• «  Parfois je me demande ce qui est du domaine de la fiction et ce qui est du domaine de la réalité. Qu'est-ce que j'ai inventé pour mes personnages et qu'est-ce que j'ai vraiment vécu  ? Est-ce que moi je les ai passés, mes diplômes  ? J'ai des montées d'angoisse. Qu'est-ce qui prouve, là, maintenant, que je suis réellement médecin  ? On pourrait essayer de trouver des gens qui voudraient témoigner pour moi. On pourrait essayer de retrouver un exemplaire de ma thèse, mais j'ai cherché et je ne sais pas où est ma thèse, elle n'est pas à la bibliothèque universitaire, j'ai appelé, ils n'ont pas de traces de ma thèse de docteur en médecine. Elle doit être quelque part chez mes parents mais la seule chose que j'ai trouvée, c'est un petit papier du médecin qui a été mon directeur de thèse, et dans son CV il y a marqué qu'il a été le directeur de la thèse de Thomas Lilti. Ça me rassure un peu, mais est-ce que cela prouve que je suis docteur en médecine  ?  »
     
    Ancien médecin devenu réalisateur, brutalement à l'arrêt du fait du confinement, Thomas Lilti s'engage comme bénévole à l'hôpital où il tournait quelques jours plus tôt dans des services désaffectés, transformés en plateau de cinéma. Saisissant retour de l'autre côté du miroir, en pleine crise sanitaire, dans un grand hôpital de Seine-Saint-Denis.
    Un retour si bouleversant qu'au fil des jours, il s'interroge à voix haute. Qu'est-ce que la vocation de médecin  ? Que cache le secret médical  ? Et ce monde très hiérarchisé autour du sacro-saint «  docteur  »  ? Qu'est-ce qui fait un bon médecin  ? Quelle place pour le patient  ? Comment s'exerce réellement ce fameux serment d'Hippocrate, fondateur de l'exercice de la médecine  ? Comment trouver sa place lorsqu'on est soi-même fils de médecin  ?
    Réflexion unique sur l'engagement des soignants, l'évolution du domaine de la santé, l'éthique médicale, le réel et la fiction, Le serment est aussi le récit d'un parcours initiatique passionnant. Par son humour, sa façon d'aller au plus juste de sa pensée, ses certitudes et ses doutes, son talent de conteur, Thomas Lilti invente une voix unique. Elle nous invite à découvrir les paradoxes fascinants d'un monde aux secrets si bien gardés.

  • Les auteurs de ce livre ont vécu de l'intérieur cette crise sanitaire sans précédent. Frédéric Tangy est directeur du laboratoire d'innovation vaccinale à l'Institut Pasteur. Son laboratoire a conçu et mis au point, en seulement quelques mois, un vaccin contre le Covid-19. Jean-Nicolas Tournier, en tant que médecin militaire, s'est occupé du dépistage du virus et de la mise en place des mesures de protection au sein des armées ; il a lui-même expérimenté l'infection. Ce livre procède de leurs regards complémentaires. En un an, un virus jusque-là inconnu a surgi et a envahi toute la planète. D'où vient-il ? Pourquoi s'est-il réveillé ? Comprendre les maladies infectieuses, expliquer comment elles ont, au cours de l'évolution, façonné notre héritage génétique et défini notre identité, rappeler le rôle capital et largement méconnu qu'elles ont joué dans le cours de l'histoire humaine - celle des batailles et des empires -, montrer combien elles révèlent notre fragilité, telle est l'ambition de ce livre. Mais ce livre, d'une extraordinaire richesse, raconte aussi le combat haletant de l'humanité contre l'emprise infectieuse, la quête mondiale d'une immunité, et surtout la remarquable aventure de toute une équipe, celle de l'Institut Pasteur, mobilisée pour concevoir et mettre au point un vaccin français. Frédéric Tangy dirige le Laboratoire d'innovation vaccinale à l'Institut Pasteur Paris. Directeur de recherche au CNRS et professeur à l'Institut Pasteur, il a créé le cours international de vaccinologie de l'Institut Pasteur. Ses travaux scientifiques ont porté notamment sur la mise au point de vaccins contre le chikungunya, le sida, la dengue, Zika, la fièvre de Lassa ou encore le paludisme à partir du vaccin atténué contre la rougeole, et, récemment, la conception d'un vaccin contre le Covid-19. Jean-Nicolas Tournier est chef du département « Microbiologie et maladies infectieuses » à l'Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA). Il est professeur à l'école du Val-de-Grâce et scientifique invité dans le Laboratoire d'innovation vaccinale à l'Institut Pasteur Paris. Il est par ailleurs expert à la Commission technique des vaccinations auprès de la Haute Autorité de santé. Son activité scientifique a porté sur le développement des nouvelles thérapeutiques contre les maladies infectieuses, notamment la maladie du charbon. Il a participé plus récemment à la gestion de l'épidémie de Covid-19 dans les armées. 

