Éditions Futuropolis

  • "Après le succès critique et public du Voyage de Marcel Grob, Philippe Collin et Sébastien Goethals reviennent avec un nouveau récit historique sur une époque oubliée et pourtant si proche : celle d'une Europe tiraillée par les idéologies, d'une Europe de la guerre froide."

    Mai 1945. Dans les ruines de Berlin, deux orphelins juifs assistent apeurés à la victoire soviétique. Réfugiés à Leipzig, Konrad et Andreas Werner deviennent citoyens est-allemands. C'est la marche de l'histoire.
    Juin 1956. Les deux frères ont rejoint les rangs de la Stasi pour échapper au camp de rééducation. Ils seront les fils de l'Est.
    Juin 1974. Lors de la 10e coupe du monde de football, un match historique va opposer la RFA et la RDA. C'est le match de la guerre froide. Le retentissement est mondial. Pour faire gagner la RDA, Erich Honecker décide d'impliquer les meilleurs agents de la Stasi. Il faut prouver la supériorité du régime socialiste sur le monde capitaliste. Konrad Werner est infiltré depuis des mois dans l'équipe de la RFA. Andreas Werner fait partie de la délégation de RDA. Voilà douze ans qu'ils ne se sont pas vus.
    Le choc des deux blocs va ébranler leurs convictions.

  • Le destin tragique de Marcel Grob, jeune Alsacien de 18 ans, enrôlé de force en juin 1944, dans la Waffen SS.
    Philippe Collin et Sébastien Goethals se basent sur l'histoire vraie d'un de ces malgré nous pour raconter comment et dans quelles conditions ces jeunes Alsaciens furent incorporés et durent combattre dans la SS.

  • Soixante-dix ans se sont écoulés depuis le déclenchement de la guerre de Corée. Depuis 1953, la Corée est divisée en deux pays distincts, la Corée du Sud et la République populaire démocratique. Des familles entières ont été séparées. La mère de la narratrice n'a jamais revu son premier mari et son fils. Aujourd'hui encore, des démarches sont entreprises pour retrouver des proches disparus. Saisie par un sentiment d'urgence alors que la génération qui a connu la guerre s'éteint et la nouvelle oublie le passé, Keum Suk Gendry-Kim a interrogé sa mère pour qu'elle lui raconte ces blessures traumatisantes de la guerre et de la séparation.

    Séoul, de nos jours. Guja a 92 ans. Sa vie de retraitée est bousculée le jour où, parlant avec une amie, elle découvre le programme gouvernemental permettant à des familles coréennes séparées par la guerre en 1950 de se retrouver. Lui revient alors son passé, sa jeunesse, son premier mariage, ses deux premiers enfants. Et surtout, cet exode qui va la séparer de son mari et de son premier fils alors qu'elle reste seule avec son nourrisson. Jamais plus elle ne les reverra. Au crépuscule de sa vie, elle raconte à sa fille Jina, dessinatrice pour la jeunesse, cette vie brisée, ces moments de désespoir, sa vie d'après.
    Après Les Mauvaises Herbes, Keum Suk Gendry-Kim s'attaque à un autre pan dramatique de l'histoire de la Corée.

  • Pourquoi existe-t-il des religions dans le monde ? Ont-elles une origine commune ? Pourquoi les gens sont-ils croyants ? Nous sommes ici face aux interrogations les plus fondamentales, les plus intemporelles et peut-être les plus cruciales pour l'avenir des hommes sur la terre.
    Dans cet ouvrage novateur, Pascal Boyer apporte des réponses concrètes en s'appuyant sur des recherches en sciences du cerveau, en anthropologie en psychologie et en biologie de l'évolution. Cette approche croisée permet non seulement de comprendre enfin pourquoi la religion existe, mais aussi pourquoi la force de ces croyances peut pousser les hommes au don de soi mais aussi à l'intolérance et au fanatisme.
    Bouleversé par cet essai qui a changé son regard sur les croyants, Joseph Béhé en livre une adaptation remarquable qui permet, par l'image, de rendre accessible au plus grand nombre ces questions essentielles.

  • Paris, juin 2000. Lisa, étudiante, loue une chambre chez le vieux Mohamed. Retraité veuf et bourru, Mohamed est un ancien harki, un supplétif de l'armée française en Algérie. Lisa et Mohamed ignorent encore que leur rencontre va faire ressurgir le passé. Celui des harkis. Ces hommes qui n'ont aujourd'hui toujours pas le droit de retourner en Algérie.

