• Transformer le théâtre, c'est aussi révolutionner notre vie. Publié en 1938, alors qu'il vient d'être interné, Le Théâtre et son double est un recueil de conférences, articles et lettres dans lequel Artaud entend "briser le langage pour toucher la vie". Il y développe notamment, en deux célèbres manifestes, son concept de "théâtre de la cruauté". Il y défend la dimension sacrée du théâtre, la prééminence du langage du corps sur le texte, et accorde au metteur en scène ("maître de cérémonies sacrées") plus d'importance qu'à l'auteur. Il y montre aussi que le théâtre est comme une seconde réalité, une "réalité virtuelle".
    Avec une préface de Pacôme Thiellement.

  • Dans une suite de récits souvenirs sur son expérience des plateaux, Nicolas Bouchaud revient sur tous les moments qui rythment sa vie d'acteur et le constitue. Pourquoi jouer ?

  • Dans cet essai innovant, Blandine Masson explique les manières de mettre en ondes des fictions radiophoniques et retrace l'histoire de la réalisation sonore.

  • Jean-Louis Barrault, figure majeure de la vie théâtrale du XXe siècle, a assis le nouveau métier de metteur en scène et son art  de façon novatrice en centrant le travail sur l'espace scénique et le corps de l'acteur. Le corpus de textes réunis ici, et écris par Barrault lui-même, vise à redécouvrir son approche pour saisir le théâtre d'aujourd'hui dans une généalogie.

  • Une succession de définitions comme autant de réflexions sur le travail d'Olivier Py.

  • Ce premier volume se consacre aux années de jeunesse de Patrice Chéreau, de sa première mise en scène en 1963 (L'Intervention de Victor Hugo) à la création du Prix de la révolte au marché noir au Théâtre de la Commune à Aubervilliers en 1968. Pendant ces cinq ans, le lecteur suivra les réflexions du metteur en scène depuis ses débuts dans le groupe théâtral du Lycée Louis-le-Grand au Festival d'Erlangen (1963-65), de Gennevilliers à Sartrouville (1966-69). Devant cette oeuvre monumentale aux fabuleux travaux préparatoires, conservés à l'IMEC, il a fallu renoncer à l'exhaustivité. Voici une sélection de notes, restituées chronologiquement, dans lesquelles le metteur en scène pense son travail, analyse une pièce, cherche son geste et évoque ses collaborations. Dès ses premières mises en scène, Patrice Chéreau prend l'habitude de dater ses notes, couchées à la hâte, le plus souvent sur des feuilles volantes qu'il émaille de nombreux croquis. On y lit qu'il travaille simultanément sur différents projets, que l'artiste change de paradigme médiatique, pensant d'abord le théâtre avec la grammaire de la peinture avant de lui préférer celle du cinéma. En parcourant ces écrits et ces dessins, c'est la pensée, la définition de l'esthétique, le discours sur le monde du metteur en scène et les questions politiques de son temps qui apparaissent au lecteur. Ces écrits sont aussi la trace de ses lectures marxistes à partir desquelles il analyse les oeuvres littéraires et les rapports de forces dans les sociétés. On y retrouve enfin l'admiration de Patrice Chéreau pour Bertolt Brecht et le Berliner Ensemble, sa tentative d'un théâtre militant à Sartrouville qui précède un intérêt marqué pour la troupe américaine du Bread and Puppet Theatre.

  • À travers des exercices d'improvisation, Alain Knapp propose une démarche graduelle et méthodique pour inviter les comédiens à se poser les bonnes questions face un canevas et à faire preuve de créativité sans pour autant tomber dans différents écueils tels que le pittoresque, l'anecdotique, le spectaculaire ou le "théâtral" à tout prix.

  • Analyse textuelle, art de l'interprétation, esthétique de la réception, tels sont les différents modes d'approche du phénomène théâtral, qui sont dictés à chacun d'eux, tant par la problématique de la période à laquelle ils appartiennent que par leur pratique personnelle, philosophique, littéraire ou scénique.
    Accompagné d'un glossaire, d'une chronologie sur les théoriciens de l'esthétique théâtrale et d'un index des noms d'auteurs, ce livre constitue un outil de référence pour les étudiants de lettres, les candidats aux concours de recrutement, les élèves des cours d'art dramatique et pour tous ceux qui s'intéressent au théâtre.