  • Inattendu,  cet ouvrage signé par Robert Hue, figure familière du paysage politique français dont il s'est éloigné ces dernières années.
    Son nouvel engagement  : un combat humaniste pour faire sortir de l'oubli une maladie méconnue et meurtrière  : la drépanocytose. Cette maladie génétique, la plus fréquente au monde, affecte l'hémoglobine et se manifeste par des crises particulièrement douloureuses. Elle tue chaque année, principalement sur le continent africain, des centaines de milliers de personnes, en particulier des enfants.
    A l'issue d'une rigoureuse enquête, Robert Hue nous révèle que l'indifférence à l'égard de cette maladie ne tient nullement au hasard, mais traduit probablement l'un des «  inconscients raciaux  » les plus stigmatisants à l'encontre de l'Afrique.
    Il démontre à travers l'histoire de la drépanocytose, malgré les progrès majeurs accomplis depuis près de cinquante ans, que seule une mobilisation individuelle et collective peut permettre un engagement des institutions internationales en mesure de dégager les moyens d'une réelle priorité de santé mondiale.
    L'auteur donne à cet essai la force d'un manifeste, plaçant les sociétés africaines et la communauté internationale au coeur de l'action pour vaincre cette maladie oubliée et les préjugés qu'elle porte encore.
     
     
    Robert Hue, né en 1946, fut secrétaire national du Parti communiste français en 1994, parti dont il s'est éloigné en 2008. Mettant un terme à son activité politique parlementaire en 2017, il fonde l'ONG humanitaire Drep.Afrique pour lutter contre la drépanocytose.

  • La population augmente, vieillit, et le nombre de médecins pour la soigner s'effondre. Plutôt que mettre en place les moyens pour lutter contre la désertification médicale, nos « élites » dégradent depuis trente ans la qualité de prise en charge du patient, notamment par des méthodes qui visent à réduire le rôle du médecin, bradent la sécurité des données, et font tout pour décourager les vocations. La gestion de la Covid-19 illustre bien leur mépris des généralistes pourtant en première ligne. Le Dr Jean-Paul Hamon et le journaliste Daniel Rosenweg dénoncent le torpillage de la médecine libérale et les incroyables dysfonctionnements dont pâtissent patients et contribuables. Alors que les généralistes ont été ignorés lors du Ségur de la santé, ce livre propose un plan choc pour relancer cette médecine de proximité, seule garante du bon soin partout. Jean-Paul Hamon, médecin généraliste à Clamart (Hauts-de-Seine),  président d'honneur et porte-parole de la Fédération des médecins de France, a été la voix des généralistes dans toutes les crises récentes. Daniel Rosenweg est grand reporter, spécialiste de l'économie de la santé, au Parisien-Aujourd'hui en France.

  • « Ce livre est une pierre posée sur le fragile édifice de la mémoire de la Shoah. »               M. Cymes
    Les médecins ont été parmi les premiers malades atteints de la Peste Brune : à Auschwitz, à Dachau, à Buchenwald ou à Strasbourg, les pires atrocités ont été commises par ceux qui avaient prêté le serment d'Hippocrate. Si le nom de Mengele est encore connu, il ne faut pas oublier les actes et les victimes de Rascher, Clauberg, Heim et Hirt : c'est à cet exercice de mémoire que nous convie Michel Cymes, qui jette son regard de médecin d'aujourd'hui sur une facette moins connue de la barbarie nazie, les expérimentations médicales pratiquées sans consentement sur les détenus.
    S'appuyant sur de nombreux témoignages ainsi que sur une documentation récente voire inédite, révélant des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre, Michel Cymes raconte avec franchise et passion comment Hippocrate est descendu aux enfers.

