• « Obligations vertes », « fonds responsables »... Une partie de la finance prétend favoriser la transition écologique et énergétique, voire sauver le monde. Mais cette finance verte peut-elle être autre chose qu'un mirage ?
    À l'image de ces entreprises qui se sont mises au « vert », au « durable » ou à l'« écoresponsable » de manière superficielle, ne fait-elle pas qu'exploiter un nouveau filon ? Une grande variété d'acteurs et d'observateurs ont l'intuition que le récit proposé par la finance verte ne colle pas à la réalité, mais le fonctionnement des marchés financiers est opaque et mal connu.
    Alain Grandjean et Julien Lefournier interrogent la promesse et les mécanismes de la finance verte en mettant en lumière l'impasse derrière les illusions. Les marchés financiers livrés à eux-mêmes ne peuvent pas nous sauver du désastre écologique. « Plus ça change, plus c'est la même chose », nous montrent finalement les auteurs en se situant délibérément à l'intérieur du paradigme financier.
    « Ce livre a vocation à devenir un phare dans le brouillard et la confusion constamment entretenus autour des marchés financiers et de l'écologie » (Gaël Giraud).

  • Nous sommes confrontés à deux défis existentiels : éviter l'effondrement écologique et vivre avec la super-intelligence artificielle ?

    Place à l'économie quantique dans laquelle les modèles explicatifs linéaires et les hiérarchies rigides ne s'appliquent plus. L'économie du futur passe par le dialogue, la collaboration et la co-création. Un monde dans lequel nous, les humains, sommes les moteurs de notre société, de notre environnement, de notre économie et de notre réalité.
    Dans l'économie quantique, nous allons rapidement abandonner la "must do society" et évoluer vers une "can do society" - passer du devoir, au pouvoir.

    Anders Indset est l'un des philosophes économiques les plus influents au monde. Surnommé le "Platon rock'n'roll du management", il est actuellement l'un des conférenciers les plus recherchés en Europe pour son approche de la philosophie pratique. Sparring-partner de nombreux PDG et dirigeants politiques internationaux, il fait partie du palmarès Thinkers50 des personnalités les plus influentes dans la sphère de la philosophie du management.

  • Le néolibéralisme entend triompher partout dans le monde comme la norme unique d'existence des êtres et des biens.
    Il n'est pourtant que la pointe émergée d'une conception anthropologique globale qu'au fil des siècles l'Occident a élaborée. Celle-ci pose que l'univers social est régi par la préférence que chacun s'accorde à lui-même, par l'intérêt qui l'anime à entretenir les relations avec autrui, voire l'utilité qu'il représente pour tous. La définition de l'homme comme "machine à calculer" s'étend bien au-delà de la sphère étroite de l'économie, elle fonde une conception complète, cohérente, de l'homme intéressé, ambitionnant même un temps de régir jusqu'aux formes correctes de la pensée, à l'expression juste du langage, à l'épanouissement droit des corps.
    Cette anthropologie utilitariste, fondement spécifique de la morale et de la politique en Occident, fait retour avec le néolibéralisme contemporain sous des formes nouvelles.
    En retraçant, dans un vaste tableau d'histoire et de philosophie, les racines du néolibéralisme, Christian Laval donne à voir la forme, le contenu, la nature de la normativité occidentale moderne telle qu'elle s'affirme aujourd'hui dans sa prétention à être la seule vérité sociale, à se poser en seule réalité possible.

  • Le crowdfunding

    Cécile Palusinski

    Alors que le Web 2.0 et les réseaux sociaux ont favorisé l'émergence de communautés d'intérêt, le crowdfunding, ou « financement participatif », connaît un essor important en France comme à l'étranger. Complémentaire aux financements traditionnels, il revêt différentes formes (don, don avec contreparties, prêt et apport en capital) qui relèvent de dynamiques et de pratiques hétérogènes. Utilisé comme outil d'étude de marché ou d'animation de communautés, il peut être considéré comme une forme de crowdsourcing. S'appuyant sur des témoignages de professionnels du secteur et sur de nombreux exemples, puisés notamment dans le secteur culturel, cet ouvrage propose une synthèse du crowdfunding. Il présente ses acteurs, les différents types de plateformes, la réglementation en vigueur, et aborde les enjeux de ce modèle collaboratif, entre autres la désintermédiation, la création de valeur sociale ou encore le fléchage de l'épargne vers l'économie réelle.

