• "C'est contre le cinéma que le cinéma doit se faire. En particulier s'il veut, au sein du nouveau monde des images, incarner le plus précieux, le plus vital : la liberté de penser, d'inventer, de chercher, d'errer et de se tromper, en somme d'être l'antidote."
    Olivier Assayas

    Constat fait de l'absence de pensée théorique du cinéma contemporain et de l'effacement de la cinéphilie, que nous reste-t-il pour penser ce que l'on persiste à appeler le septième art? Penser, c'est-à-dire donner du sens aux pratiques des réalisateurs, dépasser la fragmentation et la dépersonnalisation de leur oeuvre dans l'industrie des flux numériques... et justifier aussi qu'on puisse encore résister à l'attraction des plateformes au nom d'un cinéma indépendant et libre, avec l'éthique et les fins qui lui sont propres.

    Ce texte a été écrit pour le site belge Sabzian, proposant chaque année à un réalisateur d'établir un état des lieux du cinéma.

  • Le cinéma documentaire se voulait le fruit d'un artisanat furieux, à l'écart du marché. De cette liberté des formes, les télévisions, principaux financeurs, ne veulent plus. Elles imposent des normes (commentaires redondants et montages accélérés) qui stérilisent les films diffusés et ceux qui aspirent à l'être. Une certaine tendance au conformisme s'impose. Il faudrait à la fois se conformer et donner le change en passant pour «neuf».
    Dans les années quatre-vingt, j'ai renoncé au cinéma «de fiction» et lui ai préféré le documentaire pour sa liberté. C'est en documentaire que la parole filmée prend force et beauté, que les corps filmés, quels qu'ils soient, acquièrent une dignité - celle dont les serviteurs du marché se moquent.

  • Kiarostami Nouv.

    Dans sa première rencontre avec le cinéma de Kiarostami, le public européen découvrait un Iran  profond : une vision contemplative, donc à distance, célébrant l'enfance et les villages, la vie dans un présent intemporel, comme intouchée par l'existence moderne. Complexe dans cette apparente simplicité, l'oeuvre d'Abbas Kiarostami connaîtra une transformation radicale. Il n'est plus alors un réalisateur «?iranien?», mais un cinéaste et photographe international. Animé par l'intranquillité qui l'engage à prendre la route, il semble être partout chez lui, avec le même détachement esthétique, sa sérénité, sa disponibilité, son ouverture. Ce livre reprend et rassemble les deux ouvrages de l'auteur sur l'oeuvre de Kiarostami publiés en 2001 et 2012. Il comprend un dialogue avec le réalisateur et photographe. 

  • Clint et moi

    Eric Libiot

    Éric Libiot aime Clint Eastwood depuis toujours. Son cinéma, ses grognements, son regard, ses coups de gueule. Mais il l'agace également à cause de ses prises de position, de sa passion pour le .44 Magnum, de son respect pour le drapeau étoilé.
    Comment Clint peut-il jouer Dirty Harry et réaliser Sur la route de Madison ? Comment peut-il interpréter les machos et célébrer Charlie Parker dans Bird ? C'est ce mystère qu'Éric Libiot, grand cinéphile, tente de percer.
    Il raconte « son » Clint Eastwood et, parce que le 7e art touche à l'intimité de chacun, en vient à se raconter lui-même. Balade vagabonde et érudite, autoportrait en creux et leçon de cinéma : Clint et moi renouvelle le genre de la déclaration d'amour.

