Histoire de l'Asie

  • Xi Jinping concentre aujourd'hui un pouvoir plus important que Mao. Ce livre choc raconte la réalité de cette néo-dictature, remodelée par les nouvelles technologies.

    La Chine arrive à un État de surveillance numérique parfait. Les technologies les plus modernes, notamment l'intelligence artificielle, propulsent son économie dans le futur. Elles recueillent, relient et exploitent, dans de gigantesques banques de données, chaque pas et pensée de plus d'un milliard de citoyens et de tous les visiteurs. L'objectif ? Le contrôle total de la population, avec pour étalon le « crédit social », un système fondé sur les bonus décernés par le Bureau de la fiabilité. Ainsi émerge une Chine nouvelle, mettant au pas ses minorités et aspirant à façonner un Internet et l'ordre mondial à sa mesure. Il est temps de nous inquiéter de ce défi pour nos démocraties.

  • Samouraïs

    Julien Peltier

    Découvrez les destins tragiques des 10 plus grands Samouraïs du Japon, ces combattants du sabre aux vies plus incroyables les unes que les autres.
    Hana wa sakuragi, hito wa bushi. " D'entre toutes les fleurs, la fleur du cerisier ; d'entre tous les hommes, le guerrier. "
    Le poème japonais qui ouvre ce livre donne le ton : vous pénétrez dans la légende des samouraïs, dont les vies ont été émaillées de hauts faits d'armes et de destins tragiques.
    En voici quelques exemples :
    -Le premier est Yoshitsune, l'archétype du héros tragique, assassiné dans la fleur de l'âge par son demi-frère. Son destin inspirera le Dit des Heike, célèbre épopée classée au patrimoine de l'Unesco.
    -Saviez-vous qu'il avait existé des femmes samouraïs ? Tomoe, redoutable princesse guerrière à la beauté incomparable, est la plus célèbre.
    -Akira Kurosawa ne s'est pas trompé en adaptant la vie de Shingen, l'illustre seigneur de guerre de la période des Royaumes combattants, au cinéma. À la clef, la palme d'Or à Cannes en 1980 !
    -Parti de rien, Hideyoshi que l'on surnommait " le singe " en raison de sa petite taille et de son faciès disgracieux, fera preuve d'un génie militaire.
    -Ieyasu remporta la victoire à Sekigahara, la plus grande bataille de samouraïs de l'Histoire. Son adversaire Yukinaga est un étonnant exemple de conversion au catholicisme.
    -Et que dire de Saïgo, le dernier des samouraïs au XIXe siècle, combattu à l'écran par Tom Cruise ?
    Tous sont entrés dans la légende et ont donné lieu à d'innombrables oeuvres littéraires, calligraphiées ou cinématographiques.
    Un récit historique palpitant, fourmillant d'anecdotes et de rebondissements, et bien évidemment tous authentiques au regard de l'Histoire.

  • Aux yeux de l'Occident, le Japon a toujours été un mystère, nourri de clichés et de fantasmes : Cipango aux murs couverts d'or rêvée par Christophe Colomb, la terre de mission de François Xavier, l'empire soudain clos sur lui-même, l'adversaire acharné de la guerre d'Asie- Pacifique, la victime des premières bombes atomiques, l'inventeur du zen et de l'ikebana, le colossal concurrent technologique et commercial...

    L'histoire du Japon est d'abord celle d'un peuple épris de nouveauté, d'origine hétérogène, qui a su évoluer au contact d'autres mondes et se muer en État-nation impérial, puis industriel : la Chine lui apporte code, croyance, écriture, de quoi tisser une culture de son cru ; l'Occident échoue à le convertir au christianisme au XVIe siècle, mais, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l'oblige à suivre son modèle technique sous peine de colonisation brutale.

    Le Japon, pourtant la référence économique suprême dans les années 1980, subit une récession sensible depuis le début des années 1990 et se retrouve aujourd'hui pris en tenaille entre la Chine et les États- Unis. Il n'en reste pas moins encore la troisième puissance économique mondiale, affiche sa présence sur tous les foyers de la mondialisation, diffuse tous azimuts les produits de son soft power et ne cesse d'innover et souvent de surprendre.

    À l'aube de l'ère Reiwa, Gérard Siary retrace le mouvement d'ouverture et de fermeture à l'ailleurs et à l'étranger, qui a toujours rythmé l'évolution de l'archipel et modelé son identité culturelle. Il aborde des thèmes souvent peu évoqués : image du Japon en France et à l'étranger, mythes et mythologie, racisme et minorités, diaspora, etc. C'est cette histoire renouvelée d'un peuple à nul autre pareil, qui a dû et su faire son miel de la prétendue « modernité », sans y perdre son âme ou son identité, qu'il nous raconte avec passion.

