• Nous sommes milliardaires en news, mais nous ne savons pas en profiter.
    Pourquoi nous sentons-nous gavés, au lieu d'en faire un festin ?
    Comment ne pas se noyer dans l'actualité ?
    En pratiquant la philosophie.
    Assidûment. Et au quotidien.
    Car elle donne à chaque événement la saveur d'une énigme - ou d'une question.
    Par exemple...
    Valait-il mieux, pour Harvey Weinstein, qu'il se fît prendre ou qu'il restât impuni ?
    Pourquoi est-il dangereux de croire que tous les gens qui nous ressemblent pensent comme nous ?
    Comment l'antique paradoxe du menteur permet-il de comprendre la réaction de Laurent Wauquiez à l'enregistrement pirate de ses propos ?
    Peut-on pratiquer la censure au nom de la tolérance ?
    Le clitoris est-il une arme de guerre ?
    Est-ce librement qu'Anakin Skywalker devient Dark Vador ?
    Si Dieu existait, aurait-on besoin de croire en Lui ?
    Etc.
    Après le succès des Morales provisoires, leur auteur récidive, démonte les idées reçues et enfonce gaiement son scalpel dans la chair du monde.

  • Éthique

    Baruch Spinoza

    J'appelle cause de soi-même, causam sui, la chose dont l'essence emporte l'existence, ou bien ce que nous ne pouvons concevoir autrement que comme existant.
    * J'appelle finie en son genre une chose qui est bornée, ou qui peut l'être par une autre chose de même nature qu'elle. Par exemple le corps est fini en son genre parce que quelque corps que nous imaginions, nous pourrons toujours en concevoir un plus grand que celui que nous aurons imaginé, et ce corps plus grand étant de la même nature que le premier qu'il formera, il est vrai de dire que le corps est fini en son genre ; de même une pensée est bornée par une autre pensée.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les journalistes sont périodiquement mis en cause. Leur implication dans l'évolution politique et économique, leur rôle dans les « affaires », leur déstabilisation due à la multiplication des moyens de communication sont devenus des thèmes d'actualité, voire des « marronniers ». Le journalisme suscite d'autant plus d'interrogations que la profession n'est presque pas réglementée. Un cadre existe pourtant, des principes ont cours, un droit de l'information se construit même peu à peu. Au-delà, il est possible de reconnaître une fonction précise au journaliste dans la cité : la clarifier revient à mettre au jour les principes d'une éthique de l'information.



  • « Notre société "de l'information" et "de la connaissance", dans laquelle le marketing et la propagande ont pris des dimensions inédites, est envahie par le bullshit. Politiquement, le but du bullshitter n'est pas tant de plaire aux électeurs que de promouvoir un système dans lequel le vrai n'a plus de place parce qu'il n'est plus une valeur. Or celui qui ne respecte pas la vérité est aussi celui qui admet que seuls le pouvoir et la force sont les sources de l'autorité. Les penseurs post-modernes aiment à dire que l'abandon de la vérité comme valeur laissera la voie libre à d'autres valeurs comme la solidarité ou le sens de la communauté, mais on peut aussi bien dire que le non-respect de la vérité et la promotion du baratin auront comme conséquences le règne du cynisme, le culte du pouvoir et la domination brute des puissants. »
    Ni réductible à l'éthique tout court, ni simple branche de l'épistémologie, l'éthique intellectuelle définit les normes qui fondent objectivement la correction des croyances. Dans ce livre, Pascal Engel montre que l'indifférence à leur égard, qu'ont en partage, à l'échelle planétaire, tant de nos politiques, journalistes et universitaires contemporains, représente la forme la plus aboutie du vice intellectuel et sape, dans la cité, la possibilité d'une démocratie véritable.

  • L'amour a inspiré les chants les plus déchirants, les meilleurs romans et les pires, des comédies irrésistibles, des tragédies bouleversantes. Il est possible d'y ajouter quelques considérations philosophiques. Des préliminaires, seulement. Non à l'amour (le philosophe n'a là-dessus aucune expertise), mais à son concept (c'est son domaine, dit-on). L'amour n'est ni l'amitié, ni le désir, ni la passion. C'est la fusion improbable de ces tendances opposées. Car les composantes de l'amour ne jouent pas collectif, tel est le drame, et la grandeur, de l'amour. C'est parce qu'il est de nature hétérogène, donc instable, qu'il est le moteur tout-puissant de tant d'histoires, grandioses ou banales, dans les littératures universelles et dans nos vies ordinaires. Francis Wolff est philosophe, professeur émérite au département de philosophie de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Il est notamment l'auteur, chez Fayard, Pourquoi la musique ? (2015).