  • « Le coronavirus a mis les puissants à genoux et le monde à l'arrêt comme rien d'autre n'aurait su le faire. Nos pensées se précipitent encore dans un va-et-vient, rêvant d'un retour à la normale, tentant de raccorder le futur au passé, de les recoudre ensemble, refusant d'admettre la rupture. » Arundhati Roy
     L'économie du confinement a mis le monde à l'arrêt. Le Covid-19 a purifié l'air de nos villes et fait chuter les émissions de CO2 comme aucune politique auparavant. Dans l'urgence, il a imposé des réorganisations drastiques de la production, des échanges, du travail. Il a creusé les inégalités, mais a catalysé de nouvelles formes de solidarité.
    Un choc ayant touché simultanément des milliards d'humains ne peut constituer une simple parenthèse avant le « retour à la normale ». Dans cet essai, Christian de Perthuis nous incite à ne pas chercher à « recoudre ensemble le futur et le passé », suivant la belle formule d'Arundhati Roy. Il suggère d'opérer « un va-et-vient » entre l'un et l'autre pour éclairer les ruptures qui vont structurer le monde de demain. Il nous révèle ce que la catastrophe sanitaire peut changer pour l'action climatique.
    Le monde post-Covid-19 sera plus numérisé et moins carboné. La redistribution des flux de personnes et des marchandises ouvre la voie d'une accélération de la transition énergétique. La tarification carbone distributive, celle de sociétés plus solidaires. La lutte contre l'émergence de nouveaux virus nous oblige à mieux respecter la nature : à protéger les écosystèmes qui stockent le CO2 de l'atmosphère et éloignent les attaques de nouveaux virus. L'économie post-Covid-19 devra reposer sur de nouveaux rapports au milieu naturel et à la multitude des êtres vivants le composant.
     
     
     

  • La vie quotidienne est au centre d'interactions personnelles et professionnelles qui constituent l'un des moteurs du comportement et du succès de chacun. M. Comola nous propose de parcourir des situations diverses - recherche d'emploi, transmission d'informations, usage des plateformes numériques, recours aux technologies, mécanismes d'assurance, commerce, ou encore discrimination sociale - dans lesquelles ce sont les liens sociaux qui font toute la différence entre la réussite et l'échec. On constate alors que ces liens, loin de se limiter à la sphère privée, acquièrent une dimension économique qu'il convient de mettre au coeur du débat public.

  • L'économie circulaire est un pilier de la transition vers une utilisation efficace des ressources. G7, Club de Rome, ONU, GIEC, Union européenne... un consensus s'est dégagé pour voir dans l'économie circulaire un changement de paradigme propice à la concrétisation d'un développement durable.
    Guidant le développement des politiques publiques de nombreux Etats et les stratégies d'entreprises à différentes échelles, elle propose un cadre d'observation mais aussi des solutions dont se saisissent les citoyens, les entreprises et les Etats.
    Les différentes dimensions constituant l'économie circulaire sont d'abord examinées pour inscrire sa trajectoire dans la vie des idées. S'appuyant sur des champs scientifiques existants et productifs en termes de méthodes et d'outils, les deux premières parties de l'ouvrage visent à situer et comprendre.
    La troisième partie est dédiée aux méthodes et outils destinés à mesurer, depuis les dimensions les plus macros dédiées aux Etats et territoires jusqu'à celles concernant les entreprises et leurs produits.
    Enfin, la dernière partie vise la mise en application, de l'échelle du citoyen à celle de l'Etat, s'appuyant sur de nombreuses études de cas.
    Entièrement actualisé et enrichi pour sa 2e édition, cet ouvrage constitue ainsi la référence pour comprendre, mesurer et agir dans le domaine de l'économie circulaire.
     