  • Avant de s'imposer comme un immense metteur en scène, François Truffaut a inauguré une nouvelle façon de regarder les films et d'en parler. Ses articles passionnés pour les Cahiers du cinéma en témoignent. Ce livre, devenu une bible pour tous les cinéphiles, rassemble les articles que Truffaut avait lui-même sélectionnés - sur les classiques français, les grands d'Hollywood, mais aussi ses « copains de la Nouvelle Vague » et ses réalisateurs préférés : Bergman, Renoir, Chaplin...
    Le premier de ces écrits, intitulé « À quoi rêvent les critiques ? », analyse l'ambiguïté des relations entre les créateurs et ceux qui les jugent. « Lorsque j'étais critique, écrit Truffaut, je pensais qu'un film, pour être réussi, doit exprimer simultanément une idée du monde et une idée du cinéma. Aujourd'hui, je demande à un film que je regarde d'exprimer soit la joie de faire du cinéma, soit l'angoisse de faire du cinéma et je me désintéresse de tout ce qui est entre les deux, c'est-à-dire de tous les films qui ne vibrent pas. »

  • Quel est le lien entre Un homme d'exception,  Les figures de l'ombre  ou encore Imitation Game  ? Ce sont tous des films où les mathématiques jouent un rôle important.
    A partir d'une sélection de ces films, Jérôme Cottanceau vous emmène à la découverte des mathématiques du grand écran. Nombre d'Or, nombres premiers, théorie des graphes, théorie des jeux, probabilités : le cinéphile qui est en vous risque bien de se révéler féru de maths... ou l'inverse  !

  • Avant d'arriver sur nos écrans, une série est le fruit d'un long chemin de création collective. Née d'une idée souvent personnelle, elle s'épanouit dans l'esprit de ses créateurs, se nourrit de leurs accords et désaccords, franchit nombre d'étapes et d'obstacles, jusqu'à sa conclusion. Dans ce livre rare, Pierre Langlais relate chaque épisode de la vie des séries, de la première étincelle à la diffusion de l'ultime épisode, à travers le regard et les témoignages de leurs auteurs. Des confidences intimes et des secrets de fabrication qui nous éclairent sur leur inspiration, leurs recherches, leur plaisir d'écrire, leur routine, leurs joies et déceptions. En un mot, sur tout ce qu'elles et ils affrontent durant le processus de création. Un récit vivant et riche d'enseignements, pour tous les passionnés de séries et celles et ceux qui les imaginent.
    Avec la participation de :  Michaela Coel (I May Destroy You), Bryan Elsley (Skins), Tom Fontana (Oz), Fabrice Gobert (Les Revenants), Fanny Herrero (Dix pour cent), Anne Landois (Engrenages), Ray McKinnon (Rectify), Adam Price (Borgen), Frédéric Rosset (Irresponsable), Shawn Ryan (The Shield), David Simon (Treme), Sally Wainwright (Happy Valley), David Elkaïm, Vincent Poymiro, Rodolphe Tissot et Bruno Nahon (Ainsi  soient-ils).
    Préface de Caroline Proust, comédienne
    Postface de Cathy Verney, scénariste et réalisatrice

  • Comment choisit-on un scénario? Qu'est-ce qui détermine le style d'un film? Comment gérer un tournage en extérieur avec une centaine de figurants ? Que faire pour maintenir la concentration d'un acteur au bout de la dixième prise ?Étape par étape, Sidney Lumet aborde tous les aspects de la création cinématographique, de l'écriture à la post-production : le casting, les répétitions, le choix des décors et des costumes, le tournage et le montage, la conception de la bande-son..., jusqu'au moment fatidique de la première projection. Auteur de nombreux classiques (Serpico, Un après-midi de chien, 12 hommes en colère), Lumet offre avec ce livre le point de vue rare d'un cinéaste sur son propre travail et sur son art, nourri d'une longue expérience à Hollywood où il a tourné avec les plus grandes stars (de Katharine Hepburn à Al Pacino). À la fois mémoires professionnelles fourmillant d'anecdotes et guide pour apprenti réalisateur, Faire un film est une plongée saisissante dans les coulisses du cinéma.

