• Le 23 juin 2016, à la stupeur générale, les Britanniques choisissent de quitter l'Union européenne. Pourquoi cette rupture inédite et déjouant tous les pronostics ? Comment organiser ce divorce ? Quelle nouvelle relation bâtir entre le Royaume-Uni et l'Union ?
    Dès le début des discussions, Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, a recherché l'unité des vingt-sept États membres et du Parlement européen.
    Nous voici pour la première fois au coeur d'une négociation complexe et historique de mille six cents jours, oscillant sans cesse entre consensus et crispations, espoirs et doutes, transparence et mensonge, pour aboutir à un accord inespéré qui modifiera durablement le visage de l'Europe.
    De Bruxelles à Londres, de Dublin à Nicosie, ce journal nous entraîne dans les coulisses d'un théâtre diplomatique où se joua parfois une véritable guerre des nerfs.
    Un témoignage exceptionnel sur l'envers du Brexit, sur l'Europe et sur celles et ceux qui la font.

  • "Jamais je n'ai eu autant besoin de connaître l'opinion de mes concitoyennes et concitoyens. Jamais je n'ai eu autant besoin de partager avec eux mes interrogations. Sur les attentats, leurs causes, leurs motivations. Sur les caricatures de Mahomet, aussi, disons-le franchement."
    L'Innombrable, c'est celui qui ne profite pas de la fameuse liberté d'expression devenue la valeur majeure de la République. C'est celui à qui elle ne s'applique pas. Qui porte un invisible bâillon. Un des noms de ce bâillon est : légitimité. C'est très compliqué, cette question de l'accès à la parole, orale, écrite. De se sentir légitime, ou interdit. Qui la donne, la légitimité ? Et comment vit-on l'illégitimité ? La vraie inégalité est là. Entre ceux qui ont un accès à la parole et ceux qui ne l'ont pas.

  • - 64%

    Quel sera la monde d'après ?
    Le monde d'avant disparaît, c'est une certitude et un impératif. Comment préparer l'après, pour imaginer un monde meilleur ?La pandémie du Covid-19 et le confinement ont amorcé un grand basculement à l'échelle mondiale. En six mois, nos modes de vie ont radicalement changé, sans retour en arrière possible. Et c'est tant mieux, car il y a urgence pour la planète : notre système économique est obsolète face à une démographie galopante et au dérèglement climatique.À cette situation inédite s'ajoutent des mouvements de fond, qui transforment aussi la face du monde ; notamment la recomposition des relations internationales, avec la montée en puissance de la Chine - et plus largement de l'Asie -, et les promesses de l'Afrique.Fort heureusement, l'écologie et le développement durable sont compatibles avec la croissance. Les dettes peuvent être remboursées autrement que par la faillite, l'impôt et l'inflation. La science s'est remise en marche et invite à toutes les ruptures pour que naisse un autre modèle, dont la crise sanitaire a esquissé les grandes lignes.Dans cet essai résolument optimiste et enthousiaste, Philippe Dessertine donne les clés de compréhension de ces bouleversements inédits.

  • - 33%

    L'infantilisation est de tous les partis. Depuis des décennies, c'est elle qui nous dirige.Face à la pandémie, la France a, jusqu'à l'absurde, rivalisé d'imagination bureaucratique.
    " Pour notre Bien ", l'Etat nounou provoque une fièvre maternante, hygiéniste et centralisatrice.
    Elle révèle un mal préexistant : notre infantilisation croissante, de plus en plus consentie. Comme
    un chemin de servitude.
    L'infantilisation est un poison lent. A trop abandonner nos libertés, nous désapprenons la liberté. A la levée d'écrou, il nous faudra quitter les jupes en fer de
    Big Nanny. Avant qu'il ne soit trop tard.
    Infantilisation offre de penser ce phénomène et livre des anticorps précieux pour nous en arracher.

