Robert Laffont

  • J'ai ouvert les yeux et il était là, penché sur moi, à quelques centimètres de mon visage. Un inconnu me regardant avec tellement de gentillesse que j'étais convaincue que j'allais mourir. Il me caressait la tête, les cheveux ; mon Dieu qu'il était beau. J'aurais aimé que ce soit quelqu'un qui m'aime plutôt que quelqu'un qui s'apprêtait à me dire : " Vous faites une hémorragie cérébrale. "
    Sharon Stone, l'une des actrices les plus célèbres au monde, est victime d'un accident vasculaire cérébral en 2001 qui lui coûte non seulement sa santé, mais met aussi en péril sa carrière, sa famille et sa renommée mondiale. Dans La Beauté de vivre deux fois, elle se livre avec honnêteté : ses origines irlandaises et sa jeunesse en Pennsylvanie dans un milieu modeste, les traumatismes et la violence qu'elle a connus enfant, ses débuts comme mannequin, sa conquête de Hollywood et les sommets que furent Basic Instinct et Casino... et ce jour décisif où elle a failli mourir. Elle raconte sa lutte pour reconstruire sa vie, la force qu'elle tire de ses enfants et de ses engagements humanitaires.La Beauté de vivre deux fois est la célébration de la puissance d'une femme et de sa résilience. Dans un milieu qui n'accepte pas l'échec, dans lequel trop de voix sont réduites au silence, Sharon Stone a trouvé dans ce livre le courage, enfin, de prendre la parole.

  • Au cours de sa vie, Chaplin a accordé des centaines d'interviews, il a eu de nombreux biographes, mais c'est en écrivant Histoire de ma vie, et en se racontant lui-même, qu'il s'est livré, et a laissé paraître l'homme derrière la légende. L'histoire de ce génie - dont les amis s'appelaient Douglas Fairbanks et Mary Pickford, Enrico Caruso, George Bernard Shaw, Churchill, Gandhi, Einstein, Cocteau et Picasso - est en même temps celle du cinéma américain, de Hollywood, de sa naissance et de son développement extraordinaire. C'est aussi l'histoire d'un homme seul malgré la célébrité, d'un homme qui ne cache rien des vicissitudes de sa vie sentimentale jusqu'à la rencontre avec Oona et le bonheur familial en compagnie de leurs huit enfants. D'un homme enfin dont la vie fut un combat. Combat contre la pauvreté d'abord, combat politique aussi, et, par-dessus tout, combat pour son art. Un des géants qui ont marqué le siècle.


  • La première biographie d'un de nos derniers " monstres sacrés "

    Jean Rochefort, c'est cet élégant gentleman-farmer breton dont les fous rires évoquent les hennissements de ces chevaux qu'il aimait tant et qui lui ont valu le Mérite agricole. Tout petit déjà, l'écolier tiré à quatre épingles amuse ses camarades, à défaut de briller au tableau noir. Écrasé par un père autoritaire qui voudrait le voir réussir aussi bien que son frère aîné, il rêve d'un autre monde en écoutant des représentations théâtrales à la radio avec sa mère. Faute de devenir comptable, il va jouer la comédie, sympathiser au Conservatoire avec Jean-Paul Belmondo, Claude Rich, Bruno Cremer et Annie Girardot, convertir Philippe Noiret à l'équitation et échanger bon nombre de rôles avec Jean-Pierre Marielle. Au théâtre, chez Anton Tchekhov et Harold Pinter, puis au cinéma, chez Yves Robert, Patrice Leconte et Bertrand Tavernier, Jean Rochefort glisse des emplois de clown à ceux de séducteur, de la légèreté de Cartouche et d'Angélique à la gravité du Crabe-Tambour ou d'Un étrange voyage. Avec comme signes reconnaissables entre tous sa moustache, son oeil malicieux, son refus de l'injustice, ses singeries irrésistibles, sa fantaisie et un sens du verbe qui rajeunit joyeusement nos classiques dans Les Boloss des belles-lettres.
    Née de huit ans d'une enquête minutieuse, cette biographie donne abondamment la parole à Jean Rochefort pour dessiner le portrait chinois d'un des acteurs préférés des Français, couronné de trois César, dont la vie épouse six décennies de notre histoire et dont quatre femmes, cinq enfants et d'innombrables animaux jalonnent l'existence trépidante.

