• Une vie

    Simone Veil

    C'est un événement. Simone Veil accepte enfin de se raconter à la première personne. 
    De son enfance niçoise dans une famille juive complètement assimilée, et de sa déportation à Auschwitz avec sa mère et l'une de ses soeurs en mars 1944, jusqu'à ses fonctions les plus récentes, elle a su s'imposer comme une figure singulière et particulièrement forte dans le paysage politique français. Femme libre s'il en est, elle a exercé le pouvoir sans jamais le désirer pour lui-même mais pour améliorer, autant qu'elle l'a pu, les conditions de vie de ses concitoyens : à l'administration pénitentiaire, puis au ministère de la Santé dans le gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing - c'est là qu'elle fait voter, contre son camp, la loi sur l'IVG ; à la présidence du Parlement européen, où elle se montre capable de tenir tête au Premier Ministre français, Raymond Barre ; comme ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Balladur et présidé par François Mitterrand ; au Conseil constitutionnel ainsi qu'à la Fondation pour la mémoire de la Shoah. 
    Fidèle à ce qu'elle estime être la fonction des rescapés des camps de la mort, elle a témoigné, chaque fois qu'elle l'a pu, en France comme partout, de son expérience d'Auschwitz. 
    Mais cette femme de mémoire n'est jamais nostalgique, jamais passéiste, elle n'a souci que du monde de demain, celui qu'elle lèguera à ses petits-enfants et à ses arrière-petits enfants dont la place est grande dans sa vie. 
    Elle a beaucoup voyagé, rencontré la plupart des « grands » de ce monde, vécu de près les événements majeurs du XXe siècle. Elle en parle sans forcer sa voix, mais on l'entend.

  • Depuis mai 2017, Bruno Le Maire est ministre de l'Économie et des Finances auprès d'Emmanuel Macron. Acteur des trois premières années du quinquennat, il offre un éclairage unique sur les décisions économiques, industrielles, financières et fiscales qui ont été prises durant cette période. Il en explique les intentions et la cohérence en les confrontant à notre histoire nationale. Il nous donne un accès privilégié à la pratique du pouvoir comme aux événements et crises qui ont marqué ces années. Il fournit aussi des clés de compréhension de la vie politique des grandes nations occidentales, bousculées par la crise de la Covid-19 et par l'émergence de la Chine.
    Dans ce nouveau livre, Bruno Le Maire réaffirme le lien essentiel entre littérature et pouvoir. Il définit les enjeux qui façonneront la France et l'Europe de demain.

  • Ce livre réunit trois discours prononcés par Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot et Éric Coquerel à l'Assemblée nationale le lundi 29 mars 2021. Il s'agissait de rejeter le projet de loi prétendument issu de la Convention citoyenne pour le climat. Ce débat parlementaire a été l'occasion pour Jean-Luc Mélenchon de ramasser la pensée écologique insoumise en une seule prise de parole.Il avance le concept nouveau de " peuple humain " uni par l'écosystème unique dont il dépend pour sa survie. À partir de cette prémisse, il affirme la nécessité d'une écologie de rupture - le système économique actuel doit s'effacer avant d'effacer la biosphère - et propose un horizon pour un nouvel humanisme : l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature.Les discours sont reproduits avec les interruptions de l'auditoire telles qu'elles sont rapportées au Journal officiel. Ils sont accompagnés d'extraits de notes de blog ou d'autres discours de Jean-Luc Mélenchon. En outre, ce livre offre une expérience de lecture augmentée en donnant la possibilité de se référer à de nombreuses autres sources par QR code pour approfondir ces sujets.