  • " "Il y a un problème de l'islam en France', n'hésite pas à proclamer un académicien, regrettant même "que l'on abandonne ce souci de civilisation au Front national'.
    À cette banalisation intellectuelle d'un discours semblable à celui qui, avant la catastrophe européenne, affirmait l'existence d'un "problème juif' en France, ce livre répond en prenant le parti de nos compatriotes d'origine, de culture ou de croyance musulmanes contre ceux qui les érigent en boucs émissaires de nos inquiétudes et de nos incertitudes. L'enjeu n'est pas seulement de solidarité mais de fidélité. Pour les musulmans donc, comme l'on écrirait pour les juifs, pour les Noirs et pour les Roms, ou, tout simplement, pour la France. "

  • Appel d'un jeune essayiste à affronter la réalité des divisions de la société avant qu'il ne soit trop tard. Un objectif : réinventer la citoyenneté !En isolant les individus, en exacerbant les difficultés économiques, sociales et sociétales, la crise sanitaire a accentué la fragilité d'une démocratie depuis longtemps endommagée. Mouvement des gilets jaunes, défiance envers les représentants politiques et remise en cause de l'autorité de l'État sont autant de symptômes d'un même mal qui nous menace depuis longtemps : la crise des consentements.
    Lorsque les citoyens contestent l'essence de la démocratie, c'est l'idée même du vivre-ensemble qui est compromise. Comment surmonter le racisme, l'abstentionnisme, les discriminations de toutes sortes et l'érosion de la citoyenneté, qui fragilisent notre avenir commun ? Comment redonner sens à une République désenchantée ?
    Face à cet impératif de renouveau, Jad Zahab nous interpelle : il est encore temps de refonder notre pacte social, autour d'une citoyenneté active et d'une solidarité retrouvée. La convocation d'états généraux de la citoyenneté ou encore la transformation des règles du jeu démocratique figurent parmi les nombreuses propositions formulées : cet essai rassembleur et audacieusement optimiste propose, outre une analyse de la situation, des solutions pour reconstruire notre démocratie.

  • Cinq ans après les attentats qui ont ensanglanté la France - de la tuerie de Charlie Hebdo au massacre du Bataclan -, ce livre est le premier récit de l'intérieur du processus qui a vu croître le jihadisme français. Né dans les "cités" enclavées des banlieues populaires, il a mené ses activistes, en passant par le "califat" de Daech au Levant, jusqu'aux prisons de l'Hexagone.
    À partir de quatre-vingts entretiens avec des terroristes incarcérés, Hugo Micheron analyse la nature du jihadisme français.
    Loin d'être coupée du reste de la société, la prison est en interaction constante avec les quartiers. Dans quel terreau français se creuse le jihadisme ? Comment se transplante-t-il dans le jihad syrien ? Comment s'épanouit-il dans les prisons de l'Hexagone ?
    Voici le récit édifiant d'une emprise moderne, méthodique, qui a bouleversé les profondeurs de la société.

  • S'appuyant sur de nombreux témoignages de soignants et aussi sur des documents officiels, cet ouvrage révèle la réalité d'un système de santé aujourd'hui très en difficulté, particulièrement après la pandémie du Covid-19. Il décrit la désorganisation des hôpitaux publics, la détresse de leurs personnels, le flottement des positions gouvernementales... Pour éclairer cet état des lieux, il revient sur l'histoire de l'hôpital public, de sa création en 1941 à nos jours ; il décrit notamment la politique d'austérité mise en oeuvre par les différents gouvernements depuis quarante ans et en particulier les choix successifs qui ont contribué à dégrader progressivement les capacités du système hospitalier.
    En découle une équation problématique : notre population est vieillissante, notre taux de natalité encore élevé et notre système hospitalier engorgé, en burn out chronique. Réfutant l'idée que l'hôpital est une entreprise comme les autres, qui doit générer du profit, Pierre Ivorra propose de réformer l'hôpital public en visant une meilleure gestion des ressources. S'appuyant sur ses compétences d'économiste, il formule un programme concret de réhabilitation, à court et moyen terme, afin de recréer un cercle vertueux, en reliant le financement de la santé publique à l'activité des entreprises et à la création des emplois.

