• Rollon, chef viking, appartient autant à la légende qu'à l'histoire. Après avoir lancé de nombreux raids meurtriers sur l'Europe occidentale, il conclut, en 911, un traité de paix avec le roi de France Rollon accepte de cesser ses incursions en échange d'un territoire qui deviendra la Normandie. Rollon fait partie de ces envahisseurs scandinaves qui ébranlèrent l'Empire carolingien, fondé par Charlemagne. À partir des années 870, il participe à la plupart des expéditions de pillage dans la vallée de la Seine et dans le centre du royaume de France. Déterminé à arrêter ces attaques incessantes, le roi Charles le Simple négocie avec Rollon le traité de Saint-Clair-sur-Epte, conclu en 911 entre les Vikings et les Francs, met fin à plusieurs décennies de troubles violents et constitue l'acte fondateur du futur duché de Normandie. Pierre Bouet nous conte l'étonnante histoire de ce chef de pirates qui a acquis un pouvoir officiel et une autorité légitime sur tous les Vikings présents sur la terre qui lui a été concédée.

  • Entre le Ve et le VIIIe siècle, l'Europe cherche ses marques, bousculée entre la fin de la période romaine et le plein Moyen Âge, au cours de ce qu'on a appelé les « invasions barbares ». Le basculement d'un espace centré sur la Méditerranée à un monde davantage tourné vers la mer du Nord marque un premier mouvement dans la constitution de l'Europe.
    Ce manuel revient sur cette période complexe en décrivant clairement la situation de l'Empire d'Occident avant sa chute en 476 et les caractéristiques de chacun des royaumes barbares qui fleurissent alors, ainsi que le rôle de la christianisation. Il dépeint la montée en puissance du pouvoir des Francs, aux sources de l'Empire de Charlemagne. Présentant un état de la période profondément renouvelé par les recherches des dernières décennies, cet ouvrage montre à quel point l'Europe barbare a été un creuset essentiel pour l'Europe et la réflexion historique.

  • Il y a près d'un siècle, les historiens français ont fait l'impasse sur les invasions vikings. Le plus remarquable est que, jusqu'à présent, personne ne s'était inquiété de cet "oubli". En étudiant des sources trop facilement écartées, Joël Supéry a découvert que, devançant Rollon d'un demi-siècle, Ragnar et son fils Björn avaient fondé un royaume scandinave en Gascogne. Cette présence précoce sur un axe commercial majeur entre l'Atlantique et la Méditerranée a permis à l'auteur de donner un sens à un épisode jusqu'alors insensé : les guerres vikings.
    Dans ce livre très documenté, allant à l'encontre de tout ce qui a été écrit précédemment, Joël Supéry entreprend un travail de réhabilitation minutieux et inédit. Il déconstruit notre vision du phénomène viking et nous propose une autre histoire, révolutionnaire mais plus lucide.
    Un livre qui apporte de nombreuses réponses, ouvre des pistes de recherche et éclaire des pans entiers de l'histoire européenne sous un angle inédit.

  • En moins de deux-cents ans (VII e-VIII e s.), les conquêtes arabes lancées par Mahomet créent un empire islamique dont la genèse reste aujourd'hui un fort enjeu mémoriel et symbolique. L'Anglais Robert Hoyland en propose une histoire nouvelle bousculant les idées reçues.
    Pour les chroniqueurs et théologiens arabes du Moyen Âge, l'expansion de l'islam des premières batailles du VIIe siècle jusqu'à l'islamisation et l'arabisation de ce vaste et prospère empire au VIIIe siècle est l'une des preuves de l'élection divine et de la perfection de la révélation faite à Mahomet, qui fut aussi un chef guerrier. En s'inscrivant " dans la voie de Dieu " (c'est le sens du mot jihad), les conquêtes arabes s'affirmaient comme un indépassable alliage politico-religieux. Pour les chrétiens d'Orient et d'Occident ce succès apparemment irrésistible passa pour un avertissement et un châtiment divin.
    Archéologue et parfait connaisseur des sources écrites, Robert G. Hoyland propose, sans esprit polémique, une approche historienne de ces deux siècles qui virent les empires perse et byzantins balayés par un bouleversement géopolitique toujours à vif en ce XXIe siècle. Dans la voie de Dieu présente ainsi les conquêtes arabes de Mahomet et de ses successeurs au regard des contemporains des événements (VIIe-VIIIe siècle) en dehors de la lecture providentielle privilégiée par les historiens musulmans du Moyen Âge et souvent reprise par de nombreux historiens modernes. Il invite à voir l'expansion arabe, non pas comme un mouvement religieux (ou essentiellement religieux) mais comme un phénomène social, économique et national. Ses pages finales sur les mécanismes et de l'arabisation de l'islamisation de peuples et de cultures très divers apportent un précieux éclairage aux crises que traversent aujourd'hui le Proche et le Moyen Orient.