  • «?Jadis, les rois de France étaient souvent affublés d'un surnom. Tantôt flatteurs, Philippe le Bel ou Louis XV le Bien-Aimé, tantôt moins agréables, Louis le Bègue ou Charles le Chauve. Il est tentant d'accoler aux présidents si monarchiques de la Ve République un tel surnom. Le général de Gaulle n'aura pas dédaigné de se voir honorer d'un Charles le Grand?; François Mitterrand aurait pu prétendre à François le Hutin à l'instar de Louis X ou encore Nicolas Sarkozy à Nicolas le Batailleur. Pour le président actuel, Emmanuel le Hardi semble le plus appro­prié. On aurait pu envisager aussi bien un Emmanuel le Téméraire, tant son élection relevait d'une audace presque impudente, tant son mandat se déroule sous le signe du risque perpétuel et des tensions permanentes. Mais qualifier le jeune président de «?hardi?» semble plus juste, puisque après tout la partie n'est pas jouée, l'échec n'est pas avéré, l'impasse n'est pas inévitable. Macron chevauche la stratégie du risque extrême mais aussi longtemps qu'il n'a pas renoncé, qu'il se bat, il subsiste une part de chance?; hardi plus que téméraire, même si la distance tient parfois à un fil. Car la France reste ce grand pays enviable aux orages non désirés. Y être président, c'est être impopulaire et être impopulaire, c'est être entravé. Voilà la malédiction présidentielle qu'Emmanuel Macron a la prétention d'affronter et de vaincre. Avec son courage et son énergie. Avec ses fautes et ses bourdes. Déterminé à réformer, donc en sursis perpétuel. Hardi.?» A.D.  

  • « C'était mieux avant. » Avec la pandémie, l'unanimité de ce thème qui paraissait jusqu'alors marqué d'une nostalgie stérile revient avec insistance. Mais de quel « avant » parlons-nous ? Celui de la société de consommation triomphante des années 1960-1975 ou de la société chrétienne millénaire qui l'a précédée ?Dans une plongée vertigineuse vers notre passé récent, Patrick Buisson nous entraîne des coulisses du concile Vatican II aux assemblées générales des « Gouines rouges », de la piété teintée de paganisme des pardons bretons aux bistrots sans femmes des cités ouvrières, du stade à l'alcôve. De ce cheminement inattendu et fascinant, nul ne sort intact.Tout change en effet au cours de ces « quinze piteuses » qui voient la destruction méthodique de l'art de vivre et de la culture populaire, la remise en cause du monde vertical de l'autorité et l'effondrement des vieilles croyances.La petite-bourgeoisie éduquée, soucieuse de se démarquer du moule dans lequel elle avait été formée a imposé l'hégémonie du progressisme. Au fil de ce texte remarquablement documenté et écrit, dérangeant mais profondément argumenté, Patrick Buisson nous confronte à nos contradictions. Avec La fin d'un monde, il nous éclaire sur ces passions françaises dont il s'est fait le décrypteur et nous donne le grand livre contemporain des objecteurs de modernité.
     

  • L'homme qui écrit ce livre n'est pas celui dont les Français croient tout connaître. Encore aujourd'hui, il suscite les moqueries, l'hostilité, rarement l'indifférence. Trop européen et libéral pour une gauche frondeuse ne se reconnaissant plus dans la social-démocratie  ; trop laïque au goût des communautaristes ; trop social pour une République en marche qui découvre - jamais trop tard - le peuple en gilets jaunes... Mais Manuel Valls est un homme surprenant, qui dissimule, sous une raideur dont il ne s'est jamais départi, une profondeur et une culture inattendues.
    Aujourd'hui apaisé,   il se livre  avec sincérité. Images de jeunesse, entre son père, peintre, sa mère et sa soeur, dans le petit appartement du Marais. Combats politiques  : de Michel Rocard à Emmanuel Macron, engagé à sa seule cause  ; du quinquennat Hollande, qu'il observe avec lucidité, au combat sans fin contre Dieudonné et Soral  ; sans oublier des pages engagées sur les Badinter, Eric Zemmour ou l'affaire Traoré.
    L'homme nous raconte aussi ses passions  : la peinture, la musique et la scène, de Vianney débutant à Blanche Gardin risquant tout ;   la littérature, dont il est fou, de Jules Verne à Camus , et en passant par Pagnol ; le football, bien sûr, depuis Battiston et Rocheteau.
    Manuel Valls regarde, s'interroge, découvre, et sa double nationalité lui donne sur la France un regard particulier  : à la fois jacobine et girondine, laïque et chrétienne. Intenable, politique, merveilleux, ce pays tant aimé.

