Généralités sur l'art

  • John Dewey (1859-1952) est un des piliers du pragmatisme. Au centre de cette tradition, il y a l'enquête, c'est-à-dire la conviction qu'aucune question n'est a priori étrangère à la discussion et à la justification rationnelle.
    Dewey a porté cette notion d'enquête le plus loin : à ses yeux, il n'y a pas de différence essentielle entre les questions que posent les choix éthiques, moraux ou esthétiques et celles qui ont une signification et une portée plus directement cognitives. Aussi aborde-t-il les questions morales et esthétiques dans un esprit d'expérimentation - ce qui tranche considérablement avec la manière dont la philosophie les aborde d'ordinaire, privilégiant soit la subjectivité et la vie morale, soit les conditions sociales et institutionnelles.
    Dans L'art comme expérience, la préoccupation de Dewey est l'éducation de l'homme ordinaire. Il développe une vision de l'art en société démocratique, qui libère quiconque des mythes intimidants qui font obstacles à l'expérience artistique.

  • Anatomie comparée, biomécanique, bionique et physiognomonie

    Loin des regards, Léonard éclaire le corps d'un Homme grâce à la lampe à huit faces qu'il a conçue. Il l'ouvre et le dissèque en scrutant le moindre détail, puis remplit ses carnets. Le dessinateur virtuose décrit tout : le squelette, les muscles, les articulations, les viscères, les veines, les nerfs. En ingénieur, il s'interroge sur leur arrangement, sur la ou les fonctions de tels organes. Et, lorsque Ludovic Sforza lui demande une sculpture équestre monumentale, il dissèque un cheval et multiplie les dessins des coupes et des profils, cherchant dans la nature des solutions au défi technique. Léonard est un chercheur de génie, un pionnier de l'anatomie, un précurseur de la bionique.
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    Deux cents planches nous sont connues, qui mêlent notations et dessins, croquis. À l'exception de quelques figures célèbres de l'histoire de l'art, ce corpus " anatomique " reste encore peu étudié.

    Dans cet ouvrage, ceux qui connaissent le mieux les corps, les paléontologues, les anthropologues, les biologistes, les médecins, les chirurgiens, reviennent sur le sens de cette œuvre, sur ses qualités. Ils relisent les dessins, de main ou de crâne par exemple, et les comparent à la science d'aujourd'hui, en recourant aux représentations les plus contemporaines (3D, IRM).

    Les vingt contributions en français ou en anglais, abondamment illustrées, sont issues d'un colloque tenu au Château Royal d'Amboise et au Clos Lucé pour le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci en 2019. Chacun des textes est suivi d'une série de questions-réponses permettant un accès plus aisé à certaines notions spécifiques.

  • En 1769, l'Endeavour de Cook jette l'ancre à Tahiti. Les marins y assistent à l'étrange cérémonie du «tatau» qui consiste à décorer le corps de marques bleutées en injectant de l'encre sous la peau. Envoûtés, ils succombent à leur tour à la coutume locale. À leur retour, ils décrivent avec enthousiasme et nostalgie cette vie paradisiaque : l'attrait pour le tatouage est né, définitivement accolé à l'exotisme et à l'érotisme. Bientôt, le phénomène se propage et on assiste à une véritable rage du tatouage : les exhibitions de marins tatoués obtiennent un immense succès, la classe ouvrière se laisse séduire. Dans les villes portuaires s'ouvrent les premiers studios et la folie du tatouage gagne l'Amérique, envahissant le port de New-York avant de se propager à la côté Ouest. Des spécialistes de ce nouvel art imposent leur nom et leur style. À travers plus de cent vingt photographies de marins américains, ce beau livre nous présente l'histoire de cette pratique, décryptant les différents motifs et dessins des tatoués avec une série d'illustrations originales, mêlant esthétique du portrait photo et archives uniques.

  • Après la première guerre mondiale, Paris devient la ville où tous les plaisirs sont à portée de main. Place à la fête ! Les autorités ferment les yeux, encourageant la natalité qui doit repartir au secours du pays affaibli. De nombreux artistes des quatre coins du globe tentent l'aventure de la libéralisation des moeurs et deviennent les rois de Montparnasse. Les Années folles, « décade de l'illusion », vont donner lieu à dix ans de fêtes, d'orgies, de créations et d'inventions. L'autonomie féminine qui s'est révélée pendant l'absence des hommes mobilisés entre 1914 et 1918 a irrémédiablement perturbé les relations entre les sexes. Émancipation féminine, homosexualités qui s'affichent, banalisation du divorce, prostitution... C'est à cette époque que l'image du nu entre dans les moeurs. Photographes professionnels ou amateurs s'adonnent à l'érotisme. Plus que jamais Paris est la capitale de l'amour, du vice et des plaisirs.