  • Politiquement affaibli après l'échec du Grand bond en avant et la grande famine qui l'a suivi (1958-1962), Mao Zedong lance en 1966 la « Grande Révolution culturelle prolétarienne ». Pendant qu'il élimine un à un tous ses compagnons d'armes et successeurs potentiels, il pousse la jeunesse à l'assaut de la bureaucratie civile et militaire : les « gardes rouges », appelés à « renverser ciel et terre », sèment le chaos dans le pays de 1966 à 1968. Mais les choses échappent à son contrôle et, pour garder l'Armée de son côté, il doit bientôt lâcher les jeunes rebelles. Du sommet de l'État aux couches populaires, le pays est alors au bord de la guerre civile. La Révolution culturelle ne prendra fin qu'avec le décès de Mao Zedong, en 1976, après avoir fait des millions de victimes. Nombre de dirigeants actuels ont été marqués, souvent durement, par cette tragédie.

    C'est aussi le cas de Yang Jisheng, étudiant à Pékin de 1966 jusqu'à la fin 1967, qui a participé aux débuts de cette période sanglante. Son livre est à la fois une narration inédite, minutieuse et précise des événements - y compris ceux que le récit officiel occulte - et une analyse menée avec une perception intime, une connaissance historique et une distance assez exceptionnelles. Il resitue ces événements dans leur contexte jusqu'à la victoire finale des réalistes sur les idéologues, sans laquelle ni l'ouverture de la Chine à partir de 1978, ni son décollage économique spectaculaire, n'auraient pu avoir lieu.

    Ce livre, publié à Hong Kong en 2016, reste interdit en Chine.


    Traduit du chinois par Louis Vincenolles

  • Histoire de l'Inde

    Michel Boivin

    En ce début de troisième millénaire, l'Inde, l'une des plus anciennes civilisations du monde, a largement passé le milliard d'habitants. Elle est également le seul pays du Tiers Monde régi, sans interruption depuis son indépendance en 1947, par une démocratie laïque. Quel avenir peut-on espérer pour ce sous-continent, aussi puissant qu'il paraît parfois fragile ? Michel Boivin en retrace l'histoire, depuis ses origines préhistoriques jusqu'à la formation d'une république indépendante, exemple unique au monde de la construction progressive d'une identité politique distincte du modèle de l'État-nation.

  • À l'automne 1600, Tokugawa Ieyasu, l'un des plus fascinants personnages de l'histoire du Japon, sort vainqueur de la plus grande bataille de samouraïs jamais livrée. L'enjeu est de taille puisqu'il ne s'agit rien moins que de l'empire tout entier, enfin pacifié. Le suzerain de la maison Tokugawa sera le troisième des Unificateurs du pays. Avant de parvenir à engranger les dividendes de la paix, il aura pourtant fallu tout risquer une ultime fois sur le tapis vert des rizières de Sekigahara, mince vallée sise en plein coeur de l'archipel. La suprême querelle se vide au matin du 21 octobre 1600, mettant aux prises les meilleurs capitaines et les plus vaillants champions de leur temps. Épreuve du gigantisme, près de 170 000 combattants s'y sont taillés en pièces, laissant 30 000 d'entre eux sur le carreau. Il faudra attendre l'épopée napoléonienne, deux siècles plus tard, pour voir se lever des effectifs similaires sous nos latitudes. À la charnière de deux siècles que tout oppose, Sekigahara bruit également du chant du cygne qu'entonnent malgré eux les guerriers de jadis. A l'issu de la bataille, le temps des seigneurs de guerre, des samouraïs et des citadelles est révolu. 

