Economie géographique

  • L'essor de la Chine ne date pas d'hier. Les inquiétudes qu'il soulève non plus, surtout dans le camp occidental. Mais l'histoire s'accélère depuis une dizaine d'années.
    Aujourd'hui, les États-Unis n'hésitent plus à faire de la Chine leur principal adversaire stratégique.
    Ailleurs, et en particulier dans les pays du Sud, les réactions sont plus contrastées. En effet, la Chine a beau être devenue une puissance capitaliste de premier plan, elle joue selon des règles qui diffèrent de celles que suivent les Occidentaux. Pour le meilleur... comme pour le pire.
    Analyser l'essor international de la Chine sous le seul angle de la «menace» se révèle donc doublement trompeur.
    D'abord, parce que celle-ci porte sur un ordre mondial dont les bénéfices historiques sont loin d'avoir été équitablement répartis.
    Ensuite parce que ce faisant, on sous-estime la pluralité des intérêts et des contradictions qui existe entre la Chine et les autres régions du monde, mais aussi au sein même de la société chinoise.

  • Le lieu n'est pas mort ! Bien au contraire, il reste au coeur de l'expérience quotidienne (ou exceptionnelle) de tout un chacun. La mondialisation ne l'a en rien vidé de sa substance. En ce début de XXIe, elle le réactive et le met en mouvement. Flux, trajectoires, accélérations, massifications en sont des variables, des enjeux et des catégories d'analyses clés que cet ouvrage fait le pari d'explorer. Résolument interdisciplinaire, il choisit d'aborder les lieux au prisme des mobilités pour poser les jalons de ce que sont aujourd'hui les « lieux de mobilité ». Ce faisant, il réactualise la réflexion entreprise par les géographes anglosaxons à partir des années 1980 sur le sense of place en s'inscrivant dans celle des chercheurs français sur la question des ambiances et sur ce qui, dans un espace et une situation donnés, fait ou peut faire lieu.
    À travers sept approches différentes, il montre comment la notion de lieu - irréductible à celles d'espace ou de territoire - est prise dans une série cumulative de tensions : entre matériel et symbolique, subjectif et objectif, individuel et collectif. Il en décline la diversité des situations, des acteurs, mais aussi des politiques, stratégies et répertoires d'actions impliqués dans les processus de production des lieux.
    Fruit de plusieurs disciplines et terrains, l'originalité de l'ouvrage est de ne pas réduire la polysémie de la notion et de centrer son analyse sur les ambiguïtés qui le composent : il signifie ainsi qu'il ne peut y avoir de lieu absolu, mais uniquement des configurations inscrites dans des logiques plurielles relevant à la fois de l'ancrage, de la relation et du mouvement. Un lieu n'est pas un tableau, figé ou définitif, c'est une scène.
    Le lieu comme scène ou configuration lie la mobilité des personnes (circulation physique et trajectoire de vie) et la mobilité des lieux, qu'elle soit là aussi déplacement littéral ou transformation du « sens ». C'est ainsi le rôle du lieu dans les trajectoires de mobilité qui est ici mis en avant de manière transversale. Prend alors forme une réflexion contemporaine sur les temporalités comme nouvelle grille de lecture du croisement entre « lieu » et « mobilité ».
    Céline Barrère, sociologue et urbaniste, est maître-assistante en SHS à l'École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille. Elle est chercheure au LACTH (Laboratoire Conception/Territoire/Histoire) et associée au Centre de recherche sur l'habitat CRH-LAVUE UMR7218 (Laboratoire Architecture, Ville, urbanisme, Environnement).
    Caroline Rozenholc est géographe, maître-assistante associée à l'École nationale supérieure d'architecture Paris-Val de Seine et à l'École nationale supérieure d'architecture Paris-La Villette et chercheure au Centre de recherche sur l'habitat (CRH-LAVUE).
    Ont également contribué à cet ouvrage : Pierre-Louis Ballot, Davia Benedetti, France Guérin-Pace, Ninon Huerta, Christophe Imbert, Marion Kameneff, Martin Minost, Marc-Antoine Morier, Emma-Sophie Mouret, Pierre-Yves Trouillet.