  • Belmondo

    Philippe Durant

    Unique biographie co-écrite avec Belmondo, elle livre le témoignage vivant et incarné de celui qui restera une icône française. Parce qu'elle a été rééditée à trois reprises pour être chaque fois corrigée et complétée, elle retrace avec fidélité ce qu'a été Belmondo : tour à tour un fils, un cancre, un acteur de talent, un partenaire de jeu, un amant ou un père.
    À bout de souffle, Le Doulos, L'Homme de Rio, Pierrot le fou, Borsalino, Stavisky, Le Profesionnel, L'As des as, Itinéraire d'un enfant gâté : Jean-Paul Belmondo a tourné avec les meilleurs cinéastes, a serré dans ses bras les plus belles actrices, a connu des triomphes répétés. Belmondo était tout simplement l'un des plus grands comédiens français. Cette biographie exhaustive couvre toute la vie de l'acteur, jusqu'à ses dernières années. Pour la première fois, l'acteur parlait sans tabou de l'AVC qui l'avait foudroyé le 8 août 2001, de son combat contre le handicap, de son retour à la vie, mais aussi de sa fille Stella, née en 2003, de son divorce avec Natty et de ses relations avec Barbara Gandolfi... Tous les grands noms du cinéma français ont été interviewés : Marielle, Cremer, Brasseur, Rochefort, Lautner, Lelouch, Oury, Verneuil, Hossein, Resnais, Tavernier ; mais aussi, Klapisch, Duris, Dombasle, Dupontel, Huster ou Dujardin. Ils dressent ensemble un portrait passionné de ce géant du cinéma.

  • La première fois qu'elle apparaît dans la loge de Line Renaud, au théâtre du Palais-Royal, Jenny n'a pas dix-sept ans. Sous son bras l'énorme dossier dans lequel, depuis son plus jeune âge, elle collectionne tous les articles consacrés à son idole.
    Dix ans ont passé, l'ado introvertie a laissé place à une jeune femme ambitieuse et déterminée. Jenny veut devenir l'unique, l'indispensable. Pour plaire à Line, elle s'invente une vie singulière. Pour capter son amour, elle se perd dans un mensonge sans issue. C'est le début d'une incroyable supercherie.
    Quatre ans plus tard, Line s'interroge. Comment s'est-elle laissé entraîner dans cet engrenage ? Comment expliquer que ses proches, si attentifs à la protéger, aient pu être abusés à leur tour ? Qui était réellement Jenny ?


  • " La tête ailleurs " mais la plume toujours plus incisive.
    Dans ce récit, on retrouve tout le brio du mémorialiste, mais pour la première fois, il y relègue l'actualité au second plan de l'intime : on découvre alors un Nicolas Bedos inattendu, mélancolique et amoureux, qui affirme livre après livre un grand talent d'écrivain.

    "Cette année, il a fait moche partout.
    À l'Élysée, à Matignon. Dans la plupart des entreprises.
    Dans les salles de cinéma comme dans les salles de rédaction.
    Cette année, tout allait mal.
    En Grèce. En Italie. Partout, sauf chez moi.
    Je t'invite à passer une année sous mon toit. "
    Nicolas Bedos

  • Datavision

    David Mccandless


    Les miscellanées visuelles à couper le souffle du prodige anglais David McCandless...
    Le cadeau parfait pour les esprits créatifs et curieux.
    Chaque jour, la télévision, les journaux, le Web déversent des flots ininterrompus de données, de chiffres, de prévisions. Datavision propose une nouvelle science visuelle de l'information, innovante et non dénuée d'humour, qui permet de comprendre, hiérarchiser et mémoriser des données complexes en un clin d'oeil. Comment ? Grâce à la puissance de notre oeil.
    La vue est de loin le plus rapide et le plus puissant de nos sens. Et l'oeil est délicieusement sensible aux variations de couleurs, de formes et de motifs. Il aime ce qui est beau. S'il est séduit, tout, ou presque, devient lumineux.
    C'est ainsi que ce livre fait la magistrale démonstration que l'on peut enfin comprendre et mémoriser sans peine les sept chakras, l'évolution du mariage en Occident, le pourcentage d'étudiants vierges par disciplines universitaires, la conception fonctionnaliste de la conscience, la généalogie du rock et mille autres informations cruciales et triviales.