    Après L'OEil du STO, Julien Frey continue son travail de mémoire des zones sombres de notre passé en abordant avec sensibilité la question encore douloureuse des harkis. Le travail en couleur de Mayalen Goust en souligne toute l'humanité.

  • C'est l'histoire tragique d'un peuple, les Indiens Mapuche, dans les années 1860, qui vit sur les terres d'Araucanie et de Patagonie, dont les armées d'Argentine et du Chili veulent s'approprier les territoires. C'est l'histoire d'un homme, Antoine de Tounes, un modeste juriste de Périgueux, qui débarque au Chili animé par une idée fixe : être roi, et qui le deviendra sous le nom d'Orélie-Antoine 1er. Il crééra le royaume indépendant Mapuche pour lutter contre cette colonisation. S'il est cru au Chili, on le moque en France.

    Magnil, le grand chef des Mapuche, rencontre dans un rêve un étranger monté sur un cheval blanc. Pour les oracles, le message est clair, il s'agit de Cherbubue, le puissant chef que son peuple attend pour les guider face aux envahisseurs chiliens. Le 17 novembre 1860, Antoine de Lunens, un aventurier français poussé par un même rêve, a tout quitté pour venir au Chili à la rencontre des Indiens. Il est couronné roi des Mapuche par le fils de Magnil, Kilapan, dont le père avait raconté son rêve prémonitoire. Il déclare la fondation du royaume d'Auricanie et de Patagonie et revendique les territoires occupés par les tribus Mapuche que revendiquent aussi le Chili et l'Argentine. Arrêté par les autorités chiliennes, mis en prison, il est jugé fou et expulsé du pays. Huit ans plus tard, il monte une nouvelle expédition pour venir en aide aux Mapuche et récupérer son royaume...
    De cette histoire vraie, extraordinaire, Nicolas Dumontheuil et Christophe Dabitch tirent un récit libre, où le vrai et le faux s'entremêlent pour mieux en montrer le caractère tragi-comique.

  • Assassinats de magistrats, de journalistes, de syndicalistes, et même de ministres : il n'y a pas que l'Italie qui a connu des "années de plomb" dans les années 70. La France aussi ! En partant à la rencontre des témoins de cette époque, en nous faisant visiter les archives enfin ouvertes sur le SAC, la milice du parti gaulliste, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous emmènent là où la vie politique d'une grande démocratie s'est parfois égarée... C'est la mort du juge Renaud, à Lyon, le 3 juillet 1975, premier haut magistrat assassiné depuis la Libération. Ce sont des braquages de banques, notamment par le fameux gang des Lyonnais, pour financer les campagnes électorales du parti gaulliste au pouvoir. Ce sont les nombreuses exactions impunies du SAC (le Service d'Action Civique), la milice du parti gaulliste, dont la plus sanglante fut la tuerie du chef du SAC marseillais et de toute sa famille à Auriol en 1981 (ce massacre aura bouleversé la France entière, et aura entraîné la dissolution du SAC par le parlement en août 1982). C'est l'assassinat de Robert Boulin, ministre du Travail du gouvernement de Raymond Barre, maquillé en suicide grossier dès la découverte du corps dans cinquante centimètres d'eau, le 30 octobre 1979, dans un étang de la forêt de Rambouillet. Ce sont 47 assassinats politiques* en France sous les présidences de Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing ! Avec, en arrière plan, le rôle actif joué par le SAC, la milice gaulliste engagée alors dans une dérive sanglante. C'est une page noire de notre histoire soigneusement occultée, aujourd'hui encore. En nous faisant visiter les archives sur le SAC, enfin ouvertes, en partant à la rencontre des témoins directs des événements de cette époque - députés, journalistes, syndicalistes, magistrats, policiers, ou encore malfrats repentis -, en menant une enquête approfondie et palpitante, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous font pénétrer de plain-pied dans les coulisses sanglantes de ces années troubles et nous convient à un voyage étonnant, instructif et passionnant à travers les heures sombres de la Ve République.