  • Dans ce second volume du Journal de travail, Patrice Chéreau ne se définit plus comme celui qui "sait", mais comme un élève qui entrevoit tout ce qui lui reste à découvrir. De Paris à Milan, au théâtre, à l'opéra, comme au cinéma, les expériences se multiplient et l'art du jeune metteur en scène s'affirme.

  • Textes et entretiens sont réunis ici par Geroges Banu pour mettre en lumière et retracer de la façon la plus exhaustive qui soit le travail, considérabe et majeur dans la scène contemporaine mondiale, de Thomas Ostermeier - un des plus grand metteur en scène de sa génération.

  • Oublier le temps

    Peter Brook

    • Seuil
    • 24 Octobre 2017

    "J'aurais pu appeler ce livre Faux Souvenirs. Non que je veuille consciemment dire des mensonges mais, en écrivant, je m'aperçois que le cerveau ne dispose pas d'une chambre froide où conserver nos souvenirs intacts, il est plutôt un réservoir de signaux fragmentaires qui attendent que le pouvoir de l'imagination leur donne vie - et ceci, en un sens, est une bénédiction".

  • Ça ira (1) Fin de Louis : reprise du spectacle du 13 avril au 28 juillet 2019 au théâtre de la Porte Saint-Martin (Paris).
    Ça ira (1) Fin de Louis, fiction politique contemporaine inspirée de la Révolution française, écrite et mise en scène par Joël Pommerat en 2015. Marion Boudier revient sur sa genèse à travers les étapes du processus d'écriture, décrites et théorisées de son double point de vue de dramaturge et chercheuse en Arts du spectacle. Elle montre comment la "dramaturgie prospective" et la "documentation au plateau" ont été des outils pour nourrir les imaginaires et accompagner l'écriture.

  • "Être libre dans le travail." Voilà les quelques mots qui inaugurent les notes de travail de l'année 1972. Le retour en Italie et les prémices de l'aventure du Théâtre national Populaire de Villeurbanne, où il est directeur associé, correspondent en effet à l'expérience d'une nouvelle liberté. Qu'elle soit artistique, intellectuelle ou politique, elle a pour perspective une thématique déjà abordée dans les mises en scène de Patrice Chéreau : la recherche de l'affirmation de sa souveraineté.

  • " Rilke savait mieux que personne qu'avoir écrit les Élégies et les Sonnets, avoir réussi à célébrer l'espace angélique tel qu'il l'avait pressenti très jeune et entrevu en certains moments décisifs de sa vie, ce n'était pas être devenu soi-même l'ange ou Orphée. /.../ Mais sans doute avait-il désiré le grand poème comme Colomb l'Amérique, comme l'amant l'aimée. "
    Dans cet ouvrage, Philippe Jaccottet s'emploie à retrouver un regard plus libre sur le poète et son oeuvre. Il s'écarte, dans la mesure du possible, de la légende et s'appuie sur ces mots de Robert Musil : " Rainer Maria Rilke était mal adapté à ce temps. Ce grand poète lyrique n'a rien fait que porter pour la première fois à sa perfection la poésie allemande... "
    Une monographie de référence, signée par un poète français parmi les plus importants, traducteur de l'oeuvre de Rilke.

  • "Être ou ne pas être indigné : et si c'était la question que pose Hamlet, que tout être au monde doit se poser ?" Hamlet revient sur scène, introduit par un vieil homme, ancien résistant, un des derniers survivants. Roman, son petit-fils, jeune comédien, se joint à eux, apportant le courrier adressé au vieil homme de toute la planète. Les messages tombent : « Vous êtes un artiste des droits de l'homme »; « Une gazelle et un lion »... Mais le vieil homme refuse de se voir en héros même devant son éditeur espagnol ou la journaliste venue l'interroger. Toutefois, la lettre d'une lycéenne de quatorze ans, Ophélie - c'est le troisième personnage - l'interpelle: « Merci d'avoir réussi à me redonner l'espoir que j'avais perdu. » Elle circule à vélo, porte, pour ne pas se faire écraser, un gilet jaune. Elle ressemble à Ophélia, la fiancée perdue d'Hamlet. C'est la fin ? Non, le début alors que le spectre entre en scène, comme dans la célèbre pièce.