  • Avec une population proche de celle de l'Europe, le monde arabe rassemble certains des États les plus riches et les plus pauvres de la planète. La couverture médiatique de cette région est dominée par les conflits et les crises internes au sein d'États défaillants tels que la Syrie, le Yémen, l'Irak et la Libye. Le chômage élevé des jeunes et la dépendance des pays arabes vis-à-vis de la rente pétrolière sont régulièrement pointés du doigt. Sans oublier la pénurie d'eau et de terres arables, dans une région très vulnérable au changement climatique.

    Pourtant, de Doha à Rabat et de Mascate à Alger, en passant par Riyad, Amman, Le Caire et Tunis, des progrès substantiels ont été accomplis en matière de développement. Le monde arabe est engagé dans une modernisation aux dimensions multiples. De la mise à niveau des systèmes financiers à l'investissement dans l'économie numérique, les industries high-tech et les énergies renouvelables, les initiatives ne manquent pas. En mobilisant plus efficacement leur capital humain, à travers une gouvernance refondée, les pays arabes pourraient accélérer leur transition vers un modèle de développement durable, adossé à une économie de la connaissance.

    Par ailleurs, les pays arabes ont amorcé un pivot vers l'Est et le Sud, comme en témoigne l'intensification de leurs échanges avec la Chine, l'Asie du Sud et du Sud-Est et l'Afrique subsaharienne. S'ils parviennent à relancer leur intégration régionale, ils pourraient faire de la région MENA un espace de paix et de prospérité partagée, au coeur de « nouvelles routes des épices et de la soie ». Dans ce contexte, l'Europe doit impérativement redéfinir ses relations avec les pays arabes, en intégrant ces nouvelles réalités géoéconomiques.

  • Cet ouvrage propose une réflexion sur la notion de développement en économie, dans le contexte de la mondialisation. Il étudie les enjeux des controverses théoriques auxquelles le développement a donné lieu. Il explore les différentes dimensions du processus de développement : démographie, question agraire, inégalités, dimension de genre. Il prend la mesure de l'évolution contemporaine des politiques de développement, à travers la mise en place des Stratégies de réduction de la pauvreté, et les nouveaux défis posés du développement durable. Chaque chapitre de synthèse est assorti de textes historiques ou contemporains ou de documents statistiques portant sur différents aspects du développement.

  • La Boétie disait que le peuple a non pas perdu sa liberté mais gagné sa servitude. L'homme moderne, lui, se fait offrir sa servitude. Il se fait offrir un taux d'intérêt comme l'esclave se voit offrir de nouvelles chaines par son négrier. Dans ce livre, Nicolas Teterel met en cause le système de création monétaire kafkaïen voulant que l'argent soit créé à partir de dettes et d'intérêts qui nous obligent mécaniquement, mathématiquement, à générer perpétuellement de nouvelles dettes plus grandes que les précédentes. Un système d'esclavage financier qui porte en lui les germes de l'autodestruction puisqu'une dette en constante augmentation exige une croissance en constante augmentation et donc des émissions de CO2 toujours plus grandes.
     
    L'auteur décortique le fonctionnement de notre système et ses principales têtes d'hydre que sont le contrôle des esprits par l'idéologie et la propagande médiatique, le joug artificiel de la dette ou encore la sujétion des nations aux États-Unis grâce au privilège exorbitant du pétrodollar. Plongez enfin dans un livre qui met en parallèle le réchauffement climatique et la création monétaire !

  • Face aux maux qui nous affectent, il importe d'intégrer les composantes de notre milieu de vie : l'eau, l'air, le climat, le vent, l'alternance du jour et de la nuit sont les agents primaires du Bien Commun. Soit une sensibilité qui refonde l'identification de la rivière, du rivage, de l'espace maritime, de la montagne, de l'habiter, de la faune et de la flore, de la terre, comme agents d'un « être collectif » aujourd'hui menacé. Constitué par le vivant et le non-vivant, cet être collectif se tient au coeur du territoire et c'est lui qui est en quête du Bien Commun. Car, les sites et leur patrimoine, vivant et non vivant, faune et flore, sont porteurs d'une coopération vitale, « horizontale » qui seule permet de gérer un développement durable. Mais, toujours insuffisant et face à des intérêts contraires, le Bien Commun mobilise des rivalités opposées. Au-delà de l'aspect consensuel, sa promotion implique d'en reconnaître le caractère conflictuel.