  • Troubs entame un voyage philosophique et écologique entre sa Dordogne et Beyrouth et dialogue avec les tourterelles et les passereaux qui lui parlent du réchauffement climatique. En France, les oiseaux disparaissent de nos campagnes, alors qu'au Liban, malgré les guerres et les destructions, la nature arrive à s'adapter et même parfois à reprendre ses droits. Mais pour combien de temps ?
    Suite improbable de Mon voisin Raymond, par les lieux parcourus, les contacts humains et un art particulier de la contemplation, Les Oiseaux est une réflexion sur l'écologie et la négligence des hommes. Une oeuvre salvatrice, pleine de poésie, et même d'espoir.

  • Alors que Liam vient de perdre son épouse, ce père de famille va devoir affronter un monde en chute libre secoué par une crise économique, sociale, politique et sanitaire sans précédent. Comment vivre et même survivre dans un pays au bord de l'effondrement ? À travers cette série d'anticipation très actuelle, Jared Muralt s'interroge aussi sur les raisons qui ont amené les hommes à cette apocalypse...

  • En 2014, Catherine Meurisse inventait la première comédie musicale en bande dessinée et faisait danser le musée d'Orsay. Avec un savant mélange d'érudition joyeuse et d'humour décapant, elle revisite les arts dans un tourbillon jubilatoire... Roméo et Juliette, West Side Story se mêlent aux oeuvres de Manet, Toulouse-Lautrec, Monet, Degas, Courbet... Ce n'est plus un album, c'est un bouillon de culture !
    Le célèbre tableau de Manet, Olympia, est un peu la Joconde du musée d'Orsay... posant dans son plus simple appareil. On ne pouvait choisir meilleure héroïne pour une aventure au coeur du musée. Peinte en 1863, Olympia a créé le scandale et ouvert la voie de la modernité aux impressionnistes, opposés aux peintres académiques. Au centre des deux clans, Olympia est une icône et un pivot dans l'histoire de l'art. Deux clans, une héroïne, un scandale : ce n'est plus de l'histoire de l'art c'est du cinéma ! Et si le musée d'Orsay était un vaste studio où se tourne tout un monde d'images et de mythes ?
    Olympia, jeune actrice pleine de rêves, est pressée de vivre le grand frisson romantique devant la caméra. Elle se verrait bien en haut de l'affiche, comme Vénus, la star des studios d'Orsay. Mais on ne lui propose que des rôles de figurante. Que faire pour exister quand on est issue du quartier des Refusés et que les premiers rôles ne sont réservés qu'à l'élite, les Officiels ? Quand, sur un tournage, elle tombe amoureuse de Romain, un acteur du clan rival, c'est le début d'une lutte des classes culturelle. Pour Olympia, le chemin du succès sera chaotique, musical et dansant...

  • Au loin, au large de l'île de Sein, Ar-Men émerge des flots. Il est le phare le plus exposé et le plus difficile d'accès de Bretagne, c'est-à-dire du monde. On le surnomme l'Enfer des enfers. Germain en est l'un des gardiens. Il y a trouvé sa place exacte, emportant avec lui sa solitude et ses blessures. La porte du phare cède sous les coups de butoir de la mer en furie, et l'eau vient griffer le crépi de l'escalier. Sous le crépi, médusé, Germain découvre des mots, des phrases, une histoire. Un trésor. Le récit de Moïzez. Fortune de mer trouvée parmi les débris d'un bateau fracassé, Moïzez grandit à l'écart des autres sur l'île de Sein. Merlin, natif de l'île, est son compagnon d'aventure, Ys la magnifique, son royaume perdu. Sur la Chaussée de Sein glisse le Bag Noz, le bateau fantôme, piloté par l'Ankou, le valet de la mort, et Moïzez est aux premières loges. Plus tard il participera à la folle entreprise de la construction d'Ar-Men, quatorze ans durant, de 1867 à 1881.
    Fébrilement, Germain note tout sur un carnet. Après le travail quotidien, une fois répété les gestes précis et nécessaires à l'entretien du phare et de son feu, Germain raconte encore et encore. Blottie au fond de la salle de veille, une silhouette est tout ouïe...

  • C'est l'histoire d'une radio pirate qui défie le pouvoir : il y a quarante ans, Lorraine Coeur d'Acier posait, pour toujours, un jalon essentiel dans l'histoire des luttes et des radios libres. Une radio populaire qui libère la parole d'une population tout entière.