  • « Les Cahiers de l'Avenir en commun » permettent d'aborder le projet présidentiel de Jean-Luc Mélenchon à travers 4 thèmes : Démocratie et 6ème République, Le Progrès social et humain, La bifurcation écologique, et Pour une France indépendante.

    Après une introduction de Jean-Luc Mélenchon, chaque Cahier présente les sujets et les principales propositions. Pour terminer, un questionnaire consultatif permet aux lecteurs d'exprimer leur avis et de contribuer au programme.

    Ce mode de diffusion d'un programme et de consultation citoyenne est une première en France : il doit permettre aux lecteurs d'acquérir une vision globale du programme et d'en discuter.

    Le premier cahier traite de la crise démocratique et de la proposition phare du programme de Jean-Luc Mélenchon : convoquer une assemblée constituante en vue d'élaborer une nouvelle constitution, celle de la 6e République.

  • Ce livre est le premier de la collection Vérités & Légendes consacré à l'histoire immédiate et à l'actualité. A un an de l'élection présidentielle, rendez-vous politique majeur sous la Vème République, il dresse le bilan du mandat d'Emmanuel Macron, et à travers son action, le portrait du premier des Français.L'ovni du " nouveau monde " Macron a-t-il réussi son pari ? Est-il un réformateur authentique ? Un écologiste d'opportunité ? S'est-il mis à dos élus et syndicats ? Les " gilets jaunes " l'ont-ils changé ? Sa politique étrangère est-elle différente ? Est-il responsable de l'ampleur prise par l' " affaire Benalla " ? Brigitte Macron est-elle sa première conseillère ? Son talon d'Achille est-il sa fidélité à ses équipes ? Entretient-il une relation de confiance avec ses premiers ministres ? Méprise-t-il la presse ? Derrière la fonction, qui est l'homme : un caméléon arrogant, un volontariste empressé ? Telles sont les questions auxquelles répond ce
    Macron.

  • C'est l'an 1 d'Indignez-vous ! Près de quatre millions du petit livre beige répandus sur la planète. Dans l'élan des éditions étrangères, Stéphane Hessel a précisé ses positions sur Israël, la Palestine, rendu un hommage exceptionnel à l'inventeur des Nations unies, le président américain Franklin Roosevelt ; il est revenu sur la non-violence. Cette édition anniversaire intègre ces ajouts, mais aussi des corrections de lecteurs, des photos inédites, sans oublier la fabuleuse histoire de ce soulèvement desconsciences.

  • Ses réseaux, ses méthodes, son plan caché pour l'Élysée...
    En quelques années seulement, François Ruffin, député de la Somme, électron libre de l'extrême gauche, a imposé son style et ses idées. Sa posture d'élu "proche du peuple" qui se paie au Smic et s'exprime sans filtre détonne. Mais est-il aussi transparent qu'il l'affirme ? Imagine-t-on l'infatigable défenseur des salariés précaires jouer finalement les patrons dictatoriaux ? Gérer seul la majeure partie des bénéfices de son documentaire à succès Merci Patron! ? Être mal à l'aise sur le thème de l'islam dans les banlieues ?François Ruffin est un personnage plus ambigu qu'il n'y paraît. Il se revendique par exemple du populisme, prône la fermeture des frontières, et répond opportunément à côté sur les questions liées à l'écologie ou au féminisme. Cette enquête de terrain, entre Amiens et Paris, révèle quelques vérités sur cet homme pressé de parvenir au pouvoir et de mener à bien ce qu'il considère comme une "mission".