  • Le débat de l'identité culturelle traverse l'Europe entière ; il concerne, plus généralement, le rapport des cultures entre elles en régime de mondialisation. Or on se trompe ici de concepts : il ne peut être question de « différences », isolant les cultures, mais d'écarts maintenant en regard et promouvant entre eux du commun ; ni non plus d'« identité », puisque le propre de la culture est de muter et de se transformer, mais de fécondités ou ce que j'appellerai des ressources. L'auteur ne défend donc pas une identité culturelle française impossible à identifier, mais des ressources culturelles françaises (européennes) - « défendre » signifiant alors non pas tant les protéger que les exploiter. Car s'il est entendu que de telles ressources naissent en un milieu et dans un paysage, elles sont ensuite disponibles à tous et n'appartiennent pas. Elles ne sont pas exclusives, comme le sont des « valeurs » ; elles ne se prônent pas, ne se « prêchent » pas, mais on les déploie ou l'on ne les déploie pas, et de cela chacun est responsable. Un tel déplacement conceptuel obligeait, en amont, à redéfinir ces trois termes rivaux : l'universel, l'uniforme, le commun, pour les sortir de leur équivoque. En aval, à repenser le « dialogue » des cultures : dia de l'écart et du cheminement ; logos du commun de l'intelligible.
    À se tromper de concepts, on s'enlisera dans un faux débat, donc qui d'avance est sans issue.

  • Slow démocratie

    David Djaïz

    • Allary
    • 10 Octobre 2019

    Remettons la nation démocratique au coeur de l'agenda progressiste. Arrachons-la des mains des identitaires et des anti-européens. Prenons conscience qu'elle est plus nécessaire que jamais pour équilibrer la mondialisation. Aimons-la. Elle seule nous permettra de concilier démocratie, mondialisation et environnement, d'aller vers une Slow Démocratie. Peut-on reprendre le contrôle d'une mondialisation débridée dont les dégâts se font sentir chaque jour sur la démocratie, l'environnement et la justice sociale ? Oui. Grâce aux nations.
    Un tel propos peut paraître contre-intuitif à tous ceux qui voient la nation comme un totem d'extrême droite. Mais ce livre montre qu'elle reste le levier le plus efficace pour ne plus être les témoins impuissants des dérèglements en cours.
    Humanistes, progressistes, sociaux-démocrates, écologistes : n'ayons plus peur de nous en saisir ! Car il y a urgence. Les classes moyennes occidentales laminées ne veulent plus d'un système qui profite d'abord aux élites. Gilets jaunes en France, Brexit en Angleterre, Trump aux États-Unis, Orban en Hongrie, Salvini en Italie, mais aussi Bolsonaro au Brésil : les peuples crient leur colère et veulent reprendre le pouvoir, souvent sous les traits de l'homme fort. Une internationale d'extrême droite se met en place. La démocratie libérale que l'on croyait indéracinable est en danger de mort.
    Alors remettons la nation démocratique au coeur de l'agenda progressiste. Arrachons-la des mains des identitaires et des anti-européens qui la réduisent à des fantasmes nationalistes. Prenons conscience qu'elle est plus nécessaire que jamais pour équilibrer la mondialisation. Aimons-la. Elle seule nous permettra de concilier démocratie, mondialisation et environnement, d'aller vers une Slow Démocratie.

  • Durant son mandat, le président John F. Kennedy fait de la réforme de l'immigration son cheval de bataille, convaincu que les Américains constituent un peuple à la fois attaché aux traditions et tourné vers de nouvelles cultures, de nouveaux horizons. À ce titre, il faut selon lui défendre leur droit à la liberté, celle de se réinventer une vie meilleure dans leur pays d'adoption.
    Cet opuscule, qui fut le dernier livre de JFK, publié à titre posthume, recense les réflexions de l'ancien président sur la question de l'immigration et retrace les principaux jalons de son histoire aux États-Unis.
    À l'heure où les débats sur l'immigration sont plus vifs que jamais, ce texte constitue un hymne aux immigrants et à leur rôle dans la croissance d'un pays devenu la première puissance mondiale.