  • Prix Renaudot Essai 2019
    Sélection Les 100 livres de l'année 2019 du magazine Lire
    « HS. Kaputt. Finito. Arrêtons les frais. Le cinéma français agonise sous nos yeux. Il est à peine l'ombre de lui-même. Bientôt, on punira les enfants qui n'ont pas fini leurs devoirs en les obligeant à regarder les nouveautés. C'est ainsi, le plaisir est devenu une corvée. Si tu n'es pas sage, tu iras voir le dernier Ozon. »

  • Suis-je forcément quelqu'un de bien si je préfère Carl-Theodor Dreyer à Patrice Leconte ? Un imbécile si «  Fast and furious  » me plaît davantage que «  Pauline à la plage  » ? Quels sont les critères pour juger de la qualité d'un film ? Comment le goût pour certains films se construit et, surtout, se justifie chez les amateurs et chez les professionnels  ? Pour tenter de répondre à ces questions, l'auteur passe en revue six critères permettant a priori de juger de la qualité d'un film  : l'originalité, la cohérence, le caractère édifiant, le caractère émouvant, la technique et le succès. Mais il insiste surtout sur la subjectivité de tout jugement  : tout dépend en réalité de la façon dont nous «  recevons  » un film et de ce que nous lui «  demandons  ». Les raisons d'aimer le cinéma ou un film en particulier sont ainsi parfois partagées par de vastes communautés, d'autres fois elles ne se rencontrent que chez certains individus. Le tout est de rester lucide sur ces raisons d'aimer, et de s'abstenir d'en faire les fondements d'une prétention à les imposer. A ce titre, l'ouvrage est conçu comme une protestation contre l'intolérance culturelle de notre temps... Nouvelle édition d'un ouvrage publié par les éditions La Dispute en décembre 2002 et mai 2012.

  • "« Il n'est pas dans mon intention de faire ici la leçon à qui que ce soit, ni d'imposer un point de vue. Ce livre n'a été dicté que par le désir de défricher la jungle des possibilités qui s'offrent à un art encore jeune et magnifique, toujours à explorer, et de m'y retrouver moi-même aussi indépendant et libre que possible. » Andreï Tarkovski, tout au long de son oeuvre cinématographique, rédige des notes de travail, des réflexions sur son art, restituant dans le même mouvement son itinéraire d'homme et d'artiste.

    À partir de son exil en Italie où il réalise Nostalghia en 1983, puis en France durant la dernière année de sa vie, il rassemble ces écrits qui sont d'abord édités en Allemagne puis dans les autres pays d'Europe occidentale où ils deviendront vite une référence incontournable.

    Il y aborde une large réflexion aussi bien sur la civilisation contemporaine que sur l'art cinématographique : son ontologie et sa place parmi les autres arts, ou des aspects plus concrets comme le scénario, le montage, l'acteur, le son, la musique, la lumière, le cadrage...

    Puisant dans son expérience de cinéaste, dans sa vaste culture littéraire, se remémorant ses années de formation, les luttes interminables pour terminer ses films à l'époque soviétique, Andreï Tarkovski offre ici le livre-bilan d'un artiste en recherche de sens, d'un homme qui consacra son inépuisable énergie à « fixer le temps »...

  • Qui se cache derrière les sonates de Corelli  ?
    Combien ont été payés les acteurs  ?
    Pourquoi Adolphe Amédée Delafoy porte-t-il des gants  ?
    Comment s'est tournée la surprise-partie  ?
    Quelles scènes filmées ont été coupées au montage  ?
    Que vient faire Louis XVI dans cette galère  ?
    Combien y a-t-il de mots d'argot  ?
    Qui est Frankie Mills  ?...
     