    Lorraine Coeur d'Acier ? Le 12 décembre 1978, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, est annoncé le plan Davignon qui va liquider la sidérurgie dans le bassin lorrain.
    Début mars 1979 débarquent à Longwy les journalistes Marcel Trillat et Jacques Dupont : à l'instigation de la CGT, les deux journalistes vont animer des mois durant ce qui allait devenir une radio à nulle autre pareille, une radio de lutte, une radio illégale défiant le pouvoir giscardien, mais aussi une radio ' libre ', au sens plein de ce terme. Une radio ouverte à tous. ' Y compris aux gauchistes et à la droite ? ', s'étrangle Eugène. C'est juré, il n'y mettra jamais les pieds. Camille, à rebours de son père, la fréquentera chaque jour, et pas seulement pour la belle voix de Mathilde...

  • Thierry Murat revient avec le dernier volet d'un triptyque explorant la création artistique à travers les genres littéraires. Avec Ne reste que l'aube, il revisite le genre littéraire du récit de vampire et aborde les thèmes de l'art et de l'immortalité... En choisissant de situer son histoire dans un futur proche, il porte un regard aiguisé sur l'avenir de notre monde, devenu déshumanisé par la montée des réseaux sociaux, un monde où l'humanité se trouve peut-être là où on ne l'attend plus.

    Jørgen Nyberg est un peintre célèbre de la deuxième moitié du XXIe siècle. Il a installé sa notoriété grandissante avec des peintures de scènes intimistes aux formats gigantesques. D'une modernité implacable, ses toiles ont la particularité d'être exécutées avec une technique très ancienne de la Renaissance italienne. Ses oeuvres font autant parler d'elles sur le Workin'glass, le réseau social dominant, que la volonté de l'artiste de ne jamais apparaître en public. Avant d'être Jørgen Nyberg, il fût l'une des figures marquantes du Cinquecento, Giacomo della Fenice. Malheureusement, il meurt à 46 ans, en 1531, en Toscane, mordu à mort dans une ruelle de Sienne. L'immortalité lui est offerte par son agresseur, un vampire et collectionneur d'art qu'il n'a jamais revu.
    Cinq siècles plus tard, il vit et travaille dans un immense loft au 153e étage d'une tour de Stockholm où il réside, la lumière de l'aube y étant plus confortable. Un jour, Yris, l'intelligence artificielle qui gère son lien avec le monde extérieur, lui conseille vivement d'accepter un rendez-vous avec Niels, un jeune artiste étudiant fasciné par l'oeuvre et la troublante personnalité de Jørgen Nyberg. Une rencontre qui va bouleverser leurs vies.

  • Reliefs de l'ancien monde Nouv.

    Reliefs de l'Ancien Monde est composé de récits (plus ou moins) courts. Certains ont été publiés dans la presse, d'autres sont totalement inédits. Récits drolatiques, fins et subtils, qui disent la vie telle que l'auteur l'a perçue, à la fin du siècle passé. Récits qui montrent, avec une acuité remarquable, que ces "reliefs" - ce qu'il reste de ces années ou ce qui en est la partie la plus aiguë - ressemblent à s'y méprendre aux temps actuels.
    Le nouveau monde n'a pas complètement effacé l'ancien. Au fond, ces histoires sont prétextes à mettre en scène la vie ordinaire des gens. De ceux qu'on croise dans la rue, au bistrot ou que l'on côtoie en vacances...

  • Maximus Ohanzee Wildhorse, rebaptisé "Maximus Wyld" par Hollywood, était un comédien talentueux, prisé, admiré. Sa filmographie est une anthologie du cinéma : Vertigo, le Faucon maltais, Sunset Boulevard, la Prisonnière du désert, Rebecca...
    Visage cuivré, beauté inédite et présence animale, il ouvrit la voie aux stars 'de couleur' dans un climat égrégationniste. Après lui, Sydney Poitier, Harry Belafonte, Yul Brynner, ont pu accéder au rang de stars. Son charisme a enflammé le cinéma blanc, l'a dévergondé, fait vaciller son hégémonie raciale. Maximus Wyld était un pionnier. Pourtant, aucun générique ne mentionne son nom. Sur le celluloïd, nulle empreinte de son visage. Maximus le précurseur repose dans le cimetière des amnésies hollywoodiennes. Quel évènement l'a poussé dans les limbes ? Quelle force occulte et supérieure a remisé sa carrière dans un triangle des Bermudes cinématographique ?