  • " La rencontre fut électrique. Un coup de foudre pour lui ; moi, je me laissai porter par le flot, passive et ravie à la fois. Chet était beau garçon, conscient de son charme, style ado, un peu voyou, et déterminé à soulever cette Parisienne si peu américaine qui ne protestait pas. Il me plaisait, j'étais flattée, et comme toujours je ne pensais pas plus loin que le jour même... "
    Née à Paris en 1933, cachée et portant l'étoile jaune pendant la guerre, grand amour de Chet Baker et muse de Saint-Germain-des-Prés, comédienne à la fois discrète et prolifique, devenue agente de stars dans la série à succès Dix pour cent, Liliane Rovere a tout d'une héroïne de roman.
    /> Avec une gouaille qui swingue, elle écrit aujourd'hui sa vie, sa folle vie - mouvementée, jazzy, imprévisible.


  • Marc Esposito raconte ses "années Première', de 1976 à 1986, soit les dix premières années mythiques du célèbre magazine de cinéma. Une cavalcade pleine de vie, d'éclats de rire, de passion, au coeur d'une décennie flamboyante.

    Il a grandi avec l'amour du cinéma chevillé au corps et voilà plus de 40 ans qu'il travaille "dans le cinéma', d'abord comme journaliste, puis comme cinéaste. La période la plus intense, la plus animée de sa vie est celle qu'il a vécue à la tête de Première, qu'il a porté vers le succès quand il était âgé d'à peine 30 ans. Ce magazine, pionnier du genre, qui s'adressait à un public de fans jeunes, curieux, passionnés, libres de tout esprit de chapelle et de tout préjugé, a bouleversé le monde de la cinéphilie.
    Marc Esposito raconte cette fougueuse aventure, unique en son genre, et toutes les rencontres, toutes les amitiés, tous les élans amoureux, qui l'ont marquée. La plupart des stars de l'époque se bousculent dans les pages de ce livre, au faîte de leur gloire, dans l'éclat de leur jeunesse, incroyablement vivantes et vraies. Des villas du Festival de Cannes aux plateaux de tournage, on découvrira Depardieu, Dewaere, Adjani, Deneuve, Romy Schneider, Ventura, Montand, Belmondo, et les plus grands cinéastes de cette époque : Sautet, Blier, Pialat... Tous apparaissent ici comme on ne les a jamais vus.
    Marc Esposito a toujours porté un regard singulier sur le cinéma, aussi rétif aux diktats de la bien-pensance cinéphile qu'à ceux du box-office. Ce livre audacieux et rock'n'roll, tour à tour drôle et touchant, participe du même esprit.

  • Pendant deux ans, de 1983 à 1985, Orson Welles et Henry Jaglom ont déjeuné ensemble chaque semaine au restaurant Ma Maison, à Hollywood. Welles avait l'intention d'écrire son autobiographie à partir de ces entretiens mais il est mort avant d'avoir achevé ce travail, et les enregistrements de ces déjeuners sont restés au fond d'une boîte à chaussures pendant plus de vingt-cinq ans... Devant l'opiniâtreté de Peter Biskind, l'auteur du Nouvel Hollywood, Henry Jaglom a fini par accepter de lui confier ces cassettes, et de publier leur contenu.
    Ces conversations à bâtons rompus, fréquemment perturbées par des personnalités venant saluer les deux hommes ou par des considérations sur le menu, brossent une peinture très réaliste de l'homme excessif qu'était Orson Welles : un provocateur pouvant tenir les pires propos sur les femmes, sur les Irlandais et les Hongrois, sur la politique et la France, sur les acteurs..., mais également un homme d'esprit, séducteur, lucide sur son génie et son sale caractère, désabusé par l'industrie du cinéma.
    " Ces conversations étincellent d'intelligence, de souvenirs, d'espièglerie, et sont par-dessus tout une prouesse d'interprétation, avec Orson Welles dans le rôle d'Orson Welles. " Michael Wood
    " Addictif et réjouissant. "Vanity Fair


  • Deux stars que tout opposait et qui s'engagèrent, corps et âme, dans la passion comme dans le conflit.