  • Les animaux ont-ils des droits ? Avons-nous des devoirs envers eux ? Si oui, lesquels ? Si non, pourquoi ? Et quelles en sont les conséquences pratiques ? L'exploitation des animaux pour produire de la nourriture et des vêtements, contribuer à la recherche scientifique, nous divertir et nous tenir compagnie est-elle justifiée ?
    L'éthique animale s'intéresse à l'ensemble de ces questions. Elle ne propose pas une simple compilation de règles idéales sur ce qu'il est « moral » ou non de faire aux animaux, mais invite à penser notre rapport au monde animal. Elle est le lieu d'un débat, souvent extrêmement polémique, dans lequel s'affrontent de nombreuses positions. Ce livre en propose le premier panorama synthétique.

  • Les progrès réalisés dans les domaines de la génétique et des techniques de reproduction accroissent notre pouvoir d'élimination des handicaps et des maladies. Faut-il se réjouir de cette puissance, ainsi que de ses conséquences, ou au contraire la redouter ? Dans cet ouvrage, le philosophe britannique Jonathan Glover commence par s'interroger sur la légitimité des diagnostics préimplantatoires utilisés afin d'éviter la naissance d'enfants sourds ou aveugles, par exemple. D'où la nécessité d'une définition du concept même de «  handicap  ». Par ailleurs, il lui semble crucial de répondre à l'objection «  expressiviste  », selon laquelle le projet même d'éviter la naissance d'enfants porteurs de handicaps constituerait une atteinte à la dignité des personnes actuellement handicapées. En outre, la question se pose de savoir comment régler le conflit possible entre la liberté de choix des parents relative au patrimoine génétique de leur enfant et l'intérêt de ce dernier. Enfin, s'agissant de la distinction devenue classique entre une médecine strictement «  thérapeutique  » et une médecine «  augmentative  », Glover juge difficile, pour des raisons morales, de s'en tenir à la première.
     

  • L'antispécisme exige aujourd'hui violemment la « libération » des bêtes. Cela supposerait d'interdire tout produit d'origine animale, ainsi que des pratiques jugées « oppressives » (équitation, chasse, corrida, zoos...), voire de préférer la vie d'un chimpanzé à celle d'un handicapé mental. L'antispéciste est au végane ce que l'intégriste est au croyant.Ce courant dispose de théoriciens influents, comme Peter Singer, et de relais politico-médiatiques, comme l'association L214 ou le Parti animaliste. Or la disposition des animaux à souffrir ne suffit pas à leur donner des droits fondamentaux sur le modèle des droits de l'homme. Il est également malhonnête d'enrôler dans une telle cause le féminisme et l'antiracisme. Enfin cette utopie cache mal ses liens avec le transhumanisme...Les « libérateurs » des animaux apparaissent alors davantage comme le symptôme d'une société qui s'invente une idéologie pour mieux affronter le vide qui la ronge : productivisme sans fin, industrie agro-alimentaire devenue folle, perte du lien social, destruction de la planète... Mais ce n'est pas en faisant de l'animal un nouveau messie que nous infléchirons notre destin.
    Ariane Nicolas est journaliste indépendante. Ce livre est son premier essai.

  • Axel Kahn est médecin généticien, entre autre ancien directeur de l'INSTITUT COCHIN puis président de l'Université Paris Descartes. Ses responsabilités à la tête de la Fondation Internationale du Handicap, du Comité d'Éthique de la Ligue du Cancer, du Comité de déontologie du Comité National Olympique et Sportif Français, ou du Comité d'éthique commun à l'INRA, au CIRAD et à l'IFREMER, lui confèrent une légitimité toute particulière en matière d'éthique. En 2019, le Parlement est appelé à débattre d'un projet de loi sur les questions de bioéthique. C'est à débroussailler les grands enjeux de cette échéance majeure, mais aussi à désacraliser un mot aux multiples significations, manifestations, questionnements, que s'emploie ce dialogue.