  • Classée au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1980, Palmyre est en péril depuis qu'elle a subi les destructions que Daech lui a infligées en 2015. Elle eut pourtant un destin hors norme. Habitée dès la préhistoire, cette palmeraie au milieu de la steppe a été fondée, selon la légende, par Salomon. Sa situation en a fait longtemps un relais entre la Méditerranée et le golfe arabo-persique. Mais au-delà de l'image d'Épinal d'une ville se rebellant, sous la conduite de la reine Zénobie, contre la domination romaine, que savons-nous réellement de son histoire ? L'archéologue Patrick Maxime Michel revient sur un passé plurimillénaire et pluriculturel, où s'entremêlent influences juives, romaines, chrétiennes et musulmanes, dont le temple de Bêl porte les traces, qui de temple est devenu une église puis une mosquée. Palmyre ? Un lieu à la croisée des chemins, où de sublimes ruines invitent à la rêverie.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Les Japonais vivent au présent. Le temps glisse sur l'Archipel, emportant avec lui les joies comme les malheurs. Le tsunami de mars 2011, à l'origine du pire accident nucléaire de l'histoire, reste une plaie ouverte, mais le Japon, pugnace, regarde déjà ailleurs. Ce pays est un art de vivre. Une société unique. Un écheveau de règles souvent tacites mais incontournables, qui font du quotidien un rituel bien réglé.
    Qu'est-ce qu'être Japonais aujourd'hui, dans un pays vieillissant où la natalité ne cesse de décroître ? Comment concilier l'infini romantisme des pavillons d'or et d'argent de Kyoto et les émois décadents de Kabukicho, le quartier chaud de Tokyo ? Comment évoquer le Japon de ce siècle sans comprendre que son dessein industriel et occidentalisé se fracasse aujourd'hui sur la concurrence effrénée de la Chine, sur fond de surenchères nationalistes réciproques ?
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il plonge le lecteur au coeur de traditions millénaires, pointe les transformations, souligne les fractures. Pour découvrir un Japon vécu de l'intérieur, raconté au plus près de ses évolutions récentes.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Pierre-François Souyri, Chikako Mori et Keiichiro Hirano.
    Un voyage historique, culturel et linguistique pour mieux connaître les passions japonaises. Et donc mieux les comprendre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités (...). A chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir. - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Traductrice de littérature japonaise, romancière et conférencière, Corinne Atlan a vécu près de vingt ans en Asie. Sa maîtrise de la langue japonaise lui donne un accès privilégié à l'intimité d'un pays où elle multiplie les séjours depuis quatre décennies.

  • Depuis sa création en 1841 par les Britanniques, le « port parfumé » est devenu un mythe, symbole fascinant de la rencontre entre l'Orient et l'Occident. Cette terre fut aussi un lieu perpétuel de confrontations et de résistances pour les rebelles de tout bord. Alors qu'un vent de révolte souffle et que l'étau chinois se resserre, François Bougon nous éclaire sur Hong Kong, dont la liberté est plus que jamais mise à l'épreuve.
    Des pirates aux guerres de l'opium, en passant par les mouvements des dockers, le renversement des Qing par Sun Yat-sen, la prise de guerre japonaise, les réfugiés politiques chinois fuyant le communisme, l'ex-colonie britannique - terre de sept millions d'habitants et troisième place financière mondiale - a toujours eu une vie mouvementée aux marches de l'empire. Aujourd'hui, elle tente de se dresser contre l'emprise de la Chine de Xi Jinping.
    Le territoire aurait pourtant dû bénéficier jusqu'en 2047 d'un haut degré d'autonomie. Mais la loi sécuritaire votée par le régime en juin 2020 sonne le glas du principe « un pays, deux systèmes » imaginé par Deng Xiaoping et Margaret Thatcher. Elle menace l'identité de sa jeunesse, ses libertés et ses aspirations démocratiques. Le monde a désormais les yeux rivés sur le sort de Hong Kong, enjeu d'une nouvelle guerre froide entre Pékin et Washington.
    Il était temps de raconter l'histoire de cette belle insoumise.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre.
    La nostalgie est mauvaise conseillère. Mais comment ne pas percevoir, derrière le Laos actuel et la frénésie d'investissements chinois dans ce pays enclavé d'Asie du Sud-Est, l'ombre de l'ancienne Indochine française ? Puiser aux racines de l'histoire pour saisir les nuances du présent. Se laisser conquérir par la sérénité bouddhique de Luang Prabang, l'ancienne capitale aujourd'hui menacée par le tourisme de masse.
    Raconter les convulsions qui transformèrent ce pays, de la décolonisation française à la guerre du Vietnam, en un champ de bataille de montagnes et de jungle. Dire l'interminable conflit oublié entre les montagnards, enrôlés naguère par les États-Unis et le pouvoir de Vientiane. Chaque chapitre de cet ouvrage nous livre un pan de ce Laos méconnu, toujours politiquement verrouillé, où se pressent désormais les enfants et petits-enfants de la diaspora.
    Ce petit livre n'est pas un guide. Il nous permet de lever une partie de l'énigme laotienne. Parce que seul un séjour sur place, ce récit en main, peut vous permettre de la résoudre.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Soren Ivarsson (Le Laos colonial et le Laos d'aujourd'hui partagent la même grammaire) et De Mattie Do (Les Laotiens du Laos sont ravis que les émigrés reviennent, vraiment).
    Un voyage au gré de personnages forts et de lieux marquants, pour mieux connaître les passions laotiennes. Et donc mieux les comprendre.
    EXTRAIT
    Le Laos est, tout entier, tel qu'il existe dans ces formes actuelles, le résultat de la colonisation française, à la fin du dix-neuvième siècle, qui donna ses frontières à ce pays alors démembré et vassalisé. Il était dès lors naturel qu'une partie importante de cet ouvrage raconte cette histoire franco-laotienne, et se plonge dans les relations complexes et parfois sanglantes qu'entretinrent jadis les royaumes du Laos et du Siam (l'ancien nom de la Thaïlande). Des relations disséquées en fin de volume par l'historien Soren Ivarson, spécialiste du Laos sous le protectorat français.
    L'histoire, encore : les guerres du Vietnam, la française comme l'américaine, ont laissé leurs marques indélébiles sur le Laos d'aujourd'hui. Cruciale périphérie du grand théâtre d'opérations militaires, son territoire ne manqua pas d'être exploité par les belligérants. 
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "(...) Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités (...). A chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - "Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir." - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Bruno Philip est le correspondant du Monde en Asie du Sud-Est, basé à Bangkok (Thaïlande). Vétéran du continent asiatique, il a vécu en Inde et en Chine. Il est l'auteur de Aung San Suu Kyi, l'icône fracassée (Équateurs).