  • L'économie du développement est-elle toujours légitime et nécessaire après l'émergence et le décollage de nombreux pays du tiers monde ? Les indépendances en Asie et en Afrique, les succès et les échecs des politiques de développement proposées aux trois quarts de la population mondiale ont, en leur temps, renforcé l'importance de cette discipline. Le passage au XXIe siècle, marqué par la mondialisation des économies, les changements politiques et la croissance rapide de pays du Sud, n'a pas rendu obsolète l'économie du développement. Malgré la réduction sans précédent de la pauvreté dans le monde depuis 1990 et le phénomène de rattrapage du Nord par le Sud, les inégalités tendent à s'accroître au sein des nations et près de la moitié des Africains restent pauvres.
    Il est donc indispensable, pour que l'économie serve au mieux les aspirations des êtres humains, de continuer à s'interroger sur les causes et les caractéristiques du sous-développement, ainsi que sur les différents modèles et théories du développement.
    C'est ce que propose ce livre, à jour des données les plus récentes et illustré de nombreux graphiques.

  • De quoi la mondialisation est-elle le nom ?
    Comment ne pas voir que toutes les « crises » économiques, environnementales et démocratiques, ainsi que les dérives identitaires - du terrorisme à l'extrême droite -, ne sont que le résultat d'un seul et même processus : celui de la mondialisation et de la financiarisation de l'économie, provoquant un désastre économique, social, culturel et verrouillant l'ordre international ?
    Partout dans le monde, les luttes sociales se heurtent au libre échange, au chantage à la délocalisation et à la fuite des capitaux. En l'absence de perspective de sortie « par la gauche » de cet engrenage, les nombreuses victimes de cette mondialisation se résignent ou choisissent la stratégie du pire.
    Pour ne pas sombrer petit à petit dans le chaos et redonner de l'espoir, sans pour autant défendre un capitalisme national, il faut mettre en oeuvre un projet de rupture qui repose sur trois piliers : la démondialisation pour rompre avec le capitalisme, la décroissance pour répondre aux crises environnementales et la coopération internationale pour renouer avec l'idée de justice sociale au sens le plus global.
    Ce livre contribue à engager une nouvelle bataille des idées pour lutter contre l'extrême droite et le terrorisme, mais aussi pour combattre le fatalisme qui conduit à la soumission, à l'abstention et au désengagement. Il vise également à dépasser le débat opposant à gauche nation et internationalisme.
    Un livre fort qui ouvre la voie d'une alternative progressiste face au piège de la mondialisation néolibérale.
    EXTRAIT
    On entend souvent dire que la chute du mur de Berlin, le 16 novembre 1989, a sonné la victoire totale du libéralisme. Avec du recul, on peut penser que ce n'est pas le cas. S'il fallait célébrer le véritable triomphe du capitalisme néolibéral, la date à retenir serait le 13 juillet 2015. Ce jour-là, le gouvernement grec de gauche radicale, démocratiquement élu, renonçait à mettre en oeuvre son programme et se pliait aux injonctions de l'Union européenne et des marchés financiers. Alors que la coalition Syriza avait remporté, en janvier 2015, les élections législatives en promettant de combattre et de vaincre l'austérité, l'ordre néolibéral faisait plier la Grèce et rayait d'un trait de plume le résultat des urnes, semblant donner raison à titre posthume à l'ancienne Premier ministre britannique, Margaret Thatcher : il n'y aurait plus d'alternative au règne du marché.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Aurélien Bernier est essayiste et conférencier. Il collabore régulièrement au Monde Diplomatique.
    Ses dernières publications : Désobéissons à l'Union européenne (Mille et une nuits, 2011), Comment la mondialisation a tué l'écologie (Mille et une nuits, 2012), La gauche radicale et ses tabous (Seuil, 2014).