  • C'est l'histoire d'un affrontement, d'une révolte que personne n'a vus venir. Le récit d'un face-à-face entre des Gilets jaunes qui n'arrivent plus à vivre dignement et un Président silencieux en son palais.
    C'est l'histoire de ces semaines qui ont ébranlé le pays, de ces Françaises et ces Français qui ont occupé les ronds-points, ont manifesté tous les samedis, de ces victimes de violences policières, de ces policiers blessés à l'Arc de triomphe, de ce pouvoir tétanisé qui a eu peur de tomber.
    L'histoire racontée par le peuple. Et par le Président.

  • Quels sont les objectifs de Daesh ? Quelles sont les responsabilités des États occidentaux ? Comment en sommes-nous arrivés là ?1999. Le gouvernement jordanien accorde l'amnistie à un groupe de prisonniers politiques. Parmi eux, se trouve Abu Musab al-Zarqaoui, un des maîtres à penser du terrorisme islamiste. En 2003, l'invasion de l'Irak par les États-Unis va lui donner l'occasion de mettre sur pied le vaste mouvement qu'il a conçu. D'abord connu sous le nom d'Al-Qaïda en Irak, celui-ci devient l'État islamique ou Daesh et continue de croître après la disparition d'al-Zarqaoui en 2006.
    2016. Sous l'impulsion d'Abou Bakr Al-Baghdadi, l'État islamique sème la terreur dans le monde entier.
    Joby Warrick est certainement le reporter le mieux informé sur le califat. À partir de sources inédites au Moyen-Orient, il nous offre le livre le plus complet à ce jour sur le sujet. Officiels de la CIA, figures religieuses et politiques, terroristes, il nous fait littéralement entrer dans le cerveau de chacun des protagonistes. Avec un travail digne d'un agent secret, l'esprit d'un journaliste et le style d'un romancier, il apporte ici un document aussi exclusif que pertinent sur la menace qui nous guette.
    " Vous voulez en savoir plus sur l'État islamique ? Vous ne trouverez pas un meilleur livre. " The New York Times" Inestimable pour tous ceux qui veulent comprendre Daesh et son incroyable essor. Le livre référence ! " Los Angeles Times

  • Les journalistes politiques Jannick Alimi (Le Parisien) et Frédéric Delpech (LCI) analysent la déliquescence de la droite, depuis le jour du rassemblement au Trocadéro organisé par Fillon en mars 2017 jusqu'à aujourd'hui.
    Trocadéro, 5 mars 2017. Une tragédie se joue sur cette place immense, face à la tour Eiffel. Acculé depuis qu'il a appris sa mise en examen, lâché par une partie des siens, François Fillon, candidat officiel des Républicains à la présidentielle, tente un ultime coup de dés, exhortant les militants à le suivre.
    Un meeting dont le succès le confortera dans sa décision de se maintenir... avant d'être éliminé dès le premier tour. Pour la première fois sous la Ve République, la droite est absente du second tour d'une présidentielle. Autour de Fillon, certains -Baroin, Chatel, Ciotti, Jacob- ont hésité mais ils sont là. Sarkozy, rival vaincu de la primaire, préfère tirer les ficelles à distance... Alain Juppé, lui, comprend qu'il ne sera jamais le "plan B".
    Trois ans plus tard, cette journée est devenue le marqueur d'un tournant idéologique. À droite toute? Pas si sûr... Toujours est-il qu'au printemps 2019 Édouard Philippe n'a pas craint de stigmatiser cette aile du parti en la qualifiant de "droite Trocadéro ".
    À l'heure où François Fillon doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris, les Républicains continuent à subir les conséquences de leurs divisions. Pour expliquer l'implosion de la droite française, Jannick Alimi et Frédéric Delpech ont interrogé acteurs et témoins ; ils racontent les étapes d'un chemin de croix qui a vu la droite française finir à moins de 10 %, lors des européennes.

