Littérature générale

  • Histoire perdue, inventée, réalisée par sa perte même ; contrainte, par son inachèvement, à être présente, sans cesse à la recherche de ce qui la fit. Pourtant, une impossible rencontre avec aujourd'hui, sinon pour le mettre en doute et répéter qu'il ne s'agit que d'un vieux négatif usé, déjà connu. Le monde à travers un trou de cerveau, ou un trou de cerveau au monde. Et les mots qui ne laissent rien entrevoir vraiment, qu'une tentative de questionner la réalité, et n'oublient pas qu'il y eut « l'amas de sons, puis l'amère migration, avec de la terre en trop qui soulève et articule la piante alphabétique ».

  • Il y a d'abord un désir. Ce qui suit n'est qu'assemblages, travail de la main, carte manquée du mental : l'écriture. La présence joue avec ce qu'elle ne peut traduire, elle joue si longtemps avec, qu'une ressemblance commence un jour à faire image. L'interrogatoire paie la dette de reconnaissance mot à mot. Être-là entre dans la fable. Les repères sont autant de pièges. La petite ombre accompagne tous les va-et-vient, sans dire ce qu'elle sait, ni où elle porte vraiment. Un décor se constitue et la rumeur prend corps, chemine, selon le mouvement qui la décrète. Ce qui reste échappe à la tentative. Le moment refermé de chaque page, attend toujours de rejoindre la possible respiration, l'autre signe sans forme. Avant demeure à portée. Vivre et mourir y échangent leurs perspectives. Bientôt ici est le dernier fragment souhaité.

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