  • Focus sur un métal que l'on connaît trop peu.
    Après être passé près de la mort en cultivant son potager, Bill Carter a voulu comprendre les tenants et aboutissants du métal responsable de l'empoisonnement des sols de son jardin, situé à Bisbee, une ancienne ville minière. Il se lance alors dans une investigation au long cours sur le cuivre, ses propriétés, son rôle dans l'évolution des civilisations, les conséquences environnementales, sociales et financières de son exploitation, et surtout de son omniprésence dans notre vie quotidienne.
    Car en effet, sans cuivre, pas d'électricité, de téléphonie, d'internet... ni même d'alternative aux énergies fossiles?!
    De l'ancienne Égypte jusqu'à l'Arizona d'hier ou l'Alaska d'aujourd'hui, Bill Carter découvre comment l'extraction et l'exploitation du cuivre ont façonné nos sociétés. D'assemblées générales d'actionnaires à Londres jusqu'aux montagnes d'Indonésie, Bill Carter remonte le fil d'une bobine qui enserre le monde dans des liens étroits. En chemin, il fait témoigner un prospecteur aux faux airs de chercheur d'or, un chef de réserve indienne tiraillé par des conflits d'intérêt, des mineurs de père en fils, des communautés de pêcheurs du grand Nord inquiets pour leur survie, des patrons de multinationales rarement loquaces ou des traders cachés derrière leurs écrans.
    Il livre ainsi une analyse passionnante sur ce métal qui est partout autour de nous et dont pourtant nous ignorons presque tout, à commencer par les dangers imminents et les dommages irréversibles que son exploitation peut causer à la planète.
    Boom, Bust, Boom est une enquête fascinante sur un métal dont nous dépendons tous ?: le cuivre.
    EXTRAIT
    Nous vivons à Bisbee en Arizona, dans un petit hameau niché dans les Mule Moutains, à 1 600 mètres d'altitude. Bisbee, ville minière désaffectée, se situe à 13 kilomètres de la frontière mexicaine à vol d'oiseau. La mine de cuivre, fermée depuis plus de trente ans, a laissé des traces de sa période d'activité. Ses puits grêlent le flanc des collines et les écoulements d'acide sulfurique colorent les falaises d'un orange foncé. Des chevalements gigantesques ponctuent l'horizon et rappellent les ascenseurs, chacun grand comme une maison, qui emportaient les hommes 300 mètres sous terre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Boom, Bust, Boom est le meilleur type de journalisme qui soit : magnifiquement écrit, riche en détails et incontestable... C'est un superbe livre. - Sebastian Junger
    Souvent, nous croyons connaître le monde, et soudain nous lisons un livre qui nous révèle que ce n'est pas le cas. Carter est un homme aguerri, qui confond l'industrie du cuivre et les graves dangers auxquels elle nous expose par négligence. Une lecture nécessaire. - Jim Harrison
    Boom, Bust, Boom est un exposé fascinant sur l'abondance et la dévastation que représente le cuivre - un des éléments les plus omniprésents dans le monde moderne. - Joel Reynolds, Huffington Post
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Bill Carter est l'auteur de plusieurs récits, dont Les Ailes de Sarajevo (éditions Intervalles, 2008) où la dimension documentaire est toujours prégnante. Enquêteur acharné, tentant toujours de voir l'humain derrière les chiffres et les statistiques, il bâtit une oeuvre où dominent les questions humanitaires et environnementales. Il enseigne actuellement l'art du documentaire dans une université d'Arizona.
    Boom, Bust, Boom a remporté le prix Arizona/New Mexico Book Award de l'essai en 2013.

  • Suite aux échecs des stratégies d'industrialisation conduites par les États postcoloniaux durant les fameuses « décennies du développement », l'espoir se trouve de plus en plus dans les expériences concrètes de développement local. Relevant d'une approche par le territoire, ces dynamiques « par le bas » tranchent par leur efficacité avec les carences des modèles « par le haut » qui ont montré leurs limites. Ce livre présente six cas de ces dynamiques socio-économiques en Afrique du Nord.