  • Des citoyens tirés au sort rédigent leur Constitution, des parlementaires travaillent avec les électeurs pour écrire les lois sur des plateformes collaboratives ; les start-up civiques se multiplient ; des partis politiques " nouvelle génération " redonnent le goût de s'engager ; des fonctionnaires et des élus construisent des services publics innovants avec la société civile... Partout dans le monde, un " coup d'État " citoyen est en marche.
    Abstention galopante, désertion des partis politiques, impuissance des élus face aux maux de notre société... : longue est la liste des symptômes de notre démocratie malade. Face à ces constats moroses sans cesse répétés, il est urgent d'agir.
    Quelles sont les alternatives crédibles pour sortir de l'impasse ?
    Pour répondre à cette question, les auteurs ont sillonné la planète pendant près de deux ans et sont allés à la rencontre de quatre-vingts défricheurs qui expérimentent de nouveaux remèdes en dehors des sentiers battus. Les initiatives qui ont fait la preuve de leur efficacité existent : en Islande, des citoyens tirés au sort rédigent eux-mêmes leur Constitution ; en Espagne, des partis politiques " nouvelles générations " redonnent le goût de s'engager ; en Argentine ou en France, des électeurs coécrivent les lois avec les parlementaires sur des plates-formes collaboratives ; un peu partout, des élus inventent de nouvelles manières de gouverner...
    À partir de ces expériences inédites, ce livre décrypte la transition démocratique à l'oeuvre. Il ouvre des pistes de réflexion pour renouveler notre démocratie et propose des solutions concrètes dont chacun peut se saisir. Et il apporte des raisons d'espérer.

  • Les Youtubeurs arrivent pour mettre le système en PLS, et pour régler leur compte à quarante années de politiques irresponsables.Avec le langage et les références de leur génération, Tatiana Ventôse et Greg Tabibian dressent le portrait d'une France en plein chaos, où les structures communes ont été balayées, où l'État est incapable de faire appliquer ses propres règles, et où les individus sont de plus en plus livrés à eux-mêmes.
    Pour s'en plaindre ? Certainement pas. Le temps n'est plus aux lamentations. La menace d'un effondrement généralisé nous oblige à trouver des solutions concrètes aux problèmes actuels, et à se donner les moyens concrets d'appliquer ces solutions.
    Ce livre apporte des réponses politiques aux questions que tout le monde se pose.
    Il s'adresse à tous les exclus du Système, à tous les déçus de la politique politicienne, à tous ceux qui ne croient plus aux idéologies préconçues.
    Il les invite à surmonter leurs divergences, à sortir des divisions artificielles, à s'unir pour reprendre les rênes du pays aux traîtres qui le mènent dans le mur.
    Tous ensemble pour leur foutre au cul, comme disait Coluche. Mais surtout, tous ensemble pour reconstruire un pays digne de ce nom.

  • Tuer le pouvoir

    Olivier Coquard

    • First
    • 11 Avril 2019

    Utopies, passions, complots... L'histoire sanglante des grands assassinats politiques.L'assassinat politique est avant tout un acte public, spectaculaire, presque théâtral : que l'on pense à la sauvagerie des chevaliers et sénateurs qui tuèrent Caligula en pleine fête d'Auguste, à la violence extrême des assassins de Thomas Becket au coeur de la cathédrale de Canterbury, ou encore, plus proche de nous, au meurtre de JFK devant une foule immense...
    Pourtant, la plupart des assassinats politiques furent, au fond, des échecs : le changement de régime espéré par les meurtriers n'eut généralement pas lieu, et ces derniers furent rarement honorés pour leur acte homicide.
    Dans cet ouvrage passionnant, l'historien Olivier Coquard revient sur les plus grands complots et actes de folie isolés qui ont, à travers l'histoire, littéralement "tué le pouvoir".