  • Cet ouvrage de synthèse sur les Mérovingiens propose aux étudiants un panorama unique du monde franc du Ve au VIIIe siècle. L'auteur a eu à coeur de replacer chaque analyse d'ensemble dans son contexte chronologique, de manière aussi bien à ancrer les grandes explications anthropologiques et sociales dans leur dimension concrète qu'à rendre plus intelligibles les événements. Pour décrire une période riche et souvent mal connue, ce manuel s'appuie sur les sources écrites et archéologiques, la cartographie, et propose un tableau clair et concis de la spécificité mérovingienne. Il présente les grandes figures (Clovis, Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref...), les structures du pouvoir, l'organisation de la société, laïque et religieuse, la constitution du Regnum Francorum...

  • La prédation est une réalité incontournable des sociétés du haut Moyen Âge. Que l'on pense au sac de Rome par les Wisigoths en 410, au récit du vase de Soissons, aux déprédations vikings des IXe et Xe siècles, ou encore aux razzias incessantes de la guerre féodale, l'histoire de ce temps est traversée de pillages, de captures, de prélèvements de tributs effectués par la force. Associées pendant longtemps à une conception négative du Moyen Âge, ces pratiques ont peu intéressé les chercheurs. Tout au plus s'y est-on parfois penché de manière biaisée, par exemple en étudiant les conséquences des déprédations vikings, hongroises ou sarrasines sur l'Occident chrétien. Cela revenait implicitement à enfermer certaines sociétés, comme les Scandinaves, dans leur dimension prédatrice, alors que l'Occident chrétien ne pouvait être pensé, selon le contexte, que dans le rôle de victime ou de conquérant. Considérée depuis quelques décennies dans une autre perspective, la prédation est désormais envisagée comme un phénomène économique, politique, social et culturel. Abordant les questions aussi diverses que les formes de partage du butin, la place de la prédation dans la circulation des richesses, l'insertion des captifs de guerre dans les économies locales ou dans les circuits du commerce d'esclaves, l'importance de la prédation dans le fonctionnement du pouvoir, ou encore la manière dont ces sociétés légitiment la pratique prédatrice, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur cette pratique.

  • Édition revue et corrigée ! Au XIe siècle, sur fond de lutte acharnée entre le Pape et l'Empereur, l'Occident connaît une révolution qui bouleversera à jamais son visage : c'est la réforme grégorienne, inspirée du nom du pape Grégoire VII, avec des effets qui durent encore aujourd'hui. Les réformateurs du XIe siècle veulent corriger les moeurs, restaurer la discipline monastique et, de manière générale, séparer nettement dans la société les clercs et les laïcs, au profit des premiers. Ils conduisent à la querelle des investitures, marquée par des affrontements violents. En voulant trancher la question de l'équilibre des pouvoirs entre deux puissances à vocation universelle - l'Empire et la Papauté -, la réforme grégorienne désacralise le pouvoir politique et conduit à un profond renouvellement des élites d'Eglise. Paradoxalement, en séparant le temporel du spirituel, elle participe à son corps défendant à l'émergence d'un pouvoir laïc à la tête des sociétés médiévales. Marquant à jamais la chrétienté latine, l'oeuvre des papes Léon IX, Grégoire VII et Urbain II constitue l'une des matrices du développement politique, religieux et culturel européen. La réforme grégorienne a fait l'objet de nombreux travaux depuis un siècle, mais jamais aucun n'aura été aussi accessible et aussi lumineux sur la façon dont ce lointain passé a façonné notre présent. EXTRAIT L'histoire de la réforme grégorienne - et l'affrontement entre la Papauté et l'Empire qui s'en est suivi - fait partie des épisodes les plus célèbres et les plus importants de l'histoire du Moyen Âge européen. Ce qui s'est déroulé au cours du XIe et au début du XIIe siècle a profondément marqué le paysage politique et religieux de l'Europe médiévale, et certaines de nos idées ou représentations contemporaines du pouvoir y ont leurs racines. À PROPOS DE L'AUTEUR Sylvain Gouguenheim est un historien médiéviste français. Après avoir rédigé une thèse de doctorat à l'Université de Paris X-Nanterre consacrée, sous la direction d'André Vauchez, à la mystique rhénane Hildegarde de Bingen, il a été maître de conférence à l'Université de Paris I-La Sorbonne et membre du LAMOP (Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris) avant de devenir professeur des universités à l'ENS Fontenay-Saint-Cloud (ENS LSH de Lyon) de Lyon. En 2008, il publie Aristote au Mont-Saint-Michel, un livre dans lequel il prend le contrepied de certains cercles d'historiens qui considèrent que le monde musulman a joué un rôle important dans la transmission à l'Occident médiéval de l'héritage culturel antique.

  • Justinien devient empereur romain d'Orient en 527. Pendant près de quarante ans, le souverain de Constantinople poursuit un seul but : réformer, agrandir, unir son empire dans la même foi chrétienne et en faire la plus grande puissance du monde méditerranéen.

