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  • Une vision historique sur la longue durée qui permet de se détacher de toutes les abstractions de la "finance" pour donner à voir, de la faillite de John Law en 1722 à sa filialisation internationale d'aujourd'hui, la réalité économique et sociale de la Bourse de Paris. Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2012.
    Créée par le pouvoir royal après la débâcle du financier John Law, puis démantelée lors de la Révolution française, la Bourse de Paris acquiert ses traits caractéristiques sous Napoléon : dans un lieu officiel, un groupe de commerçants, la Compagnie des agents de change, bénéficie, jusqu'au démantèlement amiable de leur corporation en 1988, du monopole légal, longtemps contesté par d'autres intermédiaires officieux mais tolérés, sur les transactions boursières. À l'aube du XXIe siècle, la Bourse de Paris, transformée en société par actions, s'associe avec ses homologues amstellodamoise, bruxelloise, portugaise et le principal marché londonien de produits dérivés. En 2007, cet attelage constitue le principal opérateur boursier paneuropéen fusionnant avec la première Bourse new-yorkaise, le New York Stock Exchange. Désormais, la Bourse de Paris est l'une des filiales d'un groupe transatlantique, contrôlé par des investisseurs internationaux, soumis à la concurrence féroce des autres Bourses mondiales et de dispositifs alternatifs de négociation mis en place par les grandes banques transnationales. Adopter une perspective diachronique aide à se défaire des représentations en apesanteur de la " finance " et de la spéculation qui entravent leur analyse critique. En opposition aux travaux nomologiques qui prescrivent en même temps qu'ils décrivent, ce livre explicite donc l'entrelacs de contingence et de nécessité qui fait l'histoire économique et sociale de la Bourse de Paris. Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2012.

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