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    L'aube se lève sur les collines de Pagan hérissées de temples. Le brouillard du lac Inle se dissipe. À Rangoon, la pagode Schwedagon brille de tous ses feux d'or, tandis que les robes rouges des bonzes ressemblent à des braises prêtes à s'enflammer. La Birmanie est un enchantement pour le voyageur. Les effroyables décennies de dictature militaire, et le combat infatigable d'Aung San Suu Kyi, ont forgé dans ces confins d'Asie du Sud-Est une réalité bien éloignée des pays voisins absorbés par la modernité. Ici, les dieux, les minéraux précieux et les frontières s'entremèlent. Mosaïque ethnique, l'Union de Myanmar, puisque tel est son nom officiel, est un canevas tissé au fil des royaumes bouddhistes, de la colonisation britannique et d'un relief sans pareil, entre l'océan Indien et les contreforts de l'Himalaya.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il raconte ce que l'oeil ne voit pas, ce que la langue birmane décrypte, ce que les pagodes abritent, ce que cachent les terres lointaines du Triangle d'Or et leurs populations montagnardes Kachins, Shans ou Wa. Le récit d'une passion, nourri par des années d'itinérance dans ce pays alors fermé aux étrangers, accompagné d'entretiens avec des personnalités proches des gens. Et aptes à nous les faire comprendre.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Min Ko Naing (J'ai été emprisonné pendant seize ans) et Win Pé (Les militaires sont toujours au coeur du pouvoir birman).
    Un voyage culturel, linguistique et politique pour mieux connaître les passions birmanes. 
    EXTRAIT
    Depuis sa fenêtre, le Birman regarde le monde extérieur en se disant qu'il fait bon vivre là où il est. Résidant dans un espace sacralisé clairement délimité par le stoupa, la pagode et le monastère, il ne veut quitter ni son cocon bouddhisé, ni sa rizière, ni ses palmiers. En ville comme à la campagne, il se sent protégé par ses traditions, sa culture et ses croyances. La Birmanie est un monde bien sécurisé où chacun peut manger à sa faim et vivre à l'abri des cinq calamités traditionnelles : le voleur, le feu, l'inondation, la tempête et les autorités.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    [...] Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un "décodeur" des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités [...]. À chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir. - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Universitaire, géographe, linguiste, Guy Lubeigt a passé sa vie à étudier la Birmanie et à en décrypter les traditions comme l'actualité. Avec l'intelligence du spécialiste et le coeur de l'explorateur.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Le Cambodge est une blessure. Impossible de ne pas voir dans les tours sculptées de la mystérieuse cité d'Angkor, redécouverte au 19e siècle par les archéologues coloniaux français, la souffrance d'un peuple martyrisé par ses souverains sur l'autel de leurs rêves de grandeur.
    Le génocide commis par les Khmers rouges, entre 1975 et 1979, au nom d'une idéologie maoïste mortifère, n'eut pas d'équivalent dans le monde. Plus d'1,5 million de Cambodgiens périrent, souvent tués à mains nues ou morts de faim dans les rizières. Ce Cambodge-là illustre tragiquement l'ambiguïté du sourire du peuple Khmer.
    Il fallait, pour raconter le destin de ce pays, un auteur qui ait connu ces années de souffrance et d'horreur. Quelqu'un qui, de témoin, puisse devenir l'historien de cette lente et difficile sortie du cauchemar dont la jeunesse khmère rêve de tourner la page. Parce que les malheurs du Cambodge, sacrifié par les grandes puissances durant la guerre du Vietnam et aujourd'hui marqué par l'empreinte de la Chine, sont aussi ceux de notre propre histoire.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Ou Virak (La société cambodgienne est en voie de redéfinition), Jean-Michel Filippi (Un empire, un royaume, mais un Etat à la faiblesse récurrente) et Phloeun Prim (Transformer le Cambodge par l'art).
    Un voyage historique, culturel et linguistique pour mieux connaître les passions cambodgiennes. Et donc mieux les comprendre.
    EXTRAIT
    Contrairement à ce qu'indique la traduction en français du terme Phnom, le Phnom Voar n'est pas une colline mais une rangée de grosses collines à deux pas des agglomérations de Kep et de Kampot, lesquelles se redessinent et se développent rapidement sur le golfe de Thaïlande. Réhabilitée, la voie ferrée qui relie Phnom Penh à Sihanoukville, se déroule au pied du Phnom Voar, lequel fait partie, non loin de la frontière vietnamienne, des premiers contreforts des Cardamones, une chaîne de montagnes qui longe la côte cambodgienne pour s'évanouir en Thaïlande.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - [...] Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un « décodeur » des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités [...]. À chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - Comment se familiariser avec « historique, les traditions ? » Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir. - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ancien correspondant du Monde à Bangkok, prix Albert-Londres, Jean-Claude Pomonti est l'un des meilleurs connaisseurs du Sud-Est asiatique dont il suit depuis des décennies les moindres convulsions. Il est l'auteur dans la collection L'âme des peuples de Vietnam, l'éphémère et l'insubmersible (2015) et de Cambodge, les maîtres de la terre et de l'eau (2017).

