• Les Morozov et les Chtchoukine, les deux principales familles qui ont dominé la vie culturelle moscovite du début du XXe siècle, ont inventé le concept de philanthropie artistique et directement contribué à la reconnaissance internationale des peintres modernes français. Leurs deux collections d'art moderne, parmi les plus belles, aujourd'hui réparties entre Moscou et Saint-Pétersbourg, forment un ensemble majeur de chefs-d'oeuvre avec des toiles exceptionnelles de Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Renoir, Monet, Bonnard, Denis, Matisse, Derain, Picasso...
    La fondation Louis Vuitton a programmé l'exposition "Icônes de l'art moderne, la Collection Morozov" du 24 février au 25 juillet 2021. Cette mythique collection fera suite à l'exposition Chtchoukine, qui a attiré en 2016-2017 plus d'un million de visiteurs.

  • Strip-tease : tout sur ma vie, tout sur mon art Nouv.

    ORLAN est une artiste française féministe reconnue dans le monde entier. Photographie, vidéo, sculpture, performance : ses oeuvres embrassent de multiples disciplines et questionnent le corps, l'hybridation, IJDN, les biotechnologies, l'intelligence artificielle, la robotique.
    ORLAN a pratiqué très tôt la performance, dans la rue, dès 1964, à l'âge de dix-sept ans, et son Baiser de l'artiste l'a rendue célèbre en 1977. À partir de 1990, elle entreprend de remettre en question les critères de beauté imposés par la société dans une série d'' opérations chirurgicales-performances ' qui l'ont fait connaître du grand public et dont certaines ont été diffusées en direct par satellite à New York, Toronto et au Centre Pompidou à Paris.
    ORLAN écrit chaque nuit depuis l'adolescence et nous la découvrons écrivaine dans cette autobiographie où elle dit tout sur son parcours personnel, depuis sa naissance à Saint-Étienne dans un milieu ouvrier, ses amours, ses déboires, ses traumatismes et sa vie d'artiste sur la scène française et internationale dont elle a côtoyé les figures les plus importantes.
    Cette étonnante confession révèle la vie d'une femme engagée et exceptionnelle, qui ne ressemble à personne - une des artistes les plus importantes de notre époque.

  • « Spilliaert et moi sommes frères de noir. Ce qui nous différencie, c'est qu'il a du talent,
    une oeuvre et une moustache.
    Ses paysages sont des asiles, ses portraits, les effigies de nos âmes sombres. Avec ses natures mortes, il transcende le réel et rend le banal fantastique.
    C'est un alchimiste : de la boue et la sombreur, il fait du sublime.
    Spilliaert donne du panache au spleen.
    Pour le côtoyer davantage, j'ai voulu écrire sur lui en partant sur ses traces.
    Ostende, Bruxelles, Paris.
    Ce n'était pas si loin.
    J'espère que vous prendrez le même plaisir que moi à faire sa connaissance. »

    E. B.

  • De 1899 jusqu'à sa mort, Karl Kraus (1874-1936) fut le fondateur, et parfois l'unique rédacteur, de Die Fackel (Le flambeau), revue lue par les plus grands (Musil, Wittgenstein ou encore Adorno). Les milieux intellectuels et les journalistes redoutent cette plume acerbe, admirée par Thomas Bernhard et à laquelle Walter Benjamin rend hommage dans cet essai lumineux. Kraus fut un fin limier du langage et a su faire apparaître « le journalisme comme l'expression parfaite du changement de fonction du langage dans le capitalisme avancé ». Mais Benjamin ne fait pas que commenter des idées, il dresse le portrait sans concession d'un dramaturge qui fut aussi son propre personnage : « "Shakespeare a tout prévu" ; en effet ! Il a surtout prévu Kraus lui-même. »

    Walter Benjamin (1892-1940) a compté parmi ses interlocuteurs Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht. Il est l'auteur d'Origine du drame baroque allemand, Paris, capitale du XIXe siècle, Petite Histoire de la photographie préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique. Il s'exile à Paris en 1933. Lors de l'invasion allemande, il gagne l'Espagne pour s'embarquer pour les USA. Menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.

