Faits de société / Actualité


  • Complet, cet ouvrage propose un panorama de l'histoire du théâtre, de l'Antiquité à l'époque contemporaine. Organisé par siècle, il propose pour chacun un parcours original, clair et vivant :


    Un déroulé chronologique.

    Une descri

  • " Rilke savait mieux que personne qu'avoir écrit les Élégies et les Sonnets, avoir réussi à célébrer l'espace angélique tel qu'il l'avait pressenti très jeune et entrevu en certains moments décisifs de sa vie, ce n'était pas être devenu soi-même l'ange ou Orphée. /.../ Mais sans doute avait-il désiré le grand poème comme Colomb l'Amérique, comme l'amant l'aimée. "
    Dans cet ouvrage, Philippe Jaccottet s'emploie à retrouver un regard plus libre sur le poète et son oeuvre. Il s'écarte, dans la mesure du possible, de la légende et s'appuie sur ces mots de Robert Musil : " Rainer Maria Rilke était mal adapté à ce temps. Ce grand poète lyrique n'a rien fait que porter pour la première fois à sa perfection la poésie allemande... "
    Une monographie de référence, signée par un poète français parmi les plus importants, traducteur de l'oeuvre de Rilke.

  • "Être ou ne pas être indigné : et si c'était la question que pose Hamlet, que tout être au monde doit se poser ?" Hamlet revient sur scène, introduit par un vieil homme, ancien résistant, un des derniers survivants. Roman, son petit-fils, jeune comédien, se joint à eux, apportant le courrier adressé au vieil homme de toute la planète. Les messages tombent : « Vous êtes un artiste des droits de l'homme »; « Une gazelle et un lion »... Mais le vieil homme refuse de se voir en héros même devant son éditeur espagnol ou la journaliste venue l'interroger. Toutefois, la lettre d'une lycéenne de quatorze ans, Ophélie - c'est le troisième personnage - l'interpelle: « Merci d'avoir réussi à me redonner l'espoir que j'avais perdu. » Elle circule à vélo, porte, pour ne pas se faire écraser, un gilet jaune. Elle ressemble à Ophélia, la fiancée perdue d'Hamlet. C'est la fin ? Non, le début alors que le spectre entre en scène, comme dans la célèbre pièce.

    Jean-Pierre Barou est l'auteur de deux pièces de théâtre, Après la Violence et Qu'est-ce qu'elle dit la comète ? Sylvie Crossman est plus particulièrement l'éditrice d'Indignez-vous ! Tous deux sont les fondateurs d'Indigène éditions..

  • Un des plus grands comédiens français vivants raconte sa vie de compagnonnage avec Molière, et rend hommage à son génie

    Depuis son apparition dans
    Le Tartuffe en 1944, Michel Bouquet n'a plus quitté le répertoire de Molière. Il revient ici sur ces soixante-treize années de compagnonnage durant lesquelles il a incarné de manière inoubliable plusieurs grands rôles, comme Harpagon ou Argan, et explique en quoi jouer Molière est aussi difficile qu'exaltant.

    Ce livre raconte aussi la vie de Molière : son apprentissage, son rôle de chef de troupe, ses rapports avec Louis XIV, ses combats, sa vie intime, son mariage avec Armande Béjart, de vingt ans sa cadette, sa puissance de travail qui fit surgir, au milieu d'innombrables soucis, une succession de chefs-d'oeuvre.

    Michel Bouquet rend hommage à cet esprit courageux qui dénonça les hypocrisies de son époque et défendit la cause des femmes ; il célèbre aussi, avec jubilation, le génie comique du plus grand dramaturge français.

    Redécouvrir Molière : tel est le propos de cet ouvrage porté par l'admiration contagieuse d'un

    comédien libre, d'une inaltérable jeunesse.

  • LUI

    Lentement je découvre les univers qui vous habitent et me délecte de vos couleurs, vos parfums et vos teintes, quel tableau surprenant, quelle harmonie, quelles sensations inattendues bercent chacune des secondes et redorent les heures. Tout en vous me fait tressaillir, viscéralement, jusqu'aux parties les plus insondables. Le muscle tremble et sursaute bêtement.
    ELLE
    Ah ! L'autre pour faire son déménagement elle a sorti les talons de SIX centimètres (Mime six centimètres avec ses doigts.) On n'a pas su si c`était prémédité. (Un temps.) Chez le médecin, impossible de dire « voûte plantaire », je suis restée bloquée sur « ploûte vantaire ». (Rit bêtement.)