  • Ensemble, faire société

    Tout citoyen français est un et indivisible. Le vécu que lui suggère sa foi est-il compatible avec le vécu que lui propose la République ? Dans un contexte où la laïcité est sans cesse redéfinie, et le vivre-ensemble sans cesse questionné, cet ouvrage confronte les valeurs des trois religions abrahamiques (judaïsme, christianisme, islam) avec celles de la République. Pour ce faire, il propose une étude comparée, rigoureuse et scientifique, qui s'appuie sur les textes fondateurs et qui dégage des points de convergence. Documentée et constructive, cette approche est une invitation concrète à faire société autour de 18 valeurs.

    Avec la contribution de Claude Sultan, Jean-Charles Descubes, Tarik Abou Nour, Abderrahman Belmadi et François Clavairoly.

  • Tel un trou noir dans l'univers, l'incendie qui ravage le Moyen-Orient, et la France depuis 2015, au nom du " djihad " menace-t-il d'aspirer les désillusions politiques et les révoltes désespérées de la génération qui vient ? La " radicalisation de l'islam " est-elle seule à l'origine de ce drame et des actions terroristes qui surviennent dans le monde entier ? Pour répondre à ces questions, cet essai grave et incisif propose de déplacer et d'élargir les cadres d'explication habituels.
    " Il n'y a que les martyrs pour être sans pitié ni crainte et, croyez-moi, le jour du triomphe des martyrs, c'est l'incendie universel. " Cette sombre prophétie de Jacques Lacan en 1959 décrirait-elle le monde des années 2010 ? Les guerres qui ravagent le Moyen-Orient menacent-elles d'aspirer toutes les désillusions politiques et les révoltes désespérées de la génération qui vient ? La " radicalisation de l'islam " est-elle à l'origine de ce drame et des actions terroristes dans le monde entier ?
    Pour répondre à ces questions, Alain Bertho déplace les cadres d'explication habituels. Il montre que le chaos qui pointe est très loin d'avoir le djihad pour seul moteur : c'est d'abord l'ébranlement de la légitimité des États par la mondialisation, la crise généralisée de la représentation politique, la recherche d'une légitimité sécuritaire par les puissants qui ont fait le lit de la violence du monde. Et qui expliquent pourquoi, depuis les années 2000, se multiplient sur tous les continents des émeutes et des attentats aux motivations multiples, dont l'auteur brosse ici un tableau saisissant.
    Quand la fin du monde semble à nombre de jeunes plus crédible que la fin du capitalisme, la révolte tend à prendre les chemins du désespoir et du martyre. La clôture de l'hypothèse révolutionnaire a ainsi ouvert la voie à la rage des enfants perdus du chaos politique et humain de la mondialisation néolibérale. Toutes les polices et les armées du globe ne pèseront guère devant cette fascination de la mort. Seul peut y répondre l'espoir collectif en un autre possible, fondé sur une nouvelle radicalité tournée vers l'avenir. Ses prémisses sont là, partout dans le monde. L'enjeu est de les faire grandir.

  • L'association entre « pays du Golfe » et « culture » est nouvelle, et elle étonne, tant elle contredit l'image habituellement associée aux principautés du golfe Persique. La multiplication des annonces de musées à forte visibilité internationale au Qatar et à Abou Dhabi en a été la forme la plus éclatante ces dernières années. Or, ces musées-miroir, comme l'auteur les appelle, n'ont pas émergé dans un désert culturel. Le Louvre Abou Dhabi n'est pas un « Louvre des sables ». Dès les années 1970, les États de la rive sud du golfe Persique s'étaient déjà tous dotés d'au moins un grand musée national.
    En comparant ces deux modèles de musées, Alexandre Kazerouni montre comment de la deuxième guerre du Golfe (1990-1991) est né un nouvel ordre régional qui a non seulement mis à mal l'hégémonie saoudienne sur la péninsule arabique, mais a aussi modifié le rapport de force entre les familles régnantes et leurs sujets. En opérant une plongée dans la vie politique intérieure si mal connue du Qatar et d'Abou Dhabi, Le Miroir des cheikhs donne à voir comment l'adoption des marques culturelles du libéralisme peut nourrir l'exclusion politique des classes moyennes dans un régime autoritaire.