  • La saga Maeght

    Yoyo Maeght

    Aimé Maeght, génial marchand d'art, collectionneur et mécène, voua sa vie à l'art moderne et contemporain. Simple ouvrier lithographe, il travailla avec Bonnard puis Matisse. De ces deux rencontres décisives naquit la galerie Maeght, à Paris, en 1945,

  • S'il est un artiste qui, par son nom même, domine toute l'histoire de l'art et continue de déchaîner passions et polémiques, c'est sans conteste Léonard de Vinci (1452-1519). La célébration du 500e anniversaire de sa mort constitue l'occasion d'écrire une synthèse subjective sur la vie, l'oeuvre et la fortune d'un homme qui continue, malgré tout, de demeurer insaisissable. Peinture, dessin, architecture, musique, ingénierie, anatomie, cartographie, poliorcétique, hydraulique, physique... Toutes les disciplines savantes ont semblé intéresser cet insatiable curieux, à la polyvalence admirable, archétype même de l'homme de la Renaissance. Après avoir brossé un panorama de la carrière d'un homme qui a irradié de ses apports bien des foyers artistiques, Mathieu Deldicque se penche sur les recherches que le peintre de La Joconde a menées dans bien des domaines de l'art et de la connaissance.

  • Le destin bouleversant d'un artiste brisé par le maccarthysme et le vent de folie anticommuniste de l'après-guerre et des années 50 aux États-Unis.New York, automne 1945. Le jeune artiste juif Nathan Polonsky rentre au pays, après trois années sur le front européen. Peintre socio-réaliste, inspiré par les grandes luttes sociales de son époque, il a connu ses premiers succès pendant la Dépression, grâce aux programmes artistiques initiés par le président Roosevelt. La guerre est donc venue l'interrompre dans sa lancée. Cette parenthèse refermée, il est persuadé qu'il va pouvoir se remettre au travail, rattraper le temps perdu. Il renoue rapidement avec le succès artistique, rencontre l'amour, et obtient un poste d'enseignant en art.
    Le bonheur n'est que de courtes durées car sa femme le quitte et l'hystérie anticommuniste s'empare du pays. La suspicion s'insinue partout dans les milieux politiques, à Hollywood, dans les universités, mais aussi sur la scène et les marchés de l'art. Nathan est assigné à comparaître devant la Commission des activités antiaméricaines. Humilié, mis sur le banc des accusés tel un vulgaire criminel, sa colère et sa combativité au cours de l'enquête lui vaudront l'emprisonnement pour outrage au Congrès.
    À sa sortie de prison, les portes du monde de l'art restent toutes fermées et il s'expatrie clandestinement à Paris où il tentera de survivre et de comprendre les folles dérives de cette Amérique gagnée par la " rage ".

  • Elle a tout inventé : les tailleurs gansés, les accessoires qui deviennent bijoux, les tenues liberté pour des femmes irrévérencieuses, des parfums très parisiens qui ont conquis le monde, et surtout une mode, un style : le sien.
    Mais, un soir de 1971, l'une des indomptables du siècle tire sa révérence. Coco Chanel s'éteint seule dans sa chambre du Ritz. Ce monstre sacré, tellement inscrit dans son époque qu'on a parlé des années Chanel , a connu une existence tourmentée. Issue d'une famille de forains sans le sou, orpheline à douze ans, élevée sévèrement par des religieuses dans un couvent de Corrèze, rien ne prédisposait la jeune Gabrielle Chanel à devenir l'égérie des années folles .
    Rien n'annonçait que la couturière aux doigts d'or allait enflammer Deauville, Biarritz et Paris, révolutionner la silhouette des femmes, séduire l'intelligentsia de son temps, envoûter Cocteau, Colette, Picasso, Diaghilev, Stravinsky, ni même vivre des passions tumultueuses avec un cousin du Roi d'Angleterre, un neveu du tsar ou un poète surréaliste. Royale et généreuse, impétueuse et colérique, la petite auvergnate devenue étoile de la mode, ne manqua pas non plus d'accrocs dans la trame de sa vie : des drames sentimentaux à répétition, la surprenante fermeture de sa maison de couture à l'aube de la guerre puis son tout aussi inattendu retour à la mode à l'âge de soixante et onze ans, un caractère que ses admirateurs disaient affirmé mais les mauvaises langues infernal ...
    C'est tout cela Coco Chanel. Un personnage hors du commun dont les revers passionnent autant que les succès, dont le nom est devenu tout un symbole. Riche de la consultation de sources inédites et d'entretiens avec d'importants témoins ayant connu Coco Chanel, Henry Gidel écrit, dans cette Grande Biographie, le roman vrai d'une femme qui a parcouru avec éclat les trois quarts du XXe siècle.