  • D'Armand Gatti à Augusto Boal, en passant par Alain Badiou, André Benedetto et de nombreux collectifs, l'histoire agitée et passionnante d'un pan méconnu et souvent occulté de l'histoire du théâtre.
    Depuis les années 1960, de nombreuses expériences théâtrales ont revendiqué en France un clair dessein politique. Inscrit au coeur des luttes (anti-impérialistes, ouvrières, féministes, immigrées, homosexuelles, altermondialistes, etc.), ce théâtre militant s'est donné pour but de contribuer, à sa manière, aux combats d'émancipation de son temps. Injustement déprécié ou ignoré, il constitue pourtant tout un pan de l'histoire théâtrale. Et c'est cette histoire inédite et passionnante que l'on découvrira dans cet ouvrage extrêmement documenté. Comment représenter la colère, l'injustice et l'espérance ? Quelles formes pour dire la lutte ou expliquer les mécanismes du capitalisme ? Et à qui de telles représentations doivent-elles être destinées ? Contrairement aux idées reçues, le théâtre militant n'a jamais cessé d'inventer des solutions dramaturgiques et scéniques pour mettre en scène le présent : un présent à transformer. Héritier d'Erwin Piscator, de Bertolt Brecht et des troupes d'agit-prop soviétiques, ce théâtre n'est pas homogène : il est traversé d'options politiques et esthétiques diverses, voire contradictoires, d'Armand Gatti à Augusto Boal, en passant par Alain Badiou, André Benedetto et de nombreux collectifs (la Troupe Z, Al Assifa, le Levant, le Groupov...). Revenir sur ces propositions, sur leurs richesses et leurs impasses, c'est tout autant s'opposer à l'oubli que tenter d'ouvrir des pistes pour le théâtre militant d'aujourd'hui.

  • Mises en intrigues, récits, interprétations, personnages, rôles, règles du jeu... sont autant de notions communes aux arts du spectacle, à la littérature et à de nombreuses disciplines scientifiques. De la mise en récit des traces du passé à l'expérience du travail ou des relations sociales urbaines, les récits structurent les identités individuelles et collectives. La fiction donne à voir ce qui suscite la répulsion ou la fascination dans le comportement humain et propose des modèles qui échappent à la simplification. Elle permet d'exercer l'aptitude à l'empathie, d'expérimenter des formes de raisonnement ou de sensibilité, d'imaginer des mondes possibles. Les travaux de recherche les plus récents mettent en évidence l'importance de la représentation et de la compréhension des intentions, des émotions d'autrui dans le développement du langage, des capacités cognitives et des interactions sociales. En explorant les liens entre fiction, récit, pensée et vérité, c'est l'humain que questionnent les arts de la scène, de l'image et du texte, au même titre que les sciences humaines, sociales ou cognitives. Cet ouvrage en témoigne à travers ses multiples voix

  • Trois comédiennes, Julie, Kathleen et Geneviève, s'ouvrent le temps d'un cinq à sept où les tabous s'avalent aussi rapidement que les shooters.
    L'amour, le couple, le désir, la sexualité, les impératifs de performance, la morale sociale autour de l'utérus, les standards de beauté anxiogènes et l'insupportable pression qui comprime le corps dans un moule One size (must) fit all nourrissent les échanges de surface.
    Puis, l'ivresse aidant, les trois femmes plongent en des zones plus intimes, celles où sont enfouis les aspects inavouables de leur personnalité, leurs pulsions, leurs peurs, leurs angoisses et leurs drames, avant de regagner la surface et de trinquer de plus belle.
    Fanny Britt compose une partition syncopée rythmée par un langage cru et franc où la frontière entre la réalité et la fiction demeure volontairement floue.
    Cinq à sept est le deuxième volet d'une trilogie amorcée avec Ils étaient quatre, de Mathieu Gosselin et Mani Soleymanlou, et close par Huit, de Mani Soleymanlou.

  • Le desert

    Sylvestre Olivier

    Cet homme te parle, il te parle à toi, qui es là, de l'autre côté des pages, qui tiens sa vie entre tes mains. Il n'a plus les mots pour te raconter son récit halluciné, cette spirale de rêves et de réveils où chaque épisode est le recommencement du précédent, et dont seule une rencontre fulgurante pourrait y mettre fin. le désert est à la fois une lettre d'adieu et une soif de renaissance, l'ultime appel d'un homme qui tente de retrouver le chemin qui le sépare désormais de toi. Olivier Sylvestre nous livre ici son récit fondateur, puisé aux sources de la solitude humaine, et qui a donné naissance à tout ce qu'il a écrit ensuite.