    Certaines histoires dépassent de loin la fiction et semblent plus grandes que la vie même. Il en va ainsi de celle que vécurent Jean Gabin et Marlene Dietrich, ce couple mythique du septième art : elle, l'Ange bleu, avait quitté l'Allemagne aux premières heures du Reich ; lui, Gueule d'amour, s'est exilé pour échapper à la France de la collaboration. À leur rencontre en 1941, ils connaissent tour à tour les fastes et les rivalités d'Hollywood, la grande mobilisation américaine puis l'ère du soupçon, instruite méthodiquement par le FBI. Mais c'est en dehors des plateaux de cinéma qu'ils joueront le rôle de leur vie. Quand Moncorgé rejoint les Forces françaises libres, Lily Marlene part sur le front encourager les GI : tous deux livreront ainsi le combat contre l'ennemi nazi, pour défendre la liberté...
    Une enquête passionnante, avec des documents rares sinon inédits, qui nous entraîne sur leurs pas, au coeur d'un périple à la fois glamour et épique, cinématographique.

  • Dans les années 1970, une nouvelle génération de producteurs, dirigeants, agents, artistes et comédiens accède au pouvoir et se lance dans des aventures pleines de fureur, de passion et de démesure. Ce sont Patrick Dewaere et Gérard Depardieu, Jean-Pierre Rassam et les frères Seydoux, Bertrand Blier, Alain Sarde, Isabelle Huppert et Daniel Toscan du Plantier...
    Des Valseuses à Loulou en passant par Don Giovanni, des films exceptionnels vont marquer cette époque. Mais dans les années 1980, l'irruption des télévisions privées fracasse les nouveaux équilibres. Succès, drames, faillites, morts, naturelles ou brutales : tout est raconté ici.
    Pendant trois ans, Michel Pascal, chroniqueur et journaliste, a recueilli les confidences inédites des plus grands noms de la profession, mais aussi celles des patrons et des hommes politiques. Aucun scénariste n'aurait osé imaginer les complots, les pièges, les hasards qui ont forgé les individus, les films et les compagnies pendant cet âge d'or du cinéma français où tout était encore possible...
    " Les Seydoux sont milliardaires depuis 1715. Tu crois que je vais réussir à les ruiner ? " Claude Berri.
    " L'affaire Gaumont ? Il y a de l'amour, de l'amitié, des trahisons, de l'argent, des films et peut-être, au bout, la mort... C'est un condensé de tout le cinéma. " Gilles Jacob.
    " Qui a bien pu tuer Gérard Lebovici, l'homme invisible du cinéma français ? "Libération.

    " Le cinéma et la politique se ressemblent: ils sont tous les deux affaires de spectacle. " Jérôme Clément.


  • Une fiction épistolaire pleine de malice et de fantaisie où Gilles Jacob mêle
    les deux grandes passions de sa vie : le cinéma et la littérature.
    Où s'arrête la vie, où commence le romanesque ? Cette correspondance imaginaire avec une soixantaine d'artistes ? célèbres ou chimériques ? mêle gaieté et sentiments, vérité et mensonge. L'auteur y expose sa vie et ses rêves au jour le jour, en facettes teintées d'humour ou d'émotion.
    Ces contes des 1001 nuits appellent des destinataires privilégiés : Juliette Binoche, dans le rôle de la muse, Michel Piccoli, celui du confident, le loup de Tex Avery en disciple... Il sera question de femmes, de stars, d'admiration, de création littéraire, du temps qui passe, de chaussures, de Truffaut, de Nabokov, de Fellini, de séduction, de fantômes, de direction d'orchestre, de Lady Chatterley, de Sherlock Holmes, de tracas de parking, de pêche à la truite avec Jane Fonda...
    Plaisir de basculer soudain dans une fantaisie débridée, un décalage comique ou surnaturel quand le héros se transforme en courant d'air ou s'englue littéralement dans la peinture d'un tableau célèbre.
    Adoration pour la beauté féminine, jeu de l'amour et du hasard avec les grandes actrices du monde entier. Sous l'ironie des états d'âme, un parfum d'air du temps.
    Inutile de rêver la nuit : le fantôme s'en charge...