  • Encore plus !

    Louis Maurin

    • Plon
    • 4 Mars 2021

    Un palmarès économique et social à rebours des idées reçues qui lève ainsi le voile sur cette France des " encore plus " : ceux qui traversent les crises sans embûches, tout en prétendant le contraire.Qui sont les privilégiés ? Uniquement des " super-riches " contre lesquels la gauche est vent debout ? Non, répond Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités, qui dresse un tableau économique et social à rebours du discours ambiant.
    Entre ces super-riches et la France populaire et moyenne, les classes aisées vivent bien, voient leurs revenus progresser quand ceux des autres catégories stagnent. Elles affichent de plus en plus leur mépris pour la France des " perdants ", tout en réclamant davantage et en faisant tout pour maintenir leurs privilèges.
    Pendant ce temps, chômage et précarité font progresser l'insécurité sociale. Une armée de " flexibles ", souvent jeune et peu qualifiée, doit se soumettre pour répondre au mieux aux besoins des plus favorisés. La crise économique et sociale qui accompagne la crise sanitaire accentue encore un peu plus ces fractures.
    Pour séduire le peuple, les privilégiés détournent son attention en lui livrant des boucs émissaires " assistés " ou étrangers. Ils mettent en avant une hypocrite égalité des " chances " pour mieux défendre un système inégalitaire et célébrer les premiers de cordée. Les revendications légitimes des classes les moins favorisées sont étouffées. Mais la France d'en haut n'a pas gagné la partie, loin s'en faut. Les Français réclament instamment la justice sociale.

  • La question essentielle, pour la compréhension de l'état du monde contemporain, est celle de l'inégale répartition des richesses entre les sociétés : pourquoi une telle domination de l'Eurasie dans l'histoire ? Pourquoi ne sont-ce pas les indigènes d'Amérique, les Africains et les aborigènes australiens qui ont décimé, asservi et exterminé les Européens et les Asiatiques ?
    Cette question cruciale, les historiens ont renoncé depuis longtemps à y répondre, s'en tenant aux seules causes prochaines des guerres de conquête et de l'expansion du monde industrialisé. Mais les causes lointaines, un certain usage de la biologie prétend aujourd'hui les expliquer par l'inégalité supposée du capital génétique au sein de l'humanité.
    Or l'inégalité entre les sociétés est liée aux différences de milieux, pas aux différences génétiques. Jared Diamond le démontre dans cette fresque éblouissante de l'histoire de l'humanité depuis 13 000 ans. Mobilisant des disciplines aussi diverses que la génétique, la biologie moléculaire, l'écologie des comportements, l'épidémiologie, la linguistique, l'archéologie et l'histoire des technologies, il marque notamment le rôle de la production alimentaire, l'évolution des germes caractéristiques des populations humaines denses, favorisées par la révolution agricole, le rôle de la géographie dans la diffusion contrastée de l'écriture et de la technologie, selon la latitude en Eurasie, mais la longitude aux Amériques et en Afrique.

  • Comment relever les formidables défis que représentent aujourd'hui l'emploi et l'émancipation des  jeunes, l'égalité femmes-hommes, la transition écologique, ou encore l'avenir de l'entreprise ? En mobilisant les talents de la société civile. Ambassadrice de la France auprès de l'OCDE, Muriel Pénicaud l'affirme : chaque personne a une valeur et peut trouver sa place dans la société, à condition que lui soit proposé un parcours adapté. Sa méthode ? La concertation, le dialogue social et économique, une présence constante sur le terrain, et une implication à tous les niveaux des talents de la société civile. Ses propositions ? Une large mobilisation citoyenne pour et avec les jeunes, une autre vision de l'entreprise et du capitalisme pour faire converger les enjeux économiques, écologiques et sociaux, un élan pour le renouveau de la démocratie et une mobilisation sans précédent de la créativité collective. Forte d'une carrière en entreprise des plus intenses, l'ancienne ministre du Travail a oeuvré en ce sens au sein du gouvernement, notamment avec la réforme du Code du travail, la loi Liberté de choisir son avenir professionnel qui a transformé l'apprentissage, la formation continue avec « mon compte formation » et l'égalité salariale femmes-hommes, ou encore la mise en place de l'activité partielle dès le début de la crise de la Covid-19. Libre et engagée, cette femme de terrain issue de la société civile nous propose des solutions concrètes pour relever au mieux les grands défis de demain.  

