• Depuis l'Iliade jusqu'à Pompée en passant par Alexandre le Grand, les mythiques Amazones ont toujours fasciné les Grecs, puis les Romains : des guerrières qui rivalisaient avec les héros grecs par leur courage et leurs prouesses militaires, mais qui ressemblaient aussi aux Barbares - la légende dit qu'elles se coupaient le sein gauche pour tirer à l'arc et qu'elles se débarrassaient de leurs enfants mâles.
    Les Amazones sont-elles un mythe, un fantasme terrifiant inventé par les Grecs et les Romains ? Que peuvent-elles nous apprendre sur la réalité des civilisations avec lesquelles les Grecs étaient en contact ?
    Adrienne Mayor montre que les Amazones trouvent leur origine dans la réalité historique et met à bas le préjugé selon lequel il n'y aurait jamais eu de femmes guerrières. Les découvertes archéologiques faites dans ces immenses étendues où nomadisaient les Scythes - et donc les Amazones décrites par Hérodote - ont permis d'identifier les restes de guerrières mortes au combat.
    Il n'y a jamais eu de guerrières se mutilant la poitrine ou tuant leurs fils, mais il y a eu des tribus scythes où les femmes combattaient à l'égal des hommes. Adrienne Mayor se lance à leur poursuite et nous invite à un fabuleux voyage historique jusqu'aux confins de la Chine.

  • Barbares aux yeux des Grecs et des Romains, figures poétiques pour les Romantiques, héros nationalistes chez les historiens du XIXe siècle, les Gaulois gardent pour nous un certain mystère. Leur brillante civilisation, épanouie seulement en quelques siècles, a été submergée par celles de ses voisins, peut-être parce qu'elle en était trop proche. Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que ce guide convie.

  • Toutes les civilisations de la Méditerranée grecque et orientale se sont effondrées presque simultanément, il y a plus de trois mille ans. Des régions entières ont été désertées, des villes détruites et vidées de leurs habitants. L'Égypte ne sera plus que l'ombre d'elle-même. Comment ces civilisations florissantes ont-ellesl pu disparaître aussi brutalement ? Que nous dit cette catastrophe sur notre époque ? Une enquête passionnante, best-seller aux États-Unis et en France en 2015. Un réchauffement climatique suivi de sécheresse et de famines, des séismes, des guerres civiles catastrophiques, de gigantesques mouvements de populations fuyant leurs terres d'origine, des risques systémiques pour les échanges internationaux... Nous ne sommes pas au XXIe siècle, mais bien au XIIe siècle avant J.-C. ! Toutes les civilisations de Méditerranée grecque et orientale (de la Crète à l'Égypte, de Canaan à Babylone, etc.) se sont en effet effondrées presque simultanément, il y a plus de trois mille ans. Des régions entières ont été désertées, des villes détruites et définitivement vidées de leurs habitants. L'Égypte ne sera plus que l'ombre d'elle-même. Comment un ensemble de civilisations florissantes a-t-il pu disparaître aussi brutalement ? Le grand archéologue américain Eric H. Cline mène l'enquête et nous raconte la fin de l'âge du bronze sous la forme d'un drame en quatre actes. Il fait revivre sous nos yeux ces sociétés connectées qui possédaient une langue commune, échangeaient de multiples biens (grains, or, étain et cuivre, etc.), alors que les artistes circulaient d'un royaume à l'autre. Les archives découvertes témoignent de mariages royaux, d'alliances, de guerres et même d'embargos. En somme, une " mondialisation " avant l'heure, confrontée notamment à des aléas climatiques qui pourraient avoir causé sa perte... Une passionnante plongée dans le passé qui nous oblige à réfléchir.

  • Histoire et archéologie d'une métropole méditerranéenne 814 avant J.-C. – 1270 après J.-C.

    L'histoire de toutes les grandes cités mêle la gloire et la douleur. Mais Carthage, juchée sur son promontoire africain, semble vivre avec plus d'intensité encore ses aventures et ses renaissances. Sa destruction par les Romains en 146 avant J.-C., condamnation définitive, n'empêcha pas les maisons à demi ruinées d'être relevées un siècle plus tard, les hommes de se battre et le commerce de prospérer de nouveau.