  • On savait que le cerveau était l’entité la plus complexe de l’univers connu. Mais les nouvelles découvertes démontrent que ses possibilités sont bien plus étonnantes qu’on ne le croyait. Non seulement il est totalement élastique – même âgé, handicapé, voire amputé, il peut se reconstruire, apprendre, inventer –, mais aussi totalement social – un cerveau n’existe qu’en résonance avec d’autres : nous sommes neuronalement constitués pour entrer en empathie. La combinaison de ces deux facultés permet de supposer que l’homo sapiens peut évoluer en changeant lui-même sa structure. Nous avons le pouvoir d'influer sur l’évolution de notre propre cerveau – encore faut-il savoir comment il fonctionne.Patrice Van Eersel, rédacteur en chef du magazine Clés, aborde ces questions avec cinq spécialistes, tous médecins et chercheurs :le neuropsychiatre et éthologue Boris Cyrulnik, qui démontre que la résilience repose sur la plasticité neuronale ;le neuropharmacologue Pierre Bustany, qui raconte comment les nouvelles techniques d’imagerie cérébrale ont révolutionné notre vision de la psyché ;le psychiatre Jean-Michel Oughourlian, qui établit le lien entre les « neurones miroirs » et le concept de « désir mimétique » ;le psychiatre Christophe André qui met en pratique les découvertes des neuro-cognitivistes sur les moines en méditation ;le psychothérapeute Thierry Janssen, qui s’interroge sur la médecine d’Orient, peut-être mieux outillée que la nôtre pour comprendre le cerveau.

  • Le livre de Patrick Zylberman met en lumière le paradoxe du vaccin : quand il fait défaut, sa nécessité est évidente parce que les gens meurent ; quand on en dispose, certains en ont plus peur que de la maladie dont il protège, et partent en croisade... contre la vaccination. Si la variole a disparu, si on ne meurt plus de varicelle ou de coqueluche, c'est grâce au vaccin, l'atout majeur contre les maladies infectieuses. Qu'on l'oublie, et elles reviennent : la rougeole tue dès qu'on baisse la garde. Or, quand les épidémies sont loin, tout se passe comme si, en s'interposant entre nous et la menace qu'il rend anodine, le vaccin devenait lui-même menaçant et focalisait les craintes. Dangereux et liberticide, le vaccin ? Le Covid-19 nous rappelle surtout à quel point, sans lui, nous sommes désarmés. Cet ouvrage analyse les raisons du vaccino-scepticisme. Il étudie les mouvements anti-vaccin, leur histoire, leurs arguments, leur influence sur l'opinion et les réactions de l'État lors des crises sanitaires - variole, rougeole, SRAS, H1N1, Covid-19. Son diagnostic doit réveiller les consciences : « La gouvernance scientifique des démocraties de participation apparaît de moins en moins capable de dominer les conflits entre [...] la légitimité démocratique et la légitimité scientifique. » Un livre précieux pour comprendre les enjeux du vaccin, confronter la rumeur aux faits, et rappeler à quel point la vaccination est vitale. Parce qu'elle me protège moi et les autres, elle a une dimension éthique - dont le Covid-19 souligne l'acuité. Patrick Zylberman est historien de la santé, professeur émérite à l'École des hautes études en santé publique, ancien membre de la commission des maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique et cofondateur du Séminaire du Val-de-Grâce sur les maladies infectieuses émergentes. 