  • Bernard Blier, c'est une voix, des répliques cultes, une " gueule " qui appartiennent à notre mémoire collective. En 180 films et plus de 30 pièces, sa carrière déroule l'un des plus beaux génériques du cinéma français, de Quai des Orfèvres à Buffet froid en passant par les irrésistibles Tontons flingueurs.
    Avec cette biographie menée comme une enquête - la seule complète consacrée à ce comédien toujours aussi populaire 25 ans après sa mort, en 1989 - Jean-Philippe Guerand, journaliste et spécialiste de cinéma, nous entraîne à la rencontre d'une personnalité hors du commun. Blagueur impénitent au caractère intransigeant et parfois injuste, capable de colères homériques mais aussi tendre et généreux, amoureux de la bonne chère autant que de la montagne et des livres, ce fou de comédie formé à l'école Jouvet (il était son élève préféré au Conservatoire) plaçait l'amitié plus haut que tout avec ses compères François Périer, Gérard Philipe, Jean Gabin, Jean Carmet...
    En leur compagnie et celle de ses proches (notamment son fils, le cinéaste Bertrand Blier), on approche la vérité d'un homme qui a vécu comme il jouait : sans jamais se prendre au sérieux, avec pour maxime cette sage devise signée Michel Audiard, l'indéfectible complice de ses meilleurs dialogues : " J'parle pas aux cons, ça les instruit ".
    Prix de la meilleure biographie de cinéma 2009

  • Qui se tient au seuil de ces pages inédites s'apprête à entrer dans l'intimité du bureau de Marcel Pagnol, l'un de nos plus illustres, de nos plus populaires, de nos plus éternels auteurs. Lire ses correspondances de cinéma, c'est traverser plusieurs époques où la petite histoire côtoie toujours la grande, c'est découvrir le vrai sens de l'amitié avec les fidèles de la première heure (Henri Jeanson), les camarades qu'on retrouve autour d'une bouillabaisse à Saint-Tropez (René Clair), à Bandol (Raimu), à Carry-le-Rouet (Fernandel), ou les pairs qu'on fréquente à Saint-Jean-Cap-Ferrat (Jean Cocteau). Dans ces missives se dévoilent d'âpres négociations, des intrigues d'académiciens, des coups de gueule homériques suivis de réconciliations quasi amoureuses, des témoignages de soutien quand la critique se fait cruelle ou simplement des échanges sur tel scénario, telle distribution, tel matériel de tournage. Et puis, il y a l'Amérique qui tend ses bras : Charles Boyer et Maurice Chevalier rêvent de faire venir Marcel à Hollywood pour qu'il rencontre tous ceux qui l'admirent, de John Huston à Cary Grant, de Preston Sturges à William Wyler. Au travers de ces lettres exhumées de l'oubli et présentées par Nicolas Pagnol, petit-fils de Marcel, toute une vie de cinéma défile devant nos yeux, avec une verdeur et une authenticité que le temps n'a en rien ternies.
    " Si vous croyez connaître Pagnol parce que vous connaissez ses oeuvres, vous allez découvrir un être rare, subtil, mais surtout ignoré jusqu'alors du grand public. " Serge Bromberg

  • " Ce qui me frappe, dans le livre de Luis, c'est la richesse et la diversité de cette longue vie, à cheval sur plusieurs pays, sur plusieurs cultures. Elle va du Moyen Age aux Temps modernes. Elle passe par le surréalisme, la guerre d'Espagne, Hollywood, le Mexique. Elle est faite d'humour, de solitude, d'amitié, d'imagination. Elle est vue par un des regards les plus aigus et les plus profonds d'aujourd'hui, celui d'un ermite rieur et par moments mélancolique.
    Ce qui me frappe aussi, c'est, comme dans un roman picaresque espagnol, le plaisir de la halte, de l'anecdote et du bon temps. Luis s'arrête soudain, s'assied sous un arbre au bord de la route et se met à parler des choses importantes : le vin, l'amour, Dieu, le hasard, les rêves et la mort. Puis il repart sur son chemin ensoleillé.
    Image d'un individu exceptionnel, promenade étonnante et quelquefois perverse dans un siècle mouvementé, ce livre est aussi une affirmation constante : une morale personnelle rigoureuse est la seule exigence qui puisse gouverner la vie.
    Mais comment devient-on ce qu'on est ? Voici une tentative de réponse à cette très vieille question. Voici l'approche d'un destin, l'aventure secrète d'une vie balancée comme toutes les vies, entre le hasard et la liberté. "
    Jean-Claude Carrière