  • Analysant le développement local et les disparités territoriales en Tunisie, cet ouvrage montre l'existence de plusieurs pays, dont une Tunisie périphérique, marginalisée, enclavée et laissée pour compte, où règnent une véritable exclusion et une réelle paupérisation : certains équipements élémentaires ne sont pas disponibles et plusieurs indices d'infrastructure, d'emploi et de développement humain sont parfois proches de zéro. Après une synthèse des principales approches du développement local et territorial, l'auteur en analyse les différents indicateurs (emploi, éducation, équipement, indice du bonheur intérieur net) et examine les représentations et perceptions de la population et des acteurs développementistes autour de cette problématique du développement local et de la gouvernance locale en Tunisie.

  • « L'ouvrage de Bambala Philippe Ouattara traite du processus de sortie des pays africains du sous-développement, cause d'une pauvreté qui est avant tout matérielle et intellectuelle. L'auteur soulève là une question de fond : comment vaincre le sous-développement ? Il propose des éléments de réponse inspirés des techniques de management des entreprises et autres organisations qui, comparées à des locomotives du développement, sont capables, par leur dynamisme interne, de sortir de la pauvreté, de prospérer et de se pérenniser.» Extrait de la Préface de M. César Appolinaire ONDO MVE.

  • Cet ouvrage aide à mieux appréhender l'essentiel des vertus cultivées et enseignées par Félix Houphouët-Boigny, qui a fait de la recherche permanente de la paix et de l'unité nationale, la clé de voûte de sa politique de développement. Ce livre offre donc aux Ivoiriens, et particulièrement à la classe politique, une boîte à outils dans laquelle elle peut puiser des ressources pour consolider le pacte républicain ou le contrat pour le "vivre ensemble", et servir d'aiguillon à la pratique de la bonne gouvernance politique et économique.

  • L'objet principal de cet ouvrage est l'analyse de la problématique population/développement en Tunisie. Il s'appuie sur différentes recherches concernant : les déterminants de la baisse de la fécondité en Tunisie et ses effets sur les différents secteurs socio-économiques ; la "démographie régionale" de la Tunisie ; et les perceptions et attitudes de la population sur divers aspects de cette problématique. Ainsi l'auteur s'interroge sur l'avenir démographique de la Tunisie.

  • L'économie sociale et solidaire (ESS) possède sa dynamique propre. En tant que forme d'économie, elle contrebalance les échecs du marché et les limites de l'État et c'est à ce double titre qu'elle prend une place grandissante dans la réflexion des universitaires et des décideurs publics. Elle s'appuie néanmoins sur la longue histoire de l'associationnisme qui passe par l'invention d'institutions de protection sociale (mutuelles, associations caritatives, ...) et la définition de politiques sociales (aide à domicile, handicap, insertion, ...) pour aboutir au système français actuel. À ce titre, l'ESS est un instrument disponible pour renouveler les modes d'élaboration des politiques publiques et de délivrance des services publics introduisant du partenariat entre l'État et l'ESS afin de dynamiser et de réorienter l'action publique. Différents scenarios ont déjà été éprouvés : entre complémentarité et substitution, entre partenariat et affrontement dans le domaine de la protection sociale en France. Les enjeux sont de taille, et la question de l'évaluation de l'ESS présente le risque d'être standardisée. La coopération entre ESS et biens communs, ces derniers véhiculent des valeurs communes d'universalité et de partage, offre également des potentialités non négligeables. Plusieurs études de cas sont présentées dans l'ouvrage. En Russie, au Danemark, au Québec, et en France, la diversité des rapports entre État et ESS est abordée : concurrence, volontariat, co-production et biens communs. D'autres exemples (Suède, Espagne, Grande-Bretagne et Pays-Bas) démontrent le potentiel d'innovation que représentent les relations État, secteur privé et l'économie sociale et solidaire.