    Jean-Pierre Barou est l'auteur de deux pièces de théâtre, Après la Violence et Qu'est-ce qu'elle dit la comète ? Sylvie Crossman est plus particulièrement l'éditrice d'Indignez-vous ! Tous deux sont les fondateurs d'Indigène éditions..


  • Complet, cet ouvrage propose un panorama de l'histoire du théâtre, de l'Antiquité à l'époque contemporaine. Organisé par siècle, il propose pour chacun un parcours original, clair et vivant :


    Un déroulé chronologique.

    Une descri

  • Dominique Bruguière est une figure majeure de la création théâtrale. Une figure de l'ombre car son métier d'éclairagiste est méconnu du grand public, mais ses longs compagnonnages avec des metteurs en scène d'exception (Claude Régy, Jérôme Deschamps ou Patrice Chéreau, entre autres) ont tracé un parcours artistique singulier. Elle a su fonder au cours de multiples créations son propre langage dramaturgique sous l'angle de la lumière : fondre sa sensibilité dans celle du collectif et rendre compte de ce que le récit parfois dissimule.
       Dans cet essai issu d'une série d'entretiens avec Chantal Hurault, chargée de communication au théâtre du Vieux-Colombiers, la lumière de spectacle est dépeinte d'une manière à la fois sensorielle et émotive, au travers des souvenirs de Dominique Bruguière ; mais aussi d'un point de vue technique, avec le souci de clarté et l'exigence qui caractérisent son travail. Le lecteur prend alors conscience de la lente maturation nécessaire à la réalisation d'un éclairage appuyant à la fois la scénographie, le jeu des acteurs et les ambitions du metteur en scène. Ce travail de l'ombre se révèle captivant, riche et signifiant.

  • Tout le monde connaît Booder. Humoriste, comédien, il est sur tous les plateaux de télévision. Il est surtout un homme qui a eu plusieurs vies dans sa vie grâce ou à cause de son physique atypique. " Les bébés croient que j'ai un visage en pâte à modeler ! " dit-il.
    Né au Maroc, arrivé en France à peine âgé d'un an en raison de problèmes de santé, Mohammed Benyamna a mis des années à trouver sa voie. Bon footballeur et fan du joueur marocain Aziz Bouderbala, il n'avait pas les moyens de s'acheter un maillot fl oqué à son nom.
    Il s'amusait donc à l'écrire dans le dos d'un T-shirt vierge. " Bouderbala " étant bien trop long pour la largeur de son dos, il l'a réduit en " Bouder ", ce qui
    lui a valu ce surnom dans son quartier. Tout le monde le connaissait, très blagueur, souriant et plein d'entrain, il s'est servi de ces qualités pour devenir éducateur pour les jeunes, sa vie tournait autour du football.
    Découragé par le manque d'intérêt porté aux enfants de ces quartiers, il a tenté de changer de chemin. Il a passé son BAC, fait des études de comptabilité, il s'est donné les moyens de réussir mais son physique, son nom, son adresse semblent lui avoir fermé les portes. Jusqu'au jour où le directeur de son école l'a menacé de le virer trois jours après une grosse bêtise.
    Il lui a proposé un deal : " Je ne te vire pas si tu t'inscris au cours de théâtre du soir ". Sans conviction, Booder a accepté et sa vie a changé. Sa passion, il l'avait trouvée. C'était la scène, l'humour, le jeu.
    Il pensait qu'il était impossible de gagner sa vie en faisant des blagues mais il a persévéré.
    Et après quelques années, quelques salles vides ou avec seulement trois ou quatre personnes assises dans le public, il ne s'est jamais découragé et le succès est
    arrivé. Il ne gagnait pas beaucoup d'argent mais les gens commençaient à le reconnaître, il les faisait rire. Il écrit son premier spectacle en 2000, joue dans plusieurs films puis, c'est la traversée du désert.
    Booder a eu le bonheur de devenir papa mais sa carrière se met à stagner. Pendant un an et demi, on n'entend plus beaucoup parler de lui. Le téléphone sonne moins et il se retrouve au RSA.
    Pour autant, il ne se laisse pas aller. Sa force de caractère, son amour pour la famille, le pousse à
    rebondir, à faire un come-back et ça marche.
    Son sourire, sa bienveillance et son humour ont manqué au public qui lui réserve un accueil chaleureux.
    Booder, très aimé des enfants et des jeunes, comprend alors qu'il doit raconter son histoire. Il doit dire qu'il ne faut jamais se décourager, s'accepter tel que l'on est, coûte que coûte, et se donner les moyens d'atteindre ses objectifs. Tout est possible. Dans les moments difficiles, il existe toujours une clé, une bouffée d'oxygène. La vie nous offre toujours des " bouts... d'air " pour continuer à espérer.