  • Chaque soir, de la fenêtre de sa chambre, le petit Michel regarde passer le train Granville-Paris en rêvant du jour où il montera dedans, échappant à sa Normandie natale. Cancre dans une famille où l'excellence scolaire est un devoir sacré, il la fuit très jeune, à dix-sept ans, avec pour seul bagage la rage de se soustraire au reproche paternel : "Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? "
    La suite de l'histoire est celle d'une exceptionnelle réussite : Michel Drucker est à la fois la mémoire du petit écran, l'ami des stars, le confident des politiques et l'animateur le plus populaire de la télévision française. Il a débuté au temps de l'ORTF du Général avec les grands pionniers : Desgraupes, Zitrone, de Caunes... Et il continue de régner sur celle d'aujourd'hui, indétrônable souverain des émissions de variétés, de "Champs-Élysées" à "Vivement dimanche". Depuis plus de quarante ans, on connaît son visage, son ton inimitable, son humour, sa gentillesse ; il fait partie de la famille.
    Derrière les rencontres et les anecdotes hautes en couleur, on découvre dans ce livre les fêlures d'un autodidacte qui a construit sa vie comme une longue course cycliste, étape après étape, pour prouver sa vraie valeur aux siens.


  • Tout, tout, tout sur Louis de Funès... La première biographie complète d'un des acteurs préférés des Français, toutes générations confondues.

    Né à Courbevoie quelques heures avant la déclaration de la Grande Guerre, Louis de Funès aurait eu cent ans en 2014. Le Corniaud, La Grande Vadrouille, Fantômas, La Folie des grandeurs, Les Aventures de Rabbi Jacob, L'Aile ou la cuisse, la saga du Gendarme de Saint-Tropez... chacun connaît ses films, synonymes de l'âge d'or de la comédie à la française.
    Mais que sait-on vraiment de cet homme au génie comique inimitable, que sait-on de son quotidien, de ses galères, lui qui fit mille petits boulots avant de brûler les planches et rencontra tardivement le succès ? Extrêmement fouillé et documenté, le livre de Jean-Marc Loubier nous fait découvrir un comédien intransigeant, boulimique de travail et qui choisissait ses rôles avec une minutie maniaque afin qu'ils amusent parents et enfants, mais aussi l'homme secret qui protégeait farouchement sa vie privée.
    À l'appui des témoignages de ses partenaires, de ses réalisateurs, des membres de sa famille qui ont pour la première fois accepté de se confier, cette bio " à l'américaine " revisite un demi-siècle d'histoire du cinéma et du théâtre en compagnie de merveilleux monstres sacrés (Bourvil, Gabin, Montand, Carmet, Coluche...), et notamment les joyeuses décennies 1960-1970.

  • 45 ans d'une extraordinaire vie de comédien, à la rencontre des plus grandes figures du cinéma français.
    Le Ruisseau des Singes est un endroit magnifique situé dans une vallée au milieu de la montagne, près de Blida, en Algérie. " Des centaines de petits singes adorables vivent dans cet endroit et viennent à la rencontre des visiteurs... C'était pour nous un véritable paradis. " Si le comédien a choisi d'intituler ainsi le récit de sa vie, c'est parce qu'avant d'accéder à cet éden, il lui fallait parcourir des kilomètres en voiture avec ses parents, voyage pendant lequel le petit Jean-Claude était horriblement malade. Il n'a jamais oublié ces expéditions et ce souvenir est devenu, en quelque sorte, la métaphore de sa vie : " Savoir surmonter les obstacles pour accéder à un bonheur simple fait de lumière et de douceur. " D'autant que son père, militaire de carrière, s'opposa longtemps à la vocation du comédien et lui répéta tout au long de son enfance : " Quand tu seras grand, que tu auras fini tes études, tu feras ce que tu voudras. Et même le singe, si tu veux ! " Tout au long de ce récit ponctué d'anecdotes de tournages et de souvenirs personnels, Jean-Claude Brialy raconte quarante-cinq ans de sa vie de comédien. Adolescent, il rêve de Louis Jouvet, Danielle Darrieux, Pierre Fresnay, Jean Gabin ou Michel Simon et des grandes figures du cinéma d'avant-guerre et du music-hall. Il les rencontrera et jouera avec la plupart d'entre elles. Mais, à vingt ans, son destin croise celui de Chabrol, Truffaut, Godard, Rohmer et, avec eux, il devient l'acteur fétiche de la Nouvelle Vague. Jean-Claude Brialy parle de sa rencontre avec Jean Gabin, Jean Marais, de son admiration et de sa fidélité à Jean Cocteau. Il confie ses passions pour Arletty, Marie Bell, Marlène Dietrich, Romy Schneider ou Françoise Dorléac. Et puis, au milieu de ses amis comédiens, passent des silhouettes immenses : celles d'Édith Piaf, de Joséphine Baker dont il fut, jusqu'au bout, l'ami fidèle, et celles plus furtives de Maria Callas ou de Jacques Brel, avec qui il vécut des moments uniques et privilégiés. Et, bien sûr, le Commandeur, Sacha Guitry, dont Jean-Claude Brialy joua et mit en scène tant de pièces.Tour à tour drôle et émouvant, Jean-Claude Brialy nous fait découvrir, avec des anecdotes personnelles, d'autres facettes d'un monde que nous avions pourtant l'impression de bien connaître.


