l'enfance n'est pas en elle-même sa propre fin. Que signifie éduquer si ce n'est instituer l'homme dans l'enfant ? La question est donc de savoir ce qui convient à l'homme et c'est en cela qu'elle concerne la philosophie. L'objet de l'éducation est de nous apprendre à vouloir. La valeur d'une connaissance ne se mesure pas à son utilité sociale mais à ce dont elle nous délivre et celle d'une pédagogie à ce qu'elle nous apprend de notre liberté. La réflexion d'Alain est très actuelle sur ce sujet.

empty