  • Cet ouvrage porte sur l'approche du développement de compétences et ses effets sur des groupes défavorisés en Inde. Il prend comme cas d'étude des jeunes entre 15 et 29 ans, anciens enfants des rues, soutenus par des ONG locales dans la mégapole de Calcutta. Il s'intéresse aux opportunités d'insertion socioprofessionnelle de ces jeunes à travers une étude de terrain à Calcutta. L'analyse tient compte de leurs trajectoires socio-éducatives, des pratiques des ONG en matière de développement de compétences et des réseaux sociaux mobilisés dans le but de leur insertion, ainsi que des politiques de développement de compétences du gouvernement.
    Les résultats obtenus mettent en perspective les limites et les possibilités de changement social pour des jeunes provenant de milieux défavorisés. Ces résultats sont confrontés à un groupe de jeunes habitants des bidonvilles de Calcutta également soutenus par des ONG locales afin de tester leur validité. La comparaison entre ces deux groupes met en lumière une articulation possible entre deux dimensions théoriques apparemment opposées : la théorie de la reproduction sociale et l'approche des réseaux sociaux.

  • Occupant au début du XXIe siècle moins de 250 000 actifs pour l'ensemble du bassin méditerranéen, les activités halieutiques ont marqué l'histoire des sociétés littorales depusi l'Antiquité, conférant aux rivages de la mer Intérieure une identité spécifique. Ces activités ont connu d'importantes mutations à partir du XVe siècle, lorsque l'avènement d'innovations techniques radicales s'est conjugué avec une intégration croissante aux marchés urbains et au monde marchand. Réunissant de nombreux auteurs spécialistes de ces thématiques, cet ouvrage propose un éclairage sur les dynamiques qui ont marqué le monde de la pêche depuis la fin du Moyen Âge, mais aussi sur la nouvelle modernité que peuvent incarner les pêches artisanales face aux défis actueles de préservation de la ressource marine.

  • Haïti paraît inextricablement noué à l'aide internationale, dont les montants et les effectifs enflent à mesure des années. Le terrible séisme de 2010 a conforté, parfois décuplé, des tendances qui étaient déjà perceptibles auparavant. Les acteurs humanitaires y ont notamment connu un essor sans précédent, l'urgence semblant prendre le pas sur les visions de plus long terme.

    Cet ouvrage retrace l'histoire d'un bailleur de fonds intermédiaire en Haïti, l'Agence française de développement (AFD), de 1975 à nos jours. Il dévoile les ressorts du financement du développement, en prenant appui sur des archives internes et des témoignages. Il vise à interroger la politique d'aide au plus près des personnes qui la mettent en oeuvre, à partir de l'un de ses « terrains ».

    Pays évidemment singulier, Haïti apparaît comme un cas symptomatique des limites de l'aide au développement, redoublées d'obstacles spécifiques. En découle un sentiment de fatalité diffus, qu'il convient de remettre en question. Dans sa démarche historique, ce livre s'attache à révéler les termes d'une étrange hybridation entre engagement et déception, volonté d'agir et sentiment d'impuissance. Il laisse entrevoir les perspectives qui se dégagent des défis surmontés autant que des failles et des forces de la coopération avec Haïti.

  • Coédition Karthala - IRD.

    Une bonne nutrition est un catalyseur essentiel de l'atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) ; réciproquement, progresser vers nombre de ces objectifs permet de s'attaquer aux diverses causes des malnutritions. Mais qu'est-ce qu'une bonne nutrition ? Comment peut-on améliorer les situations nutritionnelles ? Quels sont les défis d'aujourd'hui ?

    Cet ouvrage retrace l'évolution de la nutrition dans le monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale jusqu'à son inscription dans les ODD. Qu'il s'agisse de l'insécurité alimentaire ou des différentes formes de malnutrition, il présente les progrès accomplis à la suite de l'avancement des connaissances, des prises de conscience politiques et de l'amélioration de la gouvernance mondiale dans le domaine, tout en constatant leurs limites actuelles.

    Dans le cadre de la Décennie d'action des Nations unies pour la nutrition (2016-2025), les auteurs s'interrogent sur les nouveaux défis que posent à la communauté internationale la croissance continue de la population, l'émergence massive de l'obésité ou la nécessité d'inscrire les changements à venir dans la perspective de systèmes alimentaires sains et durables.

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