    À ces questions fondamentales, et à beaucoup d'autres, répond cet insolite mais exhaustif dictionnaire. Grâce à lui, on va enfin tout, mais alors vraiment TOUT savoir sur Les Tontons flingueurs.
    Basé sur des documents jamais dévoilés, des sources jusqu'alors inexploitées, des interviews inédites, illustré par des dizaines de photos rarissimes, ce livre fourmille de révélations et d'anecdotes, tout en conservant le ton décontracté et la dérision chers à Michel Audiard et à Georges Lautner.
    Plus qu'un voyage au coeur d'un univers truculent c'est une véritable redécouverte d'un film-culte qui, génération après génération, séduit de nouveaux spectateurs. On y côtoie Fernand, Raoul, Théo et tous les autres. On apprend à mieux les connaître, donc à mieux les apprécier.
    Aucun lieu, aucun acteur, aucun objet n'est laissé dans l'ombre. Toutes les références contenues dans les dialogues sont enfin expliquées.
    En bonus exclusif, une interview inédite de Georges Lautner entièrement consacrée aux coulisses du tournage.
     
    Un ouvrage qui dynamite façon puzzle tout ce que l'on pensait savoir sur Les Tontons flingueurs  !
     
    Philippe Durant est l'auteur de plusieurs bonus contenus dans le DVD et le Blu-Ray des Tontons flingueurs produit par Gaumont. Il a également écrit des biographies sur Michel Audiard, Lino Ventura et Bernard Blier. Sans oublier Le Petit Audiard illustré par l'exemple paru chez Nouveau Monde éditions. Il est particulièrement bien placé pour parler de ces gugusses venus de Montauban ou d'ailleurs.

  • Il y en a qui ont fait du théâtre en attendant de pouvoir faire du cinéma. D'autres qui ont été influencés par la scène et en ont témoigné dans leurs films. D'autres encore qui se sont fait connaître par le cinéma et ont attendu longtemps avant de tenter l'expérience théâtrale. Quel que soit leur parcours, ces artistes expriment le lien profond, parfois problématique ou paradoxal qui unit cinéma et théâtre. On dit qu'au cinéma, c'est la mise en scène qui est première, alors que sur les planches, ce sont le texte et les acteurs qui règnent ; parfois, ce n'est pas si simple. Une dizaine de créateurs et créatrices de premier plan, forts de leur expérience, s'expriment ici sur les deux domaines. Deux passions qui n'en font qu'une : mettre en scène.

    Ce volume a été réalisé sous la direction de N. T. Binh, Camille Bui et Jean-Paul Figasso. Il rassemble de grands entretiens inédits avec Zabou Breitman, Peter Brook, Arnaud Desplechin, Xavier Durringer, Guillaume Gallienne, Benoît Jacquot, Agnès Jaoui, Alexis Michalik et Safy Nebbou.

  • Ce livre s'appuie sur l'histoire de l'art, la narratologie, la  sémiologie et la psychanalyse, ainsi que sur de multiples exemples de films, pour présenter l'essentiel des aspects théoriques et esthétiques du cinéma. L'ouvrage s'articule autour de cinq questions, développées en détail à travers cinq chapitres  : la  perception et la forme, le récit, la signification, le dispositif et le  spectateur, l'art. Dans un dernier chapitre, une réflexion plus prospective sur le numérique rappelle que nous vivons une ère hautement évolutive.
    Paru initialement en 1983, ce volume résolument interdisciplinaire a  été, pour des générations d'étudiants, l'un des «  classiques  » des études cinématographiques. Remettant l'ouvrage sur le métier une quarantaine d'années plus tard, les quatre auteurs, théoriciens attentifs à la réalité sociale et vivante du cinéma, l'ont enrichi afin que cette 5e  édition d'Esthétique du film prenne en compte les changements survenus, tant dans le cinéma lui-même que dans son étude. Une référence fondamentale toujours indispensable aujourd'hui.

  • Cinéma rassemble trois scénarios inédits de Jacques Prévert.
    Dans le premier, un trafic de pièces d'avion endommagées est révélé par le photographe du Grand Matinal, sur fond d'intrigue amoureuse. Dans Jour de sortie ou La Lanterne magique, deux jeunes amants sont séparés par des villageois bien-pensants. Au Diable vert est une comédie sentimentale située dans un café musée atypique. Un Américain retrouve une jeune femme qui lui était chère. Mais les intrigues d'un proxénète et d'une prostituée vont mettre à mal cette histoire d'amour naissante.
    Tous ces scénarios de films non tournés témoignent d'une singulière inventivité, conjuguant liberté de ton, rêverie romanesque, satire sociale et appel à l'imaginaire.