    Axel kahn est un scientifique, médecin généticien et essayiste français

  • Depuis les années 1960, l'éthique semble se structurer en fonction de territoires d'interrogation : la bioéthique et l'éthique médicale se développent pour apporter des réponses aux problèmes liés aux avancées de la biomédecine ; l'éthique de l'environnement s'intéresse à l'avenir de la planète ; l'éthique de la sexualité analyse les nouveaux enjeux moraux liés aux évolutions des moeurs, etc.
    Au-delà d'une démultiplication des champs de réflexion, l'éthique appliquée propose une approche philosophique renouvelée, à l'articulation de la théorie morale avec la pratique. Elle entend offrir ainsi des éléments transversaux de réponse, ou tout au moins des instruments d'analyse, pour aborder les grandes questions morales d'aujourd'hui.

  • Jusqu'au XXe siècle, il allait de soi, en accord avec toute la tradition, qu'il ne pouvait exister de véritable système philosophique sans un prolongement éthique. Sartre lui-même annonçait L'Être et le Néant comme un traité de morale. Mais depuis, mis à part Jankélévitch, le genre de la philosophie morale semble s'être épuisé, au point que tout se passe comme si, peu à peu, la morale avait cessé de faire partie de la philosophie.
    De Socrate et Platon jusqu'à Freud, en passant par Descartes et Kant, Hubert Grenier passe en revue l'histoire de ces grandes doctrines morales et tente d'y repérer les raisons d'un déclin peut-être provisoire. Si le mot même de morale nous semble désuet, apanage des moralisateurs et des tartuffes, qui pourrait nier qu'aujourd'hui se fait sentir la nécessité de renouer avec elle pour lutter contre les excès de la permissivité et des droits accordés aux désirs individuels ?

  • Êtes-vous spéciste ? Autrement dit, trouvez-vous normal que l'on exploite des animaux pour la seule raison qu'ils ne sont pas humains ? En particulier, vous autorisez-vous à en manger certains ? Si c'est le cas, à l'instar des racistes qui opèrent une discrimination fondée sur la race, vous seriez un adepte d'une idéologie qui opère une discrimination arbitraire fondée sur l'espèce. C'est en tout cas la thèse de ce livre qui entreprend une déconstruction en règle de ce spécisme.
    Constitué de textes fondamentaux du combat antispéciste français écrits ce dernier quart de siècle en faveur d'une société égalitaire, il offre une réflexion très critique des modes de pensées qui justifient nombre de rapports de domination dans notre société. En particulier, cet ouvrage montre comment l'assimilation au monde naturel de certains êtres sensibles (les Noirs, les femmes, les animaux) est ce qui a permis et, concernant les animaux, permet toujours leur asservissement par ceux qui se voient appartenir au monde de la culture (les Blancs, les hommes, les humains...). Bref, voici un livre qui invite la société à faire sa révolution antispéciste.

  • Le mal

    François-Xavier Putallaz

    Comment parler du mal ? Comment dire l'innommable ? Le mal bouleverse nos vies. C'est un fait. Tristesse, douleur ou souffrance font irruption dans chaque existence, avant même qu'on y pense. Mais ses formes les plus variées ont un point commun : le mal n

  • Le sacrifice de soi demeure un mystère du point de vue de la biologie. Darwin y reconnaît la forme la plus élevée de la vie morale et recherche les manifestations de ses ébauches animales pour en comprendre l'origine.

    Cette origine, c'est la « sélection sexuelle » : certains caractères héréditaires évoluent sous l'effet de « lutte pour la reproduction », par exemple, les plumes du paon ou les bois du cerf. Les cerfs qui arborent les bois les plus imposants ont plus de chance d'être choisis par les femelles ou de dominer les mâles concurrents.

    Mais ces caractères semblent contraires à la survie : la queue majestueuse du paon, par exemple, attire les prédateurs ; les bois du cerf constituent un handicap pour leur échapper en milieu boisé. Ils accroissent donc les chances de conquête sexuelle mais diminuent les chances de survie. Il y a donc une propension à l'autosacrifice dans le règne animal : il faut être disposé à mourir pour pouvoir se reproduire.

