Tallandier

  • Padre Pio

    Yves Chiron

    Padre Pio (1887-1968) est un des saints les plus populaires du xxe siècle et pourtant il n'a cessé de poser questions, dans l'Église ou en dehors : stigmates, phénomènes de bilocation, transverbération, incroyables files d'attente devant son confessionnal, enthousiasme débordant, voire inquiétant, des femmes qui le côtoyaient... Mais il a aussi suscité des interrogations plus politiques : quels furent ses liens avec le fascisme ? Pourquoi a-t-il été persécuté par le Saint-Office ? Fut-il vraiment désavoué par Jean XXIII ?

    Avec une sagacité redoutable, et à partir de sources inédites ou peu connues, Yves Chiron mène l'enquête dossier après dossier et renvoie à leurs imprécisions ceux qui font obstinément un mauvais procès au capucin de Pietrelcina. En creux, il livre aussi une décapante analyse du fonctionnement de l'institution de l'Église catholique qui n'a pas toujours été tendre envers une de ses figures les plus marquantes.

  • Le pontifi cat de Jean XXIII (1958-1963) a bouleversé l'histoire de l'Église catholique. L'image du « pape
    de la paix » s'est perpétuée jusqu'à nos jours - avec sa béatifi cation en 2000, puis sa canonisation en 2014 - mais il fut surtout celui qui a ouvert en 1962 le concile Vatican II, l'événement ecclésial le plus important du XXe siècle.
    Angelo Giuseppe Roncalli fut successivement séminariste, prêtre, aumônier militaire pendant la Première Guerre mondiale, professeur de séminaire, visiteur apostolique en Bulgarie, délégué apostolique en Turquie pendant la Seconde Guerre mondiale, nonce à Paris dans les heures diffi ciles de la Libération et de l'épuration, patriarche de Venise, pape enfin, sous le nom de Jean XXIII.
    Son court pontificat - moins de cinq ans - a néanmoins été marqué par un événement majeur et inattendu. Ouvert le 11 octobre 1962 et clôturé le 8 décembre 1965, le concile Vatican II a profondément transformé l'Église catholique, dans son rapport au monde comme dans la compréhension qu'elle a d'elle-même. Si sa mort, le 3 juin 1963, fut suivie d'un concert unanime d'éloges, des voix discordantes se sont fait entendre : la « bonté » de Jean XXIII dans ses rapports avec l'Union soviétique fut perçue comme une naïveté dangereuse, les rapports cordiaux établis avec les anglicans, les protestants et les orthodoxes furent jugés comme un renoncement de l'Église catholique à être l'unique Église, le concile Vatican II a été suivi d'une « tempête » selon Paul VI, son successeur...
    De sa naissance à Sotte il Monte, village de Lombardie, jusqu'à sa mort à Rome, Yves Chiron retrace l'itinéraire du « pape au sourire ». Grâce aux Carnets - inédits en français - que Jean XXIII a tenus tout au long de sa vie et à partir de l'enquête menée au cours de ses procès de béatification et de canonisation, il renouvelle notre vision de celui qui fut un grand spirituel en même temps qu'un homme d'Église ouvert au monde.

empty