  • « Toute ma vie j'ai eu de la chance, beaucoup de chance, peut-être même trop de chance quand je pense à tous ceux qui n'ont d'autre choix que d'affronter la grisaille d'un quotidien désespérant et, souvent, douloureux. Ce n'est pas que les épreuves m'ont été épargnées. J'ai eu mon lot d'échecs professionnels et personnels. J'ai même l'impression d'avoir parfois dû payer un prix élevé au succès, et à la notoriété. Mais jamais, au grand jamais, je n'ai connu l'ennui.
    D'aussi loin que je me souvienne, j'ai pu vivre avec passion, rencontrer des interlocuteurs souvent hors normes, et me confronter à des événements dont l'histoire pourra garder le souvenir. La passion et le besoin d'engagement ont toujours été présents au coeur de mon identité. Au fond, si je ne connais pas le "pourquoi" de cette inclination si ancrée en moi, au moins ai-je eu l'envie d'expliquer le "comment". J'ai pris beaucoup de temps avant de m'engager sur ce chemin d'une vérité que je veux la plus sincère possible, même si je sais qu'elle sera, par nature, relative. »

  • La mise en oeuvre d'un revenu universel d'existence et la promotion de l'écologie sociale sont les deux réponses les plus adéquates pour surmonter les crises que nous traversons et assurer la relève de notre société. L'alternative au statu quo ou au repli nationaliste sous le seul prétexte de reconstituer une souveraineté industrielle disparue, est l'écologie sociale. Il faudra engager une transition écologique et énergétique radicale au niveau européen et permettre le changement d'échelle de l'économie sociale et solidaire. Mais le passage à une autre société plus tempérante, plus respectueuse des personnes et de l'ensemble du vivant suppose que nous changions aussi notre regard sur le travail. Reconnaissons que notre société s'est lourdement trompée en préférant systématiquement les biens aux liens, la valeur économique à la valeur sociale.
    Dans plusieurs pays occidentaux, la proposition d'un revenu universel d'existence ou d'un revenu de base est réapparue avec la crise du Covid. La réponse sociale française est insuffisante et reste arrimée aux cendres d'un monde qui se consume sous nos yeux. L'accès au chômage partiel est conditionnel et de surcroît réservé aux salariés. Il est loin de couvrir les besoins de tous, notamment des indépendants, dont la propagation de l'épidémie et les décisions de confinement du gouvernement ont brutalement réduit les revenus à néant. Un revenu universel et inconditionnel réparerait cette injustice. Qui peut affirmer que d'autres crises sanitaires mondiales liées aux conséquences écologiques du néolibéralisme n'auront pas lieu à court terme ?
    S'il faut bien sûr prévenir ces crises en reconstituant une réponse sanitaire efficace, il faut nous prémunir de leurs conséquences économiques et sociales tragiques. Le revenu universel et inconditionnel est l'antidote social à la répétition de ces crises sanitaires.
    Il est enfin un outil incomparable d'émancipation. On peut aujourd'hui avoir un emploi et un salaire sans vivre décemment, sans être véritablement libre ni maître de son destin. En libérant chacun d'une dépendance exclusive au revenu qu'il tire de l'emploi, le revenu universel donne une capacité de négociation et de choix à chaque individu. En ce sens, il permet l'exercice d'une citoyenneté intégrale, y compris dans l'ordre économique.
    L'émancipation sociale passe par cette pratique individuelle de la liberté. Nous ne fabriquerons pas de société plus coopérative, moins égoïste et moins cupide sans donner davantage d'autonomie et de liberté à chaque citoyen.