    Fondée par les Phéniciens en 814 et rasée par les souverains hafsides, après l'expédition de Saint-Louis en 1270, elle fut l'une des grandes villes antiques, sans doute millionnaire, rivale de Rome, capitale de l'Africa, égale d'Alexandrie ou d'Antioche. Aujourd'hui encore, ses vestiges recouverts par l'extension sans fin de Tunis paraissent toujours porter l'aura singulière de la métropole antique.

    Samir Aounallah nous offre ici une synthèse unique, la plus complète et la plus informée à ce jour, sur ce joyau de notre patrimoine mondial, embrassant l'histoire et l'archéologie depuis le mythe de fondation par une femme, Élissa, jusqu'aux périodes vandales et byzantines.

    Jean-Claude Golvin, directeur de collection, donne à ce volume quatre restitutions virtuoses, alliant esthétique et précision archéologique.

  • Que buvait-on en Gaule ? Du vin, bien sûr, et les Gaulois de l'âge du Fer ont souvent été qualifiés par les auteurs anciens de buveurs de vin invétérés, célèbres pour leur ivrognerie. Vin importé d'abord, localement produit ensuite, exporté enfin, les Gaulois devenant, sous l'Empire, d'excellents viticulteurs. Mais, de plus longue date, on y buvait d'abord de l'hydromel et plus encore de la bière, véritable boisson nationale de nos ancêtres. Comment ces boissons alcoolisées se sont-elles développées en Gaule ? Quelles étaient les habitudes de consommation et les pratiques quotidiennes, mais aussi les rituels dans lesquels elles étaient impliquées ? Qui buvait quoi, comment et pourquoi ? Fanette Laubenheimer répond à ces questions en s'appuyant sur les textes antiques et sur de nombreux vestiges archéologiques, en Gaule et au-delà, ainsi que sur les résultats des analyses les plus novatrices destinées à identifier les traces des boissons contenues dans les vases.

  • Suite à la défaite de Salamine, où la flotte des Perses fut anéantie par les Grecs, le Grand Roi Xerxès rentre vaincu dans ses palais. Souvent présentée comme une pièce dans le goût oriental, présentant la vision des vaincus, Les Perses est surtout un tour de force phénoménal, qui associe en un même mouvement les vainqueurs et les vaincus dans les entraves d'un destin partagé. Le discours du poète se fait alors éminemment politique: Eschyle questionne la cité sur les hasards de l'entreprise militaire, l'oblige à en considérer toutes les dimensions, sa légitimité, sa conduite, ses conséquences tragiques afin d'en prendre la juste mesure.
    Cette nouvelle traduction initie la série des "pièces de guerre" d'Eschyle, autant de méditations politiques sur la guerre et ses différents visages.

    Eschyle (v.525-456) est à placer aux côtés d'Homère par son influence sur les littératures occidentales. Vainqueur à de nombreuses reprises de concours de théâtres à Athènes, on n'a conservé de lui que sept des cent dix pièces qu'il composa.
    Myrto Gondicas est traductrice du grec.
    Pierre Judet de Lacombe est directeur de recherche à l'EHESS, et l'auteur de nombreux ouvrages sur la Grèce ancienne. Il a récemment publié une biographie d'Homère et il prépare une nouvelle traduction de l'Iliade.

  • La civilisation gauloise n'aura plus de secrets pour vous.
    Les fouilles archéologiques menées depuis une trentaine d'années ont mis au jour villages et fermes fortifiées, tombes et sanctuaires. Leur étude a révolutionné l'histoire des Gaulois, brisant moult légendes et établissant des vérités incontestables. Mais qui étaient-ils justement, ces Gaulois... ou ces Celtes ? Des géants blonds et moustachus qui combattaient nus ? Habitaient-ils des huttes rondes ? Craignaient-ils que le ciel ne leur tombe sur la tête ? La Gaule est-elle une invention du Romain César ? Les druides étaient-ils de simples prêtres ? Le site d'Alésia se situe-t-il en Bourgogne ? Les Gauloises jouaient-elles un rôle important ?
    Grâce à cette brillante synthèse sous forme de questions-réponses, la civilisation gauloise n'aura plus de secrets pour le lecteur.