  • An emblematic figure of the early 20th century, Paul Klee participated in the expansive Avant-Garde movements in Germany and Switzerland. From the vibrant Blaue Reiter movement to Surrealism at the end of the 1930s and throughout his teaching years at the Bauhaus, he attempted to capture the organic and harmonic nature of painting by alluding to other artistic mediums such as poetry, literature, and, above all, music. While he collaborated with artists like August Macke and Alexej von Jawlensky, his most famous partnership was with the abstract expressionist, Wassily Kandinsky.

  • « Tout l'art du passé, de toutes les époques, de toutes les civilisations, surgit devant moi, tout est simultané comme si l'espace prenait la place du temps. »
    Alberto Giacometti n'est pas seulement un artiste majeur du XXe siècle : il est aussi l'une de ses personnalités les plus originales. Fruit de recherches nouvelles, cet ouvrage nous introduit dans l'intimité d'un artiste hanté par son oeuvre, toujours poussé en avant par une exigence sans concession.
    Après une jeunesse passée dans l'atelier de son père en Suisse, puis dans celui du sculpteur Antoine Bourdelle à Paris, le jeune artiste s'affranchit de ses premiers mentors en se tournant vers le cubisme, puis le surréalisme. Malgré la reconnaissance quasi-instantanée de son travail et l'amitié admirative d'André Breton, il se détourne rapidement des objets surréalistes qui l'ont rendu célèbre, pour s'engager dans une échappée solitaire qui le mènera à la marge des courants dominants. Ami des plus grands artistes et intellectuels, il trace son sillon personnel dans l'intimité solitaire de son mythique atelier de Montparnasse. Profondément attaché à la représentation humaine, influencé par les arts archaïques et non occidentaux, il s'éloigne d'une représentation naturaliste, pour adopter une vision synthétique et parfois hallucinée de la figure, chargée d'une puissance mystérieuse.
    Catherine Grenier nous livre le destin et le parcours singulier d'Alberto Giacometti, de sa vie et de son oeuvre, dans une biographie à lire comme un roman.

  • Quand le Musée d'Orsay ouvre ses portes au public le 9 décembre 1986, on n'a encore qu'une image floue de la masse de richesses héritées d'autres institutions. Parmi ces trésors figure la singulière collection Hippolyte de L'Apnée, legs enregistré en 1910 au Musée du Luxembourg et dont il ne fut jamais rien montré. On en perd même toute trace dès 1911. Cette disparition assourdissante ne devait rien au hasard. Une main puissante et anonyme a orchestré l'occultation du fonds sans, fort heureusement, aller jusqu'à le détruire purement et simplement. L'initiative venait assurément du sommet. La collection fut redécouverte en 1982 par Le Rubulfier. Était-ce le bout du tunnel pour ces trésors criminellement effacés de la mémoire de l'art ? Non. Incroyablement, l'extraordinaire découverte fut étouffée ! Dans un contexte politico-culturel plus serein, la collection de L'Apnée aurait dû, après un siècle d'absurde purgatoire, provoquer un véritable séisme. Les toiles en particulier, qui suivent un fil rouge des plus surprenants : signées par des artistes abusivement taxés de mineurs pour avoir malencontreusement passé leur vie à l'ombre de titans, elles n'ont eu pour seul tort que d'avoir marqué un pas de côté. Un tout petit pas qui leur valut l'exclusion du tableau d'honneur. C'est la singularité de cette collection. La majorité de ces artistes négligés étaient des modestes cousins, des compagnons de volée ou de simples admirateurs cherchant à reproduire la manière de leur prestigieux modèle. C'est là une entreprise à la fois grandiose et pathétique dont la vacuité apparente ne diminue toutefois en rien l'intérêt. Objets de dérision aux yeux de la critique institutionnelle de l'époque, ces figures malmenées ont fini par disparaître pour la plupart des écrans radar. C'est au prix de longues recherches menées avec une infinie patience que Plonk & Replonk sont parvenus à faire revivre ces victimes de la pensée unique. Qu'ils en soient ici chaleureusement remerciés. Le moment est venu de nous pencher enfin avec une bienveillante curiosité sur ce cadeau surgi du néant d'un injuste oubli pour le juger avec la nouvelle objectivité qu'il mérite.

  • Dans l'imaginaire collectif comme dans la réalité, l'art et l'Italie sont étroitement liés. Unique par sa richesse et sa diversité, l'art italien appartient à l'humanité tout entière qui vient y puiser à chaque époque beauté et invention. Mais le foisonnement des artistes, des peintures, ...