  • « Les Français ne savent pas qui je suis. » Emmanuel Macron se plaint
    souvent de ne pas être compris. Ce livre est une enquête critique au coeur de
    sa personnalité, de son parcours, de sa manière de gouverner. Le huitième
    président de la Ve République s'est construit sur la transgression personnelle,
    familiale et politique. Son audace, son courage, son goût du risque peuvent
    fasciner. Ce président cambrioleur, on l'admire plus qu'on ne l'aime. On le
    hait plus qu'on ne le déteste.
    Son goût de la séduction jette un doute sur son authenticité. Macron prend
    la couleur du bain où il est plongé, il est l'homme de sincérités successives,
    contradictoires à force d'être multiples : quand est-il vrai ?
    Deux crises exceptionnelles, les gilets jaunes, puis la Covid-19, bouleversent
    son quinquennat. En révèlent les manques. Il tente de les combler,
    sans renier ses intentions d'origine, sans reconnaître qu'il est surpris, toujours
    dans la rationalisation a posteriori : au fond, ces choses-là, il les avait
    bien senties...
    Les crises sont pourtant un juge impitoyable et soulignent une faiblesse
    de ce président : sa difficulté à faire les choses. Elles lui offrent une scène où
    peut s'épanouir sa nature théâtrale. La normalité n'existe pas dans le métier
    de président, une bonne dose d'ego est indispensable à son exercice. À la
    condition de l'efficacité pour le pays.
    À la fois récit de l'intérieur, biographie, portrait, ce livre raconte le
    président. Il approche de près la réalité d'un homme qui verrouille
    son intimité. Fait inédit, la plupart des protagonistes de cette histoire
    romanesque, mais vraie, ont accepté de livrer leur témoignage :
    Emmanuel Macron, Brigitte Macron, leurs proches, le premier cercle
    du pouvoir, et tous ceux qui ont croisé, combattu, affronté ce président
    a-normal. Séduits ou déçus.
     
    Corinne Lhaïk est journaliste. Après avoir dirigé le service politique du
    magazine L'Express, elle rejoint la rédaction de L'Opinion en janvier 2020.
    Elle suit le parcours d'Emmanuel Macron depuis 2011.
     

  • Les liquidateurs

    Olivier Marleix

    Depuis quarante ans, une élite veut liquider la France. Depuis 2017, cette élite est au pouvoir.
    Olivier Marleix a été l'un des premiers hommes politiques à dénoncer les moeurs d'une certaine élite, au moment de la vente d'Alstom. C'est à cette occasion qu'il a rencontré celui qui deviendrait un des plus grands liquidateurs du pays : Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie. Depuis 2017, le jeune président poursuit son projet : ouvrir les portes de la France aux capitaux et gouvernances étrangers, à une mondialisation déloyale.Dans cet essai, Olivier Marleix fait un bilan sans concession des années En Marche, où les intérêts privés et l'appétence pour l'argent ont définitivement supplanté l'intérêt général. Il nous dit ainsi combien il est urgent d'en finir avec le macronisme, au risque sinon de voir notre souveraineté défaite et notre pays et ses industries définitivement liquidés.

  • « Posons cartes sur table. Je ne suis pas née dans une chaise roulante. J'ai eu un accident de luge en 2015. J'avais 26 ans. »
    Jeune fille lambda, insouciante, jusqu'à ce séjour à la montagne où, à vingt-trois heures, Ornella descend tout schuss en luge avec une amie. Les jambes dépassent, personne ne freine elles sont stoppées par un poteau. Banal en fait, un drame tel qu'il en arrive souvent, alors que nous considérons la luge comme un jeu d'enfant.
    Alors oui, Ornella n'a plus l'usage de ses membres inférieurs depuis plus de cinq ans. Il lui a fallu du courage et de longues années pour se reconstruire mais elle reste une éternelle optimiste et aborde pour nous un sujet encore tabou alors qu'il y a en France 40 000 paraplégiques : la sexualité et le handicap.
    Une magnifique ode à la vie, au courage et à la résilience.