  • Au Bénin, pays gangréné par la pauvreté et la corruption, les moins de quinze ans représentent 45 % de la population. Cet essai s'adresse directement aux jeunes, à leurs familles, à ceux qui les encadrent. L'auteur met en lumière les principes pédagogiques et les valeurs endogènes capables d'éveiller l'imagination créatrice de cette jeunesse, aujourd'hui désespérée. Il fait le pari que l'Afrique peut devenir une grande puissance. C'est une affaire de processus démocratique, une démocratie propre à l'Afrique. Une urgence s'impose pour mettre en place les principes fondamentaux de ce processus au service de tous, gage d'un développement humain durable.

  • Ce livre examine les modalités d'insertion des économies arabes dans les réseaux internationaux de production et d'échange, dans le système énergétique mondial, et dans le système monétaire et financier international.
    Comment expliquer le décrochage économique des pays de la région ? Quelles stratégies de spécialisation des économies arabes dans la globalisation ? Quelle diversification pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures ? Quel modèle de croissance face à la compétition internationale ?

  • Les sources conceptuelles et historiques de la philosophie ordolibérale qui guide la politique micro-économique allemande depuis l'après-guerre : la politique de la concurrence y apparaît comme l'un des piliers aux côtés de la politique monétaire, qui ont permis les succès industriels, économiques et commerciaux de l'économie sociale de marché.

  • Repère les profondes transformations économiques qui ont marqué le Royaume-Uni tout au long de la décennie 80 : accentuation de la désindustrialisation et poursuite de la tertiarisation, plus grande insertion dans l'économie de la CEE...

  • La France s'interroge-t-elle vraiment sur son déclin ? Elle est la seule des principales puissances industrielles à connaître une forte détérioration de ses positions mondiales et de ses échanges industriels, à avoir des entreprises globalement en manque de fonds propres et des exportations dominées par les ventes de produits à faible contenu technologique. Conséquence dramatique : la France reste à l'écart de la création d'emplois. Pourtant, depuis quelques années, les firmes françaises se sont profondément restructurées, de grands groupes se lancent dans des opérations d'envergure mondiale, le partenariat européen innovatif devient un axe stratégique majeur... Alors ? le déclin de l'industrie, qui conditionne la santé de l'économie tout entière, est plus complexe qu'on veut bien le penser et ses paradoxes apparents ne doivent pas nous servir de prétexte pour sombrer dans une auto-flagellation morbide ou un optimisme béat. Ce livre met à nu les causes de ces difficultés. Il définit et favorise l'émergence de priorités fondamentales et cohérentes qui, seules, pourront donner à la France les moyens de sa survie à l'aube du XXIe siècle.

  • Les atouts et handicaps des différents pays de l'Est face à l'un des grands défis de cette fin de siècle : la transition vers le marché.

  • Sur un ensemble régional isolé de l'Equateur, quelles sont les modifications apportées par la modernisation?

  • Le choix délibéré de se défaire entièrement de nos traditions et de s'engager sans retour sur la voie de la mondialisation n'est pas sans conséquence sur notre devenir. Cela nous coupe de nos anciennes racines et nous oriente vers une destination inconnue et incertaine. Cependant, un adage le reconnaît volontiers : « Il n'y a point de bon vent pour celui qui ne sait où il va. » Ce qui est en vogue, c'est ce concept de mondialisation. Si nous ne nous regardons pas dans la glace, si nous ne nous remettons pas en cause, pour savoir d'où nous venons, nous mourrons sous peu dans l'inertie culturelle, incapables d'imaginer le moindre horizon.

  • Comment devenons-nous touriste ? Peut-on repenser la mondialisation du tourisme au regard des arts de faire de celles et ceux qui l'inventent aujourd'hui ? Cet ouvrage se propose de répondre à partir du Vit Nam, pays encore pauvre qui enregistre une croissance significative du tourisme domestique depuis plus de vingt ans. Les observations in situ et les matériaux biographiques construits depuis 2005 à travers le pays permettent de comprendre comment les Vietnamiens apprennent aujourd'hui à voyager dans leur pays, où les richesses comme les inégalités s'accroissent depuis le i Mi. Une analyse critique de la gestion politique et normative du tourisme domestique, d'une part par l'État vietnamien et d'autre part par les institutions mondiales du tourisme, complète ce travail de terrain, afin de traduire les rapports complexes que ces touristes entretiennent avec les systèmes de contraintes au sein desquels ils se meuvent. La colonisation comme le socialisme sont ici compris non seulement comme des périodes historiques, mais aussi comme un ensemble d'organisations, de valeurs, d'acteurs et de pratiques qui sont aujourd'hui mobilisés comme ressources afin de construire des mobilités touristiques. L'étude géographique qui en est faite révèle l'inventivité de leurs apparitions, réappropriations et multiplications, selon des hybridations et des circulations, parfois conflictuelles, de pratiques et d'imaginaires. Ce faisant, c'est une vision décentrée de la mondialisation touristique que propose cet ouvrage, permettant de mieux comprendre toute la complexité avec laquelle se reconfigurent les rapports de pouvoir au sein des sociétés postcoloniales.