  • Valérie Dréville est à l'affiche du Récit d'un homme inconnu d'Anton Tchekhov dans une mise en scène d'Anatoli Vassiliev du 8 au 21 mars 2018 au Théâtre national de Strasbourg, puis du 27 mars au 8 avril 2018 à la MC93 de Bobigny.
    Texte/journal de travail à propos de la (re)création de Médée-Matériau de Heiner Müller dans la mise en scène d'Anatoli Vassiliev.

  • Prolifique et brillant dramaturge, écrivain, scénariste et cinéaste, Sacha Guitry a dominé son temps par ses dialogues et ses célèbres aphorismes. Son oeuvre reste un bréviaire pour qui veut briller dans les dîners ou clore un discours par un mot d'esprit !
    De sa plume au scalpel, Guitry gratte la psychologie, le couple ou la vie en société pour en tirer bons mots ou sagesses cruelles. Car le monde de Sacha Guitry, c'est un passé glorieux, un certain art de vivre mais c'est avant tout l'homme... et surtout la femme ! Les qualités, les vices, les charmes, les horreurs, l'intangible comme l'éphémère, l'éternel féminin ou le mortel masculin, la morale comme l'instinct : tout passe sur le divan du docteur Guitry - un divan convertible en lit, bien sûr.
    Homme de plume et amoureux du théâtre, Christophe Barbier nous emmène pour un savoureux voyage dans l'univers de celui qui semble avoir dédié sa vie à l'esprit français.
    « 21 février 1945 : j'ai cinquante-dix ans. »
    « J'ai déchiré le testament que je venais d'écrire. Il faisait tant d'heureux que j'en serais arrivé à me tuer pour ne pas trop les faire attendre. »
    « Je conviendrais bien volontiers que les femmes nous sont supérieures, si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales.

  • En juillet 1994, le Festival d'Avignon rendit hommage à l'oeuvre d'Antoine Vitez. Une demi journée d'étude (l'après-midi du 18 juillet) fut consacrée à sa pratique traductive. Il s'agissait à la fois d'évoquer l'importance que Vitez accordait à la traduction, son goût et sa passion des langues, son intérêt spécifique pour les domaines russe, hellénique et allemand. La qualité des communications présentées ce jour-là - interventions, témoignages, analyses - fit alors l'objet d'une publication.
    Vingt ans plus tard, la pensée du grand metteur en scène continue de résonner : dans cette édition revue et augmentée, la traduction de théâtre s'interroge, se scrute, s'analyse, et son enjeu, saisir le geste qui institue l'oeuvre et commande la parole théâtrale, s'impose. Comme disait alors Antoine Vitez : "Traduire, c'est mettre en scène."

  • Dans cet essai critique, Joseph Danan fait le bilan des mutations en cours du texte dramatique. Si l'objet textuel a été transfiguré par la scène au cours des dernières décennies, tour à tour "matériau" ou simple "partition", l'auteur constate qu'il cristallise les tensions d'un monde théâtral en quête de sa définition univoque.

  • Krystian Lupa s'adresse aux acteurs, leur rend hommage - et dévoile son travail de pédagogue et de metteur en scène de génie.

  • Totem est repise sur la plaine de jeux de Bagatelle du 25 octobre au 2 décembre 2018 (Paris). Kanata est jouée du 15 décembre au 17 février au Théâtre du Soleil (Paris).
    Robert Lepage est aujourd'hui l'une des grandes figures de la mise en scène internationale. Né en 1957 à Québec, il entre au Conservatoire d'art dramatique de la ville avant un séjour à Paris, où il suivra un atelier dirigé par Alain Knapp et découvrira les spectacles du Théâtre du Soleil. Très vite, il développe un théâtre visuel, inspiré à la fois par le théâtre d'objets, l'univers des marionnettes et la culture orientale. 

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