  • En politique comme partout, il y a des cadeaux empoisonnés. Le poste de porte-parole du gouvernement en est un, assurément. Le plus souvent dévolu aux « entrants », aux « bleus » qui viennent de faire leurs armes dans une campagne présidentielle, c'est un poste de bizutage, alors que c'est une fonction ardue, complexe, et parfois mortelle. En effet, le porte-parole prend la foudre le premier, dès qu'un orage médiatique éclate, dès qu'une polémique naît, ou dès qu'un couac gouvernemental (dans lequel il n'a souvent aucune responsabilité) est rendu public. Anne Saurat-Dubois a décidé d'enquêter sur ce rouage décisif de nos gouvernements modernes, qui oscille toujours entre sincérité et langue de bois, explication et communication.
    À travers des entretiens d'une incroyable franchise, menés avec Gabriel Attal, Sibeth Ndiaye, Benjamin Griveaux, Luc Chatel, François Baroin, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, Stéphane Le Foll, Najat Vallaud-Belkacem, Bruno Roger-Petit, elle revient ainsi sur les grandes crises de la Ve République, et sur les différentes stratégies de communication de nos gouvernements. Comment parler du divorce d'un Président ? Comment se taire sur l'affaire Benalla ? Que dire chaque semaine des Gilets jaunes ? Et de quelle manière annoncer les confinements, les retards de vaccinations, les divers couvre-feux ? Au fil des pages se dessinent la figure humaine de ceux qui ne sont jamais censés parler en leur nom propre, et la difficulté croissante de cette étrange fonction politique, avec l'émergence des réseaux sociaux, des fact checkings, et la mise en lumière immédiate et impitoyable de la moindre erreur.   

  • La région Ile-de-France est à la fois la plus riche de notre pays... et la plus inégalitaire. Les écarts entre les plus aisés et les plus pauvres, entre les banlieues populaires et les centres d'affaires et de tourisme, y sont colossaux. Malgré son effervescence, son patrimoine et sa créativité, chaque jour davantage de ses habitants rêvent de la quitter pour fuir la vie chère, le stress, les pollutions. Ces inégalités sociales et territoriales ne sont pas une fatalité : elles sont le résultat de choix politiques axés sur la compétitivité, l'attractivité, la concurrence. Car avec ses 5 milliards d'euros de budget et son pouvoir d'impulsion, la région Ile-de-France a les moyens d'améliorer le quotidien de sa population.

    Clémentine Autain propose d'abord de dégager un horizon assombri par les crises en créant un choc de solidarité. Puis d'engager un changement profond de modèle de développement qui devra être guidé par trois exigences : l'égalité sociale et territoriale, la bifurcation écologique, l'ambition éducative et culturelle. Grâce au partage des richesses et des ressources, à la mise en commun des savoirs et des pouvoirs, l'Ile-de-France peut changer de trajectoire pour devenir plus respirable et épanouissante.

    La députée de Seine-Saint-Denis indique un cap nouveau et ambitieux pour, dès demain, mieux vivre en Ile-de-France.