  • Confusion, désarroi, sidération : les artistes interrogés témoignent presque tous du sentiment d'«impuissance totale» qu'a d'abord provoqué la triple catastrophe de Fukushima, à la fois classique (séisme, tsunami) et inhabituelle (nucléaire).
    Mais après les premiers moments de chaos sont apparus progressivement de multiples signes de résistance et de renouveau.
    De ce point de vue, les entretiens réunis ici forment un corpus exceptionnel : pour la première fois, des artistes japonais de renommée internationale entrent en dialogue avec des artistes et des chercheurs français et disent ce qu'a changé pour eux l'événement du 11 mars 2011, aussi bien dans leur pratique artistique que, de manière plus large, dans leur façon d'être au monde ou de le concevoir.

    Michaël FERRIER est écrivain et professeur à l'Université Chuo (Tokyo), directeur du Centre de Recherches Figures de l'Étranger.

  • "Etel Adnan est au coeur de l'histoire humaine dans son immédiateté, ses contours surprenants, ses défaites, ses deuils, ses éclats d'imaginaire, sa solidarité. Elle est au coeur du combat poétique, elle affine l'arme de l'art pour mieux vivre et appréhender le monde. Sa poésie est fondatrice à la manière de la Beat Génération, mais avec une conscience plus aiguë, plus radicale. Et cela s'explique : la beauté sans nom et le martyr du monde arabe moderne sont au coeur de son cantique qui traverse les consciences et les civilisations." (extrait de la préface de Michel Cassir).

  • Les cosmogonies - mythes de création du monde - n'ont jamais cessé d'accompagner l'histoire de l'humanité. Mais parce que l'investigation sur les origines fut l'un des leitmotivs de la pensée des XVe et XVIe siècles, nulle autre époque plus que la Renaissance n'a su en mesurer les enjeux anthropologiques, philosophiques et artistiques. À partir des oeuvres de Ghiberti, Mantegna, Bosch, Michel-Ange, Raphaël, Parmigianino, Bandinelli, Salviati, Tintoret, Véronèse, Goltzius, El Greco ou encore Caravage, Florian Métral guide le lecteur dans l'exploration d'un imaginaire qui a façonné notre modernité.

  • L'accès à la culture est plus grand qu'il ne l'a jamais été. Toutefois, les artistes ne semblent pas profiter d'une émancipation conséquente. C'est que la culture est enclavée. Entre autres par l'industrie culturelle qui rend incontournable sa production de masse et par les algorithmes de recommandation qui renvoient aux oeuvres les plus populaires. Quantité d'oeuvres restent confinées à un espace restreint.

    La culture obéit en grande partie aux règles du libre marché et reproduit le fonctionnement de notre système économique. Les inégalités sociales trouvent leur équivalent dans la disparité entre les rares artistes qui atteignent des sommets de popularité et la majorité qui tire le diable par la queue. Le modèle culturel des États-Unis domine le marché tout autant que son modèle économique. La concurrence, la performance, la dérèglementation, les résultats mesurables et l'emprise des grandes firmes caractérisent le monde culturel contemporain.

    Dans son ouvrage, Claude Vaillancourt s'interroge sur la place de la culture à l'ère de la marchandisation. Comment peut-on favoriser une meilleure diffusion de la diversité ? Est-il possible d'évaluer les oeuvres selon d'autres critères que le succès commercial ? De quelles façons les artistes peuvent-ils vivre de leur art alors que l'accès aux oeuvres est souvent gratuit ? Ce livre ouvre une riche réflexion et propose des solutions en vue d'améliorer une situation qui crée trop de laissés-pour-compte.