  • Les Mémoires de l'homme le plus secret de la planète cinéma : Gilles Jacob, le président du Festival de Cannes.

    Son image est indissociable de la " montée des marches ", qui fait tant rêver chaque année sur la Croisette : depuis 1977, Gilles Jacob est l'âme et l'homme-orchestre du Festival de Cannes, dont il a fait le premier événement culturel du monde. Cet amoureux du Septième art dit joliment qu'il a eu " deux vies : la biologique et la cinématographique, qui se sont toujours nourries l'une l'autre telles deux soeurs jumelles ". D'une enfance très marquée par la Deuxième Guerre mondiale (d'origine juive, il l'a en partie vécue caché dans un séminaire) aux coulisses de l'extraordinaire foire aux vanités qu'est le Festival de Cannes, ses souvenirs sont à l'image de cette " double vie " revendiquée : d'une rare élégance de style et de pensée. S'y mêlent à bride abattue aventures, mésaventures et scènes d'anthologie, servies par un générique éblouissant : Sharon Stone, Clint Eastwood, Woody Allen, Stanley Kubrick, Federico Fellini, Gérard Depardieu, Isabelle Huppert, Catherine Deneuve, Orson Welles...

  • Nous avons grandi avec eux, ils ont vieilli avec nous. Certains tiennent le haut de l'affiche pour l'éternité, d'autres ont disparu de nos écrans radars. Stars, artistes, sportifs, grands noms de la télé, hommes de pouvoir... Depuis près de cinquante ans, Michel Drucker les met en lumière et les accompagne. Qui mieux que lui sait de quels sommets mais aussi de quelles chutes vertigineuses et parfois de quelles improbables résurrections sont faits les sentiers escarpés de la gloire ? Des idoles des sixties à la tournée " Âge tendre et têtes de bois ", de " Bébel " à Renaud, de Jacques Martin à Pascal Sevran, de Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal et tant d'autres, c'est cette mémoire unique qu'il partage ici, nous entraînant dans les coulisses, là où les feux des projecteurs ne brillent plus tout à fait de la même façon.
    Ce " dur désir de durer ", Michel Drucker le raconte comme personne. Avec lucidité, autodérision et une liberté de ton que son image publique ne laisse pas forcément deviner. Au fil des portraits et des anecdotes, sa mémoire éclaire la nôtre, comme ces chansons que l'on croyait oubliées et qui viennent raviver tel moment de notre vie, entre nostalgie et sourire.