  • Depuis juillet 1953, après trois années d'un conflit dévastateur et sanglant, il y a deux Corées. Celle du Nord, où règne une dictature héréditaire et ubuesque qui condamne ses vingt-deux millions d'habitants à la misère et à l'isolement. Et celle du Sud, qui s'est hissée au 12e rang des économies les plus développées de la planète et constitue désormais un des pôles les plus actifs de la démocratie numérique et de la mondialisation culturelle. Endoctrinement fanatique à Pyongyang, libéralisme triomphant à séoul ; aujourd'hui, on ne parle plus de la Corée qu'au superlatif : modèle ou repoussoir, miracle ou tragédie.
    Mais si la Corée d'aujourd'hui fait de plus en plus parler d'elle, celle d'hier, avant la guerre (1950-1953) et la colonisation japo-naise (1910-1945), demeure largement méconnue. On ignore que la péninsule fut un creuset d'innovation scientifique et technique, un centre intellectuel et religieux, auquel on doit aussi bien la mystique bouddhiste que la pâte à papier, l'imprimerie sur caractères mobiles ou la céramique céladon. Régulièrement ravagée par les invasions et par les guerres, constamment menacée par ses deux puissants voisins, la chine et le Japon, qui ont cherché à l'asservir ou à la coloniser, la Corée a su s'adapter pour préserver son identité culturelle et imposer son autonomie politique.
    Du premier royaume de Joseon fondé, selon la légende, en 2333 avant Jésus-Christ aux deux États qui se partagent aujourd'hui la péninsule, en passant par l'âge d'or du roi Sejong (XVe siècle) et l'invention de l'alphabet coréen, toujours en usage, l'histoire de la Corée est une épopée, qu'il reste à découvrir. elle en vaut la peine.