  • Oliver Sacks évoque ici des personnes qui parviennent à se déplacer dans le monde et à communiquer avec autrui bien qu'elles aient perdu des aptitudes que beaucoup d'entre nous tiennent pour indispensables : la perception tridimensionnelle de l'espace, la capacité de reconnaître les visages, la possibilité de lire, le sens de la vue... Pour tous, le défi à relever consiste à s'adapter à un mode d'être totalement différent.
    Il y a Lilian, pianiste de concert qui devient incapable non seulement de lire la musique, mais même de reconnaître les objets quotidiens ; Sue, neurobiologiste qui n'a jamais vu en trois dimensions avant d'acquérir soudain, à plus de cinquante ans, une vision stéréoscopique ; Howard, romancier prolifique qui parvient à continuer à écrire après l'accident vasculaire cérébral qui lui a ôté la possibilité de lire ; il y a enfin le Dr Sacks lui-même, qui raconte l'histoire de son propre cancer oculaire et décrit les effets déconcertants de sa perte de la vision de l'œil droit.
    L'Œil de l'esprit témoigne de la complexité de la vision et du cerveau tout autant que de la force de la capacité humaine d'adaptation. Il nous montre comment, à partir de la perception, le cerveau organise une vision cohérente et intelligible, comment cette construction peut être perturbée, et comment pourtant, même alors, on peut continuer à vivre, voire explorer des mondes nouveaux.
    Oliver Sacks est médecin ; il est l'auteur de dix livres, notamment L'Éveil, dont l'adaptation cinématographique fut plusieurs fois nominée aux Oscars, L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau et Musicophilia. Il vit à New York, où il enseigne la neurologie et la psychiatrie, notamment à l'université Columbia, dont il est devenu le premier – et le seul – " artiste universitaire ". On peut en savoir plus sur son travail en visitant son site www.oliversacks.com.
    Traduit de l'anglais par Christian Cler.

  • La maladie de Lyme, cette étrange infection déclenchée par une piqûre de tique, peut provoquer dermatoses, arthrites et jusqu'à des atteintes neurologiques. Pourquoi les patients sont-ils souvent abandonnés à leur souffrance ? Pourquoi ne traite-t-on pas plus efficacement cette maladie alors que des solutions thérapeutiques existent ? Le professeur Perronne, médecin et chercheur de renom, le premier à avoir sensibilisé les pouvoirs publics, raconte dans ce livre de manière claire et précise tout ce qu'on sait aujourd'hui de cette maladie et comment la guérir. Il répond également aux multiples interrogations de ceux, de plus en plus nombreux, qui sont concernés par cette affection. Ce livre nous aide aussi à mieux comprendre et à savoir soigner cet ensemble de maladies mal connues dues à des infections cachées, comme la maladie de Lyme. La vérité sur l'histoire de la maladie de Lyme et des infections cachées expliquée par le plus grand médecin spécialiste de ces maladies. Le professeur Christian Perronne est chef de service en infectiologie à l'hôpital universitaire Raymond-Poincaré de Garches, faculté de médecine Paris-Île-de-France-Ouest. Il a été président de plusieurs instances médicales et scientifiques, notamment du Collège des professeurs de maladies infectieuses et tropicales. Il a été vice-président d'un groupe d'experts sur la vaccination à l'Oms. 

  • « Je rencontre des héroïnes toute la journée. Et même après 35 ans de métier, cela me bouleverse encore. J'ai écrit ce livre pour leur rendre hommage mais aussi pour rétablir certaines vérités sur le cancer du sein. Contrairement à ce que l'on entend souvent, il n'existe aucune preuve scientifique que le sucre, le stress ou les déodorants donnent le cancer, ou encore que si on modifie totalement son mode de vie et que l'on se prive de tous les plaisirs, on évitera une rechute. Tout cela relève du domaine de la croyance. Alors stop à la culpabilité ! »
    Révolté contre les nouveaux gourous du bien-être et leurs régimes anticancer, le Dr Krishna B. Clough fait la lumière sur le cancer du sein et démêle le vrai du faux. Il répond à toutes les questions que se posent les femmes et délivre avec tendresse et humanité un message rassurant et déculpabilisant.
    Avec la collaboration d'Alix Lefief-Delcourt.
     