  • Self made man, magnat des affaires avisé et insatiable, businessman collectionneur,  François Pinault est aussi fascinant que l'aventure artistique qui fait désormais de lui l'un des acteurs les plus puissants de la scène internationale de l'art contemporain. 
    Mais qu'est-ce qui fait courir ce condottiere qui conçoit sa collection, dont une partie n'a jamais été présentée au public, comme une oeuvre à même de lui survivre, entretenant savamment ce halo de mystère qui entoure sa personnalité ?
    José Alvarez, lui-même collectionneur et éditeur d'art, nous fait pénétrer l'univers d'un homme où le mécène, l'ami des artistes, le marchand, le collectionneur, le bâtisseur... cohabitent jusqu'à faire de lui un artiste à part entière.
    Tout en brossant le portrait de François Pinault, spéculateur et amateur d'art revendiqué, l'auteur propose une réflexion sur notre société culturelle et artistique à travers ses dérives, ses enjeux et ses obsessions.

  • L'incroyable destin de Pierre Desproges
    Si tout le monde se souvient de ses bons mots, ses phrases assassines, ses réflexions acides, ses sketchs mordants, on connaît peu ou mal le parcours de Pierre Desproges.
    Comment un fils d'instituteur est-il devenu un amuseur reconnu, à l'immense succès public, qui, trente ans après sa mort, continue d'être lu et apprécié comme peu de gens le sont ? Comment un jeune homme un peu gauche et timide a-t-il réussi à imposer son style contre vents et marées ?
    Dans cette biographie, sa difficile ascension est enfin retracée étape par étape. Avec ses réussites et ses échecs, ses déceptions et ses coups de gueule. Car Desproges n'avait rien d'un béni-oui-oui, ce livre le démontre, et n'avait surtout pas sa (mauvaise) langue dans sa poche. Aussi exigeant pour lui que pour les autres, il s'est souvent heurté à de fortes personnalités et a claqué plus d'une porte...
    Précise et documentée, cette biographie originale est étayée par de nombreux propos de Pierre Desproges. Souvent cocasses, toujours cinglants, parfois désabusés. Ce comique à l'oeil rieur était en fait un solitaire angoissé, jamais dupe des faux semblants, toujours inquiet du comportement de ses semblables. Une forme rare de lucidité. Pierre Desproges était un homme plein de surprises, bonnes ou mauvaises. Jusqu'à mourir d'un mal qu'il n'avait cessé de railler depuis ses débuts...
    Desproges tel qu'en lui-même ressort de ces pages. À la fois attachant et agaçant. Un homme à aimer malgré lui.

  • Camille Claudel

    Colette Fellous

    • Fayard
    • 28 Février 2018

    «  Le coeur de Camille abrite les battements d'une valse, on l'entend de loin son coeur, on le voit franchir un siècle, traverser les années, les guerres et les saisons, puis il s'approche de nous et s'invite dans ces pages  : on dirait qu'elle a quelque chose encore à nous dire, qu'elle n'a jamais su dire, qu'elle n'a jamais pu dire, ou alors ses mots ont été perdus, déchirés, brûlés, on ne sait pas, ceux qui restent ne suffisent pas, sa vie est toute trouée. Valse noire, de terre, de plâtre, de marbre, d'onyx ou de bronze, démarche trébuchante, valse brillante, valse folle, qui continue à faire entendre ses pas, ses tremblements, son pouls, sa grande énigme. Ce livre, je l'écris pour elle.  »
    Pour bâtir ce voyage vers Camille Claudel, Colette Fellous a multiplié les recherches, accédé aux archives, observé sans répit les oeuvres, convoqué les heures claires et les jours noirs. Un livre choral qui donne un nouvel éclairage au «  cas Camille  ».

  • Le cinéma de Visconti a trop souvent été lu sous le prisme d'un classicisme décadentiste ayant succédé à ses films néoréalistes. Cet essai entend contester cette approche et réinterroger les créations du Visconti sous l'angle du motif du « trop tard », en abordant deux oeuvres en particulier, Les Damnés et le scénario Proust resté à l'état de fantôme. L'analyse des paradoxes et tensions de l'esthétique viscontienne, de la fonction qu'il impartit au cinéma mettra au jour sa problématique de l'Histoire, sa métaphysique de la mort et les promesses que recèle tout crépuscule. Philosophe, romancière, poète, Véronique Bergen est l'auteur d'essais philosophiques - dont Résistances philosophiques, Le Corps glorieux de la top-modèle, Fétichismes -, de romans, parmi lesquels Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent, Marilyn, naissance année zéro et Janis Joplin. Voix noire sur fond blanc, ainsi que de recueils de poèmes et de monographies. Membre du comité de rédaction de la revue Lignes, elle collabore à diverses revues dont la Nouvelle Quinzaine Littéraire, Artpress, Diacritik, Flux News, L'Art même, Lignes.