  • Indélébiles : comme les taches d'encre sur les doigts et les souvenirs que retient Luz de sa carrière de dessinateur-journaliste à Charlie Hebdo.
    Indélébiles : un livre résolument optimiste à l'humour communicatif, où Luz vous fait partager l'intimité de ce journal, et aussi son amour du dessin.

  • George Takei est principalement connu en France pour son rôle de Sulu dans la série Star Trek. Il est aussi, aux États-Unis, une figure pro-LGBT et anti-Trump très actif (il est suivi par près de 9 millions de followers sur Facebook).
    Il nous livre une autre facette de sa personnalité avec cette autobiographie dessinée et revient sur son enfance passée dans les camps d'internement américains. À la suite de l'attaque de Pearl-Harbour en décembre 1941 par l'armée japonaise, 120 000 Américains d'origine japonaise furent emprisonnés dans des camps par le gouvernement. C'est cette expérience, vue par les yeux d'un enfant de 5 ans, qu'il nous est donné à lire aujourd'hui.

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    Bienvenue à Monplaisir ! Sur 300 000 hectares, avec deux niveaux d'accès et près de 18 millions de visiteurs quotidien, Monplaisir est le plus grand parc d'attraction de la galaxie ! À l'entrée, chaque visiteur est dirigé à la "costumerie" où il troquera son costume civil contre l'un des 400 000 déguisements mis gratuitement à sa disposition. À l'intérieur, tous les plaisirs l'attendent. Mais Monplaisir n'attire pas que des visiteurs en mal de divertissement, de nombreux voleurs y viennent pour tenter leur chance. Las, les robots d'A.L.I.C.E., le système informatique qui gère la ville veillent au grain et rares sont ceux qui arrivent à partir avec leur butin. Seuls les meurtriers et les violeurs sont poursuivis par des flics humains, la brigade des Urban Interceptor. Et, parce que tout se finit en jeu dans ce parc, les arrestations sont filmées en direct et font l'objet de paris. Le jeu, animé par le maître de Monplaisir, Springy fool, est sans limite et se termine souvent par la mort d'un des participants. Zachary Buzz vient justement d'arriver en ville pour y intégrer la brigade. Il rêve de justice. il va vite déchanter.

  • Luc Brunschwig signe là une grande série d'anticipation, ciselant un scénario d'orfèvre, qui pointe les dérives de notre société. Quant à Roberto Ricci, il donne corps et vie au monde d'Urban dans un style flamboyant et virtuose, qui n'est pas sans rappeler celui de Juan Gimenez, l'un de ses maîtres... Monplaisir, gigantesque mégapole de 300 000 hectares sur deux niveaux d'accès, pouvant accueillir 18 millions de visiteurs quotidiens. Le plus grand parc d'attraction de la galaxie ! Mais Monplaisir n'attire pas que des visiteurs en mal de divertissement, de nombreux voleurs y viennent pour tenter leur chance. Et parce que tout se finit en jeu dans le parc, les arrestations sont filmées en direct et font l'objet de paris. Zachary Buzz, généreux et vaillant, vient justement d'intégrer la brigade d'élite des Urban Interceptors, qui combat les meurtriers de cette zone peuplée de vacanciers en goguette. Une attaque terroriste de grande ampleur a laissé Monplaisir dévastée. La ville est détruite. L'alimentation électrique est saccagée, "les ennemis de Sodome" ont saboté tout le réseau. Zacchary veille la dépouille du jeune Neil Colton, victime innocente de son combat avec Antiochus Ebrahimi, tueur à gages sans scrupule. A l'extérieur de la Cité en ruines, la famille de Zach est défiée par ses propres robots d'entretien... Dans le monde délirant et à priori sans contrainte de Monplaisir, les personnages sont en proie à des forces qui les dépassent. L'univers du jeu est effrayant, violent, démoniaque, et l'on s'y perd. Que va devenir Zacchary, l'homme bon, dans la capitale du jeu ? Aura-t-il le pouvoir de lutter contre des puissances technologiques et des êtres vicieux, cruels et sans conscience des limites ?

  • Luc Brunschwig signe avec Urban une grande série d'anticipation. Dans un futur pas si lointain, il nous convie à Monplaisir, le plus grand parc d'attraction de la galaxie où tout fait l'objet d'un jeu... même la mort. Avec Urban, comme dans Les Enfants de Jessica, il pointe du doigt les dérives de notre société. Roberto Ricci donne corps et vie au monde d'Urban dans un style qui rappelle le meilleur Gimenez !