  • Dans ce livre, le professeur Yves Agid, neurologue, spécialiste des maladies du cerveau, nous montre que vieillir ne dépend pas seulement du temps qui passe : vieillir dépend surtout de notre cerveau. À partir de sa longue expérience clinique et scientifique, il nous expose sans langue de bois, mais toujours avec humour, les progrès réalisés dans la compréhension et le traitement des maladies neuro-dégénératives. Si on veut améliorer le bien-être des personnes âgées, il faut comprendre ce qu'on appelle vieillir : quels sont les fondements biologiques du vieillissement ? Et puisque le cerveau est en première ligne, comment se traduit le vieillissement cérébral ? En fait, vieillir n'est pas une maladie. C'est la vie tout simplement. Peut-être la plus importante partie de l'existence, et qu'on peut vivre intensément ! Yves Agid est professeur émérite de neurologie et de biologie cellulaire à l'université Paris-Sorbonne. Membre de l'Académie des sciences, membre fondateur de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), c'est un spécialiste de la recherche sur les maladies neurodégénératives. Il est notamment l'auteur, avec Pierre Magistretti, de L'Homme glial, qui est un grand succès.

  • Habituellement, lorsque l'on se rend à l'hôpital c'est pour une urgence, une consultation, une opération ou parce que l'on est atteint par la Covid. Les auteurs, eux se portent très bien. Pourtant ils y ont passé de longues heures. Leur tour de France des hôpitaux privés les a conduits dans différents services hospitaliers : maternité, soins palliatifs, centre anti-douleur, prise en charge du cancer, chirurgie ambulatoire... Ils en sont sortis, non pas guéris, puisqu'ils n'étaient pas malades - mais requinqués. Revigorés d'avoir observé autant d'humanité dans les relations entre les soignants et des femmes et des hommes exposés souvent à la souffrance et, à d'autres moments, à la joie, lorsque l'enfant parait, notamment. C'est cette immersion dans l'univers médical que les auteurs nous proposent de partager. Un parcours de santé à la fois instructif et riche en émotions.

  • Le docteur Laurent Schwartz (auteur du best-seller Cancer : un traitement simple et non toxique) a consacré sa vie à l'étude du cancer et au soin des malades, en France et aux États-Unis. Ses recherches l'ont conduit à constituer, au sein de l'École Polytechnique, un laboratoire pluridisciplinaire, rassemblant médecins, biologistes, chimistes, mathématiciens et physiciens. Cet essai est le récit de son parcours et de ses découvertes cruciales qui remettent fondamentalement en cause notre manière de considérer et de soigner les maladies.

  • La découverte par Louis Pasteur des microbes dans les années 1870 fait partie des pages célèbres de l'histoire des sciences, et même de l'histoire de France. Loin des clichés et des mythes, Bruno Latour en propose dans ce livre une lecture originale. En étudiant le travail de Pasteur et des pastoriens entre 1870 et 1914, il montre comment la bactériologie et la société française se sont transformées ensemble. C'est ainsi l'invention proprement politique d'une science, d'un savant et d'une époque qui se trouve mise en évidence. Pasteur apparaît, dans les détails de son travail sur les microbes, comme un remarquable sociologue et un fin politique, puisqu'il parvient à ajouter les microbes au corps social. Entre épistémologie, histoire et sociologie des sciences, ce livre, devenu un classique de l'histoire sociale des sciences, invite à revenir sur la division entre rapports de forces et rapports de raison, entre politique et savoir. C'est l'objet de la seconde partie du livre, qui se présente comme un petit précis de philosophie dans lequel l'auteur se propose de pratiquer, au lieu des réductions qu'impose la division entre science, nature et société, des irréductions. Il s'agit de rendre les sciences et les techniques moins opaques et peut-être moins périlleuses.

  • Une invitation à dépasser un regard uniquement négatif sur la mort et à accueillir son ultime appel.

    L'aide médicale à mourir est désormais une pratique admise dans les législations canadienne et québécoise. Pour plusieurs, le geste demeure suspect aux plans éthique et religieux. D'où l'importance d'en approfondir les grands enjeux, en réfléchissant positivement sur la souffrance et la mort humaines : elles sont toujours une expérience tout à fait personnelle, singulière, unique. Elles nous invitent à examiner avec ouverture d'esprit le défi que pose la misère incontrôlable de personnes en attente de compassion.

    L'auteur souligne le lien étroit entre le mystère de la mort et le mystère de la liberté, qui nous renvoient à celui de Dieu lui-même. Comment s'articulent le devoir de vivre, la souffrance, le rôle de la conscience, le sens de la dignité, le temps de la mort, et la pensée biblique sur la mort ? Lorsque la souffrance devient absurde, la mort n'est-elle pas un don du Dieu libérateur, et l'aide médicale à mourir comme la manifestation d'une compassion fondamentale à l'égard des souffrants ?