  • De nombreux musées occidentaux conservent dans leurs collections des objets - en particulier d'Afrique - issus du passé colonial. Alors que ces objets continuent de revêtir une signification symbolique forte dans leurs pays d'origine, ils se retrouvent le plus souvent dans les vitrines des musées occidentaux comme des objets en perdition, privés de leur contexte historique, social et culturel.
    Les musées français ou occidentaux qui possèdent, par vocation ou par hasard, des patrimoines extra-européens dans leurs collections ne peuvent les valoriser sans associer à leur étude les musées et les représentants patentés des pays d'où ces patrimoines sont originaires.
    La tâche la plus urgente est de rendre à l'Afrique sa parole sur ce patrimoine qui est le sien. D'où la nécessité d'inventorier ces objets avec soin, d'établir des corpus, de les relier aux patrimoines des pays d'origine, et de chercher de nouvelles formes de
    partenariat entre musées du nord et musées du sud.

    Des spécialistes des musées d'Europe et d'Afrique esquissent ici les pistes pour faire du continent africain le fer de lance des musées du XXIe siècle.


    Avec les contributions de : Étienne Féau, Alice Michonnet, Caroline Gaultier-Kurhan, Gabrielle Baglione, Philippe David, Salimata Diop, Nathalie Carratié-Faye, Abdoulaye Touré, Manuel Valentin, Delphine Brabant, Laurella Rinçon, Hamady Bocoum.

  • Liluli

    Romain Rolland

    C'est en pleine Première Guerre mondiale, pendant l'année 1917 que Romain Rolland écrit Liluli - Liluli c'est l'illusion, « Liluli, reine du monde » - une farce satirique qui met en scène des guignols grimaçants englués dans la guerre, deux princes de contes qui s'entretuent pour les beaux yeux d'une déesse, métaphore de la France et de l'Allemagne qui s'étripent pour la conquête de l'Alsace-Lorraine. C'est une oeuvre d'amertume aux accents douloureux dont Stefan Zweig dit qu'elle « dégage une ironie tragique dont Rolland se sert comme d'une arme défensive contre sa propre émotion. »
    Cette oeuvre, illustrée avec les bois originaux de Frans Masereel, a été publié pour la première fois en juin 1919 par les éditions du Sablier à Genève.

  • «Un livre remarquable et indispensable à tout graphiste qui souhaite améliorer ses talents.»
    Jean-Jacques Evrard - Admirable Design
    «S'il n'y avait qu'un seul ouvrage à connaître sur la typographie, ce serait celui de David Rault.»
    Atelier medias libres
    «L'origine du livre est un constat simple de David Rault : ce livre manquait. Et après l'avoir lu, je dois avouer qu'aucun ouvrage que j'ai parcouru n'y ressemble.»
    Gaël Poupard - ffoodd.fr
    «Un indispensable qui vous aidera dans vos choix typographiques futurs.»
    Lilian Bourgevin - dragui-web.com
    «Un ouvrage passionnant pour les amateurs de typo.»
    Michel Lagarde - Illustrissimo
    «C'est la bible qu'on rêvait de trouver, qui n'existait pas jusqu'à présent, et qui vous donnera les clés pour effectuer le meilleur choix typographique en fonction du travail demandé.»
    Nelly Charbonneaux
    «Richement illustré et très pratique (...) ce Guide éclaire sur les impressions suscitées par les typographies que nous croisons tous les jours, dans la rue comme dans nos lectures.»
    Typographisme.net
    Chaque caractère d'imprimerie, au-delà de sa forme, possède son propre passé, véhicule un bagage culturel, historique et social, crée par sa seule présence sur une page, au-delà du sens des mots écrits, une véritable ambiance. De ce fait, il influe directement sur l'interprétation du texte et implique de la part du maquettiste ou du graphiste une bonne connaissance des caractères d'imprimerie et de ce que leur choix implique.
    Ce livre a pour but de vous donner toutes les clés qui vous permettront d'effectuer le bon choix typographique en fonction d'un travail donné, et d'effectuer une mise en pages pertinente et esthétique. C'est au total une soixantaine de typographies qui sont présentées au fil de ces pages ; chaque police de caractères est disséquée, son créateur est présenté, le contexte social est évoqué, et toutes les connotations impliquées par son utilisation sont mises en avant. On trouvera également un tableau synthétique en fin d'ouvrage, à base de mots-clés, qui permettra de trouver simplement et rapidement une ou plusieurs typographies possibles. Enfin, une dizaine de personnalités du monde de la typographie ou de l'édition, parmi lesquelles Erik Spiekermann, Xavier Dupré, Alejandro Paul, Alain Beaulet ou Bas Jacobs ont participe à cet ouvrage en répondant à une question difficile : « Quel est votre caractère préféré ? »
    Il est donc possible de lire ce livre de plusieurs manières : soit en cherchant rapidement la solution à une problématique professionnelle, soit en le lisant du début à la fin, en amateur désireux d'en connaître un peu plus sur ces lettres qu'on lit sans les voir, sur ces alphabets qui nous sont familiers à force de les rencontrer dans la rue, dans les journaux, sur les publicités, ces amis intimes à propos desquels on ne sait finalement pas grand-chose.