  • Histoire du Japon

    Michel Vie

    Quand on s'intéresse à l'histoire du Japon, on ne peut éviter de rencontrer de prime abord la conscience historique des Japonais. Cet imaginaire est des plus simples, se bornant à affirmer comme traits spécifiques de ce pays la continuité (un temps linéaire, sans vrai début ni fin), l'homogénéité (une sorte de totalité synchronique), et logeant dans cette association aussi bien l'État, la dynastie impériale, la population, le territoire.
    De fait, l'originalité du Japon tient à ce que les changements s'y inscrivent, comme naturellement, dans un cadre immobile. Quelle est pourtant la dynamique interne de ce pays qui, depuis sa préhistoire et jusqu'à la rénovation de Meiji, a su garder son unité ?

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Le Vietnam n'est pas une guerre. C'est un pays, un peuple, une histoire, une culture façonnés par l'empreinte d'une relation unique avec l'immense Chine voisine. Une terre d'eau, de montagnes et de jungle où l'insubmersible côtoie l'éphèmère, où l'on s'asseoit le long des rues, sur de petits tabourets devenus, au fil de l'histoire, les attributs d'une volonté farouche.
    C'est ce Vietnam-passion, ce roman d'un pays envoûtant, où la France coloniale a laissé sa marque, que l'on retrouve au fil de ces pages, conté d'une plume intime et subtile. Du fracas des combats à la ruée vers le profit dont la paix a accouché sous la férule d'un parti communiste arrimé aux commandes, c'est le quotidien d'un pays et d'une population que l'on découvre.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il porte en lui la marque des passions et des luttes vietnamiennes. Avec, au fil des pages, cette tendresse et ce goût du Vietnam qui nous permet de mieux les comprendre.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Bui Trân Phuong (Pour produire des fruits, l'arbre ne doit pas ignorer ses racines) et Nguyên Quang Dy (Seule issue possible: sortir de l'orbite chinoise).
    Un voyage politique, historique et culturel pour mieux connaître les passions vietnamiennes.
    EXTRAIT
    Toutefois, ce qui continue de me fasciner le plus chez les Vietnamiens est leur capacité à rebondir, à reprendre leur élan, à relancer la vie, à se battre pour de meilleurs lendemains. Le Vietnam n'est pas le pays des ambitions démesurées. C'est celui de grandes résistances et, dans l'intervalle, quand la pression s'évanouit, de relâchements impressionnants. On ne fait pas faire aux Vietnamiens ce qu'ils ne veulent pas. Mais, une fois la tension dissipée, leur quotidien est à la fois fait de petites choses - des rois de la bricole, aux objectifs mesurés - et d'une volonté de s'améliorer, de se dépasser, d'aménager le futur de leurs enfants.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    [...] Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités [...]. À chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir. - Librairie Sciences Po
    Magnifique petit ouvrage à la mise en page subtile qui fait le tour du Vietnam d'aujourd'hui, répondant aux questions du curieux sur ce pays encore mal compris et étonnant à plus d'un titre. - AAFV
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Spécialiste reconnu de l'Asie, ancien correspondant du Monde à Bangkok, prix Albert-Londres, Jean-Claude Pomonti est l'un des meilleurs connaisseurs de ce « dragon » asiatique dont il suit, depuis des décennies, les moindres convulsions.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Laminée par la guerre au début des années 1950, la Corée du Sud a construit son miracle asiatique à la force de son peuple. Écrit par un journaliste habitué à côtoyer les chaebols, ces grands conglomérats à l'origine de ses fantastiques succès économiques, ce livre est une introspection. À chaque page son poids d'efforts et de prodiges.
    La Corée du Sud a, rivée en elle, un dynamisme débordant, dopé par la menace angoissante d'un affrontement nucléaire avec sa voisine la Corée du Nord. Ses matins calmes, radieux lorsque les montagnes escarpées se parent des couleurs ambrées de l'automne, sont le paravent d'une formidable énergie créatrice. Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. La Corée du Sud y apparaît telle qu'elle est : dans sa puissance à la fois féroce et envoûtante, entre les prouesses technologiques des géants industriels et l'appétit de vivre des quartiers bohèmes de Séoul. La passion coréenne qui habite ces pages ne vous raconte pas seulement ce pays lointain. Il vous entraîne dans son sillage. À pleine vitesse.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Benjamin Joinau, Park Tae-Gyun et Kim Eunju.
    Un voyage historique, culturel et linguistique pour mieux connaître les passions coréennes. Et donc mieux les comprendre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "(...) Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités (...). A chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - "Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir." - Librairie Sciences Po
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Agrégé d'histoire, correspondant depuis 2009 à Séoul et Shanghaï pour Le Figaro et Le Point, Sébastien Falletti couvre les convulsions de la péninsule coréenne et de l'Asie orientale.