    « Je trouve ce texte remarquable. Il est clair et précis tout en étant nuancé. Il s'agit d'une synthèse très complète qui prend vraiment en compte l'essentiel des grands enjeux. Au-delà de "l'aide médicale à bien mourir", l'auteur propose, autour de la souffrance et de la mort, une qualité de réflexion qui devrait rejoindre et animer bien des débats d'actualité. »
    - Gabriel Ringlet

    Jean Desclos est prêtre du diocèse de Sherbrooke, au Québec. Après son doctorat en théologie morale à Rome, à l'Alfonsiana, il a été professeur titulaire et doyen de la faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke. Vice-recteur de la même université de 2001 à 2008, il a ensuite pris charge d'une paroisse de la ville de Sherbrooke (Saint-Charles-Garnier). Il est l'auteur de nombreuses publications, monographies et articles dans diverses revues.

  • La médecine s'attache à guérir la maladie. Mais que veut dire soigner la souffrance ? Derrière les maux du corps, se tiennent les peines de l'esprit. C'est en clinicien et en théologien que Thomas de Gabory dessine une conception globale de la santé. Un livre qui, dans les suites de la pandémie, éclaire notre temps.
    La pandémie de Covid-19 incite à repenser la place de la médecine dans le monde et la mission confiée aux professionnels de santé. La guérison est souvent espérée ou attendue par les personnes malades, mais elle devient parfois une exigence. Le désir de guérir est bien légitime, mais la guérison est-elle un dû ? Que faut-il attendre de la médecine, que peut-on espérer d'elle, et jusqu'à quel point peuvent aller les exigences des malades ? Qui sont ces soignants que le monde applaudit ? Sont-ils faits pour sauver, guérir, ou soigner ? Ils sont certainement ceux qui donnent un surplus d'humanité à une médecine de plus en plus technique.
    Ce livre propose une réflexion sur la médecine dans une perspective chrétienne à la lumière de la Bible, des Évangiles et des Pères de l'Église. Il éclairera toute personne qui sait que le handicap ou la maladie peuvent faire, un jour, partie de sa vie. Il donnera du sens à celles et ceux qui exercent un métier de la santé.

  • Le Docteur Pascal Mespouille, neurologue, prône une approche multidisciplinaire des maladies neurodégénératives.
    Depuis des siècles, les maladies neurodégénératives existent et impactent de manière particulièrement douloureuse les patients mais aussi leur entourage. Dans cet ouvrage, l'auteur reprend l'historique de ces affections, décrivant pour chacune les symptômes, les zones du cerveau concernées, les recherches cliniques actuelles, les éventuels traitements, les échecs, les succès et les espoirs.
    Face au caractère actuellement inéluctable de ces affections, le Dr Mespouille démontre la nécessité d'une prise en charge multidisciplinaire. Il insiste également sur la valeur d'une relation triangulaire étroite entre soignants, patients et proches, afin de faire face, ensemble, à ces maladies souvent dévastatrices.
    Porteur d'espoir, cet ouvrage insiste sur l'importance de l'accompagnement du patient et de son entourage avec ces valeurs qui nous définissent le mieux : le respect, la pudeur, l'affection, la tendresse, en un mot, notre humanité.
    Une vision à la fois historique, pratique et humaine de ces maladies.
    EXTRAIT
    D'avoir vécu ce temps difficile du diagnostic, d'avoir partagé les problèmes qui en résultent, les questionnements, les moments d'espoir alternant avec les périodes de découragement, d'avoir éprouvé avec les patients et leurs familles les tourments existentiels, les recherches de solutions, mais aussi les quêtes de sens, dans le déséquilibre permanent d'un processus qui ne cesse d'évoluer, il m'a semblé qu'un livre abordant le vaste champ couvert par ces maladies s'avérait fécond. Un ouvrage qui se situerait à mi-distance d'une approche médicale complexe ou ardue et des aspects plus intimes, avec les anecdotes qui en disent long sur la fragilité vécue. Un récit qui tenterait de faire la part entre la richesse des approches possibles, plus appréciables et performantes qu'on ne le soupçonne, et les émotions suscitées par le déclin observé ainsi que les faux espoirs. Un texte reprenant les avancées récentes sans se leurrer sur les difficultés qu'elles soulèvent, soulignant les différences entre les plaintes initiales (mémoire, motricité, faiblesse...) et les diagnostics, avec, pour chacun d'entre eux, les évolutions prévisibles malgré les importantes variantes individuelles constatées sur le terrain. Un livre dans lequel toute personne confrontée à ces affections pourrait trouver des informations et des connaissances avérées portant sur les points précis qui l'interpellent, au moment où cela l'inquiète, en s'appuyant sur des aspects concrets et du vécu, où chacun pourrait dénicher des suggestions pratiques, sans se décourager ou s'épuiser. Un livre qui contiendrait aussi des chapitres qui s'écartent de la composante pratique du quotidien pour embrasser l'histoire de ces maladies, les concepts explicatifs qui se sont succédé, les errances, parfois, et les fulgurances qui ont permis maints progrès.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Le Docteur Pascal Mespouille est neurologue, chef de service et maître de stage en neurologie. Il a participé à plusieurs études sur les démences. Il a été chargé de cours à la Haute-Ecole Robert Schuman et donné des conférences en Belgique, en France et au Luxembourg.