    Cette nouvelle édition, qui fait suite au succès du premier tirage, a été entièrement revue et augmentée d'une cinquantaine de pages, avec de nouveaux caractères et les contributions exclusives de Jim Parkinson, Nick Shinn, Étienne Robial, Jean-Christophe Menu et Bruno Leandri.

  • Le dossier du numéro printemps-été de la revue Esse consacré à la peinture s'inscrit dans une tentative de susciter des analyses critiques de la pratique picturale. Tout en offrant une sélection qui témoigne de la pluralité des approches esthétiques et conceptuelles de cette forme artistique, (Re)voir la peinture propose des réflexions sur différentes stratégies déployées dans les pratiques ou dans les réseaux de diffusion de l'art. Si la recherche picturale est toujours centrale à l'univers des peintres, plusieurs utilisent leurs oeuvres comme de puissants outils d'émancipation ou de revendication, ou encore comme un moyen de poser un regard critique sur la société. Le numéro propose aussi des portfolios des artistes Maude Maris, Cinga Samson, Marigold Santos, Alexandre Pépin, Niap, Antonietta Grassi, Cindy Ji Hye Kim et Cindy Phenix. (source : Esse)

  • Les bouleversements au cours du XXe siècle dans l'histoire mondiale vont provoquer une incroyable métamorphose de l'art occidental. Une création artistique foisonnante et révolutionnaire va se répandre dans un monde dorénavant sans frontières. Elle laisse libre cours à une extraordinaire prolifération des courants artistiques, du fauvisme au Pop Art. Cet ouvrage présente des illustrations des exemples les plus marquants de cette période, accompagnées d'essais rédigés par des critiques et des historiens de l'art. En tant que fenêtre ouvrant sur la psychologie des grands artistes modernes, L'Art du XXe siècle est le livre indispensable à tout amateur d'art contemporain.

  • 'Au fond, on ne peut rien dire de la sensation, sinon qu'elle nous comble. Mais quel vide en nous remplit-elle ? Que peut-on dire du parfum d'une fleur, sinon qu'il nous enchante ? Il n'a pas été créé pour nous et nous en prenons pourtant notre part, d'autant plus fortement peut-etre que, contrairement ´r l'insecte, nous trouvons en lui un univers libéré de la nécessité. De quelle harmonie le corps est-il le temple qui, si nous étions un peu plus s"urs de nous et plus attentifs aux sensations qui nous traversent, pourrait nous faire pressentir la nature de ce que sont les dieux ?'
    Ce livre, écrit dans la tradition de l'érudition libertine, recherche les traces d'un certain savoir fondé sur les sens. En une suite de digressions apparemment capricieuses, créant tout un réseau d'échos entre chaque thcme, il chemine, de la statue de marbre de Condillac aux cires de la Specola de Florence, du clavecin de Diderot ´r un sex-shop de la rue Saint-Denis, d'une gravure de Rembrandt ´r une peinture de Vermeer. C'est bien de rencontres qu'il s'agit, dessinées comme 'en passant' d'un trait lumineux. C'est aussi un roman d'apprentissage, ou l'auteur retrouve une identité et un nom.