  • Sorti quelques mois après la mort de Kubrick, Eyes Wide Shut est depuis nimbé d'une aura de mystère et de démesure : un tournage homérique de presque deux ans, le couple Tom Cruise-Nicole Kidman dans la tourmente, des acteurs qui quittent le projet, un réalisateur mythique connu pour ses méthodes hors du commun... Le cocktail est explosif, encore agrémenté d'un parfum de scandale lorsque surgit la rumeur d'un film toujours en cours de montage à la mort de Kubrick, et donc terminé in extremis par sa garde rapprochée.



    Vingt ans plus tard, cet ouvrage nourri d'une soixantaine d'entretiens revient sur la conception d'une oeuvre à part, peut-être la plus personnelle et hypnotisante du cinéaste. Avec en ligne de mire cette question clé : que nous apprend Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick ?

    Axel Cadieux est journaliste pour les magazines Sofilm et Society, et réalise des sujets pour les émissions Court-Circuit (Arte) et Viva Cinéma (Ciné+). Il est l'auteur de plusieurs livres consacrés à Michael Mann, Paul Verhoeven, Twin Peaks ou la chaîne HBO, et d'un documentaire sur le jeu vidéo Street Fighter.

  • Depuis sa première édition il y a 25  ans, l'Analyse des films est devenu un classique des études cinématographiques.  Après avoir défini l'activité analytique, l'ouvrage présente successivement l'analyse du fait narratif et du récit, l'analyse plastique et sonore, et enfin le rapport à l'histoire. Jacques  Aumont et Michel  Marie y démontrent que l'analyse prend tout son sens si elle débouche sur une réflexion générale, qui dépasse le cas particulier de l'oeuvre étudiée. Ils se sont efforcés de décrire et de commenter les meilleures analyses publiées en français et dans d'autres langues, et d'en retenir les acquis méthodologiques. Les divers outils d'analyse sont illustrés à l'aide de tableaux, de schémas ou de photogrammes, et portent sur des films puisés dans toute l'histoire du cinéma. Cette quatrième édition enrichie d'exemples récents  de l'Analyse des films est plus que jamais «  une bible et un sésame  » pour tous les étudiants en cinéma et les cinéphiles.

  • En 2016, le succès public et critique rencontré par Elle a remis Paul Verhoeven sur le devant de la scène internationale. Le cinéaste néerlandais raconte son parcours dans cet entretien exhaustif réalisé chez lui, à La Haye. Il évoque ses controverses et ses succès, Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone et Isabelle Huppert, la Hollande et Hollywood, le triomphe de Basic Instinct et l'échec de Showgirls, la liberté de Starship Troopers et la vitesse de Black Book... Il revient sur ce qui le lie aux femmes - plus qu'aux hommes -, sur sa passion pour Jésus et pour Jean Moulin, ainsi que sur ses nombreux projets de films. Cet entretien est précédé d'un essai d'Emmanuel Burdeau portant sur l'ensemble de l'oeuvre de Paul Verhoeven.

  • "On a voulu faire en sorte que chaque tarte ait un sens", déclarait Stan Laurel à propos de La Bataille du siècle (1927), la plus longue bataille de tartes à la crème de l'histoire du cinéma muet. Prenant cette déclaration très littéralement, Pierre Senges suppose la présence de "significateurs de tartes" sur les plateaux de tournage, tout en nous contant les secrets de la Los Angeles Cream Pie Company, chargée de fournir ces projectiles pâtissiers aux studios de Hollywood. Ce livre émet encore bien d'autres hypothèses gourmandes, voire théologiques. Et si l'auteur prête à cet entartage une certaine gravité, c'est celle d'un "pitre sérieux" conjurant par le rire le non-sens universel.