    Cette forme primitive d'instinct social est à l'origine - au même titre que le dévouement au groupe, la discipline coopérative, l'entraide... - de la formation de l'idéal moral dans la civilisation. C'est explication biologique de l'origine de la morale permet de récuser deux grandes explications historiques : le « don de soi » du christianisme et le scénario freudien de la « horde primitive » », où le sacrifice rituel commémore le meurtre initial du père.

  • La science du bien et du mal n'a jamais existé, et si Platon s'en désolait, nous avons cessé, nous, les Modernes, de nous en offusquer. Et pourtant, des questions d'ordre éthique nous sont incessamment posées aujourd'hui, ni plus ni moins que par le passé : quelles valeurs morales devons-nous promouvoir à l'école ? Est-il acceptable d'abandonner à leur sort les familles de migrants fuyant la guerre ? Mon pays, la France, doit-il intervenir militairement contre tel ou tel État dit « terroriste » ? etc.Face à de telles interrogations, nous ne pouvons nous contenter de suspendre notre jugement sous couvert de relativisme (« À chacun sa conception du bien et du mal »).Prenant appui sur les réflexions de grands philosophes et théologiens face au défi du mal, tout en interrogeant la montée de nouvelles formes de violences au xxie siècle, Laurence Hansen-Løve pose la question : le bien et le mal sont-ils vraiment des notions obsolètes ? Une fois récusée la fausse évidence d'une symétrie entre le bien et le mal, il est possible de prendre acte de la préséance du mal sur le bien. Dès lors, la certitude du mal, posée comme un fait, cesse de contredire l'incertitude du bien, à laquelle il apparaît sage de se résoudre.

  • La morale s'est presque toujours référée à l'idée d'obligation, de sanction et de modèle. Penseur critique de l'évolution, Guyau propose de repenser la morale à l'aune de l'exigence vitale, et estime que, bien comprise, la puissance anomique de la vie engendre une diversité des formes de l'obligation. Croisant et éprouvant les traditions morales plusieurs fois millénaires, l'auteur de l'Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction tente de montrer qu'une morale est encore possible à l'heure de la « mort de Dieu » et de la sélection naturelle. Mais il faut pour cela reconsidérer l'évolutionnisme et l'élargir pour inclure ce qu'il semblait d'abord nier : la fécondité. Récusant tout réductionnisme, Guyau est le précurseur d'une complexité éthique que notre époque redécouvre, et ambitionne une éducation destinée à cultiver harmonieusement toutes les formes de la fécondité. L'éthique de l'avenir, s'il en est, sera résolument plurielle et sans modèle.

  • Dans cet ouvrage, devenu un classique de la philosophie morale anglo-saxonne, le philosophe Jonathan Glover aborde une série de questions éthiques ayant pour enjeu commun la vie et la mort des hommes : l'avortement, l'infanticide, le suicide, l'euthanasie, la peine de mort et la guerre. À quelles conditions peut-il être légitime de donner (ou de se donner) la mort ? Sommes-nous en mesure, face à ces problèmes, d'offrir des réponses cohérentes ? La philosophie morale se doit ici de proposer un certain nombre de principes dont l'application constitue la véritable mise à l'épreuve. Jonathan Glover nous offre l'un des meilleurs exemples de ce que peut être la philosophie morale appliquée lorsqu'elle tente de se frayer une voie hors des deux écueils que sont le relativisme et le dogmatisme. Introduction et traduction de l'anglais par Benoît Basse.

  • En un temps où la vérité de l'homme semble abandonnée à des savoirs parcellaires et contradictoires, il importe de la ressaisir à partir de notre propre vie. Et de la reprendre au niveau du savoir pratique le plus immédiat : celui de l'action. Si l'homme est vivant d'une vie qui est sienne sans qu'il en soit l'origine, cette vie appelle-t-elle une exigence ? Peut-on voir surgir d'elle une éthique ?Au fil des pages, nous voyons naître les différentes instances que notre action convoque : désir et puissance, bien et mal, liberté et responsabilité, corps et autrui, vertu et vice. Tous les domaines de la morale sont ainsi revisités à partir de ce fondement vital : travail, religion, communication, famille et société.Antoine Vidalin, ingénieur civil de l'École des Mines de Paris, philosophe et docteur en théologie, est prêtre du diocèse de Paris et professeur à la faculté Notre-Dame du Collège des Bernardins. Il a notamment publié : La Parole de la vie. La phénoménologie de Michel Henry et l'intelligence chrétienne des Écritures (2006) ; Acte du Christ et actes de l'homme. La théologie morale à l'épreuve de la phénoménologie de la vie (2012).