  • «Il y a ce que disent les Gilets jaunes. Il y a surtout ce qu'ils révèlent. Cette manière de parler d'eux, dans la presse, les médias, les milieux politiques, sur les réseaux sociaux ! Une distance, une condescendance, un mépris.» Danèle Sallenave


    Au miroir du mouvement des Gilets jaunes, l'élite politique, intellectuelle, culturelle a laissé voir son vrai visage. Début janvier 2019, le président promet d'éviter ces «petites phrases» qui risquent d'être mal interprétées, mais il rechute aussitôt. Les médias ne devraient pas, dit-il, donner sur leurs antennes «autant de place à Jojo le Gilet jaune qu'à un ministre».
    Ainsi se révèlent l'étendue et la profondeur de la fracture qui sépare les «élites» des «gens d'en bas». Fracture géographique, économique, politique et sociale. Et surtout fracture culturelle, entre les habitants des grandes villes, et tous les autres.
    La violence et les embardées de langage de quelques-uns ont jeté le discrédit sur les Gilets jaunes. Il ne faudrait pas qu'une élite, assurée de sa légitimité, en tire argument pour occulter la force d'un mouvement qui a fait entendre une exigence de justice et d'égalité, parfois confuse, mais toujours profondément démocratique. Retrouvant ainsi l'inspiration des grands sursauts populaires qui ont marqué notre histoire.

  • Tout ça pour ça

    ,

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Couacs, déceptions, démissions : enquête au coeur de l'Assemblée nationale. C'est l'histoire d'une promesse non tenue. Celle du renouvellement de la classe politique et de ses vieilles pratiques, à l'heure où la crise de la démocratie représentative est à son paroxysme. On accusait les " anciens " députés d'être déconnectés de la réalité, ne faisant pas toujours preuve d'exemplarité. Qu'en est-il des nouveaux, élus en masse en 2017 ? S'ils ont fait leurs premiers pas à l'Assemblée nationale avec les meilleures intentions, ils ont rapidement montré leurs limites en faisant preuve d'amateurisme, de maladresse et de suivisme. Certains d'entre eux ont même commis des erreurs plus ou moins graves.
    En seulement trois ans de législature, les parlementaires de la majorité comme de l'opposition ont dû faire face aux crises majeures de l'affaire Benalla, des " gilets jaunes ", de la réforme des retraites ou du coronavirus. Des événements qui ont révélé au grand jour leur méconnaissance du rôle de député, et parfois, osons-le, leur incompétence.
    Entre erreurs de casting et grand désenchantement, ce livre relate, à travers une année d'enquête et d'entretiens, les ambitions ratées d'un " nouveau monde " qui, malgré les traits rajeunis, ressemble beaucoup à l'ancien, l'expérience en moins. L'échec n'en est que plus cuisant.

  • Normalement, les militaires n'ont pas le droit d'exercer une activité politique. Mais Laetitia Saint-Paul, officier de carrière de l'armée de Terre, a pourtant réussi à devenir la première militaire élue députée de notre Histoire.
    Elle est également vice-présidente de l'Assemblée nationale.
    Militaire elle est, militaire elle reste. Pour percer en politique, elle quadrille le terrain, identifie l'adversaire, dessine une stratégie, monte un bataillon et se bat pour porter ses convictions. La politique est décidément un combat qui ne saurait effrayer celle qui a commandé des soldats dans des conflits, connu les stages commando et su tracer son chemin dans ces milieux dominés par les hommes.
    Elle raconte ici sa bataille, dans un étonnant parallèle entre armée et politique.

  • La crise du COVID-19 a joué un rôle de révélateur à bien des égards. Parmi les phénomènes qui nous ont sauté aux yeux se trouvent l'extraordinaire inefficacité et l'inadaptation aux enjeux actuels de notre administration, sur fond de déconnexion et de déresponsabilisation de la haute fonction publique. La thèse défendue par Chloé Morin est que la faillite des « élites » n'est pas une somme de « petitesses » individuelles, comme on serait aisément tenté de le croire, mais le résultat d'un système dont elle décortique différents aspects. Après avoir listé et illustré les causes et les conséquences concrètes de cette maladie de l'État, l'auteure propose des solutions décapantes - en espérant qu'elles ne soient pas, comme bien d'autres avant elles, enterrées. Une lecture revigorante !

    Ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre de 2012 à 2016, Chloé Morin est aujourd'hui directrice de projets internationaux chez Ipsos.

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