  • Les répliques de Michel Audiard sont entrées au Panthéon du cinéma ainsi que dans la mémoire collective. Mais d'où les sortait-il ? En réalité, il puisait dans ses souvenirs, ses lectures, ses connaissances et ses rencontres. Sous la casquette de Michel Audiard nous livre l'origine des réparties les plus célèbres du «  P'tit cycliste  ». Où l'on découvrira que Les Tontons flingueurs cite Céline et Saint-Thomas-d'Aquin, que des répliques coupées de Mélodie en sous-sol ont été réutilisées pour Le Pacha, que l'avenue de l'enfance d'Audiard est évoquée dans Les Grandes Familles, que Gabin déclame de l'Apollinaire... et du Gabin, etc. L'occasion de se pencher sur la vie et les thèmes de prédilection du cinéaste (l'Occupation, le 14e arrondissement, les maisons closes...), d'éclaircir des références d'époque (les Ballets roses, Antoine Pinay, le vol du train postal Glasgow-Londres...), de s'intéresser à sa collaboration avec Albert Simonin et de répondre à la question «  Audiard écrivait-il vraiment en argot  ?  ». Le livre est divisé en catégories, qui sont autant de moments clés et de thèmes majeurs dans la vie de Michel Audiard.

  • "Comment écrire un scénario ?" est la question que se pose tout néophyte intéressé par cette écriture spécifique qui participe à l'élaboration d'un film.
    Texte écrit en vue d'être filmé, oeuvre par définition invisible, le scénario se prête à une analyse rigoureuse déclinée ici à travers cinq grands axes : l'intrigue, le personnage, le conflit, la structure et la mise en page. Au-delà de règles prescriptives, cet ouvrage tente d'apporter au lecteur une compréhension cohérente de ces fondements du scénario.
    S'appuyant sur des exemples de films appartenant pour la plupart au cinéma populaire contemporain, ce livre explore les fonctions dramaturgiques, les principes et les traditions qui viennent nourrir l'écriture scénaristique.

  • La saga Star Wars décryptée ! Il y a 40 ans, Luke Skywalker, Chewbacca, Dark Vador, Leia et Yoda débarquaient sur les écrans et marquaient le début d'un phénomène cinématographique sans précédent : Star Wars, ou en France, La Guerre des étoiles. En 2015, Disney rachète la licence pour 4 milliards de dollards. Preuve que la saga n'a pas fini de faire parler d'elle... Cinéphile passionné, Philippe Lombard vous dira tout sur l'univers imaginé par George Lucas : sources d'inspiration, personnages phares, répliques cultes, anecdotes de tournage et références à ne pas manquer..

  • La voiture acquiert le statut de star après la Seconde Guerre mondiale. Certains scénarios sont même bâtis exclusivement autour de modèles devenus des légendes  : James Bond et son Aston Martin DB5, l'inspecteur Bullitt et sa Ford Mustang 1968, ce corniaud de Bourvil et sa Cadillac 1964,  McFly et sa De Lorean...
    Truffé d'anecdotes, ce livre rassemble les 100 véhicules du cinéma les plus mythiques avec une iconographie abondante, une maquette dynamique et un ton décalé. ?  »
     

  • Confronté à l'emprise du système télé-audiovisuel et à la concurrence renouvelée de la production américaine, le cinéma français, qui a pourtant de nombreux atouts, semble structurellement marqué par la vulnérabilité.
    Économie du cinéma offre un cadre conceptuel pour étudier le jeu des acteurs en présence et pour analyser les options, les déploiements et les conditions de mise en oeuvre de leurs stratégies.
    La nouvelle édition de cet ouvrage de référence permet de mieux comprendre le fonctionnement de la filière cinématographique et de tracer ses principales perspectives dans une période de transformation qui affecte tant les techniques et les usages que les modalités de création et de diffusion.

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