  • Depuis la morale d'autrefois érigée en norme universelle jusqu'à l'action réflexive d'aujourd'hui, l'éthique est la mémoire des valeurs qui nous distinguent et des comportements qui nous réunissent. Aussi cherche-t-elle continuellement sa voie pour s'adapter aux moeurs qui évoluent et fixer ses repères. Mais que signifie ce changement de paradigme qui consiste à dire éthique plutôt que morale, quand on sait qu'elles n'ont toujours fait qu'un en termes de principes et de comportements ? Ensemble, elles se fondent et se confondent dans un système vivant-social : l'éthique-système. Ensemble, elles portent les moyens de leurs finalités unifiées : l'éthique-outil. L'éthique est reliance. Comment donc se re-présenter l'éthique repousser les limites de la déliance et freiner la perte des valeurs quand la société vacille ? Et comment réussir, grâce à elle, à « bien penser » ?

  • L'article Sur le mal radical dans la nature humaine, que Kant fit paraître en 1792 dans le Berlinische Monatsschrift, constitue une sorte de préambule à sa philosophie de la religion. Boudé par les commentateurs, ce texte a mauvaise presse pour de mauvaises raisons qui tiennent à son sujet, souvent mal compris, et à la question de sa place dans le système kantien.
    La présente édition, bilingue et assortie d'un commentaire suivi, loin de prétendre donner le dernier mot sur la question, se veut un instrument de travail : elle est propre à intéresser, outre les philosophes, aussi bien les germanistes que les chercheurs en anthropologie et en sciences religieuses.

  • En Occident, le monde présent est celui des apparences. En droit, l'individu est roi, en fait, il est dépossédé de son autonomie. En droit, on lui promet la jouissance, en fait, il est placé sous influence. Le grand art de notre temps est de donner au conformisme le nom de liberté, au dérèglement moral le nom d'émancipation. Aujourd'hui, le rideau commence à se déchirer. Il apparaît de plus en plus clairement que l'opinion dominante est une pensée faible en dépit de ses positions fortes, qu'elle marche à l'intimidation et se refuse à tout débat loyal. Il apparaît aussi que la nouvelle « morale » a pour effet une profonde crise morale de l'Occident. Avec ironie, profondeur et acuité, Philippe Bénéton brosse le tableau critique d'un monde procédural qui se satisfait de règles du jeu, cultive les grimaces et masque son inconsistance.

  • Le code éthique du Kébé-kébé est une déclaration officielle des valeurs et pratiques morales que les membres de cette société initiatique des hommes du nord du Congo appliquent à leur conduite individuelle, familiale, collective et institutionnelle en société. Il structure les comportements humains, ce code éthique est la base de l'éducation traditionnelle des Mbosi, Téké-Alima et Koyo du Congo.

  • Sur quoi fonder une recherche de sens de la vie humaine dans notre monde pluriel, divers et divergent ? L'auteur propose une lecture de la diversité et de l'unité de l'humanité à partir du concept d'ancestralité qui le place à l'intersection tangentielle de la philosophie, de l'anthropologie et de l'éthique du sujet. C'est de cette frontière qu'il pose la question de la responsabilité de l'ancêtre et qu'il appelle tout sujet humain à devenir ancêtre.

  • La bioéthique est une discipline née à la fin du siècle dernier. Ce livre se propose de présenter brièvement ce qu'est la bioéthique, d'en énoncer le but, d'en cerner les thèmes et les problèmes les plus courants, d'en dégager le contexte d'éclosion et, en conclusion, de suggérer des solutions. Le livre de Julien Nyimi Phanzu est une source d'informations sur une problématique dont l'actualité n'épargnera, dans l'avenir, aucun pan de la société humaine.

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