  • Pierre Nora, Contre vents et marées

    Sur l'état du débat public :
    Jean-François Kahn, Le paradoxe des médias
    Nicolas Vanbremeersch, De quoi les fake news sont-elles le nom ?
    Denis Ramond - Charles Coustille, La culture générale : histoire d'une désillusion française
    Alain Duhamel, Pourquoi déteste-t-on tant les journalistes ?

    Jacques Julliard - Le Débat, Un engagement historien (entretien)

    Au-delà du harcèlement :
    Gilles Lipovetsky, L'effet harcèlement sexuel : l'avenir de la séduction
    Robert Muchembled, La civilisation des moeurs sera-t-elle rénovée par les femmes ?

    Le masculin en révolution :
    Marcel Gauchet, La fin de la domination masculine
    Jean-Marie Lacrosse, Le sexe a-t-il un genre ?
    Monique Dagnaud, Internet, une passion masculine
    Martin Dekeyser, La nouvelle culture masculine de l'immaturité
    Yoann Dabrowski, Masculinités adulescentes en reconfiguration
    Michèle Brian, Les nouveaux pères
    Marie-Claude Blais, Réinventer la paternité ?

  • Pour la première fois, Pierre Moscovici, commissaire européen et ancien ministre de l'Economie et des Finances raconte le quinquennat de François Hollande de l'intérieur. Sans langue de bois, il dit tout de ses espoirs et de ses désillusions.Aux commandes de Bercy de 2012 à 2014, c'est comme acteur de premier plan que Pierre Moscovici a vécu le quinquennat de François Hollande - ces cinq années à la fois baroques et chahutées, qui ont fait exploser notre système politique.
    Il raconte cette période intense avec franchise, livrant dans cet ouvrage une analyse clinique des louvoiements, des trahisons, des erreurs qui ont conduit les socialistes à quasiment disparaître de la scène politique nationale. Il peint aussi avec finesse - et sans concession - les personnages qui ont défait la gauche et fait le nouveau chef de l'État, Emmanuel Macron.
    Nouvelle donne ou recomposition inachevée ? En 2017, le populisme a perdu une bataille, certes, mais pas la guerre. Le basculement politique inédit que nous vivons évoque la phrase de Gramsci : " Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. " Notre époque violente a les siens : le nationalisme, le racisme, l'antisémitisme, le fascisme, le terrorisme. Comment les contenir et trouver pour cela la bonne façon de gouverner la France ? Ce livre veut y contribuer, avec une conviction : notre pays a plus que jamais besoin de l'Europe et de la gauche.

  • En quelques années, les mobilisations protestataires dans la rue comme sur les réseaux sociaux, se sont banalisées à travers le monde. Cette e-rue s'est affirmée comme lieu et moyen, pour le citoyen ordinaire, de diffusion d'opinions et d'appels protestataires, devenant ainsi une plateforme de mobilisations. Ce volume enrichit les analyses des protestations civiles et articule des analyses des exemples récents en Bulgarie, Roumanie, Turquie, Maroc, Chine et Italie.

  • Invoquée pour conjurer les attentats djihadistes, convoquée pour justifier le basculement dans une régression sécuritaire, embaumée pour masquer la nature monarchique de sa Constitution, statufiée pour dissiper sa confiscation par une caste oligarchique, la République est épuisée d'être ainsi manipulée. Pour renaître, il lui faut un printemps, une sève démocratique qui fasse éclore la promesse d'égalité, de liberté et de fraternité qu'elle porte. Mais comment faire quand, de scrutin en scrutin, la confiance des citoyens dans les institutions et les partis de la République s'érode, quand les promesses d'égalité ne sont pas tenues et que la fraternité reste un voeu pieux ? Comment sortir par le haut d'une crise politique où l'issue proposée est autoritaire ou technocratique ?
    Dans cet essai incisif, Pierre Dharréville invite la République à se ressourcer dans les eaux vives d'une indispensable démocratisation et à se renouveler par la salutaire création de biens communs échappant à l'empire de la rentabilité financière.

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