  • Une lecture très originale des tensions à l'oeuvre dans la culture japonaise.
    La société japonaise est résolument polymorphe. Elle est animée par une tendance qui est celle de la poussée aux extrêmes : le caractère fantastique de sa littérature et de son cinéma qui est d'une rare cruauté, l'extravagance du théâtre kabuki, les déguisements excentriques des cosplays, les comportements d'une violence inouïe de certains adolescents ou encore la " mort par excès de travail ". Mais cet extrémisme-là ne saurait nous en dissimuler bien d'autres : l'extrême de la sobriété, de l'humilité, de la discrétion et du dépouillement.
    Ce livre explore cette tension entre l'expansion et la raréfaction, la dépense et la retenue. Il se demande comment le peu et le moins entrent en résonance mais aussi en conflit avec le plus et le trop.

  • Parcourant huit siècles de l'histoire de la Chine, ce livre nous plonge dans la vision taoïste de l'humanité et de sa destinée. Les sources historiques du Moyen Âge chinois dépeignent un monde englouti par le mal, où l'existence humaine est gagée dès la naissance et accablée davantage au cours de la vie par une accumulation de dettes, ici-bas et dans l'au-delà. La propagation du bouddhisme vient bousculer la pensée chinoise sur les causes de la souffrance, la nature du mal et les visées de la rédemption. S'appuyant sur des textes de prière, des sermons liturgiques et des récits de témoignage, Franciscus Verellen conte comment sacrements taoïstes, pratiques de dévotion, rituels et exercices thérapeutiques agissaient sur le monde invisible pour surmonter l'angoisse liée à la perte, à la maladie, à la mort, et pour faire passer des ténèbres à la lumière l'« homme intérieur », affranchi, purifié, guéri.

  • Quels types de révolutions et de guerres le Viêt-Nam a-t-il traversé au cours du XX e siècle ? Quels furent les chemins des possibles dans un pays colonisé et décolonisé dans la violence ? Quels furent les sources d'inspiration et les hybridations proposées ? Spécialiste du Viet-Nâm contemporain, François Guillemot livre ici l'étude habilement thématisée d'un pays réconcilié avec son histoire et de la société qui le constitue, entre opportunités mondialisées et limites naturelles.
    Le Viêt-Nam, connu pour sa lutte héroïque pour l'indépendance, fut un des grands mythes du XXe siècle. Entre décolonisation et guerre fratricide, son histoire apparaît comme exemplaire mais que sait-on de ses fractures internes ? Quels furent les chemins des possibles pour ce pays colonisé et décolonisé dans la violence ? Quelles furent ses sources d'inspiration ? Quels types de révolutions et de guerres ce pays a-t-il traversé au cours du XXe siècle ?
    Cet ouvrage nous convie à une exploration inédite du Viêt-Nam " vu de l'intérieur " de l'empire démantelé pendant le XIXe siècle à l'État-nation réunifié d'aujourd'hui. Cette perspective permet de mieux comprendre le fonctionnement du pays, dirigé par un État-Parti, et de penser plus largement le Viêt-Nam contemporain dans un monde asiatique confronté à la puissance chinoise et la mondialisation. Elle permet également de saisir l'enchevêtrement des dominations internes (coloniales et postcoloniales) et la persistance de certaines lignes de fractures. Pour accompagner ce récit, l'auteur mobilise des documents et des sources peu connus et propose des encadrés sur des thématiques clés.

  • En 1912, avec la proclamation de la République, la Chine bascule dans une ère foncièrement nouvelle. La révolution de 1911-1912 n'a pas pour seule conséquence de renverser les Qing. Elle vient mettre fin à la succession des dynasties qui scandait l'histoire chinoise depuis plus de deux millénaires. Le modèle politique et intellectuel de l'empire, qu'une décennie de réformes radicales (les Nouvelles politiques) avait commencé à remettre en cause à partir de 1901, est définitivement enterré. En se fondant sur l'historiographie la plus récente, l'auteur réfute la grille de lecture d'une période républicaine dominée par l'épopée révolutionnaire du Parti communiste chinois. La victoire finale de ce dernier ne se dessine que très tardivement. Elle doit au moins autant à sa stratégie et sa faculté à organiser et mobiliser la population qu'à une série de concours de circonstances particulièrement favorables qui aboutissent à affaiblir son principal ennemi, le Guomindang.