  • Une tombe dans un cimetière de l'Île-de-France : "Vincent Willem Van Gogh, né à Groot-Zundert (Hollande) le 30 mars 1853, mort à Auvers-sur-Oise (France) le 29 juillet 1890." Ces informations laconiques évoquent à elles seules en filigrane le parcours d'une vie : le pasteur que Vincent aurait voulu être dans son pays natal, comme son père, comme son grand-père ; l'errant qu'il fut, à Bruxelles, Amsterdam, La Haye, Paris, Arles, Saint-Rémy-de-Provence et Auvers enfin. Mais là n'est pas l'essentiel. Au-delà d'un récit de doutes, de mécomptes, de misères, de maladies, de solitude, d'exil et de crises... l'univers de Vincent, c'est la peinture. À elle seule il a voué sa vie, parce que c'est par elle et pour elle qu'il a lutté contre tous et contre lui-même. Inlassablement, il peignit le soleil. Jusqu'à la fin. Jusqu'au suicide. C'est à la réalité qu'est la peinture que Pascal Bonafoux veut conduire, toujours.
    Avec sa voix profonde teintée d'absolu et une empathie réelle, le comédien Bernard Métraux retrace, au présent, l'itinéraire tragique et banal d'un génie vers son destin.


  • Et si le propre de l'homme était l'optimisme ? Ce petit traité de l'humoriste- magicien Éric Antoine sonne comme les clefs du bonheur qui ne sont jamais perdues. Désopilant, récréatif, philosophique et émouvant. Bon voyage !

    Éric Antoine vous invite à l'accompagner partout - de sa loge de magicien à la philosophie d'Empédocle, et jusque dans...une crotte de pigeon ! Non conformiste, baroque et drôle, son petit traité offre un récit et un spectacle où il se raconte entre les souvenirs, les surprises et les tours. L'existence est une quête de sens et d'enseignements qu'on ne perçoit pas toujours. Lui, en magicien mentaliste, tient le bonheur à l'oeil. Il vous trompe pour vous plaire, vous bouscule par amitié. Sur sa route, les choses vues se mêlent à la spiritualité, aux paraboles de maîtres avec une fantaisie effervescente. La Pensée Magique existe. Grâce à elle, les galères, les épreuves ou le chagrin cèdent face à la décision d'être heureux. Le quotidien prend un sacré coup de jeune. Si un magicien vous tend sa baguette, n'hésitez plus : prenez-la...
    Les illustrations de Walter Glassof viennent souligner ce regard sur la vie plein d'humour, de pédagogie et de poésie.

  • Peintre animalière vénérée aux États-Unis, en Angleterre et dans le monde entier, respectée mais également fort critiquée en France, Rosa Bonheur (1822-1899) a vécu comme elle l'entendait. Dans la transparence. Libre. Autonome. Affranchie de toute étiquette. Partisane du réalisme académique, pionnière du féminisme, homosexuelle présumée alors qu'elle se défendait de l'être, Rosa Bonheur s'est consacrée à son art et à la « sainte mission d'élever la femme ». En s'inspirant du récit de Rosa Bonheur confié sur le vif à son amie Anna Klumpke, Albertine Gentou s'est lancée dans la rédaction, à la première personne, des mémoires librement adaptés de cette femme d'exception.

  • Le 24 juillet 1957, les Français apprennent la mort de Sacha Guitry.
    Sa disparition marque la fin d'une époque, celle du Paris insouciant des Années folles, celle, optimiste, de la reconstruction de l'après-guerre après la période sombre de l'Occupation.
    En évoquant les réactions des célébrités et des anonymes à l'annonce de la mort de ce génie de la comédie, Jacques Pessis se fait le narrateur d'une vie époustouflante et de ces années 1950 où la France était heureuse.
    Entre anecdotes de tournages et souvenirs des femmes courtisées par Sacha Guitry, de la télévision encore balbutiante aux salons du Tout-Paris en passant par les salles de rédaction enfumées, ce récit joyeux et nostalgique nous invite à revivre heure par heure la journée du 24 juillet 1957.
    Soixante ans après, Sacha Guitry continue de faire rire et rêver, comme si le grand théâtre de la vie avait été sa plus belle scène.
     