  • Pour son édition hivernale, la revue Esse s'intéresse aux nouveaux matérialismes. En mettant en avant l'expressivité de la matière, son dynamisme et son agentivité, les théories néomatérialistes se distinguent de la philosophie matérialiste classique, qui tend à percevoir la matière comme étant essentiellement passive et inerte. Ce dossier réfléchit à la reconfiguration de la matière à l'aune de pratiques sociales, politiques, artistiques et scientifiques qui ne sont plus enfermées dans le spectre humain, mais relèvent de la « vie » tout entière, y compris le « non-vivant». Le numéro présente aussi des portfolios des artistes Eugene Park, WhiteFeather Hunter, Maude Bernier Chabot, Susan Schuppli et Stanley Février et des comptes rendus d'expositions vues en présentiel et en virtuel. (source : Esse)

  • Les différents essais regroupés par Adorno lui-même sous le titre schubertien de Moments musicaux appartiennent à des époques très différentes : certains sont des écrits de jeunesse datant de la fin des années vingt et des années trente ; d'autres ont été écrits après la guerre, jusqu'au plus récent publié au début des années soixante. Ils témoignent de l'évolution d'Adorno dans son effort pour articuler la réflexion philosophique et une approche sociologique de la musique à la logique interne des oeuvres. Les sujets traités sont extrêmement divers : Schubert, le style tardif de Beethoven, le Freichütz de Weber, les Contes d'Hoffmann d'Offenbach, Parsifal de Wagner, mais aussi le jazz, le Quintette à vents de Schoenberg, Mahagonny de Kurt Weill, Krenek, le rapport entre progrès et réaction, etc. Adorno y déploie une pensée engagée, liée à la musique de son temps, mais dans laquelle le passé demeure un enjeu. Martin Kaltenecker, traducteur de cet ouvrage qu'il a également annoté, propose en fin de volume un commentaire développé et approfondi dans lequel il replace les problématiques abordées dans les Moments musicaux à l'intérieur du contexte général de la pensée d'Adorno.

  • Une description méticuleuse et complètement inédite de la peinture sur toile ou panneaux de bois dans le Cantal, du XVIIe au XXe siècle. Pour la première fois, la richesse artistique, historique et sociologique de ce patrimoine oublié est dévoilée grâce à une visite exhaustive des églises du département.

  • Memoires

    Diaghilev-S

    « J'appris que, lors de la mise en état de la tombe de Pouchkine, il s'était produit un glissement partiel du sol sablonneux de la colline, qui avait découvert un coin du cercueil. Je me précipitai vers la tombe et, en effet, là où la colline de sable avait cédé, j'aperçus un coin du cercueil sacré. Je l'entourai de mes bras et le baisai pieusement ; j'en arrachai même un débris de quelque chose qui
    me parut avoir été jadis un galon de passementerie... »
    Les Mémoires de Diaghilev sont pleins d'anecdotes, souvent légères et drôles, sur les ballets russes, la cour de Russie et les personnalités du Tout-Paris. Le lecteur y croisera des grands-ducs, le tsar Alexandre III, les membres de la famille Pouchkine, Aristide Briand et des barytons ivres. L'intérêt de ces Mémoires ne se résume cependant pas aux savoureuses descriptions que Diaghilev fait de « la société des snobs ». Les musicologues y trouveront d'importantes informations sur des compositeurs comme Massenet, Stravinsky, Tchaïkovsky, Rimski-Korsakov, etc., ou des chanteurs, tels Tamagno ou Chaliapine. Enfin, ces Mémoires, qui jusque-là étaient restés inédits, permettront aux esthètes de tout bord de mieux apprécier l'extraordinaire personnalité de celui qui, il y a tout juste cent ans, stupéfia la France avec ses concerts de musique russe.

  • Histoire
    Au fil des siècles, une histoire française
    Dix dates clés
    Définition
    Qu'est ce qu'un métier d'art ?
    Différents champs d'intervention
    Économie
    Les chiffres clés du secteur
    Un secteur actif de l'économie réelle
    Régions
    Les métiers d'art en régions
    Défis et enjeux
    Relever le défi de la transmission
    Pour des entreprises pérennes
    SOS matériaux
    Favoriser l'innovation
    International
    L'Europe des métiers d'art, quelle réalité ?
    Annexes
    Les acteurs du secteur
    Qualités, titres, distinctions et labels
    Liste des métiers d'art
    Définitions des métiers et des spécialités de la lise des métiers d'art

  • Les pratiques au sein des métiers d'art, au carrefour de la tradition et de l'innovation, se renouvellent sans cesse. La formation devient un enjeu majeur pour le développement économique et la pérennité des entreprises. Qui s'oriente aujourd'hui vers les métiers d'art, quels sont les débouchés ? Quel cursus mène à l'exercice d'un métier d'art ? Où en est l'apprentissage dans ces métiers aujourd'hui ? Comment faciliter la transmission des savoir-faire ? Outre la présentation de filière de formation initiale et la diversité des parcours possibles, cet ouvrage évoque également les perspectives d'évolution de l'offre de formation et met en avant des initiatives et expérimentations innovantes. Un manuel utile autant pour les enseignants que pour les jeunes ou adultes cherchant un métier d'avenir.

