Du Passage

  • Trop beau pour être vrai. Le faux dans l'art, de la tiare du Louvre aux chaises de Versailles raconte, à partir d'exemples célèbres et hauts en couleurs, l'histoire du faux depuis la Renaissance jusqu'aux affaires récentes qui secouent les musées et le marché de l'art contemporain.

    De la tiare du Louvre aux chaises de Versailles, depuis plus d'un siècle le monde de l'art a été ébranlé par de nombreuses affaires de faux qui ont mis en cause l'autorité des experts et des marchands, et ont parfois atteint les plus honorables institutions comme le Metropolitan Museum de New York et le British Museum, le musée du Louvre et le château de Versailles. La presse s'en est emparée, le public s'en est délecté.

    Des Gauguin, Otto Dix, Léonard et autres princesses amarniennes de Shaun Greenhalgh au millier de toiles de l'avant-garde russe saisies en Allemagne, des faux Cranach, Vélasquez, Frans Hals, Corrège réalisés en Italie aux expressionnistes abstraits concoctés dans le Queens et écoulés à Manhattan par la galerie Knoedler, aucun domaine de l'art n'a été épargné.

    Les différentes histoires évoquées ici cherchent à expliquer comment les faussaires s'y prennent pour trouver le point faible des collectionneurs et des spécialistes et leur fabriquer l'objet ou le tableau " trop beau pour être vrai " dont ils rêvaient. Mais il suffit parfois d'une analyse scientifique ou d'une enquête parallèle sur d'étranges mouvements d'argent pour que le rêve devienne cauchemar.

  • De visu est issu de la collaboration entre Laurent Theillet, photographe spécialiste du portrait et écrivain, et trente-cinq artistes de toutes générations oeuvrant dans différentes disciplines. Comédiens, musiciens, artistes visuels, chorégraphes, danseurs, écrivains, dramaturges, cinéastes, tous et toutes se sont prêtés au jeu de la séance photo, tout en nous livrant leurs réflexions sur l'art, l'existence et la création, dans des textes percutants accompagnés de portraits.

    Un moment de rare intimité avec Paul Ahmarani, Denys Arcand, Gilles Archambault, Normand de Bellefeuille, Michel Marc Bouchard, Louis-Pierre Bougie, Evelyne Brochu, Anne-Marie Cadieux, Marilyn Castonguay, Evelyne de la Chenelière, Cozic, René Richard Cyr, Antoine Desrochers, Jean Désy, Anne Dorval, Margie Gillis, Jacques Godbout, Benoît Lachambre, Eve Landry, Louise Lecavalier, Michel Lemieux, Antonine Maillet, André Major, Kent Nagano, Sophie Nélisse, Fred Pellerin, Antoine Olivier Pilon, Simon Roy, Rodney Saint-Éloi, Marc Séguin, Yves Sioui Durand, Gabor Szilasi, Larry Tremblay, Michel Tremblay et Audrée Wilhelmy.

  • Petite géographie de la fuite est une ode aux chemins de traverse. Son auteur au parcours hors-normes nous invite à une réflexion sur la place de l'individu dans la société. Il nous entraîne sur les traces de quatre figures de fuyards : l'exilé volontaire, le pirate, le déserteur et l'ermite, dans un essai bref et accessible à tous qui se situe à la frontière des genres, entre poésie et réflexion philosophique.

  • Une relecture originale du célèbre roman L'hiver de force de Réjean Ducharme, paru en 1973. Les auteurs y mettent en relation des extraits choisis du roman avec des photographies de Gilles Lapointe, prises à la fin des années 1970 et d'autres prises par l'artiste Sylvie Readman en 2012-2013, tous deux partis à trente ans d'écart en quête de lieux montréalais significatifs évoqués dans la narration, au fil des déambulations des deux personnages principaux, Nicole et André Ferron. Dialogue entre la littérature et l'espace, entre le texte et la ville, L'hiver de force à pas perdus constitue à n'en pas douter un livre incontournable pour qui veut s'imprégner de l'atmosphère du Montréal des années 1970, en écho au Montréal d'aujourd'hui, entre vestiges, lieux disparus et permanence urbaine...