  • Le départ. - Adieu Lorient. - Traversée sans intérêt. - Saigon. - Surprise désagréable. - Une expédition au Tong-kin. - Délivrance. - Shang-haï. - Nagasaki. - La mer intérieure.Le temps est triste, la rade brumeuse. Quatre heures, branle-bas ; appareillage silencieux. La machine ronfle, l'hélice secoue ; adieu Lorient. Debout, à la Peirrière, des silhouettes mornes ; des mères, des soeurs, des amantes ; les coeurs se gonflent, les larmes coulent, adieu.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le 13 novembre 2010, Aung San Suu Kyi, héroïne de l'opposition à la junte, est libérée après des années de lutte et de captivité. Prix Nobel de la paix en 1991 et fi lle du général Aung San, père de l'indépendance, la Dame de Rangoun préside depuis 2016 aux destinées de la Birmanie et tente de rendre à son pays une place digne de son histoire millénaire.
    Au carrefour de l'Asie, abritant une diversité culturelle et linguistique unique, la Birmanie s'ouvre depuis peu au monde. Après des décennies d'isolement et d'ostracisme sous le joug d'une junte militaire brutale, un afflux massif de capitaux étrangers, une croissance économique soutenue et un développement touristique remarquable permettent au pays de s'imposer comme un acteur régional incontournable.
    En dépit de ces progrès, la Birmanie fait face à d'importants défis. Le processus de démocratisation initié en 2010 après la libération d'Aung San Suu Kyi demeure fragile et subordonné à une armée birmane toujours présente au coeur du pouvoir, tandis que les tensions ethniques et religieuses qui divisent le pays depuis son indépendance perdurent sans grand espoir de résolution prochaine, comme en témoigne le regain de violence visant la minorité musulmane rohingya depuis 2012.
    En retraçant pour la première fois l'histoire de la Birmanie de ses origines aux temps des premiers rois de Pagan jusqu'à nos jours, cet ouvrage nous offre une perspective idéale pour appréhender ce pays en pleine mutation et tenter de mieux le comprendre dans toute sa complexité et sa richesse.

  • Loyauté, honneur, courage, telles auraient été les vertus des samurais de la voie des guerriers (bushido) du Japon pré-moderne. Mais le présent essai explique pourquoi leur vie était plus souvent faite de mensonges, de trahisons et d'impostures. Peu de cultures ont porté aussi haut que celle du Japon l'exaltation de la « voie des guerriers » (bushido). Celle-ci prenait la forme de discours - des textes, des codes de représentations et des comportements ritualisés - qui changèrent profondément avec le temps et les circonstances politiques, économiques et sociales. Ce livre est consacré à celui qui se développa pendant l'époque Tokugawa (1603-1868). Ce discours entretint alors avec les réalités de la vie des guerriers (les bushi ou samurai) des rapports très différents de ceux caractéristiques des périodes précédentes. Certes, il avait toujours été, et il sera encore, fort loin de simplement refléter la réalité des comportements des guerriers, mais c'est au cours de l'époque Tokugawa que la dimension théâtrale du discours de la voie des guerriers avec les mensonges et les impostures dont il était saturé, acquit une dimension nouvelle. Ces guerriers qui n'en étaient plus, mais ne pouvaient le faire voir, devinrent des serviteurs qui sous le masque de la loyauté complotaient contre leurs maîtres, des truqueurs sans vergogne de généalogies imaginaires, des tricheurs et menteurs en série, des amateurs de confort douillet qui brandissaient des armes qui n'étaient plus que des symboles vides.

  • En 1949, bien qu'elle se proclame en rupture radicale vis-à-vis des régimes qui l'ont précédée, la République populaire de Chine reprend à son compte les objectifs formulés par les réformateurs et les révolutionnaires de la première moitié du XXe siècle. La différence tient aux moyens mobilisés pour y parvenir. Dans les faits, la pratique du totalitarisme par Mao Zedong n'entraînera pas les transformations annoncées. Il lègue une société affaiblie et fracturée. Il faut attendre le tournant des années 1980 pour que la promesse de modernisation soit enfin tenue. Les réformes engagent alors le pays dans des mutations plus rapides qu'aucune société humaine n'en a jamais connues. Industrialisation, urbanisation, bureaucratisation, globalisation, migrations ne sont pourtant pas des phénomènes propres à la Chine ; s'ils y prennent une proportion hors du commun, ils s'éclairent par le comparatisme. Pour conduire cette démonstration, l'ouvrage s'appuie sur les acquis les plus récents de la recherche en sciences sociales alors que l'enquête de terrain est désormais possible et les archives pour partie ouvertes.

empty