  • Depuis 40 ans, la France connaît un boom des musées et des expositions blockbusters qui va de pair avec un accroissement continu de la fréquentation des publics. Les défis et les enjeux sont grands pour les musées aujourd'hui, dans un contexte où les logiques marchandes sont toujours plus poussées.
    Or, les musées restent avant tout des lieux de diffusion de la connaissance qui réinventent continuellement leurs formes et leurs supports de médiation. Multimédias, cartels, audioguides ou fascicules d'aide à la visite peuplent l'espace muséal et façonnent le discours muséographique, qui n'est au fond que l'expression d'un point de vue sur une question (d'art, de société, scientifique) et une manière d'accompagner les visiteurs dans leur exploration des collections.
    Les musées sont-ils condamnés à séduire ? Et autres écrits muséologiques est un recueil de textes de Daniel Jacobi faisant l'inventaire de 40 ans de recherche. Spécialiste de la question muséale, il est le fondateur d'un des laboratoires français les plus importants sur la question et qui a largement fait école et essaimé à travers le monde.
    Cet ouvrage, qui pense le musée comme un média, propose d'investiguer les grandes problématiques muséologiques actuelles. Chacun des chapitres contribue à l'élaboration progressive d'une véritable théorie muséologique sur laquelle il faudra compter dans les années à venir pour comprendre le futur des musées.

  • Cet ouvrage propose un regard renouvelé sur l'émergence d'une pensée postcoloniale durant la seconde moitié du XXe siècle. Il analyse les reconfigurations successives de la définition de l'identité politique des anciennes colonies de la Caraïbe et examine l'élaboration paradigmatique littéraire et artistique contribuant à la résorption de la colonialité de l'être. Il explore également ici les questions de langue et les pratiques de traduction dans les écritures postcoloniales francophones et anglophones.

  • Quelles sont les origines de l'esthétique contemporaine, les raisons qui l'ont installée si durablement dans le paysage artistique et celles qui l'ont amenée à séduire un public toujours plus nombreux ? Après avoir souligné l'incompréhension initiale du public, nous montrerons que le surgissement de mouvements artistiques comme Fluxus et, surtout, l'adoption par l'avant-garde artistique américaine de concepts de la philosophie analytique, ont été déterminants dans son avènement. L'insistance de cette nouvelle esthétique sur les objets et le langage a rencontré les fondamentaux de notre « société du spectacle ». Ainsi les intérêts industriels et artistiques ont-ils fusionné en un marché global de l'esthétique qui consolide leurs intérêts communs. Enfin, notre société individualiste a dénié toute autorité aux institutions pour juger de l'art. L'individu est maintenant souverain juge. C'est en cédant son privilège d'unique représentant de l'esthétique postmoderne que l'art contemporain a trouvé sa rédemption aux yeux du public.

  • Les conférences que Webern prononça en 1932 et 1933 à Vienne dans un appartement privé étaient destinées à un public non spécialisé à qui le compositeur voulait expliquer le chemin parcouru jusqu'à la musique de douze sons. Loin de présenter le sérialisme comme une rupture avec le passé, Webern s'attache au contraire à dégager ce qui, à travers lui, permet d'accomplir la plus haute tradition de la musique occidentale, depuis le chant grégorien et la polyphonie de la Renaissance jusqu'à l'époque moderne. S'il démontre comment la tonalité s'est progressivement désagrégée, il insiste sur la permanence des formes et des techniques d'écriture anciennes, et, par-dessus tout, souligne l'exigence de cohérence, nécessaire pour que les oeuvres soient compréhensibles. En ce sens, ces conférences constituent une magnifique introduction à la musique du xxe siècle. Elles sont présentées ici dans une traduction nouvelle et complétées par tous les autres écrits de Webern, depuis l'introduction de sa thèse de doctorat sur Isaac jusqu'aux analyses de quelques-unes de ses oeuvres, en passant par diverses considérations sur Schnberg et un bref hommage à Loos. Deux études critiques de Georges Starobinski et Philippe Albèra, coéditeurs des textes, complètent ce volume.

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