  • Mal connue, peu médiatisée, l'endométriose touche pourtant près d'une femme sur
    10 en France.
    Souvent banalisée et ramenée à de simples règles douloureuses, cette pathologie est encore difficilement diagnostiquée, ce qui retarde d'autant une prise en charge adaptée et laisse un nombre important de jeunes filles et de femmes dans la souffrance.
    Il est donc essentiel de mieux informer patientes et médecins sur les causes, les symptômes et les traitements de l'endométriose.
    C'est la mission d'Endofrance et celle de ce petit livre.

  • La voix

    Guy Cornut

    La voix humaine est émise par un « instrument vocal » complexe dont le fonctionnement a toujours suscité de nombreuses interrogations à la fois chez les chercheurs et chez les personnes qui, l'utilisant beaucoup, souhaitent la conserver et, si possible, l'améliorer. Cet ouvrage propose d'établir un pont entre ces études scientifiques sur l'appareil vocal et les problèmes pratiques auxquels sont plus particulièrement confrontés les enseignants, les comédiens, les choristes, les chanteurs solistes ou les professeurs de chant. Il met à la portée de tous les notions fondamentales qu'il faut connaître pour comprendre comment fonctionne cette voix que nous utilisons chaque jour, sans avoir conscience de la richesse des mécanismes mis en jeu.

  • Petite, je voulais faire dresseuse d'ours.
    Et puis ça m'a passé et j'ai fait docteur. Généraliste remplaçante.
    Mais quand même, depuis douze ans (entre la fac, l'hôpital et le cabinet), j'ai eu le temps de voir un paquet de choses absurdes, terrifiantes, émouvantes, révoltantes, rigolotes. J'ai eu le temps de dire un paquet de conneries, et d'en faire quelques-unes. J'ai eu le temps de mettre de côté un paquet d'histoires à raconter.
    J'ai eu envie de les écrire, d'abord pour ne pas oublier ce qui me scandalisait à l'époque de l'hôpital, pour ne pas me laisser aller à m'habituer. Puis pour vomir ma frousse de me voir parfois si impuissante. Puis pour partager les rencontres, les fragments de victoires, les bouts de vie savourés.
    Ces histoires, je les livre brutes, dans le désordre, comme je les ai vécues et comme elles me reviennent.
    Parole des lecteurs du blog :
    " Un hymne à l'exercice de la médecine générale, avec ses hauts et ses bas. "
    " De chaque lecture, on ressort un peu grandi, un peu plus soucieux du monde - pour ne rien gâcher, c'est très drôle. "