  • Les pays d'Asie du Sud-Est sont devenus en l'espace de quelques années de véritables puissances économiques que l'on ne peut plus ignorer. De Taïwan à Singapour, de Séoul à Jakarta, de Bangkok à Hong-Kong, les dragons asiatiques font peur et ne cessent de progresser. Hier producteurs de textiles bon marché, ces pays se tournent aujourd'hui vers des fabrications réputées complexes, microprocesseurs ou avions civils. Mais si les informations sur l'économie des pays asiatiques et leurs brillants résultats ne manquent pas, on trouve encore peu de livres sur l'« art et la manière » de travailler avec ces pays. Comment s'établir à Taïwan ? Quels sont les secteurs à privilégier à Hong-Kong ? Comment ouvrir un bureau de représentation à Jakarta ? Ou encore comment monter un restaurant à Singapour ? Ce livre apporte les réponses à tous ceux qui souhaitent travailler avec l'Asie ou en Asie. Viêt Nam, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Philippines, Hong-Kong, Taïwan, Corée du Sud. Chacun des pays d'Asie du Sud-Est est passé en revue. De l'entreprise d'import-export aux problèmes d'implantation rencontrés par un Français en Asie, ce livre répond à toutes les questions.

  • Après un rappel historique et des notions élémentaires économiques et financières, l'auteur aborde les spécificités de l'Europe appréciées sous l'angle économique, humain, social, culturel, juridique, fiscal, scientifique, technique et politique. Puis, il explique le fonctionnement des institutions européennes ainsi que les mécanismes du système monétaire européen.

  • Suivant la méthode inductive, et par la construction d'un indicateur synthétique de développement, cet ouvrage tente d'apprécier la rapidité des transformations économiques et sociales de l'Amérique latine au cours des deux dernières décennies.

  • Désavantagé sur le plan commercial par manque de préparation, le Japon, dès le milieu du XIXe siècle, a développé ses propres sociétés de commerce, transformant son handicap de départ en atout.

  • Le développement ? Il sera possible uniquement pour « une société maîtresse de son destin, ayant retrouvé son équilibre intérieur et ses instruments de mesure morale de toute chose ; une société dont le consensus d'une communauté d'hommes libres est la loi suprême. Spiritualité et Démocratie = Développement... Que penseront les experts de cette équation inhabituelle ? Des malheurs du tiers monde, personne cependant n'est quitte, encore moins les pays riches ; non que leur aide soit le principal remède mais pour leur propre intérêt car « leur survie à long terme (et même, sur certains plans, à court terme), exige que les pays sous-développés deviennent des partenaires économiques mutuellement développant, et cessent en tout cas d'être, à force de misère et de désespoir, des sources imprévisibles de tensions et de déséquilibres ».

  • L'artisanat et les PME sont un facteur essentiel du développement de la Côte-d'Ivoire à l'opposé du secteur moderne de l'économie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Désir de libération, peur de la révolution, impossible réforme : avant d'être des années de crise, les années soixante-dix ont été des années de rêve. Afin de rendre compte de ces années tendues et décisives, l'auteur mêle dans ce livre - qui constitue le deuxième tome de son Histoire économique et sociale de la Ve République - le récit social et politique à l'analyse économique. Derrière les chiffres, il met en scène les acteurs de cette période agitée : individus, institutions, classes sociales. Il nous fait revivre les hésitations de Valéry Giscard d'Estaing et de Jacques Chirac, les certitudes contradictoires de Raymond Barre, face à la crise économique en France, les grandes manoeuvres d'une industrie qui prend le large et parfois l'eau. Des grandes luttes ouvrières à la crise des syndicats, il raconte les espoirs et les échecs du monde salarial et l'occasion manquée d'une véritable réforme de l'entreprise. Mais les années soixante-dix portent, avant tout, la marque d'une ambition : celle de Valéry Giscard d'Estaing de transformer la morosité chronique de la société française, en modernisant, à sa façon, son architecture sociale et en soumettant les libertés, l'État et l'individu à la loi du marché. André Gauron analyse les discours et les projets, et montre que si la plupart échouent, ils préparent le terrain à l'offensive libérale de ces dernières années. Cet ouvrage de référence, rédigé pour un public large, n'est pas une simple chronique événementielle, mais une véritable radiographie de la machine économique et sociale France en ces années décisives.