  • 15 juin 1964. Une demande m'est arrivée d'Amérique pour publier en un volume l'ensemble des journaux que j'ai tenus. Je ne les ai pas écrits au nom d'une ambition littéraire. Cependant, l'idée que le public connaisse les coulisses d'un film et se rende compte de tout le travail pénible qu'il faut pour en réaliser un m'amuse... Comment travaillait Vittorio De Sica, l'un des plus grands réalisateurs italiens, cet homme qui, même avec quatre Oscars, abordait chaque nouveau film avec l'anxiété d'un débutant ? Adressé à sa fille, ce journal épistolaire est un fantastique aperçu des coulisses de quatre de ses longs-métrages : La Ciociara (1960), Hier, aujourd'hui et demain (1963), Mariage à l'italienne (1964) et Les Fleurs du soleil (1970). Film après film, lettre après lettre, De Sica raconte les conditions de ses tournages. De la difficulté à faire jouer des enfants aux imprévus météorologiques, il nous fait partager ses passions et ses angoisses, nous invite dans sa relation fusionnelle avec la jeune Sophia Loren, au talent et à la volonté sans pareils. Entre fatigue et doutes, dîners et paillettes, la question de la création et de l'art est au centre de la réflexion du cinéaste.

  • N'oublie pas d'être heureux ! Nouv.

    Parce que la vie est belle, reprenons le contrôle sur les frileux qui l'empoisonnent
    " Je suis sidéré de constater combien les Français, amoureux de la liberté au point de s'en être fait les porte-drapeau, sont, depuis plusieurs années, devenus si craintifs. Et exaspéré d'avoir l'impression que mon pays s'est transformé en gigantesque pouponnière. Nous, peuple de révolutionnaires, attendons les lois, les jurisprudences, les aides, comme des enfants attendent de leur père qu'il leur apprenne à marcher ou à faire du vélo. J'adorerais croire que c'est la faute de tel ou tel gouvernement, mais, malheureusement, c'est nous et nous seuls qui sommes en demande d'un parcours fléché. Comment en est-on arrivés là ? Je pourrais énumérer la somme des petits renoncements, qui, au fil des ans, ont fait prospérer ce sentiment indigeste - heureusement pas tout à fait objectif - selon lequel tout est, aujourd'hui, interdit. Ou, en tout cas, très, trop encadré. La période actuelle en est le summum, qui accepte l'écrasante victoire des prudents, pour ne pas dire des frileux - et il ne s'agit évidemment pas là de la crise du Covid-19 ! Ce livre est un manifeste contre un tel étouffoir, mais aussi un message d'espoir : et si nous apprenions à devenir les artisans de notre propre bonheur ? "

  • Une fois encore

    Diane Keaton

    La comédienne qui incarna à l'écran les héroïnes de Woody Allen, Francis Ford Coppola ou Warren Beatty raconte sa vie et celle des siens. Diane Keaton intime...
    Tous ceux qui ont vu Annie Hall ont vécu une histoire avec elle. On a aimé sa fraîcheur, on a copié son style, on se souvient de son humour, de ses coups de gueule ou de ses coups de blues. Devenu culte, ce film apparaît comme la déclaration d'amour de Woody Allen à son actrice et ancienne compagne, Diane Keaton, qu'il révéla au public en même temps qu'à elle-même. Contrairement à une idée fausse mais communément admise, Diane n'est pas la nièce de Buster Keaton - en dépit de son indéniable don pour la chose comique - mais l'aînée des quatre enfants de Dorothy Keaton et Jack Hall. Très vite, entre la mère et la fille, se noue une relation très forte, faite d'admiration, de projection et d'attente : la très belle Dorothy, ancienne Miss Highland Park des femmes au foyer, voit en Diane une personne exceptionnelle, capable de réaliser tous ses rêves. C'est cette conviction profonde qui poussera la jeune fille à venir faire ses études de théâtre à New York puis devenir une actrice de renom international, côtoyant les plus grands et récompensée des plus prestigieuses distinctions... À la mort de Dorothy, atteinte depuis des années de la maladie d'Alzheimer, Diane Keaton a retrouvé son journal, composé de quatre-vingt cinq carnets. Ces milliers de pages la révèlent comme une femme en butte au modèle d'épouse et de mère, cherchant comment exprimer sa créativité et son originalité. Plutôt que de composer ses Mémoires de manière conventionnelle, Diane Keaton a alors décidé d'écrire un récit qui les raconte toutes les deux, Dorothy et elle, mais aussi tous les membres de sa famille, ses frères et soeurs, son père, sa " grammy Hall ", ses enfants. Cette histoire, qui s'étend sur quatre générations, nous parle d'elle et nous parle de nous, des liens qui nous unissent pour toujours à ceux que nous aimons...

empty