  • Dans son petit village près d'Oxford, Graham Robb trouve un jour au fond de son jardin une broche datant de l'âge du fer. Au fil d'une quête passionnée, il découvre une cartographie rigoureuse, orchestrée par la science des druides autour de la mythique « voie héracléenne ».
    Croisant sources antiques et outils modernes, l'auteur lève le voile sur la civilisation celtique, hautement raffinée et injustement éclipsée par son successeur romain. Ni ésotérique ni académique, il privilégie le plaisir de la narration : calculs et tracés savants côtoient amphores découvertes en plantant des endives, machines astronomiques dormant au fond de l'eau et vieilles cartes jamais décodées...

    1 autre édition :

  • Connus de tous mais curieusement absents de nos récits historiques, les Phéniciens ont-ils seulement existé en tant que tels ? Cette enquête menée tambour battant par l'historienne Josephine Quinn permet d'y voir plus clair et de distinguer les faits avérés, notamment par l'archéologie récente, des fantasmes parfois anciens mais persistants sur le sujet.
    Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ?
    Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. À chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon...
    Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Étaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes !) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !

  • " Conquise, la Gaule a perdu la parole. Sa mémoire était tout entière dans le souvenir inquiet qu'en avaient gardé ceux qui l'avaient soumise. Rome a fait oublier la Gaule. Puis on a cru la reconnaître dans les "Sauvages" de l'Amérique, ou bien reflétant, à distance, notre image : celle de "nos ancêtres les Gaulois".
    Les découvreurs qui ont exhumé ses vestiges à partir de la fin du XIXe siècle, ont été surpris de la voir livrer des créations subtiles et magnifiques, que l'on croyait trop belles pour elle. Il a fallu attendre les surréalistes, comme André Breton, pour que l'on prenne la mesure de la force d'expressivité et de l'originalité de l'art gaulois. Nous y reconnaissons maintenant la marque d'une pensée et d'un savoir, voisin de celui de la science grecque. "
    L.O.
    Retraçant les réinventions successives dont les " Gaulois " ont fait l'objet depuis l'époque de César, Laurent Olivier remonte le fil du temps pour s'approcher au plus près d'un monde disparu, celui des Celtes.
    Laurent Olivier est archéologue, conservateur en chef des collections d'archéologie celtique et gauloise du musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Auteur de nombreuses publications scientifiques, il a publié au Seuil Le Sombre Abîme du temps, mémoire et archéologie (2008).

  • Les vikings

    Pierre Bauduin

    À partir de la fin du VIIIe siècle, les Vikings font une entrée en scène fracassante en Occident. Ils s'aventurent également sur les terres de l'Atlantique nord ou encore vers l'Orient. Cette irruption doit être replacée dans un contexte qui voit l'essor des échanges entre les pays riverains des mers septentrionales et les transformations propres aux sociétés scandinaves.
    L'expansion des peuples nordiques a pris des aspects multiformes dans les différents espaces où les Vikings exercèrent leur activité, et, si la violence y eut sa part, cet ouvrage montre combien les processus d'intégration et d'acculturation comme les influences réciproques ont été nombreux et féconds.

  • Comment une secte périphérique s'est-elle muée en religion universelle, socle de civilisations ? 
    Tout commence par une rupture, lente, et non voulue : le « mouvement de Jésus », né d'un judaïsme polymorphe, et lui-même divers, mit un siècle, et davantage, à s'émanciper. Jetée dans le monde hellénistico-romain, la foi nouvelle connaît la persécution et s'affronte à la culture ambiante ; elle se bâtit, sur un double plan : doctrinal (la « Grande Église » crée son orthodoxie, contre les « hérésies ») et structurel (les instances de régulation se fixent). Le IIIe siècle marque un tournant, tragique parfois : communautés plus nombreuses, plus étoffées et plus bigarrées, institutions consolidées, survenue de théologiens majeurs, champ élargi des normes disciplinaires, balbutiements d'un art. Quand Constantin se convertit, le christianisme, minoritaire, n'est plus un phénomène marginal : le bon plaisir de l'empereur ne l'a pas tiré du néant... 
    Telle est la courbe, aléatoire, qu'entend décrire ce livre, textes à l'appui. Il le fait sans oublier qu'ici, plus qu'ailleurs peut-être, la description ne peut se déployer que sur un fond épais d'incertitudes et dans un flot pressé de remises en question. 
    Paul MATTEI, ancien élève de l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud, est professeur de langue et littérature latines à l'Université Lumière (Lyon 2) et conseiller scientifique de la Collection « Sources Chrétiennes ».