  • Économiste de formation et fonctionnaire international de carrière, Pol Quentin-Radlé a, lors de ses nombreux voyages en Chine Populaire, posé sur ce pays fascinant le regard d'un observateur attentif et averti. Son livre est essentiel pour tous ceux, industriels, étudiants, ou simples curieux, qui souhaitent percer quelque peu le mystère de l'économie chinoise. Car, dans ce domaine, pourtant étroitement lié à l'organisation de la vie quotidienne, les dirigeants se montrent avares d'informations et de statistiques. L'auteur a pu réunir des éléments et des chiffres inédits en France, et provenant de différentes sources. Il propose une approche concrète, tant des questions monétaires, industrielles, scientifiques et commerciales, que de l'existence des 850 millions de citoyens auxquels le gouvernement a réussi à assurer une protection - contre l'inflation, aussi bien que la famine et les catastrophes naturelles. Cette réussite économique n'a rien de miraculeux. Elle se fonde sur des données techniques précises. Aujourd'hui, après onze ans de Révolution culturelle, la Chine change de cap. C'est la revanche des gestionnaires et des économistes sur les politiques, des managers sur les idéologues. Priorité est donnée à la modernisation, à la productivité. Le pays s'ouvre au monde extérieur. Mais la Chine de Hua ne va-t-elle pas se placer dans la même situation que les pays capitalistes ? La question reste posée. La Chine, demain, sera peut-être l'égale des plus grands, notamment dans le domaine de l'exportation pétrolière. Aucun industriel à la recherche de marchés nouveaux, aucun futur visiteur de la Chine ne peut l'ignorer. L'ouvrage de Pol Quentin-Radlé représente, pour eux, un guide précieux.

  • Depuis plus de dix ans, on a usé et abusé du terme crise pour désigner, sans précaution, les manifestations mal définies, et souvent contradictoires, des dérèglements économiques actuels. C'est le contrepied de cette démarche qu'ont choisi d'adopter Michel Aglietta et Anton Brender, lorsqu'au terme d'une analyse historique rigoureuse et approfondie, ils se trouvent conduits à préciser les caractéristiques propres de la crise de la société salariale. Après avoir identifié le rôle et la hiérarchie des principaux acteurs sociaux [...] et dégagé la dynamique des pratiques de normalisation [...], ils diagnostiquent une crise de développement. [...] Cette mutation inéluctable de la société salariale engendre-t-elle, nécessairement, des contradictions irréductibles entraînant, à plus ou moins longue échéance, la régression sociale ? Tel n'est pas l'avis des auteurs qui démontrent, au contraire, que, si l'évolution du progrès technique constitue une tendance lourde à laquelle il serait vain de s'opposer, elle laisse cependant une marge de manoeuvre aux responsables politiques dans l'aménagement des conditions concrètes d'assimilation sociale de cette nouvelle culture technique. C'est pourquoi, l'horizon leur apparaît aussi riche de promesses d'émancipations individuelles que de menaces sociales. Appliquant leur grille d'analyse aux particularités de notre pays, Aglietta et Brender dégagent, en conclusion, les grandes lignes d'une France en projet, qui impliquent un renouvellement du système d'éducation et de formation et passent par un infléchissement volontaire des relations industrielles dans la direction d'une valorisation du travail. Sans contenir de programme politique au sens étroit du terme, cet ouvrage rassemble un ensemble cohérent de réflexions en forme de propositions pour maîtriser, selon le voeu des auteurs, l'avenir de la société salariale.

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