Sciences humaines & sociales

  • Le pontifi cat de Jean XXIII (1958-1963) a bouleversé l'histoire de l'Église catholique. L'image du « pape
    de la paix » s'est perpétuée jusqu'à nos jours - avec sa béatifi cation en 2000, puis sa canonisation en 2014 - mais il fut surtout celui qui a ouvert en 1962 le concile Vatican II, l'événement ecclésial le plus important du XXe siècle.
    Angelo Giuseppe Roncalli fut successivement séminariste, prêtre, aumônier militaire pendant la Première Guerre mondiale, professeur de séminaire, visiteur apostolique en Bulgarie, délégué apostolique en Turquie pendant la Seconde Guerre mondiale, nonce à Paris dans les heures diffi ciles de la Libération et de l'épuration, patriarche de Venise, pape enfin, sous le nom de Jean XXIII.
    Son court pontificat - moins de cinq ans - a néanmoins été marqué par un événement majeur et inattendu. Ouvert le 11 octobre 1962 et clôturé le 8 décembre 1965, le concile Vatican II a profondément transformé l'Église catholique, dans son rapport au monde comme dans la compréhension qu'elle a d'elle-même. Si sa mort, le 3 juin 1963, fut suivie d'un concert unanime d'éloges, des voix discordantes se sont fait entendre : la « bonté » de Jean XXIII dans ses rapports avec l'Union soviétique fut perçue comme une naïveté dangereuse, les rapports cordiaux établis avec les anglicans, les protestants et les orthodoxes furent jugés comme un renoncement de l'Église catholique à être l'unique Église, le concile Vatican II a été suivi d'une « tempête » selon Paul VI, son successeur...
    De sa naissance à Sotte il Monte, village de Lombardie, jusqu'à sa mort à Rome, Yves Chiron retrace l'itinéraire du « pape au sourire ». Grâce aux Carnets - inédits en français - que Jean XXIII a tenus tout au long de sa vie et à partir de l'enquête menée au cours de ses procès de béatification et de canonisation, il renouvelle notre vision de celui qui fut un grand spirituel en même temps qu'un homme d'Église ouvert au monde.


  • A travers l'évocation circonstanciée des 21 conciles oecuméniques, une histoire vivante et accessible de l'Eglise, s'intéressant autant aux doctrines, aux pratiques sociales qu'aux hommes.

    À travers l'évocation des vingt et un conciles oecuméniques, une histoire vivante et accessible de l'Église, s'intéressant autant aux doctrines, aux pratiques sociales qu'aux hommes.
    Il y a cinquante ans, en 1962, s'ouvrait le concile Vatican II qui allait durer quatre ans et marquer durablement l'évolution de l'Église catholique. C'était le vingt et unième de l'histoire. Le premier avait eu lieu en 325, à Nicée, à l'initiative de l'empereur Constantin.
    Un concile oecuménique rassemble les évêques de l'oikoumenè (soit l'ensemble de la " terre habitée "). Son caractère universel fait qu'il peut imposer ses décisions à toute l'Église sous l'autorité souveraine du pape. Pour chacun d'eux, on trouvera dans cet ouvrage le contexte historique de sa convocation, l'histoire de son déroulement et des décisions disciplinaires qui ont été prises.
    Ces conciles ont constitué, progressivement, le corpus doctrinal du christianisme, qu'il s'agisse de la Trinité, de la nature du Christ, de la doctrine du salut, de l'infaillibilité du pape ou de la nature et de la mission de l'Église. Une question comme celle des minarets en pays chrétiens, qui suscite tant de controverses aujourd'hui en Europe, était déjà traitée, en 1312, au concile de Vienne.
    L'histoire des conciles oecuméniques ne concerne donc pas seulement l'histoire de l'Église, elle est aussi l'histoire de nos sociétés.
    Directeur du Dictionnaire de biographie française et spécialiste d'histoire religieuse, Yves Chiron a notamment publié la biographie de plusieurs papes contemporains (Pie IX, Pie X, Pie XI, Paul VI). Nombre de ses livres ont été traduits à l'étranger.

  • Barrès a su dire, mieux que nul autre écrivain, la permanence de la terre. C'est la nature qui ne change pas, les paysages d'enfance qui marquent un être pour toujours, des habitudes, des coutumes, des traditions qui fondent une civilisation, l'Histoire enfin où le temps et l'espace se confondent. La colline de Sion, « table des lois non écrites » de la Lorraine ; la Moselle qui unit deux nations longtemps antagonistes ; le printemps provençal à Mirabeau ; les cimetières (« la terre et les morts ») ont inspiré à Barrès ses pages les plus belles. Au-delà du nationaliste, du politicien, du spectateur engagé ou de l'esthète, ce Barrés moins connu, chantre attentif de la nature et de la terre, mérite d'être redécouvert.

  • Le pape de la paix.Le pape de la paix. Benoît XV, au nom prédestiné (Giacomo Della Chiesa), devient pape à un moment crucial de l'histoire, le 3 septembre 1914. À sa mort en 1922, il est salué par des éloges quasi unanimes pour tomber ensuite dans un oubli injustifié. Pendant la Grande Guerre, il fait entendre une voix au-dessus de la mêlée. À l'encontre des exaltations patriotiques et des ferveurs guerrières, il la qualifie d'" horrible boucherie qui déshonore l'Europe " et de " suicide de l'Europe civilisée ". Il ne s'est pas contenté de la déplorer, il a tenté de l'arrêter tout en déployant une action charitable en faveur des populations des deux camps. Cette impartialité fut incomprise de la plupart des gouvernements : Clemenceau l'a traité de " pape boche " et le général allemand Ludendorff de
    franzsisch Papst (" pape français "). Après la guerre, il a de grands desseins et une vision à long terme, qu'il s'agisse de l'Europe dont il ne fallait pas humilier les minorités nationales, des Arméniens qu'il aida tant qu'il l'a pu lors du génocide de 1915 et pour lequel il plaida le droit à un État, ou encore pour les pays de mission qui devraient un jour être des Églises autonomes.
    L'auteur a dépouillé nombreuses sources d'archives (notamment les Archives secrètes vaticanes et les Archives diplomatiques françaises) et a utilisé le Journal de Carlo Monti, haut fonctionnaire italien et ami d'enfance de Benoît XV, qui a été reçu 175 fois au Vatican et qui, à la sortie de ces audiences, notait scrupuleusement le contenu des conversations qu'il avait eues.

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