  • Un tableau de Van Gogh est déniché dans une cave. Deux gravures de Picasso surgissent d'un cartable oublié. Un poème du XVIIIe siècle signé de l'Empereur de Chine dormait dans un tiroir. Un lot de vieilles photos s'est vendu un million d'euros... Les vingt-cinq histoires racontées dans ce livre sont toutes vraies ! Les propriétaires de ces objets, du jour au lendemain, ont trouvé fortune. Vite ! Fouillez vos placards ! Montez au grenier ! Il y a peut-être chez vous un trésor ignoré. La France en regorge. Dans un quatre mains joyeux et enlevé, Laurence Mouillefarine et Philippe Colin-Olivier signent avec Vous êtes riche sans le savoir une suite de récits rocambolesques où l'étonnement le dispute à la découverte et au rêve.

  • Nicolas Lauzon clôt ici une trilogie entamée avec Géographie de l'ordinaire (2011), puis L'héritage du mouvement (2014). Fidèle à sa poétique du territoire et des grands espaces, le poète explore dans Pro pelle cutem (peau pour peau), les thèmes de la trappe et de la chasse, du Nord et de l'animalité qui siège en l'être humain.
    L'auteur a été finaliste du Prix de poésie Radio-Canada 2015 avec une suite de poèmes tirés de Pro pelle cutem.

  • Commencements

    Museo Editions

    Dans Commencements, recueil qui s'élabore autour d'une multitude d'éléments (la lumière, le désert, la mer...), Nane Couzier retrace une procession hypnotique et traverse les paysages mythiques d'une expérience marquée par la perte. Une poésie métaphysique et symbolique où l'espace et le temps prennent corps dans une quête marquée par l'errance.

  • Outardes

    Museo Editions

    Dans ce premier recueil, Catherine Côté se lance dans une traversée du territoire en quête de ses racines, sur les traces de ceux qui ont colonisé l'Abitibi durant la crise des années trente. Outardes résonne de la rudesse et de la beauté des terres abitibiennes, des échos d'un passé éclaté, dispersé au fil des déplacements d'une famille. Poésie des origines, ce recueil s'interroge sur la place que tiennent l'héritage familial et le territoire dans la construction d'une identité. L'auteure y rend visite à ses fantômes avec une grande douceur.

  • A jamais la musique

    Museo Editions

    Comment écrire au plus près de la musique ? N'y a-t-il pas confluence entre l'art musical et la langue poétique ? Peut-on entendre les chefs-d'oeuvre musicaux depuis la poésie ? L'auteur, en quête d'un langage musical, tente de répondre à ces questions en jouant de la poésie comme on touche le piano. Réflexion riche sur les liens entre musique et langage poétique, ce recueil à la démarche inédite répond à des interrogations qui accompagnent Jean-Pierre Gaudreau depuis longtemps dans sa pratique poétique. S'inspirant de douze quatuors à cordes, de Beethoven à Gyrgy Ligeti, en passant par Raymond Murray Schafer et Chostakovitch, il déploie une suite de poèmes dont les mots et le rythme collent au plus près de la musique.

  • Femme de parole et d'action, Soeur Louise Bonta a dirigé pendant près de 50 ans la Villa Sainte-Marcelline, une école qui offre un enseignement du primaire au collégial à des élèves de tous horizons. Au cours de l'été 2011, Jean Louis Fleury a eu l'occasion de mener avec Soeur Louise 18 entretiens dans lesquels elle revient sur son parcours personnel, sa carrière d'enseignante et le projet pédagogique atypique des Marcelllines. Un livre qui présente une réflexion inspirante sur le système éducatif québécois.

  • Après avoir été traitée pour un cancer du sein, Anne Robert apprend qu'elle est porteuse d'une mutation génétique la prédisposant très fortement à un autre cancer. Elle prend la décision difficile de subir l'ablation préventive des seins et des ovaires, suivie d'une reconstruction mammaire innovatrice. Celle-ci est réalisée par le Dr Alain Gagnon, chirurgien plasticien au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM). Une musicienne et son chirurgien suit le parcours médical et le voyage intérieur d'Anne. Cette violoniste réputée à monté un concert-spectacle qui en relate les étapes et ce avec nul autre que son chirurgien, qui est aussi pianiste! En partageant son expérience, Anne souhaite venir en aide et apporter de l'espoir à toutes les personnes qui se retrouvent dans de telles situations de vie. Du diagnostic à la rémission, Danielle Ouellet présente également des informations scientifiques sur le cancer, en particulier au sujet de cas liés à des mutations génétiques héréditaires. L'auteure propose enfin différents témoignages émouvants et inspirants.

  • Avec Anarchie de la lumière, José Acquelin signe une suite en prose poétique, qui succède à sa trilogie Critique de l'horizon pur. Concepteur et animateur de nombreuses soirées mêlant poésie et musique, il a pour conviction centrale que tout vrai poème est simultanément le premier et le dernier, un testament et une déclaration de naissance.