  • 1910. Iasnaïa Poliana, le vaste domaine des Tolstoï dans la campagne au sud de Moscou. Une femme d'âge mûr, Sofia Tolstoï, traverse en coup de vent une enfilade de pièces, serrant dans son poing un document. Dans sa course, elle tombe sur un cercle de pénitents en train de se flageller. Dehors, elle s'étrangle en découvrant un groupe d'hommes et de femmes nus qui s'avance, les bras levés en incantation vers le ciel. Dans une dépendance du domaine, un colosse à longue barbe blanche coud lui-même ses bottes. Sofia surgit. Imperturbable, Léon Nikolaïevitch Tolstoï écoute la longue diatribe de sa femme qui l'accuse de la déshériter. Ainsi donc il a cédé tous ses droits d'auteur au peuple russe! Elle qui a porté leurs 13 enfants! Elle qui a recopié des milliers de pages de manuscrits pour lui! Tolstoï s'empare d'un marteau et le lève vers elle alors qu'elle lui reproche d'être excommunié par la sainte Mère l'Eglise orthodoxe, jetant l'opprobre sur toute la famille, parce qu'il vénère des idoles païennes comme Krishna, Bouddha, ainsi qu'un Christ qui ne serait pas le fils de Dieu! Sofia s'empare alors d'une lettre sur son bureau : 'Et ce Gandhi qui t'écrit. Encore un de tes adeptes de la théorie de la non-violence !?' Bouleversé, Tolstoi tombe à genoux et lui demande pardon. Il dit qu'il va s'en aller, il l'aime mais il veut quitter cet enfer à deux...

  • Au terme d'un voyage collectif en Europe, un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l'idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d'hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au coeur de l'inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre. Très vite, il va découvrir bien des facettes insoupçonnées de ce musée-monde, à la rencontre d'oeuvres et d'artistes de diverses époques, au cours d'un périple oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.
    Avec cet album en forme de voyage intérieur, Jirô Taniguchi nous invite à une traversée temporelle et artistique à la découverte d'un esprit des lieux, sous la houlette de quelques figures tutélaires, familières ou méconnues... Car le Louvre a ses gardiens.

    Après Le Journal de mon père et Quartier lointain, voici le nouveau grand récit de Jirô Taniguchi! Après un mois passé au musée du Louvre en mai 2013, il signe un récit en couleurs directes tout en délicatesse, une traversée temporelle et artistique à la découverte des figures tutélaires, familières et méconnues... les gardiens du Louvre!

  • 'Quand la révolution s'arrête aux frontières, c'est qu'elle est déjà morte avant d'avoir commencé.' C'est après avoir proféré cette sentence que Max, Tina, Julien, accompagnés de Clarence, se retrouvent à Chicago, aux États-Unis, en juin 1919.
    Chicago est alors le point névralgique de toutes les tensions qui traversent la société américaine. Tous les ingrédients d'une explosion sociale y sont réunis. Max et ses amis entendent bien en être les détonateurs...

  • Le 7 janvier 2015, le dessinateur Luz a perdu dans l'attentat commis Charlie Hebdo, des amis, mais aussi l'envie de dessiner. Alors que la France s'est rvle "Charlie", Luz redevient auteur. Au dbut, il y a le drame, la douleur, la rage, la perte. Et puis, petit petit, il y a le besoin de dessiner qui revient, l'envie non pas de tmoigner, mais de se mettre nu, de se librer. Alors nat Catharsis. Un livre thrapeutique o Luz nous livre par petites nouvelles ses penses, son quotidien depuis ce jour qui a boulevers sa vie, et une autre chelle, celle de millions d'tres humains. Les sentiments se bousculent, les styles, le ton. Du rire aux larmes, de la laideur la beaut, de la colre l'amour. Catharsis est un ouvrage bouleversant. Y a du Charlie dedans, bien sr, mais aussi y a du Charb, y a du Cabu, y a du sexe, y a de la musique, y a du Reiser, y a du Feiffer, y a du Franquin, y a la police, y a du rouge, y a l'enfance, y a du rire, y a pas de chanson franaise, y a du rock, y a du roll, y a des yeux rouges et y a du rire, y a un pigeon, y a de la posie, y a du Gb, y a de la pluie, y a du soleil. Y a un auteur qui revit, et un livre incroyable qui s'affirme dj comme un ouvrage ncessaire. Un classique instantan.

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