    Empereur « qui ne dort jamais », Justinien a unifié le droit avec le Code justinien et de nombreuses lois (les Novelles) ; il a été le bâtisseur de nombreux monuments, dont la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, chef-d'oeuvre de l'art byzantin ; empereur chrétien, il a adopté une politique religieuse offensive envers les dissidents, païens ou hérétiques ; il s'est engagédans la définition de la doctrine orthodoxe, a publié des édits doctrinaux, organisé des conciles.

    À l'extérieur, à l'aide de généraux de valeur - Bélisaire, Narsès -, il a défendu l'empire efficacement contre les attaques de la Perse et contre celles de nombreux peuples barbares. La reconquête de l'Afrique du Nord et de l'Italie, que les Vandales et les Ostrogoths avaient enlevées, fut un de ses immenses succès. Si son long règne ne fut pas sans ombres - persistance des divisions dansl'Église, reconquêtes éphémères en Occident -, Justinien a conduit l'Empire romain à son apogée.

  • Les autorités et les penseurs chrétiens du Moyen Âge ont, en règle générale, tenu un discours extrêmement négatif à l'égard de ceux qu'ils appelaient les païens, qu'il s'agisse de figures polythéistes du passé ou d'individus professant au présent une autre religion : stupides, brutaux, sans foi ni loi, les païens sont ordinairement donnés pour damnés. Pourtant, dans l'Europe du Nord entre la fin du vie et le début du xiie siècle, une poignée de personnages ont été reconnus comme de « bons païens » par des auteurs chrétiens : certains sont regardés comme fondateurs, vertueux, voire exemplaires, et il arrive même qu'on laisse entendre que l'un ou l'autre d'eux a pu accéder au salut. Ainsi le poème anglo-saxon Beowulf met en scène des personnages héroïques et positifs, laissant planer le doute sur leur sort ultime, enfer ou paradis. De fait, selon les contextes politiques, sociaux, et culturels, les réponses à ce double problème de la vertu et du salut des païens ont été très variables : ainsi, si certaines sociétés ont rapporté sans trop de réticences l'histoire héroïque de leurs ancêtres païens, d'autres ont été amenées à refouler l'essentiel d'un passé jugé incompatible avec le nouveau contexte religieux. L'enquête progresse de façon à la fois géographique et chronologique, explorant tour à tour l'Irlande, les marges septentrionales du royaume des Francs, l'Angleterre, le pays de Galles, la Scandinavie et le monde slave occidental. Dans toutes ces régions, la question des bons païens permet d'éclairer la manière dont, au prix d'accommodements et de bricolages théologiques, les sociétés nouvellement converties ont appris à parler d'elles-mêmes à travers le miroir de l'Autre païen.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Histoire du règne de Clovis, roi des Francs de 481 à 511. Baptisé en 496, il reçut de l'empereur d'Orient le titre de Patrice, protégea le catholicisme et réunit un concile à Orléans en 511.

  • Curieux empereur que ce Justinien promu à la fonction suprême par un caprice de l'Histoire. Difficile à cerner, l'homme prend place parmi les apôtres sectaires qui, consacrant leur vie et leur énergie à tenter de faire le bonheur de leurs ouailles, leur imposent une idéologie tyrannisante, et les yeux fermés sur les conséquences de leur action, les projettent dans les calamités, les deuils et la misère. La foi ne soulève pas que des montagnes, elle creuse aussi d'abyssales érosions susceptibles d'engloutir des sociétés et des nations.

  • Découvrez enfin tout ce qu'il faut savoir sur Charlemagne en moins d'une heure ! Tout le monde connaît Charlemagne, cette personnalité marquante du Moyen Âge. À la fois grand chef militaire et soldat du christianisme, le roi des Francs s'est constitué en quelques années un très vaste empire européen et a donné l'impulsion d'un renouveau culturel et artistique, plus couramment appelé la renaissance carolingienne. Si la figure légendaire du célèbre empereur à la barbe fleurie a inspiré de nombreux récits édifiants, quels secrets recèlent encore sa vie et son règne exceptionnel ? Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur : o La vie de Charlemagne o Le contexte de l'époque o Les temps forts de la vie de Charlemagne o Les répercussions de son règne Le mot de l'éditeur : « Dans ce numéro de la collection 50MINUTES Grandes Personnalités, David Cusin nous présente la vie ô combien passionnante de Charlemagne. Souverain conquérant à la tête d'un empire qu'il ne cesse d'étendre, Charlemagne a marqué l'Histoire. Son action est plurielle : politique, militaire et culturelle. Il impose sa foi aux peuples qu'il soumet et lance un mouvement de retour à la culture latine. Entre légendes et récits édifiants, comment démêler le vrai du faux sur cette célèbre figure du Moyen Âge ? » Stéphanie Dagrain À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Personnalités La série Grandes Personnalités de la collection « 50MINUTES » présente plus de cinquante hommes et femmes qui ont marqué l'histoire d'une manière ou d'une autre. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent faire le tour d'un sujet précis, tout en allant à l'essentiel, et ce en moins d'une heure. Nos auteurs combinent les faits historiques, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d'histoire.

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