  • Il a fallu des milliers d'années pour arriver au stade actuel du développement de la médecine. Mais aujourd'hui son extraordinaire sophistication nous a fait perdre la connaissance des ressources naturelles dont notre corps dispose pour faire face à la maladie et à la mélancolie.
    De l'homme préhistorique aux sages orientaux, des premiers savants grecs aux alchimistes de la Renaissance, à  chaque étape de notre évolution, une forme de médecine du bon sens  s'est mise en place. Apprendre la confiance en soi et la mastication nous vient de la préhistoire. Les petits gestes de la sagesse chinoise, la méditation nous ont incité à privilégier la prévention et à prendre conscience du bien fondamental entre notre corps et notre esprit. Déjà, Hippocrate n'hésitait  pas  à prescrire une marche de 15 minutes par jour, un régime à base de poissons, de graines de caroube, de riz..., à recommander la sieste et l'activité sexuelle. Les alchimistes nous ont prouvé les vertus de la chaleur et de la musique.
    Et les plus récents chercheurs en neurosciences viennent de confirmer les extraordinaires effets de cette médecine du bon sens qui nous vient du fond des âges.
    Le Pr Lejoyeux nous raconte comment la médecine du bon sens s'est inventée et a fait ses preuves. Surtout, il nous propose un programme simple et  précis, adapté à notre vie  quotidienne, pour nous aider à mieux vivre, à  être en pleine forme et à développer notre  bonne humeur.
     
     

  • Notre rapport à la médecine dépasse la réalité car cette science nous semble détenir une part de notre destin. De ce diagnostic découle l'évidence d'une « médecine imaginaire ».Si la pratique de cet art, la maladie et ses thérapeutiques cristallisent l'imaginaire de chacun, ces images sont étonnamment hétérogènes : la connaissance s'y mêle avec l'obscur, la raison à la folie. Chacun des noms qu'elles portent appelle ce cortège étrange aussi prompt à provoquer la gravité que le rire d'autant plus juste qu'il est grave.La voix d'Emmanuel Venet prend en charge cet hétéroclite par quoi nous assumons notre sort, et « s'impose la nécessité de rendre à la médecine la part de poésie qu'elle rechigne à assumer ». Alors sa langue résonne comme une évidence. On habite sa fiction comme une réalité qui nous appartient.Il n'est pas question ici de la vérité, mais des vérités de la médecine que ce texte fait vivre en creux, avec jubilation, pour notre grande guérison.

  • Prévenir le diabète et améliorer le bien-être des diabétiques est possible !

    « Plus de 3,3 millions de français sont atteints de diabète ! »
    Dans ce guide pour la prévention du diabète (et de ses éventuelles complications) par le biais d'une alimentation naturelle, végétale et complète, le docteur Domenico Battaglia nous aide à affronter les différents aspects de la maladie, nous offrant des solutions applicables dès maintenant.
    Ce livre s'adresse à :

    ceux dont les conditions cliniques (telles que hypertension, surpoids, hypercholestérolémie) les prédisposent à cette maladie ;
    ceux qui ont déjà reçu un diagnostic de la pathologie - tout spécialement pour le diabète de type 2, non insulino-dépendant. Ils obtiendront de merveilleux résultats par une application quotidienne ;
    ceux qui souffrent d'un diabète de type 1, dit insulino-dépendant, leur permettant d'améliorer leur bien-être général.

    PLUS DE 90 RECETTES agrémentent ce texte, dont une bonne partie accompagnées de magnifiques photographies des plats préparés par le Dr Battaglia lui-même :

    Jus,
    recettes crues,
    plats cuits,
    desserts,
    eaux « spéciales »
    et bien d'autres choses encore pour vous régaler tout en améliorant votre santé !

  • Médecin urgentiste, président des médecins catholiques, chroniqueur pour le quotidien La Croix, Bertrand Galichon éclaire ici une conception profondément humaniste du soin de l'autre. S'appuyant sur son expérience et partant chaque fois de situations concrètes, décrites par saynètes en tête de chapitre, l'auteur considère le patient dans son intégrité et non comme une somme des parties de corps à guérir. À rebours d'un courant techniciste de la médecine, qui refuse la complexité et mécanise le soin, il plaide pour regarder en face la complexité des pathologies et faire place à la fragilité des soignants.
    Cet ouvrage aborde les grandes questions qui agitent les milieux médicaux en remettant l'accompagnement de l'autre au centre de la pratique. Et lorsque l'auteur plaide pour l'abandon de la toute-puissance, il nourrit sa réflexion de sa foi chrétienne et d'une spiritualité qui fait place à la fragilité.

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