    Olivier Sylvestre est né à Laval en 1982. Il est détenteur d'un baccalauréat en criminologie et d'un diplôme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada. Auteur et traducteur, sa première pièce, La beauté du monde, a gagné le prix Gratien-Gélinas; elle a également été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général, tout comme son recueil noms fictifs, publié chez Hamac en 2017, lequel a également été finaliste au Prix des libraires du Québec - catégorie roman. Sa pièce pour ados La loi de la gravité a remporté plusieurs prix en France et en Allemagne. Il anime des ateliers d'écriture et fait de l'accompagnement dramaturgique.

  • « Ventre » le deuxième volet d'une trilogie théâtrale du comédien et dramaturge Steve Gagnon continue l'exploration de la séparation amoureuse amorcée avec « La montagne rouge (SANG) ». Elle et lui s'affrontent, s'entrechoquent et se déchirent avec leurs mots nus et leur chair crue.

  • Ça fait deux jours qu'il mouille et les bêtes à l'étable s'ébrouent comme à l'approche d'un grand cataclysme. À Saint-André, des gens attendent au bar-salon Le Cristal que le temps se répare un peu. Au début, il n'y a que Loulou, la barmaid primordiale. Puis apparaît Rénald, très agité, nerveux comme un enfant qui a peur. Il y a un silence. Avec grand fracas entrent Martial, Mario et un inconnu, tous les trois détrempés. Prisonniers de la tempête, ils vont tour à tour raconter leur histoire et se confier leur peur la plus étrange, jusqu'à ce que chacun comprenne qu'il a un rôle à jouer dans une histoire plus terrible encore, et qui est toujours en train de s'écrire.

  • 26 lettres

    Collectif

    Vingt-six auteurs. Vingt-six lettres. Vingt-six adresses publiques. Un abécédaire. Une refondation de la parole et du sens des mots. La langue, les mots, leurs sens ont le pouvoir de lier une communauté autour d'images, de référents, de débats. Ils ont aussi le dos large. Souvent-particulièrement en temps de crise sociale-, on les récupère, les mate, les asservit au profit d'un inconsistant verbiage ambiant, d'un dérapage sémantique politique, d'une enflure langagière médiatique. Vingt-six auteurs luttent contre cette perte de sens en montant sur scène pour lire publiquement des lettres destinées à sauver de la vacuité des mots qu'on leur a confiés. Les mots sont morts, vive les mots!

  • Yalta, 1835. L'ancien danseur étoile Grishka, dit « le maître », monte avec sa troupe son « Ballet Signature », afin de marquer les esprits avec ce chant du cygne. Dans ce huis clos à la fois sombre et puissant se mêlent trahisons, passions, injustices et intrigues... mais surtout la musique de la belle et grande Russie qui vient magnifier, au centre de tout, cet art exigeant qu'est la danse classique.

    Élevé dans l'amour de la littérature russe, Gill Amet-Dumiot conjugue à travers ce récit cette passion et son adoration pour l'opéra et le ballet. Dialogues tirés au cordeau, personnages fantasques, l'écriture nous emporte sur les rivages de la mer Noire.

  • Maude étouffe : son emploi de journaliste pigiste s'est immiscé dans toutes les sphères de sa vie. Entre les articles à finir, les reproches de sa blonde et les sirènes de la procrastination, elle tente de trouver un espace de liberté. Le coffre d'une voiture usinée au Japon et la porte d'un atelier de fabrication de lingerie en Inde, menant tous deux à son immeuble par des voies inexplicables, vont bouleverser sa vie et son rapport au monde. Dans un texte parsemé d'humour et de surréalisme, Sarah Berthiaume met en scène une série de rencontres improbables qui nous amènent à interroger notre rôle dans un système qui transforme les humains en machines et les femmes en objets.

  • Alors que la colère enfle, et que la violence fait rage dans le pays, un homme et une femme se toisent, se parlent, dans une maison bourgeoise, qui pourrait tout aussi bien être une cabane dans la forêt comme un intérieur clos et retiré du monde. Ils se perdent et se sauvent mutuellement par un langage entrecroisé, dans un jeu de frôlements faits d'amour et de peur.

  • La pièce met en scène la fin tragique des rêves d'étendues immenses et de liberté d'adolescents déçus par leur entourage. Frédéric, dans la vingtaine, attend la mort dans sa chambre d'hôpital. À son chevet défilent ses proches dévastés à qui il refuse de parler. Au coeur de sa fièvre émergent son frère d'âme, Wilson, et son amour de jeunesse, Odile, qui l'accompagnent jusqu'à sa fin qui prend des airs de tempête de sable.

  • Sur une petite île de l'océan Indien, le pouvoir du Président/Roi est absolu. Seules quelques personnes résistent encore au despote. Dans ce théâtre de l'absurde la victime peut néanmoins rapidement devenir bourreau à son tour.