  • Les Etrusques

    Dominique Briquel

    Au début du premier millénaire avant notre ère, les Étrusques ont développé la première grande civilisation de l'Italie. L'expansion de Rome y a mis brutalement fin. Elle ne nous est plus perceptible que par les vestiges que le sol de la Toscane et des alentours livre aux archéologues. C'est assez pour nous fasciner, mais cette civilisation continue à baigner dans une atmosphère de mystère : malgré les efforts de générations de spécialistes, des points essentiels, comme la compréhension de la langue, nous restent très imparfaitement accessibles.
    Cet ouvrage dresse l'état des connaissances sur les Étrusques, notamment sur leur origine et sur leur langue.

  • Gilgamesh, Étana, Enmerkar, Lugalbanda, ces rois de légende surgis des temps lointains sont devenus aujourd'hui héros de BD ou de séries TV...

    Qui étaient-ils réellement ? En Orient, au iiie millénaire av. J.-C., les souverains bien réels ont eu besoin, pour légitimer leur pouvoir, de se rattacher à des lignées prestigieuses, quasi divines. Sur des tablettes d'argile, ils firent alors inscrire les aventures extraordinaires de ceux qu'ils revendiquaient comme leurs ancêtres et qui serviront de modèles durant des siècles...

    Véronique Grandpierre s'attache à restituer ces épopées, à faire revivre ces destins héroïques en les replaçant dans leur contexte. La tâche n'est pas toujours facile. Il faut jongler avec les différentes langues, les divers systèmes d'écriture, des tablettes pas toujours complètes ni en bon état ! Cette recherche scientifique est un vrai travail de détective qu'elle nous fait partager pas à pas.

    Confrontant mythes et Histoire, un ouvrage original et captivant.

  • Synthèse de douze siècles d'existence, cet ouvrage présente un bilan historique, politique et social des Gaules (transalpine, cisalpine, chevelue), de l'indépendance du VIe siècle avant J.-C. jusqu'à la naissance de la Francia mérovingienne au VIe siècle de notre ère.
    Née de la volonté de Rome - à laquelle des liens privilégiés l'attachèrent longtemps -, la « nation gauloise » constitua pendant plusieurs siècles un État tampon entre l'Empire et les barbares. Provincia dans l'Empire chrétien du ive siècle, avec la chute de ce dernier, elle voit s'effondrer les frontières qui contenaient les poussées de ceux qui deviendront ses nouveaux maîtres : Wisigoths puis Francs, annonciateurs d'un nouvel ordre soutenu par une christianisation toujours plus profonde et influente.
    Structures administratives, religieuses, économiques et de société sont ici étudiées chronologiquement, accompagnant les mutations politico-militaires de ces siècles d'intense bouleversement des frontières, des mentalités et des idées.

  • Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale.

    César Itier est maître de conférences à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la tradition orale et le théâtre en langue quechua, d'éditions de documents quechuas des XVIe et XVIIe siècles et d'articles consacrés aux religions du Pérou ancien. Il a publié La Littérature orale quechua (Karthala, 2005) et traduit les Contes du lever du jour de Porfirio Meneses Lazón (L'Asiathèque, 2001).

  • Les deux premiers empires chinois, les dynasties Qin (221-207 av. J.-C.) et Han (206 av.-220 apr. J.-C.), forgèrent un système politique, des structures sociales, une organisation économique et des assises culturelles à la pérennité stupéfiante. L'unification que ces dynasties imposèrent, l'expansion territoriale et les brassages de populations induits, font de ces quatre siècles une époque charnière. Dû aux meilleures spécialistes, le présent ouvrage offre une remarquable synthèse sur l'histoire et la civilisation de cette période fondamentale, dont l'étude a été profondément renouvelée par les très nombreuses découvertes archéologiques de ces dernières décennies. Michèle Pirazzoli-t'Serstevens est directeur d'études à l'École pratique des hautes études, 4e section. Ses recherches portent sur l'histoire de l'art de la Chine, l'art et archéologie de l'époque des Han, et Giuseppe Castiglione. Elle est, entre autres publications, l'auteur de La Chine des Han (1982) et Giuseppe Castiglione (1688-1766). Peintre et architecte à la cour de Chine (2007). Marianne Bujard est directeur d'études à l'École pratique des hautes études, 5e section. Ses recherches portent sur la religion de la Chine ancienne et sur les temples et les stèles de Pékin. On lui doit, entre autres publications, Le Sacrifice au ciel dans la Chine ancienne : théorie et pratique sous les Han Occidentaux (2000).