    Journaliste, écrivain, homme de radio et réalisateur, Jacques Pessis est l'auteur de nombreuses biographies. On lui doit notamment Radio Londres, la guerre en direct (Albin Michel, 2014). Il est aussi le légataire universel d'un autre homme d'esprit, Pierre Dac.

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  • L'homme qui chaussait les femmes

    " Cherchons cadre forte pointure... "
    Pour Robert Clergerie, tout commence lorsqu'il répond à cette annonce du groupe Charles Jourdan, célèbre fabricant de chaussures féminines. Dix ans plus tard, en 1981, il fonde sa propre marque et rencontre un succès immédiat en France et aux États-Unis. Magnifiant le derby pour femmes, il chausse les plus grandes : Lauren Bacall, Madonna ou, plus récemment, Michelle Obama.
    Ce livre dresse le portrait d'un fils d'épiciers dont le père savait à peine lire, d'un travailleur acharné qui ne se laissa guider que par son instinct et son indéfectible foi en l'homme, d'un patron qui misa ses deniers personnels dans le redressement de son usine de Romans-sur-Isère et la préservation de ses 250 emplois.

    Créateur visionnaire, artisan d'excellence, chef d'entreprise apprécié, Robert Clergerie incarne autant un savoir-faire inestimable qu'un sens aigu des affaires... et de l'humain.

  • Les mémoires tant attendus de Grace Jones, muse, mannequin, actrice, et légende de la musique, qui évoque sans tabou ses vies professionnelle et personnelle, mêmement mouvementées. On retrouve dans cette autobiographie, l'énergie d'une femme rare, ses rencontres variées, son témoignage exceptionnel sur une période effervescente. De ses noctambulismes parisiens ou new-yorkais, à sa proximité avec Andy Warhol à sa collaboration avec l'artiste Jean-Paul Goude, en passant par ses performances de toute sortes : où comment une fille d'évêque jamaïquain devint une icône de la mode et le symbole des années 80. Selon le magazine ELLE français, « à 67 ans, Grace Jones sort une autobiographie férocement drôle qui remet les pendules à l'heure, prouvant que la mode et la musique lui doivent beaucoup ».

  • Goya

    Michel Del Castillo

    • Fayard
    • 9 Septembre 2015

    De sa naissance en 1746, en Aragon, jusqu'à sa mort en 1828, à Bordeaux, ce livre raconte les quatre-vingt-deux années de la vie d'un des plus grands peintres de notre temps.Faisant dès l'enfance connaissance avec Zapater qui deviendra son ami de coeur, Goya fait le voyage à Madrid espérant remporter un des concours. Il échoue deux fois, mais, habile stratège, va s'incruster dans la famille de son maître, un certain Bayeu, se fiançant avec sa soeur. Il part alors pour Rome, fait mousser son « succès » à l'Académie de Parme et présente sa candidature pour peindre l'un des choeurs de la basilique du Pilar. Sa carrière débute avec cette fresque... Une seconde période s'ouvre par son mariage et se poursuit à la Chartreuse de l'Aula Dei, puis dans d'autres églises aragonaises qu'il décore ; mais Bayeu l'appelle définitivement à Madrid qui devient sa seconde patrie. Il peint une trentaine de tableaux pour la Fabrique des Tapisseries. C'est le début de sa troisième carrière. Approchant de la quarantaine il réalise des chefs-d'oeuvre : L'Aveugle à la guitare ou La Vue de Madrid. Traversant une période de dépression, le peintre part rejoindre Don Luis, frère du roi.  Cette fois, c'est, pour Goya, la révélation. Commence la quatrième période de sa vie : il révèle son génie du portrait. Mais, foudroyé par une attaque qui le laisse sourd et diminué, il passe des mois au lit en proie à des visions sataniques. Vient la dernière période, celle de sa liberté intérieure, avec la publication des Caprices. Nommé peintre de la chambre du roi, cet homme  malade va connaître son triomphe. Cette biographie, doublée d'un essai littéraire, est aussi une véritable plongée dans l'Espagne du XVIIIe siècle. Michel del Castillo y fait revivre Goya dans son intimité d'artiste et cette Espagne qui coule dans ses veines. Né à Madrid, de père français et de mère espagnole, Michel del Castillo a évoqué son enfance et son adolescence chaotiques dans nombre de ses livres. Membre de l'Académie royale de Belgique, de nombreux prix ont couronné son oeuvre.

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