  • Nicolas Lauzon est enseignant à Rouyn-Noranda. Il a publié en 2011 Géographie de l'ordinaire aux éditions du passage. L'auteur poursuit dans L'héritage du mouvement sa poétique du territoire et propose un itinéraire qui, de la nature à la ville, s'attarde sur les routes qui les relient.

  • L'écriture attentive d'une auteure qui se tourne vers l'horizon et laisse venir objets et êtres. Louise Warren convie le lecteur à un voyage dans lequel chaque mot, chaque ligne, chaque espace est source de sens. Telle une artiste-peintre, l'auteure rythme son récit d'images contemplatives avec musicalité et esthétisme.

  • Eva et ruda

    Museo Editions

    Eva et Rudolph nous livrent un témoignage d'une véracité bouleversante sur la montée du nazisme, sur l'expérience traumatisante des camps de concentration. Mais au-delà de l'horreur vécue, c'est avant tout l'histoire d'un amour hors du commun qui s'exprime ici et dont la force et l'intensité ont permis aux deux amants de survivre. Véritable leçon d'humanité et de combativité, ce récit à deux voix remonte le cours des souvenirs que la mémoire ne peut oublier.

  • Terres d'etoiles

    Museo Editions

    abondonné au soleil
    balayant des acres de solitude
    l'imaginaire longe les siècles
    jusqu'à ma démesure

  • Huitième titre de la collection Autour de l'art, Ma mère dans l'oeil de mon père, d'Ariel Borremans, est un hommage aux parents de l'auteur, la comédienne Luce Guilbeault, et le photographe Guy Borremans. Les portraits en noir et blanc de Luce photographiée par Guy, révélateurs intimes de l'histoire d'une vie entre deux artistes, sont accompagnés de textes touchants écrits par des personnalités du milieu artistique ayant côtoyé la comédienne : Michel Tremblay, Réjean Ducharme, Denys Arcand, Jacques Godbout, Piper Laurie, Louisette Dussault, Coline Serreau, Marcel Sabourin, entre autres, livrent des hommages vibrants à Luce Guilbeault, dévoilant tour à tour anecdote de tournage, histoire d'amitié ou tout simplement admiration profonde pour cette grande dame du théâtre et du cinéma québécois. Jean-François Nadeau et Gilbert Turp dressent quant à eux un portrait de Guy Borremans et de Luce Guilbeault.

  • Nous avons longtemps
    rêvé du Sud
    là où tout devait arriver
    le soleil et la chaleur
    sur nos vies

    Nous voilà
    au nord du Nord
    à pleurer
    l'immensité du pays
    exilés
    en nos propres territoires

  • Anthologie du present

    Museo Editions

    Parfois le présent contient trop de présence, trop de présent.
    On sent que la lumière entre dans les doigts, que les maisons rétrécissent.
    Il faut alors orienter le temps, tracer un sentier, creuser un fossé, suivre une fourmi, marcher seule.

  • Un desir chinois

    Museo Editions

    J'inspire une part de nuages
    J'expire d'immenses rochers noirs
    Que tu pulvérises

  • Fondations

    Museo Editions

    je cultive

    l'ardeur le sens

    de mes nuits



    terre accablante

    limon des songes



    terre noire

  • 122. Je me souviens de ma première séance de signature. Il n'était venu personne à part ma mère et ma tante Yvonne. Ma tante Yvonne avait dit : C'est un ben beau livre, mais vingt piastres je préfère attendre puis l'emprunter à ta mère.

  • La beauté des mourants, dans cette solitude extrême, comment la traduire? Comment rendre compte de cet éclat terminal, absolument inattendu, de ma mère ce samedi-là? Elle est assise dans son lit d'hôpital, enfant fragile entre les mains du médecin en train de l'ausculter, il est onze heures, elle respire comme une petite fille bien sage, à pleine bouche, vêtue de sa jaquette bleue, le regard dans rien, seulement attentive aux ordres du médecin, ignorant que je suis là à la regarder.

  • «Le décor avait été peint par mon père: une espèce de colline douce surplombée d'un ciel totalement vert, où l'on pouvait distinguer deux peupliers nains au loin, à peine esquissés. J'y figure au premier plan, debout en compagnie de mon faon Fifi qui me broute la robe de première communion, trop longue, confectionnée par ma tante Françoise.»

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