  • Depuis 180 ans, les archéologues explorent les sites archéologiques du Proche-Orient à la recherche de cités entrées depuis longtemps dans la légende, à travers la Bible ou la tradition gréco-romaine. Le temps n’est plus à une démarche naïve de confirmation de l’existence de telle cité ou épisode légendaire, car la recherche moderne sur le Proche-Orient ancien s’est nourrie d’un va et vient entre ces légendes (bibliques mais aussi mésopotamiennes), la recherche historique et les travaux des archéologues. Derrière chacun de ces sites archéologiques se dessine par-delà la légende toute une vision d’un monde hautement sophistiqué marqué très tôt par des épisodes catastrophiques, mais aussi par une extraordinaire capacité de régénération, celle de métropoles extraordinairement créatives, d’Uruk à Babylone.  Chaque chapitre s’attache donc à évoquer à la fois une thématique issue de récits légendaires, qui est liée à des recherches archéologiques, et à des personnages historiques eux-mêmes souvent pris entre légende et histoire (tels Sargon, Assurbanipal ou Nabuchodonosor). Pascal Butterlin est professeur d’archéologie du Proche-Orient ancien à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ancien élève de l’École Normale supérieure et agrégé d’histoire, il participe à des recherches archéologiques en Syrie et en Irak. Il dirige la mission archéologique française de Mari en Syrie et la mission archéologique française de Khorsabad en Irak.

  • Mieux que partout ailleurs et avec une grande diversité du fait d'une très longue durée et d'un territoire immense s'étendant de la Méditerranée à l'Inde, l'Antiquité orientale illustre une suite d'étapes décisives de toute l'histoire humaine. Elle est le théâtre de progrès majeurs, comme la création des premières écritures, l'apparition des premières cités... Cet ouvrage présente son histoire, celle de la Mésopotamie, de la civilisation sumérienne, du peuple hittite, de Babylone, des Araméens, ou encore de l'Empire perse. À lire également en Que sais-je ?... Babylone, Béatrice André-Salvini Les grandes dates de l'histoire de l'art, Françoise Leroy et Jean Rudel

  • De Babylone à Jérusalem et d'Athènes à Alexandrie, les vastes espaces qui bordent la Méditerranée ont connu dans l'Antiquité de grands empires dont le modèle reste celui d'Alexandre, conquis en quelques années, de prestigieuses cités comme Athènes ou Sparte, sans oublier quelques petits états à l'influence décisive sur les peuples voisins, comme celui des Hébreux. Les trente chroniques présentées par Maurice Sartre relatent avec une grande sûreté documentaire de passionnantes pages d'histoire où se croisent des figures comme Cléopâtre, Hérode, Xerxès ou Périclès, où coexistent des systèmes divers et où se côtoient des moeurs politiques relativement pacifiques et des habitudes qui nous révulsent par leur barbarie. Un passionnant voyage dans des mondes exotiques.

  • Peut-on, aujourd'hui, écrire une histoire de la Gaule ? Les descriptions faites par César dans le récit de sa conquête - la fameuse Guerre des Gaules - relèvent-elles du mirage et obéissent-elles à la seule règle de la communication politique ? Quelle était la réalité indigène des Gaules du 1er siècle avant notre ère ? En reprenant l'ensemble du dossier grec et latin, cet ouvrage fait d'emblée le pari de l'unité de la Gaule en montrant comment s'y sont développées, avant César, des pratiques politiques communes : assemblées à différentes échelles, reconnaissance d'une autorité commune, mise en place de coalitions générales placées sous l'autorité de chefs de guerre dont Vercingétorix fut le dernier et le plus célèbre représentant. Après la conquête romaine, ces pratiques constituèrent une partie du socle administratif de la Gaule romaine. Ainsi l'entité gauloise fut pérennisée par le culte du Con_ uent, à Lyon, ignorant la tripartition provinciale imposée par Rome et obéissant en partie à une tradition héritée du temps de l'indépendance. En s'appuyant sur le dynamisme de l'archéologie régionale, cet ouvrage enrichit considérablement l'image communément partagée de la Gaule. Fini le temps où les seuls Éduens représentaient, élevés au rang de modèle unique, tout ce que l'on pensait savoir sur les Gaulois : la diversité des institutions gauloises, liées à celle des peuples de la Gaule, donne à voir une société bien plus complexe et bien plus intéressante. Le découpage provincial et la mutation civique réalisée par les Romains en 16-13 après notre ère, tout en poussant à davantage d'homogénéisation institutionnelle, ne mettent pas un terme à cette diversité. L'adaptation aux normes importées d'Italie suit en effet, selon les régions, des schémas et des rythmes variés. Documentés par un large corpus de textes relus à l'aune de nouvelles questions et par l'exploitation d'un important matériel archéologique et numismatique, la Gaule et ses peuples trouvent ici une épaisseur politique surprenante qui renouvelle largement notre regard sur ceux qui furent longtemps considérés comme de fameux « ancêtres », nos Gaulois.