  • Le personnage des Étés souterrains est une femme, début cinquantaine, enseignante pragmatique, libre, qui aime les débats et questionner l'ordre établi. Elle agit sans rendre de comptes à personne... jusqu'à ce que la vie s'en mêle et vienne ébranler son corps et ses certitudes.

  • Un an après le suicide de son amoureux, une jeune femme retourne à l'endroit où le couple s'était inventé un refuge. Elle veut confier sa détresse à celui qu'elle aimait, et la culpabilité qui la ronge. S'ouvre un dialogue où le temps n'a plus de prise. Au mal-être qu'exprime le jeune homme, la jeune femme réplique par sa propre colère et son trouble devant la nécessité de continuer à vivre.
    À travers le désarroi d'une jeune femme qui porte seule le poids de son deuil et la rage d'un jeune homme qui refuse la norme, Steve Gagnon expose crûment le malaise d'une société à court de rituels.

  • Huit personnages vivent dans des cabanes autour d'un lac, au milieu d'une forêt, Des hommes, des femmes, qui ont des chenilles, des papillons, des peuples en migration dans les jambes et dans le ventre.
    Un matin, Élie, la femme marin, décide de partir sur un bateau ; Emma se prépare à mettre un oreiller sur le visage de ses fils ; Thomas se met à manger les oies de Louise : Louise passe ses nuits au milieu du lac, à hurler comme un loup. Ils font tout ça par ennui, pour provoquer quelqu'un ou te temps, pour lancer un appel, par besoin urgent que quelque chose se passe, enfin.
    C'est aussi et surtout une envie folle de bousculer les choses, de ne pas avoir peur de se tromper ou de s'égratigner et de ne pas se complaire dans un confort qui parfois nous prend à la gorge et nous donne la terrible sensation de passer à côté.

  • Combattre le why-why
    C'est pas du théâtre
    Mais c'est un peu du théâtre
    Mais pas comme d'habitude
    C'est des mots qui ont existé dans un théâtre
    Des poèmes ou quelque chose comme ça
    Mais c'est pas de la poésie
    Ou en tout cas
    Pas comme d'habitude
    C'est un témoignage d'amour peut-être
    Mais à personne en particulier
    Juste un gros JE T'AIME à la complexité humaine
    Parce que c'est pas si facile
    Vivre
    Ou en tout cas
    C'est pas du théâtre
    C'est pas de la poésie
    C'est un cri
    Un genre de WHY-WHY lancé
    La face vers le ciel
    Les mains désespérément offertes à la pluie
    WHY ME

  • L'acteur d'aujourd'hui est au centre de la scène. Reconnu comme créateur à part entière au sein de la représentation, il donne couleur et style au spectacle. Mais cet acteur, quel est-il? Quelle formation a-t-il reçue? À quelle forme de théâtre se destine-t-il?


    En interrogeant la formation de l'acteur en amont de la scène, en donnant la parole à des artistes, pédagogues et théoriciens du théâtre, ce livre a pour objectif de requestionner certains fondements d'une discipline où la formation se décline sur des modes très divers. Josette Féral, professeur au département de théâtre de l'Université du Québec à Montréal, en est le maître d'oeuvre.


    En présentant des trajectoires diverses, celle de grands maîtres, de metteurs en scène ou d'acteurs devenus pédagogues, ce sont les fondements mêmes de la pratique théâtrale qui se trouvent posés. Que devrait être une bonne formation? Peut-on d'ailleurs former un acteur? Et si oui, quelles sont les bases de cette formation? Les réponses sont multiples. Sans diminuer l'importance d'un apprentissage technique sérieux, la plupart des textes insistent sur le fait que si formation rime bien avec passion, cette passion doit s'appuyer sur une éthique. Il ne s'agit pas seulement de former un acteur. Derrière l'acteur, se cache l'homme.

  • TROIS regroupe la trilogie sur la migration et l'identité amorcée par le monologue autobiographique UN, dans lequel Mani Soleymanlou tente de nommer ce qui le définit comme Iranien. Dans DEUX, rejoint par son complice Manu, Mani cherche, comme dans un écho, ce qui a bien pu lui échapper dans sa quête identitaire. Celle-ci culmine dans TROIS, une oeuvre chorale mettant en scène quarante-trois artistes montréalais qui évoquent le sujet sensible de leurs origines et de leur identité.
    Avec une pointe d'humour et d'autodérision, TROIS entraîne le propos singulier vers la pluralité, souvent paradoxale, qui forme le Québec d'aujourd'hui

  • Toujours comédien, mais également célébré pour son travail de metteur en scène, René Richard Cyr a orchestré un faisceau de spectacles de variétés, du théâtre musical, des opéras et plus de 75 pièces de théâtre, dont 40 créations. Malgré les satellites, le théâtre reste son axe principal, son art suprême.

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