  • Ce livre invite à entrouvrir la porte de la bibliothèque d'Alexandrie et des banquets d'érudits grecs et romains, à dérouler les papyrus ou feuilleter les livres pour suivre la main des scribes et le regard des lecteurs s'aventurant dans le labyrinthe des mots et du sens. Qu'est-ce qu'une bibliothèque ? Qu'est-ce qu'un texte ? Qu'est-ce qu'une autorité savante ? Et comment les savoirs circulent-ils en société et se constituent-ils en traditions ? À l'heure où les mondes de l'écrit connaissent des mutations profondes, où se pose avec acuité la question des savoir-faire critiques, des outils techniques, de la navigation sur les océans de l'information, l'histoire des pratiques intellectuelles et de la transmission savante, sur la longue durée et dans la comparaison culturelle, apporte un éclairage captivant sur les défis de nos sociétés. D'Alexandrie aux humanités numériques, de la philologie aux science studies, des savoir-faire des artisans aux mains de l'intellect, Christian Jacob étudie une question fondamentale : celle de la construction des savoirs, de leur inscription matérielle, leurs métamorphoses, leur pouvoir de créer des liens, dans l'espace, dans le temps, au coeur des sociétés humaines.

  • Pour les Anciens, la présence des dieux, mais aussi les rapports entre hommes et dieux, sont construits et contrôlés par les hommes, en étroite relation avec l'espace qui sert de cadre aux pratiques rituelles. La notion d'espace se place alors au centre d'une réflexion sur la construction, dans le monde antique, des identités religieuses. Or, qu'est-ce qui confère à l'espace sa sacralité ? Comment le sacré, entendu à la fois comme puissance religieuse et condition de son exercice autorisé, se nourrit-il d'espace ? Comment la mémoire se projette-t-elle dans l'espace sacré ? Autant de questions qui invitent à prendre en compte ce qui touche à l'organisation sacrale de l'espace, à étudier les mesures prises pour la préservation et le respect du « sacré » (avec les notions d'ordre et de puissance qui lui sont liées) , sans négliger de prendre aussi en considération les gestes et les pratiques, individuelles ou collectives, qui visent à codifier l'espace. La sacralisation de l'espace, privé ou public, à l'échelle d'une collectivité, d'une cité ou d'une région, n'est pas seulement fondée sur des critères physiques, mais aussi symboliques : c'est en explorant ce double ancrage des dispositifs spatiaux du culte et des pratiques rituelles que les auteurs de ce livre ont cherché à croiser, dans le temps long, des approches issues d'aires géographiques variées.

  • À quoi ressemblait vraiment la Gaule? Comment vivaient « nos ancêtres » ? Etaient-ils comme les décrit la légende de grands blonds, vaguement brutaux et incultes, réellement gros mangeurs et violents batailleurs ? Cette civilisation qui continue de nous fasciner et de nourrir notre imaginaire était tout aussi mystérieux pour ses voisins, Grecs et Romains notamment, jusqu´à la conquête de César. Pourtant, au Ier siècle avant J.-C., un voyageur grec s´y est aventuré, le philosophe Poseidonios d´Apamée, dont les observations serviront de base aux écrits de César, Strabon, Diodore et bien d´autres. C´est à suivre les traces de ce tout premier visiteur que nous invite Jean-Louis Brunaux, dans un guide original de la Gaule. L´archéologue d´aujourd´hui recueille les informations du « touriste » d´antan, et leur échange constitue le meilleur guide de voyage de la civilisation gauloise.

empty